Canton de Vaud

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Canton de Vaud
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
Localisation du canton en Suisse.
Localisation du canton en Suisse.
Noms
Nom allemand Kanton Waadt
Nom italien Canton Vaud
Nom romanche Chantun Vad
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération
Abréviation VD
Chef-lieu Lausanne[1]
Communes 318[2]
Districts 10[2]
Exécutif Conseil d'État (7 sièges)[3]
Législatif Grand Conseil (150 sièges)[4]
Conseil des États 2 sièges[5]
Conseil national 18 sièges[6]
Démographie
Gentilé Vaudois, Vaudoise
Population 755 369 hab. (31 décembre 2014)
Densité 235 hab./km2
Rang démographique 3e[7]
Langue officielle Français
Géographie
Coordonnées 46° 37′ Nord 6° 33′ Est / 46.616666666667, 6.55
Altitude Min. Lac Léman 372 m – Max. Les Diablerets[8] 3 210 m
Superficie 321 203 ha = 3 212,03 km2
Rang 4e[9][10]

Le canton de Vaud (VD) est un canton de Suisse dont la capitale et plus grande ville est Lausanne[11]. Il se situe en Suisse romande. Son point le plus élevé est le sommet des Diablerets culminant à 3 210 m ; son point le plus bas est le lac Léman à 372 m ; sa superficie est de 3 212,1 km2. Son territoire est varié : il s'étend de la chaîne de montagnes du Jura – dans le nord-ouest – aux Alpes – dans l'est –, en passant par le Plateau suisse, la plus grande région du territoire. En bordant la rive nord et l'extrémité est du lac Léman, il possède la majorité du rivage lémanique[12].

Troisième canton le plus peuplé de Suisse, le canton de Vaud comptait, fin 2015, 767 497 habitants[13]. Ses habitants se nomment les Vaudois et Vaudoises. La population du canton vit principalement dans l'agglomération Lausanne-Morges (PALM) qui compte 402 900 habitants (fin 2014), soit 52,5 % de la population totale. En outre, le canton compte quatre autres agglomérations[14] : l'agglomération yverdonnoise (AggloY), le Grand Genève, la Riviera et le Chablais.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom vient du latin Pagus Valdensis c'est-à-dire « Pays Vaudois »[15]. Le terme de Valdensis procéderait de Valdidum (forme vulgaire du latin Valdum) signifiant « fort », « solide » ou « puissant », en parlant d’un oppidum, d’une puissante place forte ou d’une solide position de défense.

La traduction consistant à voir le canton comme étant le « Pays des forêts » (terme qui a fait son apparition au VIIe siècle), en passant par le francoprovençal Vôd, ou l’allemand Wald ou Waadt signifiant « forêt », serait une étymologie populaire[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du canton de Vaud.

Avant 1536, le Pays de Vaud faisait partie des terres de Savoie, sa conquête par Berne cette année là le fit pleinement basculer dans la Réforme protestante commencée par Pierre Viret. Il a gagné son indépendance le et fut créé canton suisse par l'Acte de Médiation de Napoléon Bonaparte en 1803. Il rejoint la Confédération suisse le 14 avril 1803. Depuis cette date, la devise du canton de Vaud est « Liberté et Patrie »[17],[18].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canton de Vaud occupe la majeure partie de l’ouest de la Suisse. Son territoire s'étend sur le Moyen-Pays, les Alpes et le Jura[19]. Au nord-est ses frontières sont marquées par le lac de Morat et le lac de Neuchâtel, au nord et à l'ouest par les crêtes du Jura, au sud par le lac Léman et au sud-est par les Alpes vaudoises. Les cours d'eau du canton sont situés sur les bassins versant du Rhône et de l'Aar, sous-bassin versant du Rhin.

Le 28 juin 2007, les vignobles de Lavaux ont été inscrits au patrimoine mondial de l'humanité, UNESCO.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Sommets du canton du sud au nord.

Alpes[modifier | modifier le code]

Alpes vaudoises[modifier | modifier le code]
Préalpes vaudoises[modifier | modifier le code]
Préalpes fribourgeoises[modifier | modifier le code]

Sommets des Préalpes fribourgeoises dans le canton de Vaud.

