Doc Gynéco

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Doc Gynéco
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Pastiche du tableau La Mort de Marat, avec Doc Gynéco dans le rôle de Marat.

Informations générales
Nom de naissance Bruno Beausir
Naissance (42 ans)
Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis, Drapeau de la France France
Activité principale Chanteur, rappeur, auteur-compositeur-interprète, producteur, chroniqueur de télévision
Genre musical Hip-hop, rap français, G-funk, variété, zouk, reggae
Instruments Voix
Années actives Depuis 1994
Labels Virgin Records France, Exclaim, Archambault Musique, Parlophone, Warner Bros. Records, Arachnee Production, Island/Mercury

Doc Gynéco, de son vrai nom Bruno Beausir, né le à Clichy-sous-Bois, dans la Seine-Saint-Denis, est un auteur-compositeur-interprète, rappeur et producteur français. Il est aussi chroniqueur de télévision. Doc Gynéco était membre du groupe Ministère A.M.E.R. avec lequel il participait en 1994 à la chanson Autopsie, issue de leur album 95200.

En 1996, il publie son premier album, Première consultation, qui compte 750 000 exemplaires vendus en fin 1998[1] ; en septembre 2012, le magazine Les Inrockuptibles publie un classement réalisé par Olivier Cachin des 10 meilleurs albums de rap français de tous les temps, dans lequel est cité l'album[2]. En 1998, il produit la compilation Liaisons dangereuses qui lui permet de mettre en avant de nombreux artistes pour la plupart inconnus du grand public à l'époque (plusieurs membres du Secteur Ä mais aussi MC Jean Gab'1, Pit Baccardi, Mafia Trece, Assia, La Clinique etc.). Après une année de retraite médiatique paraît en 2001 son deuxième album solo, Quality Street, enregistré à Londres, au Royaume-Uni.

En 2006, il apparaît dans une comédie pornographique intitulée In Bed with Doc Gynéco, produite par Marc Dorcel. En 2007, il publie son livre Les grands esprits se rencontrent - Sarkozy et moi, une amitié au service de la France qui est accompagné d'un disque constitué de trois nouvelles chansons. À l'automne 2015, Doc Gynéco est annoncé chez Arachnée Production, une filiale de Sony pour sa tournée Première Consultation Tour.

En mai 2016, Doc Gynéco signe un contrat en maison de disque chez Island/Mercury en tant que directeur artistique et pour la préparation d'un nouvel album prévu en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Beausir est né le à Clichy-sous-Bois, de parents guadeloupéens[3]. À 16 ans, après le départ de son père, il grandit avec sa mère, assistante sociale, et ses demi-frères et sœurs au 23e étage de la tour Mercedes de la porte de la Chapelle du 18e arrondissement de Paris[1]. Un quartier auquel il rendra très souvent hommage dans ses chansons, comme Dans ma rue.

Dès l'enfance, il s'intéresse à la musique via différentes influences, bercé par la culture zouk antillaise de sa mère, la soul et le reggae qu'écoutent ses grands frères, et par la chanson française à texte qu'il découvre à la radio. Mais à l'adolescence, il est surtout un passionné de football auquel il joue pour un club amateur de la rue Championnet. Puis il fait la connaissance d'un jeune boxeur qui pratique dans un club de son quartier, un certain Gilles Duarte qui deviendra plus tard Stomy Bugsy, avec qui il se noue vite d'amitié et qui lui présente un ami d'enfance, Passi.

Débuts avec Ministère A.M.E.R.[modifier | modifier le code]

Beausir commence ses aller-retours entre la porte de la Chapelle et Sarcelles, ville de la banlieue nord-parisienne d'où ses acolytes Stomy Bugsy et Passi sont originaires, dans un quartier surnommé la « Secte Abdoulaï »[4],[5]. À la fin des années 1980, il découvre la culture hip-hop qui commence tout juste à se développer en France, et voit ses amis fonder un groupe de rap avec d'autres Sarcellois (le gestionnaire Kenzy, le DJ Ghetch et les rappeurs Moda et Hamed Daye), le Ministère A.M.E.R., qui connaîtra plus tard la notoriété[6].

