Long métrage

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Un long métrage ou long-métrage est un film de cinéma d'une durée significative, dont la définition précise dépend des normes reconnues selon les pays ou organisations.

Histoire[modifier | modifier le code]

Définition[modifier | modifier le code]

En France, selon les textes en vigueur du Centre national du cinéma et de l'image animée, la durée d'un long métrage est supérieure à une heure, plus exactement à 58 minutes et 29 secondes, c'est-à-dire l'équivalent d'une bobine de film de 35 mm standard de 1 600 mètres[1].

L'Academy of Motion Picture Arts and Sciences[2], l'American Film Institute[3], et le British Film Institute[4] définissent un long métrage (feature film) comme un film de 40 minutes ou plus. En dessous de 40 minutes, c'est un court métrage (featurette), voire un (short film) ou un (very short film).

Depuis les années 1920, les films qui sortent dans la grande majorité des salles sont habituellement des longs métrages, dont la durée est en principe supérieure à 70 minutes, et le plus généralement d'une durée d'au moins 90 minutes, même si les films de 2 heures ou plus ne sont pas rares.

Au XXIe siècle, lorsqu'on parle de « film », le large public suppose, a priori, qu'il s'agit d'un long métrage.

Les premiers longs métrages[modifier | modifier le code]

The Corbett-Fitzsimmons Fight (1897, États-Unis) est le premier long métrage (durée : 1 heure et 40 minutes). The Story of the Kelly Gang, un film australien réalisé par Charles Tait en 1906, est le premier long métrage de fiction de l'histoire du cinéma[5]. En France, le premier long métrage est L'Enfant prodigue, de Michel Carré, sorti en 1907, qui dure 1 h 30[6]. Toujours en France, les premiers longs métrages en couleurs sont Jeunes Filles à marier (1935), vaudeville de Jean Vallée, et La Terre qui meurt (1936), du même Jean Vallée. Ces deux films utilisent un procédé compliqué (nommé d'après l'entreprise Francita qui l'a créé) de superposition de trois images en noir et blanc passant par des filtres colorés[7].

Dématérialisation du long métrage[modifier | modifier le code]

La Fièvre de l'ormeau (2001) d'Andrès Wood (durée : 1 heure et 34 minutes), sélectionné par la Commission supérieure technique de l'image et du son (CST)[8], constitue le contenu de la démonstration par Bernard Pauchon et Philippe Binant, le 29 octobre 2001 à Paris, de la première transmission de cinéma numérique par satellite en Europe d'un long métrage cinématographique[9],[10],[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définition des films de long et de court métrage sur CNC.fr
  2. Academy Awards 79th, Rule 2: Eligibility
  3. The American Film Institute Catalog of Motion Pictures.
  4. Denis Gifford, The British Film Catalogue.
  5. Site cultureandrecreation.gov.au (en archive)
  6. Vincent Pinel, Le Cinéma muet, Éd. Larousse, 2010, p. 92
  7. Couleur d'avant-guerre, article de Jean-Pierre Bouyxou, Siné mensuel n° 46, octobre 2015. Le second film a été adapté en DVD par la Cinémathèque de Vendée peu avant cette date.
  8. France Télécom, Commission Supérieure Technique de l'Image et du Son, Communiqué de presse, Paris, 29 octobre 2001.
  9. Régis Caraguel, « Sommet du cinéma numérique », Le Technicien du film, n° 523, Paris, 2002, p. 14.
  10. Olivier Bomsel, Gilles Le Blanc, Dernier tango argentique. Le cinéma face à la numérisation, Ecole des Mines, Paris, 2002, p. 12.
  11. «Numérique : le cinéma en mutation», Projections, 13, CNC, Paris, septembre 2004, p. 7.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]