Jura[modifier | modifier le code]

Du sud-ouest au nord-est

Territoire[modifier | modifier le code]

Il possède des frontières cantonales au sud-ouest avec le canton de Genève, au nord avec le canton de Neuchâtel, à l’est avec les cantons de Fribourg et Berne, et au sud-est avec le canton du Valais, ainsi que des frontières nationales avec la France au nord-ouest (frontière terrestre avec les départements de l’Ain, du Jura et du Doubs) et au sud (frontière sur le Léman avec le département de la Haute-Savoie).

Districts[modifier | modifier le code]

Carte actuelle des districts du canton de Vaud
Article connexe : Districts du canton de Vaud.
Nom Chef-lieu
Aigle Aigle
Broye-Vully Payerne
Gros-de-Vaud Échallens
Jura-Nord vaudois Yverdon-les-Bains
Lausanne Lausanne
Lavaux-Oron Bourg-en-Lavaux
Morges Morges
Nyon Nyon
Ouest lausannois Renens
Riviera-Pays-d'Enhaut Vevey

Communes[modifier | modifier le code]

Article connexe : communes du canton de Vaud.

Le canton de Vaud regroupe 318 communes au , qui se répartissent dans 10 districts[20]. Auparavant il comptait 326 communes, jusqu'au , et 19 districts (avant le ).

La plus petite commune du canton est Rivaz (31 hectares), la plus grande est Château-d'Œx (11 371 hectares), suivie de la commune du Chenit (9 925 hectares). La commune la moins peuplée est Cremin avec 51 habitants.

Le maire d'une localité est appelé le syndic.

Les communes suivantes, listées avec leur population au 31 décembre 2014[7], sont statistiquement définies comme des villes[21],[22] :

D'autres communes ont obtenu le statut de ville dans l'histoire[23],[24] :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1803, à date d'entrée dans la Confédération suisse, le canton comptait 144 507 habitants. Il était le troisième canton le plus peuplé derrière les cantons de Berne et de Zurich. Depuis le début de la République helvétique, les pasteurs devaient tenir annuellement un tableau des naissances et des décès. Sous l'Acte de médiation, ce travail fut transmis aux administrations municipales. À cette époque, seul 42 % de la population se trouvait sur l'arc lémanique, contre 70 % aujourd'hui, en raison d'une population qui tirait principalement ses revenus de l'agriculture et qui vivait donc dans les campagnes[25].

Les statistiques du 31 décembre 2015 comptabilisent 767 497 habitants dans le canton de Vaud[26].

La tendance des dix dernières années montre une accélération de la hausse de la population, celle-ci étant de 0,6 % en 1998 et de 2,4 % en 2008 par rapport à l'année précédente ; cette accélération ne fut cependant pas continue, étant ponctuée par des années de ralentissement de l'augmentation, comme en 2005, où l'augmentation descendit de 1,3 % de l'année précédente à 1 %. La population vaudoise a ainsi augmenté de 16 341 habitants en 2008, contre 3 439 en 1998, où elle atteignait 607 879 habitants[27],[28].

Selon le scénario moyen de Statistique Vaud, la population vaudoise devrait atteindre 980 000 habitants d'ici 2040[29].

Évolution démographique depuis 1998
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
607 879 612 276 615 978 621 784 627 933 635 850 644 097 650 791 658 659
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
668 581 684 922 697 802 708 177 721 561 729 971 743 317 755 369 767 497

En 2008, l'excédent de naissances par rapport aux décès était de 2 278, contre 1 961 en 1998. En parallèle, le solde migratoire était de 1 478 en 1998 et de 14 063 en 2008, étant ainsi la principale cause de l'augmentation de la population et de l'accélération de cette dernière. Le solde migratoire de la population suisse dans le canton de Vaud est pour la majorité des années négatif, baissant de 990 en 1998 et de 554 en 2008 ; il augmenta cependant en 1999 et 2001 de respectivement 266 et 133[28].