Même s'il ne fait pas partie intégrante du groupe, mais plutôt du collectif qui l'entoure, Beausir les suit en studio d'enregistrement et lors des différentes représentations qu'ils donnent pour la promotion de leur premier disque. Il apparaît pour la première fois à leurs côtés en tant que simple figurant dans les vidéo-clips des titres Traîtres et S.O.S, réalisées en 1991 pour l'émission RapLine, présentée par Olivier Cachin sur M6. Admiratif et influencé par ses relations, il commence d'abord par écrire puis décide de rapper à son tour en prenant le pseudonyme Doc Gynéco (inspiré par un surnom que lui avaient donné ses amis vu sa passion pour le sexe féminin). Il effectue l'un de ses premiers improvisations lors d'une émission consacrée au Ministère A.M.E.R. sur Radio Nova, mais c'est en 1994 sur le deuxième album du groupe, 95200, qu'il est invité à apparaître sur un premier titre, Autopsie[7]. L'année suivante, il participe à l'enregistrement d'un des morceaux les plus controversés du rap français, Sacrifice de poulets (il y est crédité dans les chœurs), paru sur la compilation de musiques inspirées du film La Haine de Mathieu Kassovitz[4], et qui pour des questions juridique (le ministère de l'Intérieur a poursuivi le Ministère A.M.E.R. pour « provocation au meurtre ») marquera la fin du groupe pour de nombreuses années.

C'est en fait pendant l'enregistrement du deuxième album de ses amis de Sarcelles qu'il a profité du studio où ils travaillaient pour enregistrer, la nuit, ses premières maquettes en solo sur des samples de Marvin Gaye ou d'autres tubes de la Motown, avec l'aide, à la réalisation, du producteur du Ministère A.M.E.R., Mariano Beuve[8]. Après avoir envoyé ses premiers enregistrements à plusieurs maisons de disques, il se voit proposer un contrat par le groupe Virgin en 1994.

Première consultation[modifier | modifier le code]

Doc Gynéco publie, à 22 ans, son premier album, Première consultation, en 1996, qui compte 750 000 exemplaires vendus en fin 1998[1]. Peu attiré par le son des boîtes à rythmes ordinairement utilisées dans le rap français, Doc Gynéco impose à sa maison de disques que les compositions musicales de ses chansons soient majoritairement jouées par de vrais instruments. C'est donc dans un studio de Los Angeles, aux États-Unis, sous la direction du producteur et ingénieur du son américain Ken Kessie (qui a déjà travaillé avec Whitney Houston ou le groupe En Vogue) que l'album est enregistré par des musiciens de studio professionnels[3]. L'album fait participer Passi, et le rappeur latino-américain El Maestro. Le style musical de Première consultation innove grâce à une sonorité pop très influencé par le G-funk californien de Dr. Dre. Le flow mélodieux du Doc, presque chanté, le rapproche de la variété française (ce qu'il revendique sur le morceau Classez moi dans la variet') et soutient des textes aux thèmes urbains et aux références populaires, abordés entre humour, légère provocation et désenchantement.

Soutenu par les radios grâce à une succession de tubes comme Viens voir le docteur, Nirvana, Né ici, Vanessa (en référence à Vanessa Paradis[9]) ou encore sa déclaration passionnée au football, Passement de jambes, l'album devient l'un des plus grands succès de l'histoire du rap français avec un million d'exemplaires vendus[10].

Une légende urbaine veut que la radio Skyrock, qui commence à cette période à diffuser du rap français sur ses ondes, passera même symboliquement 69 fois son nouveau single, Ma salope à moi, la première semaine de sa sortie (la chanson est incluse a posteriori sur Première consultation). Cette anecdote sera démentie plus tard par Laurent Bouneau directeur général des programmes de la station[11]. L'année suivante, il est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation ».

Secteur Ä et Liaisons dangereuses[modifier | modifier le code]

À partir de cette période, Doc Gynéco participe activement à la promotion du Secteur Ä (contraction de Secte Abdoulaï). Ce collectif crée par Kenzy réunissant des rappeurs et des chanteurs de ragga, dont la plupart sont amis d'enfance et originaires du Val-d'Oise, est aussi constitué de Passi et Stomy Bugsy, qui se sont lancés dans une carrière en solo couronnées de succès, Hamed Daye, MC Janik ainsi que les groupes Ärsenik et Neg' Marrons. Doc Gynéco, qui est le premier à connaître la notoriété, apparaîtra avec les membres du collectif sur disques afin de les mettre en lumière. Il est aussi sur scène invité par des artistes aux univers différents comme les Rita Mitsouko, Julien Clerc, Tonton David ou Les Enfoirés.

