Jean-Jacques Debout

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Jean-Jacques Debout
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Jean-Jacques Debout

Informations générales
Naissance (77 ans)
Paris
Activité principale Auteur-compositeur-interprète

Jean-Jacques Debout, né le dans le XIIe arrondissement de Paris, est un auteur-compositeur-interprète français. Il est marié depuis le 25 février 1966 à la comédienne et chanteuse Chantal Goya. Ils ont deux enfants, Jean-Paul et Clarisse.

Débuts[modifier | modifier le code]

Son père est opticien[1] ; Juliette Bonaventure, sa mère, a (sa mère a été une Miss Paris, Jean-Jacques passe son enfance à Saint-Mandé avec ses parents et ses deux sœurs aînées ; il annonce à son père qu'il ne lui succèdera pas, et il est « mis à la porte » de l’appartement familial de Sain-Mandé[1]. Il fréquente le collège de Juilly et a pour camarades Jean-Paul Goude et Jacques Mesrine, le futur ennemi public. Le jeune garçon se passionne alors pour la musique et chante dans une chorale. Sa grand-mère, collaboratrice à L'Humanité, l'inscrit à un concours de chant organisé sur la Place du Tertre. Il interprète un classique de Charles Trenet qui y assiste en personne et félicite le jeune homme pour sa prestation. Trenet le recommande à Patachou pour l'engager comme artiste dans son cabaret. Vers 17 ans, Jean-Jacques occupe un emploi de coursier au sein des Éditions musicales Raoul Breton. En 1957, il se produit au Théâtre des Capucines avec Micheline Dax et Nicole Croisille dans Cocktail sexy ou folie furieuse. Maurice Vidalin et Jacques Datin le persuadent d'enregistrer Les Boutons dorés qu'ils viennent d'écrire à son intention, chanson inspirée par son histoire de pensionnaire parmi les orphelins de la guerre ; en cette année de 1959, c'est un succès qui installe le chanteur, pour qui Charles Aznavour écrira quelques chansons.

Entre Rive droite et Rive gauche[modifier | modifier le code]

Le service militaire l'éloigne un temps des studios et interrompt sa carrière. À son retour, les donnes du métier ont changé, le phénomène yé-yé prend de l'ampleur. Jean-Jacques écrit pour Sylvie Vartan et Johnny Hallyday respectivement les chansons Tous mes copains et Pour moi la vie va commencer.
Il fait également la connaissance de Chantal Goya, jeune vedette du film de Jean-Luc Godard Masculin féminin à qui il dédie Nos doigts se sont croisés, titre avec lequel sa carrière reprend véritablement. Il remporte, en 1964, la première Rose d'or d'Antibes.
Chantal Goya et Jean-Jacques Debout se marient le à Nogent-sur-Marne. Ils ont deux enfants, Jean-Paul, peintre, et Clarisse, photographe, ainsi que quatre petits-enfants.

En 1970, il compose les chansons pour "la Revue" de Roland Petit au Casino de Paris, avec Zizi Jeanmaire. En 1971, Jean-Jacques monte Double V, un opéra qui n'obtient qu'un succès d'estime. Pour l'occasion, il a intégralement reversé ses droits d'auteur pour sauver le Théâtre du Châtelet menacé de disparition. Cette production influencera malgré tout la troupe du Big Bazar[réf. nécessaire]. C'est alors qu'il collabore avec Maritie et Gilbert Carpentier pour lesquels il imagine des grands shows autour d'une vedette. Ceux consacrés à Sylvie Vartan connaissent un tel succès qu'ils sont vendus dans plus de cent pays[réf. nécessaire] et sortent sous forme d'albums 33 tours après leur passage à la télévision (Je chante pour Swanee, Tout au fond des tiroirs). En 1973, Jean-Jacques signe un nouveau succès personnel avec "Redeviens Virginie". Puis avec Chantal Goya, il invente le music-hall pour enfants. Ainsi naît La Forêt magique, d'où surgit une pléiade de personnages issus de contes traditionnels, de la commedia dell'arte, de l'univers de Walt Disney ou de l'imaginaire de Jean-Jacques Debout qui crée à son épouse un vaste répertoire (Un lapin etc.). Après l'Olympia, dès 1980, tous les deux ans, un spectacle est monté et prend de plus en plus la forme d'une véritable comédie musicale (Le Soulier qui vole, 1981 - La Planète merveilleuse, 1982 - Le Mystérieux Voyage, 1984) grâce à une intrigue construite, des costumes de l'Opéra de Paris, des ballets en nombre servis dans des décors majestueux. L'ascension fulgurante et constante de leur parcours ne manque pas d'attiser des jalousies[réf. nécessaire]. Les critiques qui ne tarissaient pas d'éloges prennent peu à peu un ton acide[réf. nécessaire]. Le couple continue cependant sur sa lancée à investir toujours plus d'argent dans la production, spectacle après spectacle, pour concrétiser sur scène ses rêves les plus fous jusqu'au Mystérieux Voyage que le duo considère comme sa plus belle création. Une décennie couronnée par un nombre record de spectateurs, dix-huit albums studio, plus de trois cents chansons et trente-neuf millions de disques vendus.

En 1992, Jean-Jacques réalise un rêve, vieux de vingt ans, il crée la comédie musicale Paul et Virginie au Théâtre de Paris. Il s'y donne le rôle de Bernardin de Saint-Pierre aux côtés de Claire Keim, Emmanuel Curtil et Veronica Antico. L'année suivante, Chantal Goya effectue son grand come-back qui permet à l'auteur d'écrire de nouvelles aventures de Marie-Rose. Le , Jean-Jacques Debout fête son anniversaire sur la scène du Palais des congrès de Paris avec un unique concert et reprend une carrière d'interprète mise entre parenthèses. Il sort un nouvel album en 1997 : A Long Island.

En 2006 et 2013, il participe à la tournée d'Âge tendre et Têtes de bois. Jean-Jacques a perdu sa mère, Juliette Bonaventure, le  ; à l'aube de ses 104 ans[réf. nécessaire]. Un nouvel album Bourlingueur des étoiles (album) sort le 25 février 2013, puis peaufine l'écriture de plusieurs comédies musicales dont l'adaptation de Sans famille d'après Hector Malot. En 2013, il enregistre deux chansons composées par Henri Betti : Maître Pierre (paroles de Jacques Plante) pour l'album Sous le soleil des guinguettes et La Chanson du Maçon (paroles de Maurice Chevalier et Maurice Vandair) pour l'album Les Chansons des guinguettes.

Discographie[modifier | modifier le code]

Ses spectacles joués[modifier | modifier le code]

Filmographie sélective[modifier | modifier le code]

Bandes originales de films[modifier | modifier le code]

Génériques de séries ou téléfilms[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ma vie à dormir debout, éd. XO, 2008.
  • Frédéric Quinonero, Sylvie Vartan : Jour après Jour, préface de Jean-Jacques Debout et de Carlos, Éditions Didier Carpentier, 2008.
  • Frédéric Quinonero, Les années 60 : Rêves et révolutions, préface de Jean-Jacques Debout, Éditions Didier Carpentier, 2009.
  • Emmanuel Bonini, Le Vrai Tino - Témoignages et portraits inédits (préface de Jean-Jacques Debout), éd. Didier Carpentier, 2013.
  • Stéphane Loisy, Alain-Guy Aknin - Thierry Le Luron, nous nous reverrons un jour ou l'autre (préface de Jean-Jacques Debout), éd Carpentier, 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Émission Les Grands du Rire, diffusée sur France 3 le 15 avril 2017