Variation de la population résidente dans le canton de Vaud
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Variation annuelle absolue 3 439 4 397 3 702 5 806 5 806 6 149 7 917 8 247 6 694 9 922 16 341
Variation annuelle en % 0,6 0,7 0,6 0,9 1,0 1,3 1,3 1,0 1,2 1,5 2,4
Excédent de naissances 1 961 2 064 2 189 1 990 1 536 1 429 1 971 2 057 2 035 2 264 2 278
Dont suisses 72 -1 178 5 -180 -299 58 164 31 318 273
Solde migratoire 1 478 2 333 1 513 3 816 4 613 6 488 6 276 4 637 5 833 7 658 14 063
Dont suisses -990 266 -962 133 -1 773 -491 -970 -753 -732 -331 -554

Population[modifier | modifier le code]

La population résidente du canton de Vaud est composée, selon les statistiques du 31 décembre 2015, de 67 % de Suisses et 33 % d'étrangers, totalisant respectivement 513 785 et 253 712 personnes[30]. Entre 1960 et 2013, environ 100 000 étrangers ont acquis la nationalité suisse dans le canton. Parmi les personnes naturalisées entre 2007 et 2011, 40 % sont nées en Suisse et font donc partie de la deuxième ou troisième génération[31],[32].

Évolution de la population étrangère
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Résidents étrangers 155 720 158 610 160 851 164 480 168 108 173 997 180 162 183 338 187 628 191 613 202 605
Pourcentage de la population 25,6 25,9 26,1 26,4 26,8 27,4 28,0 28,2 28,5 28,7 29,6
parmi les moins de 19 ans 27,9 28,2 28,2 28,5 28,7 29,0 29,5 29,5 29,7 29,4 30,1
parmi les 20 - 39 ans 34,6 35,0 35,3 35,5 36,2 37,3 38,2 38,5 38,9 39,2 40,4
parmi les 40 - 64 ans 23,3 23,6 23,9 24,3 24,3 24,8 25,4 25,7 26,1 26,6 27,7
parmi les plus 65 ans 9,9 10,1 10,6 11,1 11,8 12,2 12,7 13,1 13,4 13,7 14,0

En septembre 2009, le taux de chômage de la population atteignait 5,4 % dans le canton de Vaud, soit 17 980 personnes, contre 3,9 % en Suisse[33]. Plus bas qu'en 1997, où il montait à 6,3 %, le taux de chômage actuel est cependant plus élevé qu'en 2000, où il était descendu à 2,7 % ; il remonta à 5,6 % en 2004, pour ensuite redescendre à 4,0 % en 2007, avant de remonter au taux actuel de 5,3 %[34].

De 5,3 % en moyenne, le chômage dans le canton de Vaud atteint 7,2 % dans le district de Lausanne contre 3,4 % dans celui du Gros-de-Vaud. Sur 17 980 chômeurs, 9 883 étaient des hommes et 8 097 des femmes ; 9 551 avaient la nationalité suisse et 8 429 étaient étrangers ; 685 avaient moins de 20 ans, 4 923 entre 20 et 29 ans, 4 866 avaient entre 30 et 39 ans, 4 057 avaient entre 40 et 49 ans, 2 599 avaient entre 50 et 59 ans et 850 plus de 60 ans[35].

Taux de chômage 1997 - 2008
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
6,8 5,1 3,8 2,7 3,0 4,1 5,2 5,6 5,2 4,6 4,0 4,3

Langues[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant détaille la population du canton suivant la langue principale, en 2014[36] :

Langue principale Pourcentage
Français 83,77 %
Portugais 8,47 %
Anglais 8,04 %
Allemand 6,34 %
Italien 5,10 %

Note : les personnes interrogées ont la possibilité de mentionner plusieurs langues principales.

Religions[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant détaille la population du canton suivant la religion, en 2014[37] :

Religion Pourcentage
Catholiques romains 30,98 %
Sans religion 28,37 %
Protestants 25,79 %
Autres chrétiens 6,07 %
Musulmans 4,92 %
Juifs 0,33 %

Transport / Mobilité[modifier | modifier le code]

Le Département des infrastructures a pour mission d’intervenir sur le réseau routier et les transports publics.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le canton possède 206 km de routes nationales et 2 126 km de routes cantonales sur son territoire. La première autoroute a été inaugurée en 1964, reliant Lausanne à Genève. Le canton est traversé par quatre autoroutes et cinq routes principales: l'autoroute A1, l'A5, l'A9, l'A12, la Route principale 1 (H1), la H5, la H9, la H11 et la H21.