En 1998, il produit la compilation Liaisons dangereuses qui lui permet de mettre en avant de nombreux artistes pour la plupart inconnus du grand public à l'époque (plusieurs membres du Secteur Ä mais aussi MC Jean Gab'1, Pit Baccardi, Mafia Trece, Assia, La Clinique etc.). Il fait aussi participer des invités inattendus comme Catherine Ringer des Rita Mitsouko aux vocalises sur un morceau, le chanteur Renaud pour une reprise rap de son titre Hexagone en duo avec le Doc, ou encore le rappeur Rockin'Squat du groupe Assassin en collaboration avec Calbo d'Ärsenik. Le disque ne comporte que cinq chansons interprétées par Doc Gynéco, dont notamment le duo C'est Beau La Vie avec l'homme d'affaires Bernard Tapie, qui tentait un retour dans les médias à sa sortie de prison. Pour les compositions musicales, le Doc fait de nouveau appel à de vrais musiciens et décide de reprendre certains morceaux de rock comme Hey Joe de Jimi Hendrix ou les arrangements de Summertime par Janis Joplin.

Sur l'unique morceau en solo qu'il se réserve, L'homme qui ne valait pas dix centimes, il fait appel à un groupe de mariachi et évoque de façon lucide son succès aussi soudain que fragile, tout en se montrant très amer avec sa maison de disque. C’est aussi l’année des Dix petits nègres : le spectacle du Secteur Ä à l'Olympia les 22 et 23 mai 1998 fêtait le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage. Le public peut voir se succéder sur scène les dix artistes qui composaient le Secteur Ä à cette époque chanter leurs tubes respectifs. L’enregistrement du concert est sorti en double CD quelques mois plus tard.

En 1999, Doc Gynéco annonce se séparer du Secteur Ä après qu'une histoire d'escroquerie et d'agression à son domicile dont il aurait été la victime soit relatée dans la presse. René Beausir, son père, déclarera lors d'une émission présentée par Karl Zéro que son fils a été victime de séquestration par ses anciens amis et associés. Kenzy, visé par certains médias et qui connaîtra du coup des difficultés à signer des contrats important prévu pour la création d'une chaîne de télévision Secteur Ä, se défendra dans le magazine Get Busy en précisant ne rien avoir à faire dans cette histoire, qui était, selon lui, un conflit entre le manager d'une chanteuse et Doc Gynéco, que ce dernier comptait produire avec sa propre société, Doc Communication, mais à qui il devait de l'argent après la revente de son contrat. Doc Gynéco, lui, deux ans plus tard dans une émission présentée par Thierry Ardisson, déclarera que toute cette affaire n'était que de la « publicité mensongère » pour faire croire au public qu'il risquait pour sa vie. Quoi qu'il en soit l'éloignement avec la plupart des membres du Secteur Ä eu bel et bien lieu tant sur disque qu'au niveau des affaires et, peu de temps après, d'autres têtes d'affiche du collectif en feront de même (à savoir Passi, Stomy Bugsy et Hamed Daye).

Nouveaux albums et Victoire de la musique[modifier | modifier le code]

Après une année de retraite médiatique paraît en 2001 son deuxième album solo, Quality Street, enregistré à Londres, au Royaume-Uni. Un disque à la poésie intimiste dans lequel il se rapproche encore plus de la variété française, en évoquant son parcours depuis le quartier de la porte de la Chapelle jusqu'au monde du show-biz, sa nouvelle vie de père de famille et la scission avec son collectif d'origine marquant pour lui la fin d'une époque. Il se présente comme un homme pas encore trentenaire mais « revenu » de ses illusions et qui, grâce au hasard, aurait rencontré le succès presque trop jeune. Devenu solitaire autant par tempérament qu'à cause de déception, son quotidien serait celui d'un fumeur contemplatif et à l'aise à la fois amusé et triste, mais éternellement transcendé par son amour pour les femmes. Comme à son habitude, il invite sur ce disque des artistes et musiciens aux horizons variés : l'actrice Chiara Mastroianni, le rappeur new-yorkais RZA, membre du groupe Wu Tang Clan, le chanteur français Laurent Voulzy ou encore l'artiste reggae jamaïcain Gregory Isaacs. Le titre Rue Mazarine est dédié à Mazarine Pingeot, la fille adultérine de l'ancien président de la République française, François Mitterrand. Sur les photos de la pochette du disque, signées Jean-Baptiste Mondino, on peut voir ses trois enfants. Désirant à cette période se débarrasser de son pseudonyme, qu'il juge inapproprié à son âge, il a l'intention de signer son disque sous son vrai nom, Bruno Beausir, mais sa maison de disques refuse et c'est simplement son prénom qui est écrit au-dessus de Doc Gynéco sur la couverture de l'album. À contre-courant de l'image plus dure des nouveaux rappeurs à succès de l'époque (Mafia K'1 Fry, Fonky Family ou Lunatic), ce projet différent pour lequel il fera, entre autres, la couverture du magazine Têtu, ne rencontrera pas le succès de son précédent disque.