Il y a neuf cols sur les routes cantonales : le col de la Croix, du Pillon, du Marchairuz, des Mosses, de la Givrine, du Mollendruz, des Étroits, du Mont d'Orzeires, et du Chalet-à-Gobet.

En 2003, une publication intitulée Les chemins historiques du canton de Vaud[38] a été éditée par l'Office fédéral des routes (OFROU), sous la supervision de l'ancien archéologue cantonal Denis Weidmann, pour le compte de l'inventaire des voies de communication historiques de la Suisse.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La première ligne de chemin de fer mise en service dans le canton, par la compagnie OS (Ouest Suisse), fut le tronçon BussignyYverdon-les-Bains, le , suivie le 1er juillet de la même année, par les tronçons Bussigny – Renens et Renens – Morges, et le , Lausanne connaît à son tour les chemins de fer. Deux ans plus tard, en 1858, Lausanne est reliée à Genève. L’année 1860 a vu le réseau s’étendre de Lausanne à Saint-Maurice et il atteindra Brigue dans le canton du Valais en 1878. À noter que le canton de Vaud et Lausanne ont participé financièrement, à hauteur de cinq millions de francs suisses, au percement du tunnel du Simplon qui relie la Suisse à l’Italie, voyant là une opportunité de développement de la région lémanique, avec un axe nord-sud grâce à la ligne du Simplon. En 1862, la ligne Lausanne–Oron-la-VilleFribourgBerne est inaugurée, non sans peine. En effet, les autorités lausannoises ont voulu une liaison plus directe avec Berne. Elles feront même alliance avec les Fribourgeois pour imposer ce trajet contre l’avis du Conseil d’État vaudois. Ce dernier va même brièvement placer la ville de Lausanne sous tutelle en automne 1856 et mobiliser la troupe pour prévenir les troubles. Ces lignes sont aujourd’hui exploitées par les chemins de fer fédéraux.

Au cours des XIXe et XXe siècles, d’autres chemins de fer ont vu le jour :

Lausanne–Échallens–Bercher (1873), Vallée de Joux, Yverdon-les-Bains, Sainte Croix (1893), Montreux-Glion-Rochers de Naye (1893 à 1909), Orbe-Chavornay (1894), Bière-Apples-Morges (1895), Pont-Brassus (1886), Aigle-Leysin (1900), Bex-Villars-Bretaye (1901 et 1913), Montreux-Vevey-Riviera (1902), Montreux - Oberland Bernois (1904), Blonay-Chamby (1904), Aigle-Ollon-Monthey-Champéry (1909), Aigle-Sépey-Diablerets(1914), Nyon-Saint-Cergue-Morez (1916)

Transports publics[modifier | modifier le code]

Le réseau vaudois dessert plus de 2 000 kilomètres (trains et bus) regroupant plus de 2 200 arrêts ou stations. L'offre de transport public régionale se compose de :

24 lignes ferroviaires, dont le Réseau Express Vaudois, 71 lignes de bus régionales, 56 lignes de bus et trolleybus urbains, 2 lignes de métros, 4 funiculaires, 4 lignes lacustres, dont notamment la CGN.

Entreprises de transports urbains et suburbains dans le canton[modifier | modifier le code]

Plusieurs de ces entreprises de transport font partie de la communauté tarifiaire Mobilis Vaud, permettant ainsi aux usagers d'emprunter différents moyens de transport avec le même ticket ou abonnement pour se rendre d'un point à un autre.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Château Saint-Maire, siège du Conseil d’État (exécutif) du Canton de Vaud
Article détaillé : Politique du canton de Vaud.

Autorités[modifier | modifier le code]

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil. Il est composé de 150 députés, qui sont élus par districts.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

L'exécutif du canton est en main du Conseil d'État, composé de sept membres, portant le titre de conseiller d'État, élus pour un mandat de cinq ans.

Ne pas confondre le Conseil d'État (exécutif cantonal) et le Conseil des États, une des deux chambres du législatif fédéral.