Quelques mois plus tard, Doc Gynéco et Stomy Bugsy enregistrent un album commun baptisé Double Pénétration, qui n'est finalement jamais sorti en raison d'un désaccord entre les maisons de disques respectives des deux artistes à l'époque. Certains morceaux issus de ce projet ont tout de même été intégrés plus tard sur différents disques du Doc.

L'année suivante, il publie, plus vite qu'à l'accoutumée, Solitaire, un album moins personnel et plus rythmé que le précédent, sur lequel il s'approprie via son style pop-rap différents genres musicaux (funk, zouk ou RnB) et où il invite Mathieu Chedid en tant que guitariste, l'artiste ragga/dancehall Lord Kossity, le rappeur californien Daz Dillinger du groupe Dogg Pound et l'ami des débuts, Stomy Bugsy]. Sur le titre éponyme, Solitaire, il se confie sur l'inconfort de sa situation d'artiste encore populaire mais qui désormais ne sait plus ou trouver sa place de rappeur poète dans une industrie qui a changé, en avouant presque se sentir obligé de réduire son discours à un message positif et léger, coincé selon lui entre un rap hardcore devenu tête de gondole mais qu'il juge trop sombre et des tubes simplement dansant qui ne favoriseraient que leurs refrains. Cependant, il obtiendra avec ce disque le prix du meilleur album rap/hip-hop aux Victoires de la musique en 2003.

Diversification des activités[modifier | modifier le code]

Alors que son personnage médiatique, qui donne l'image d'un fumeur de cannabis séducteur et décalé, était déjà populaire, il le devient davantage grâce à la parodie qu'en fait l'émission satirique de Canal+, Les Guignols de l'info. À partir de 2002, il commence à répondre aux nombreuses invitations des plateaux de télévision où il paraît omniprésent jusqu'à ce qu'il devienne même un chroniqueur plus ou moins régulier dans l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde présentée par Marc-Olivier Fogiel sur France 3. En 2003, il apparaît pour la première fois en tant que comédien dans deux films qui ont pour tête d'affiche son ami Stomy Bugsy : Gomez et Tavarès de Gilles Paquet-Brenner et Le fleuve de Mama Keita. Puis à la demande de Luc Besson, il compose la musique du générique du film Taxi 3 et apparaît sur le disque de la bande originale. Il participe ensuite à Nice People, une émission de télé-réalité diffusée sur TF1 et la même année, sa maison de disque décide de sortir Menu Best Of, une compilation qui retrace chronologiquement sa carrière en réunissant ses plus grands succès et qui est agrémentée de trois titres inédits.

En 2004, en pleine crise du marché de la musique et en raison des chiffres de ventes de ses disques de plus en plus faibles, la maison de disque Virgin Records met fin à son contrat au bout de dix ans. Pendant cette période, il aura dirigé, un temps très bref, le label Virgin Rue[12]. Puis il apparaît sur la compilation Dis l'heure 2 Ragga Dancehall produit par Passi et enregistre certains morceaux avec ce dernier, Stomy Bugsy et Hamed Daye pour un nouvel album du Ministère A.M.E.R., annoncé sur la couverture du magazine Radikal où ils étaient spécialement réunis, mais finalement le disque ne sortira pas.

En 2006, il publie simultanément les albums Un homme nature et Doc Gynéco enregistre au quartier sur un nouveau label, Exclaim. Sur le premier disque, plus pop, il revisite comme à son habitude différents styles musicaux (ici le rock ou le disco). La Grande Sophie signe le texte du titre Lov, Lov, Lov tandis que Stomy Bugsy compose certains morceaux et apparaît sur Tu mens. À noter aussi que le Doc reprend la chanson L'homme pressé du groupe Noir Désir ainsi que le Ring My Bell d'Anita Ward. Le deuxième album est enregistré dans un studio situé dans son quartier d'origine, le 18e arrondissement de Paris, et il s'y essaie plus particulièrement au reggae. La chanson Josette, sur laquelle apparaît Matinda du groupe Ruff Neg, est un clash contre le rappeur JoeyStarr. Sur Reurti II, il évoque son licenciement selon lui injuste du groupe Virgin. En même temps que ces deux disques est publié une autobiographie, titrée elle aussi Un homme nature, dans laquelle il raconte son enfance près de la porte de la Chapelle, son parcours et ses conquêtes amoureuses[13]. La même année, il apparaît dans une comédie pornographique intitulée In Bed with Doc Gynéco, produite par Marc Dorcel. Il enregistre ensuite, avec le Ministère A.M.E.R. reformé pour l'occasion, le titre Le temps passe, en collaboration avec Johnny Hallyday, publié sur l'album de ce dernier, Ma vérité.

En 2007 est publié son livre Les grands esprits se rencontrent - Sarkozy et moi, une amitié au service de la France qui est accompagné d'un disque constitué de trois nouvelles chansons[14]. Son soutien politique en faveur de Nicolas Sarkozy et certains de ses propos maladroits concernant la banlieue sont fortement contestés par le milieu hip hop français, en particulier par ses amis Stomy Bugsy et Passi, et lui valent de nombreuses altercations avec différentes personnalités dans les médias ou même d'être hué lors d'un concert d’ouverture des Fêtes de Genève par une partie du public, jusqu'à ce qu'il soit obligé de quitter la scène après des jets de projectiles.

En 2008, il est condamné pour fraude fiscale à 10 mois de prison avec sursis[15]. C'est à la fin de l'année qu'il publie l'album Peace Maker, dont le producteur et arrangeur musical, DJ Mosey, n'est autre que Pierre Sarkozy, fils de l'ex-président de la République française, Nicolas Sarkozy, et membre du groupe Da Cream. Le disque, à l'ambiance très soul et RnB, contient plusieurs duos, dont celui avec le chanteur américain Jimmy Cozier, le rappeur français Philémon ainsi que la reprise du titre Je suis né dans la rue avec son ami Johnny Hallyday. Céleste est une chanson réponse humoristique et provocatrice à Ségolène Royal qui avait dit durant l'un de ces discours de la campagne présidentielle de 2007 « Doc Gynéco ce n'est pas André Malraux », en réaction au soutien de ce dernier pour son rival lors de cette campagne, Nicolas Sarkozy. L'album ne s'écoule qu'à 2 000 exemplaires[16]. La même année, la romancière Christine Angot publie le livre Le Marché des amants dans lequel elle raconte sa liaison amoureuse avec Doc Gynéco.

En 2009, Doc Gynéco joue dans la pièce de théâtre Le siècle sera féminin ou ne sera pas, qui a connu plusieurs prolongations et la sortie de son enregistrement en DVD. Le 16 octobre 2009, Doc Gynéco participe à l'émission de télé-réalité Next Made in France sur Virgin 17 dans une édition Spécial People.

Ralentissement artistique et chômage[modifier | modifier le code]

Au mois de février de l'année 2010, le journal hebdomadaire Le Canard enchaîné révèle que Bruno Beausir, alias Doc Gynéco, est au chômage. Celui-ci confirme sur la radio Europe 1 s'être inscrit au Pôle emploi en expliquant « avoir besoin d'argent comme tout le monde. » C'est sur le site bakchich.info qu'il déclare à propos de la campagne présidentielle de 2012 : « Je crois qu’à l’avenir je garderai mes convictions pour moi, m’impliquer en politique a été trop risqué, trop violent. Soutenir Sarkozy en 2012 ? j’suis pas un Wonderbra…[17]. »

En septembre 2012, le magazine Les Inrockuptibles publie un classement réalisé par Olivier Cachin des 10 meilleurs albums de rap français de tous les temps. Son album Première consultation arrive à la première place[2]. Pour l'occasion, il donne une entrevue fleuve publiée sur le site internet des Inrocks[18], dans laquelle il fait un point sur sa carrière et sa traversée du désert, en s'expliquant sur son engagement politique et polémique de 2007 et sa « mise au placard » des médias comme de son milieu artistique. Au début de l'année 2014, Doc Gynéco est de retour à la télé avec une chronique appelée La Consultation du Doc dans l'émission Ça fait débat diffusée sur les chaines Numéro 23 et TéléSud.

À l'automne 2015, Doc Gynéco est annoncé chez Arachned Production, une filiale de Sony. Le Doc annonce alors un concert à l'Olympia prévu le 25 mai 2016 pour l'anniversaire des 20 ans de son album Première consultation. Une fois l'annonce de la vente des billets ouverte, le concert affiche complet en à peine trois heures. Un deuxième concert à l'Olympia est alors très vite annoncé pour le 26 mai, qui se verra aussi complet, cette fois-ci en quelques jours. En raison du fort succès des deux dates complètes à Paris, Doc Gynéco annonce une troisième date parisienne au Zénith de Paris prévue le 18 novembre 2016[réf. nécessaire]. D'autres dates à travers la France sont prévues. La réédition de Première Consultation est aussi prévue contenant plusieurs inédits de l'époque et un nouvel album devrait suivre dans la foulée de la tournée. En novembre 2015 sort une compilation rendant hommage au Secteur Ä intitulée Affaire de famille. Différents rappeurs de la nouvelle génération revisitent à leurs manières les plus grands titres des artistes du collectif de l'époque. Deux titres du Doc sont repris : Dans ma rue par Black M et L'homme qui ne valait pas dix centimes par Nekfeu.