Niveau communal[modifier | modifier le code]

L'exécutif de la commune est la Municipalité et le conseil communal est l'assemblée législative élue communale. Il est formé de 40 à 100 membres selon la taille et le nombre d'habitants de la commune. Ses tâches principales sont l'acceptation du budget et des comptes ainsi que le contrôle de la gestion de la commune. Les élections législatives ont lieu tous les 5 ans selon la Constitution Vaudoise du .

Pour plus de détails sur la politique d'une commune vaudoise voir la liste des communes du canton de Vaud.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Selon un recensement effectué en 2011, le canton dispose de 3 748 lits, qui ont permis d'assurer la prise en charge de 119 400 patients. Ces chiffres couvrent aussi bien les hôpitaux publics que les hôpitaux privés[39].

2 480 lits concernent les soins somatiques aigus de type A dont 240 lits de soins intensifs. Les hôpitaux reconnus d’intérêt public en mettent 1 951 à disposition avec un taux d’occupation de 88 %. Les cliniques regroupent 529 lits avec un taux d’occupation de 47 %. 719 lits sont affectés aux traitements de réadaptation et de soins palliatifs dont 556 par les hôpitaux reconnus d’intérêt public (taux d’occupation de 80 %) et 163 par les cliniques privées (taux d’occupation de 61 %). 549 lits sont attribués à la prise en charge de cas psychiatriques. Les hôpitaux reconnus d’intérêt public en regroupent 459 avec un taux d’occupation de 81 %. Les cliniques offrent 90 lits avec un taux d’occupation de 85 %.

Hôpitaux publics :

Parmi les cliniques privées, il y a notamment, la clinique de Montchoisi, la clinique de la Source, la clinique de Longeraie, la clinique la Lignière, la clinique de Genolier, la clinique CIC Riviera, la clinique La Métairie, Hirslanden Clinique Bois-Cerf et Hirslanden Clinique Cecil.

La politique d'aide et de soins à domicile, ainsi que les mesures en matière de promotion de la santé et de prévention, sont gérés notamment, par l'association vaudoise d’aide et de soins à domicile (AVASAD), qui regroupent les 53 centres médicaux-sociaux (CMS) répartis dans le canton[40], par les services sociaux privés spécialisés et par les associations d'entraide[41].

Concernant les établissements médicaux-sociaux (EMS), accueillant principalement les personnes âgées, le canton compte plus de 150 établissements totalisant près de 6 000 lits, répartis sur tout son territoire. Leur capacité d'accueil peut varier entre 10 et 150 lits[42].

Au vu de l'augmentation et du vieillissement de la population, la priorité du département de la santé et de l'action sociale pour les prochaines années, est de répondre à l'augmentation de l'offre pour absorber les problèmes de santé de la population à venir. En 2030, un Vaudois sur cinq aura plus de 65 ans. À cette date, la proportion des personnes âgées de 80 ans et plus aura augmenté de 75%[43].

Éducation[modifier | modifier le code]

Vue aérienne (2009) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui forme avec l'Université de Lausanne (UNIL) un vaste campus à proximité du lac Léman.

Le premier plan d’étude du canton de Vaud parut le 19 février 1868. Il émanait du Département de l’instruction publique, créé six ans plus tôt, et d’une loi sur l’instruction primaire[44] du . Ses buts étaient surtout de mettre un terme au désordre qui régnait dans les écoles, où les maîtres enseignaient comme bon leur semblait avec une liberté totale de choix des manuels. Le plan d’études fixait un programme détaillé des diverses matières, le temps à consacrer à leur enseignement ainsi que les ouvrages de référence. Il introduisait aussi une nouvelle discipline : la gymnastique. Il tarda toutefois à s’appliquer car les communes qui avaient la charge de l’enseignement primaire n’étaient pas prêtes à céder leurs prérogatives. De plus, il se heurta à l’opposition des instituteurs, hostiles à toute uniformisation de l’enseignement.