Engagements politiques[modifier | modifier le code]


En 2001, il se dit proche du Parti socialiste malgré son soutien à Jacques Chirac à la présidentielle de 1995[19]. Il fait même plusieurs référence dans ses chansons (« Je suis nègre, juif et communiste, allez leur dire aux lepenistes... » dans la chanson Oyé Sapapaya avec Stomy Bugsy en 1998 ; « Je suis faible et j'suis à gauche » dans la chanson Cousins avec RZA et Cilvaringz du Wu-Tang Clan ; et « Mec solitaire et ordinaire, qui penche à gauche comme le Kouchner » dans la chanson J'sais pas remplir ma feuille d'impôt en 2001). En 2002, à l'occasion du deuxième tour de la présidentielle opposant Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, il sort la chanson C'est non dans laquelle il incite à voter Chirac. Ce morceau est remixé plus tard dans l'album Un homme nature sous le titre du Troisième homme. En mai 2001 dans l'L'Express il dit Je connais les status du PS par cœur, je les lis tous les jours, même si je n'ai pas encore pris ma carte. Moi j'ai un projet pour le partie à Lionel, ouvrir des bureaux et inciter les jeunes à rejoindre le PS.. En septembre 2002 dans Paris Match, sur Lionel Jospin : J'aime beaucoup ce garçon, j'ai toujours pensé qu'il avait plus de cœur que de tactique. En novembre 2002 dans La Marseillaise, sur Nicolas Sarkozy : Un ministre de l'intérieur qui s'attaque aux gens du voyage ou aux clochards, alors qu'il doit avoir de vrais gros problème a gérer par ailleurs, c'est carrément clownesque. C'est pas les petits dealers qui affrètent les bateaux pleins de came pour les emmener dans les cités, mais c'est sûr que c'est plus facile que de s'attaquer aux gros.

En 2006, il est approché par Pierre Charon (conseiller en communication de Nicolas Sarkozy) qui voit dans ce rappeur un moyen d’en faire un contre-feu à la crise des banlieues de la fin 2005. C’est ainsi qu’est organisé au ministère de l’Intérieur un rendez-vous entre Doc Gynéco et Nicolas Sarkozy. L’opération ne s’arrête pas là puisque, en juin 2006, Franck Tapiro (publicitaire, chargé à l’époque de l’image de l’UMP) lui donne un contrat pour qu’il effectue la publicité de l’opérateur téléphonique Virgin Mobile dont a la charge l’agence Hémisphère-droit qu’il codirige. La publicité est diffusée sur les écrans en novembre 2006 où Doc Gynéco apparaît en serviette se faisant masser par deux jeunes femmes, donnant du grain à moudre à ceux qui l'accusent de sexisme[20].

Il faut savoir que le rappeur était au début de l’année 2006 en perte de vitesse, vendant moins d’albums et n’apparaissant plus sur les plateaux télévisés. Une situation à laquelle s’ajoutent ses démêlés fiscaux, notamment en ayant mis sur son compte en banque 400 000 euros issus de sa boîte de production. Il est condamné à un redressement judiciaire par une amende de 700 000 euros le 8 décembre 2006[20]. Thomas N'Gijol dans une chronique face à lui au Le Grand Journal, lui dit qu'un rappeur de droite ça n'existe pas et lui demande s'il a des amendes à payer ; Michel Polac sur le plateau d'On n'est pas couché lui demande s'il a écrit lui-même son livre (Polac ne le pense pas) sur son amitié avec Sarkozy car il ne semble pas se rappeler de ce qu'il vient d'écrire.

Adhérent à l'UMP, il annonce son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle en étant présent lors du congrès d’investiture du candidat le 2 septembre 2006 à Marseille. Il publie au début de l’année 2007 Les grands esprits se rencontrent - Sarkozy et moi, une amitié au service de la France où il considère Nicolas Sarkozy comme son « petit maître à penser », « un ami ». La publication de ce livre soulève de nombreuses critiques sur ce ralliement et ses propres contradictions. Début 2006 il déclarait encore : « Ils sont trop malins, les Sarkozy et sa race. Ils nous vendent du vent, des conneries. Il essaie de faire plaisir aux Français en leur faisant croire qu’il pense à eux[21]. Retrouvant enfin les plateaux télévisés, il perd ses nerfs avant un entretien donnée à la radio Ouï FM en insultant et menaçant violemment l'un de ses animateurs. Le chanteur n'aurait pas apprécié que l'animateur radio « manque de respect à un ancien » en la personne d'un de ses amis en lui demandant de s'asseoir par terre. Deux mois auparavant, il était arrêté par les forces de l'ordre pour avoir conduit avec une alcoolémie trois fois supérieure à la limite autorisée.