En 1883, les inspecteurs scolaires, chargés de faire un inventaire des ouvrages utilisés dans les classes du canton pour l’Exposition nationale, en dénombrèrent huit cent trente. C’était incontestablement trop. En 1891, un décret du Département annonça la distribution gratuite de manuels choisis pour les premiers degrés. Le virage était pris. L’État allait s’assurer de l’application du programme en unifiant les moyens d’enseignement[45].

Johann Heinrich Pestalozzi fut l’un des pionniers dans le canton de la pédagogie moderne.

En Suisse, la scolarisation des élèves est confiée aux cantons, de l’école enfantine à l’université (à l’exception des écoles polytechniques fédérales). C’est le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture qui assure l’instruction des enfants et des adolescents. Le canton applique les règles d’HarmoS, qui vise à harmoniser la scolarité obligatoire entre les différents cantons.

Depuis la rentrée scolaire 2013, l’école obligatoire commence l’année durant laquelle l’enfant a quatre ans révolus au 31 juillet. L’école obligatoire se déroule sur onze années d’études réparties en deux degrés[46] : le degré primaire et le degré secondaire I. Le degré primaire dure huit ans répartis en deux cycles de quatre ans, nommés premier cycle primaire (cycle 1)[47] et deuxième cycle primaire (cycle 2)[48]. Le degré secondaire I (cycle 3)[49], d’une durée de trois ans, aboutit à un certificat d’études marquant la fin de la scolarité obligatoire. Il y a deux voies dans le degré secondaire I (cycle 3), suivant le niveau des élèves, la voie prégymnasiale et la voie générale.

Article détaillé : École secondaire (Vaud).

Au terme de leurs scolarités obligatoires, les élèves peuvent poursuivre une dixième année de raccordement. Par la suite, de nombreuses formations s’offrent à eux.

La rentrée scolaire a lieu vers la fin août, et la fin de l’année scolaire a lieu vers le début du mois de juillet. Les vacances scolaires vaudoises sont[50] :

  • le lundi du Jeûne fédéral ;
  • deux semaines de vacances au mois d’octobre ;
  • deux semaines vers Noël et Nouvel an ;
  • une semaine de relâche au mois de février ;
  • deux semaines lors des vacances de Pâques au mois d’avril ;
  • deux jours lors du pont de l’Ascension ;
  • le lundi de Pentecôte.

Le canton possède un pôle de recherche et de formation au rayonnement international, comprenant les établissements suivants :

Finances[modifier | modifier le code]

Les comptes 2009 de l'État de Vaud se sont soldés par un excédent de 378,7 millions de francs suisses. c'est le cinquième exercice positif après quinze ans de déficits. La dette du canton quant à elle a été ramenée à moins de 2,5 milliards, entraînant ainsi une diminution de 16 millions de la charge d'intérêts.

Le canton prévoit de dépenser en 2010 une somme de l’ordre de 7,4 milliards de francs suisses (sans les charges extraordinaires d’un montant de 117,7 millions de francs suisses).

Sur 100 francs suisses, le canton prévoit de consacrer en 2010 :

  • Enseignement 32,35 frs
  • Prévoyance sociale 27,00 frs
  • Santé 11,70 frs
  • Sécurité publique 7,30 frs
  • Admin. Générale 5,50 frs
  • Économie publique 5,50 frs
  • Finances et impôts 3,75 frs
  • Trafic 3,95 frs
  • Culture et loisirs 1,65 frs
  • Environnement 1,30 frs

Le Budget 2010 voté par le Grand Conseil du canton de Vaud :

  • Impôts 4 405 178 900 frs 58,87 %
  • Part., remb. de coll. publ. 1 115 594 900 frs 14,91 %
  • Subventions à redistribuer 441 606 800 frs 5,90 %
  • Parts à des recettes fédérales 433 699 100 frs 5,80 %
  • Taxes, émoluments, ventes 392 403 800 frs 5,24 %
  • Revenus du patrimoine 333 209 500 frs 4,45 %
  • Autres contributions 308 921 400 frs 4,13 %
  • Prélèvement sur les fonds 26 252 200 frs 0,35 %
  • Patentes, concessions 17 346 000 frs 0,23 %
  • Imputations internes 9 106 400 frs 0,12 %
  • Total 7 483 319 000 frs 100 %