Lors d'un concert d’ouverture des Fêtes de Genève, Doc Gynéco se fait huer par une partie du public aux cris de : « Vendu », « Tu es un clown », et il se fait injurier par une banderole : « Sarko facho, Gynéco collabo » ; ces manifestants inondent la scène de projectiles et l'artiste quitte la scène avant la fin prévue du concert[22]. À la suite de cet incident, il décide d'annuler le concert qu'il devait donner à Bandol le 10 août 2007[23].

En 2007, lors de la troisième étape du Tour de France, il se voit entarté par Noël Godin, un entarteur d'origine liégeoise, cela s'est passé à Waregem, dans la Belgique flamande.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Albums concert[modifier | modifier le code]

  • 1998 : Le Secteur Ä Live à L'Olympia

Apparitions[modifier | modifier le code]

  • 1994 : Ministère A.M.E.R. feat. Doc Gynéco - Autopsie (sur l'album 95200 du Ministère A.M.E.R.)
  • 1995 : Ministère A.M.E.R. (avec Doc Gynéco & Assia pour les chœurs) - Sacrifice de poulets (sur l'album de musiques inspirées du film La Haine)
  • 1996 : Les Rita Mitsouko feat. Doc Gynéco - Riche (sur l'album du concert privé Les Rita Mitsouko Acoustiques)
  • 1996 : Doc Gynéco feat. La Clinique, Passi et Djamatik - Clic Clic (sur le maxi Viens voir le Docteur de Doc Gynéco ; également disponible sur l'édition limitée de l'album Première consultation)
  • 1996 : Doc Gynéco - Message Personnel sur l'édition limitée de l'album Première consultation (CD single promotionnel)
  • 1997 : Neg'Marrons feat. Ministère A.M.E.R., Doc Gynéco, Hamed Daye & Ärsenik - Tel Une Bombe sur l'album des Neg'Marrons, Rue Case Nègres
  • 1997 : La Clinique feat. Les Sales Gosses - Tout Saigne (sur la compilation Hostile Hip Hop vol. 1)
  • 1997 : Doc Gynéco feat. MC Janik - Né Rue Case Nègres (sur le maxi Né ici de Doc Gynéco)
  • 1997 : Doc Gynéco feat. Ärsenik - Arrête De Mentir (sur le maxi Né ici de Doc Gynéco)
  • 1997 : Julien Clerc feat. Doc Gynéco & Tonton David - Mélissa (reprise en concert sur l'album Julien Clerc en Concert, Le 4 octobre)
  • 1998 : Ärsenik feat. Doc Gynéco - Affaire de famille (sur l'album Quelques gouttes suffisent... d'Ärsenik)
  • 1998 : Doc Gyneco feat. Laurent Voulzy & Yannick Noah - Né ici (reprise en concert sur la compilation des Enfoirés, Enfoirés en Cœur)
  • 1998 : Stomy Bugsy feat. Doc Gynéco - Oye Sapapaya (sur l'album de Stomy Bugsy, Quelques Balles De Plus Pour... Le Calibre Qu'il Te Faut)
  • 1999 : Djamatik feat. Doc Gynéco - Laisse-moi chanter (sur l'album Djamatik Connections)
  • 1999 : Pit Baccardi feat. Doc Gynéco - On lâchera pas L'affaire (sur l'album Pit Baccardi)
  • 1999 : Doc Gynéco & Assia - Mauvais garçon (sur la compilation Indigo - Version R&B)
  • 2001 : RZA feat. Doc Gynéco & Cilvaringz - Cousin' (version d'origine, différente de celle sur Quality Street) sur l'album de RZA sous Bobby Digital, Digital Bullet
  • 2002 : Doc Gyneco - Fais ce que tu veux (sur la B.O. du film Le Boulet)
  • 2002 : Doc Gyneco & Stomy Bugsy - BugsDoc 18 (sur la mixtape Explicit Dix-Huit)
  • 2002 : Doc Gyneco - C'est Non ! (diffusé gratuitement sur le site internet officiel de Doc Gynéco entre les deux tours des élections présidentielles)
  • 2002 : Lord Kossity feat. Doc Gynéco - Gunshot (sur l'album Koss City de Lord Kossity)
  • 2003 : Doc Gyneco feat. Jeff Joseph - Du Spy Dans L'air (sur la bande originale du film Taxi 3)
  • 2003 : Laurent Voulzy feat. Doc Gynéco - Radio Pfff (sur l'album Sol En Cirque)
  • 2003 : Doc Gyneco - Taxi (enregistré pour la B.O. du film Taxi 3, mais disponible sur la compilation de Doc Gynéco Menu Best Of)
  • 2003 : Doc Gynéco - Trop Belle au naturel (sur la compilation Menu Best Of de Doc Gynéco)
  • 2003 : Doc Gynéco feat. Stomy Bugsy & MC Janik - Big Up (morceau inédit, sur la compilation Menu Best Of de Doc Gynéco)
  • 2004 : Doc Gynéco feat. Dimidonkya & Mamido - La Vérité (sur la compilation Dis L'Heure 2 Ragga)