Sport[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

En 2016, le New York Times place le canton de Vaud en 25e position des destinations touristiques à visiter[51].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Constitution vaudoise, article 4
  2. a et b [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  3. « Les membres du Conseil d'État », sur vd.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  4. « Grand Conseil », sur vd.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers aux États par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  7. a et b « Population résidante permanente au 31 décembre 2014 », sur Statistiques Vaud (consulté le 3 mars 2015)
  8. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  9. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  10. Statistique suisse, Vaud, Chiffres clés
  11. Constitution du Canton de Vaud, Art. 4
  12. [PDF]Fiche signalétique du Léman et de son bassin versant, CIPEL, consulté le 10 janvier 2016.
  13. [PDF]Population résidante permanente au 31 décembre 2015, Vaud, sur scris.vd.ch
  14. « Projets d'agglomération », sur Etat de Vaud,‎ (consulté le 7 avril 2015)
  15. Lucienne Hubler, Histoire du Pays de Vaud, Éditions L. E. P. Loisirs et Pédagogie SA, Lausanne, 1991, p. 35., (ISBN 2606005260)
  16. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  17. Par décret du , le Grand Conseil du Canton de Vaud fixait la devise Liberté et Patrie
  18. En septembre 2000, un constituant radical, Stéphane Masson, propose de remplacer le mot « patrie » par « solidarité ». La majorité de l’assemblée le suit, avant de revenir en arrière une année plus tard.
  19. Vaud et Berne sont les seuls cantons suisses s’étendant sur les Alpes, le plateau et le Jura.
  20. http://www.vd.ch/fr/themes/territoire/communes/liste-des-communes-et-districts/
  21. Renaud Bournoud, « Bussigny, Aigle, Payerne et Crissier sont des villes »,‎ (consulté le 13 octobre 2015)
  22. Viktor Goebel et Florian Kohler, L’espace à caractère urbain 2012 : Rapport explicatif, Neuchâtel, Office fédéral de la statistique, , 35 p. (ISBN 978-3-303-21034-5, lire en ligne), p. 24
  23. « Articles des communes dans le dictionnaire historique de la Suisse »
  24. « Cully, Romainmôtier et Les Clées sont des villes, nom de sort! », sur romainmotier.ch, 24 heures,‎
  25. http://www.archives.vd.ch/vaud2003/historique/demographie.html
  26. État et structure de la population
  27. Population résidente, Vaud, 1981-2008 - Service cantonal de recherche et d'information statistiques - Vaud
  28. a et b Variation de la population résidente, Vaud, 1981-2008 - Service de recherche et d'information statistiques - Vaud
  29. Statistique Vaud, « Près d'un million d'habitants en 2040 dans le Canton de Vaud », numerus,‎ (lire en ligne)
  30. Population résidante permanente au
  31. Numérus courrier statistique, 6 décembre 2012
  32. Acquisitions de la nationalité suisse 1971-2013
  33. Le chômage en septembre 2009 - AMSTAT
  34. Taux de chômage, par mois, Vaud, 1997-2009 - Service de recherche et d'information statistique - Vaud
  35. Canton de Vaud, le chômage en chiffres et en graphiques: photographie mensuelle - Service de recherche et d'information statistique - Vaud
  36. Population résidante permanente âgée de 15 ans ou plus selon la langue principale
  37. Population résidante permanente âgée de 15 ans ou plus selon l'appartenance religieuse
  38. les chemins historiques du canton de Vaud
  39. Rapport planificationhospitalièrevaudoise 2012
  40. Liste des centres médicaux-sociaux
  41. Aide et soins à domicile
  42. EMS, canton de Vaud
  43. Vieillissement et santé, une politique cantonale
  44. loi sur l’instruction primaire
  45. http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/dgeo/fichiers_pdf/PEV2007-A.pdf
  46. Loi sur l’enseignement obligatoire (LEO)
  47. Degré primaire, Cycle 1
  48. Degré primaire Cycle 2
  49. Degré secondaire I, Cycle 3
  50. Vacances scolaires vaudoises
  51. http://mobile2.24heures.ch/articles/568fbfa9ab5c374939000001 Vaud, destination phare pour le «New York Times».]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]