  • 2004 : Ministère A.M.E.R. feat. Doc Gynéco & Hamed Daye - Le Colis (diffusé gratuitement sur le site Internet officiel de Hamed Daye)
  • 2004 : Ministère A.M.E.R. feat. Doc Gynéco & Hamed Daye - Plan B (sur la mixtape Los Angeles Most Wanted vol. 1 de DJ Noise)
  • 2006 : Johnny Hallyday feat. Ministère A.M.E.R. & Doc Gynéco - Le temps passe (sur l'album de Johnny Hallyday, Ma vérité)
  • 2007 : Doc Gynéco feat. Matinda - La vie est un rêve (sur le CD accompagnant le livre Les grands esprits se rencontrent)
  • 2007 : Doc Gynéco - À Chaque Guerre sa Paix (sur le CD accompagnant le livre Les grands esprits se rencontrent)
  • 2007 : Doc Gynéco feat. MC Janik & Boulet du groupe 2 Doigts - On ne chante pas pour du fric (sur le CD accompagnant le livre Les grands esprits se rencontrent)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2002 : Le dico du Doc
  • 2006 : Un homme nature - ma vie, ma philosophie
  • 2007 : Les grands esprits se rencontrent - Sarkozy et moi, une amitié au service de la France (incluant un CD avec 3 titres inédits)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Doc Gynéco et Mr Bruno », sur 'l'Express',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  2. a et b « Doc Gynéco en tête des meilleurs albums de rap français selon Olivier Cachin », sur 'Nouvel Obs',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  3. a et b (en) Chris True, « Doc Gynéco Biography », sur 'AllMusic' (consulté le 22 avril 2016).
  4. a et b « Ministère A.M.E.R le retour : 10 choses à savoir sur le groupe mythique du rap », sur 'PureTrend',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  5. Médioni Gilles, « Rap, label Sarcelles », sur 'l'Express',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  6. « Ministère A.M.E.R. », sur 'urbainstyle' (consulté le 22 avril 2016).
  7. Franckie Small, « Booska-classic n°3 : Ministere A.M.E.R. », sur 'booska-p',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  8. « Le producteur de Ministère Amer et Doc Gyneco est mort », sur 'StreetPress',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  9. lefigaro.fr, « Vingt ans après, Doc Gynéco reprend sa Première Consultation », sur 'Le Figaro' (consulté le 20 avril 2016).
  10. Mathias Vicherat, Pour une analyse textuelle du rap français, L'Harmattan, 2001, p. 82.
  11. Laurent Bouneau, Le rap est la musique préférée des Français.
  12. « Quand le rap dérape », sur 'l'Express',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  13. « Un homme nature : Ma vie, ma philosophie[site=Amazon » (consulté le 22 avril 2016).
  14. « Les grands esprits se rencontrent - Sarkozy et moi, une amitié au service de la France », sur 'Amazon' (consulté le 22 avril 2016).
  15. « Dix mois de prison avec sursis pour Doc Gyneco », sur 'Le Monde',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  16. « Une alloc' pour le Doc », Le Canard enchaîné, 3 mars 2010, p. 5.
  17. Mélanie Mendelewitsch, « 'Doc Gynéco accouche à cœur ouvert », sur 'bakchich.info' (consulté le 22 avril 2016).
  18. « Doc Gynéco : l’interview fleuve », sur 'Les Inrocks',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  19. Sabrina Champenois, « La voix de son petit maître », sur 'Libération',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  20. a et b Christophe Nobili, « Le conte de Noël d'un ami de Sarko », Le Canard enchaîné, 27 décembre 2006.
  21. Grégory Martin, « Les « grands esprits » de Sarkozy », sur 'L’Humanité',‎ (consulté le 22 avril 2016), Il déclarait au début 2006 : Ils sont trop malins, les Sarkozy et sa race. Ils nous vendent du vent, des conneries. Il essaie de faire plaisir aux Français en leur faisant croire qu’il pense à eux..
  22. « Doc Gynéco hué lors d'un concert en Suisse », sur 'Nouvel Obs',‎ (consulté le 22 avril 2016).
  23. « Doc Gynéco déstabilisé annule son concert à Bandol », sur 'Nouvel Obs',‎ (consulté le 22 avril 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]