Annie Fratellini

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Annie Fratellini
Naissance
Alger, France
Nationalité Flag of France.svg Français
Décès (à 64 ans)
Neuilly-sur-Seine
Profession Clown, actrice
Films notables Zazie dans le métro
La Métamorphose des cloportes
Mon oncle
Les Clowns

Annie Violette Fratellini est une artiste française, clown, multi-instrumentiste, actrice, chanteuse, née à Alger le et morte à Neuilly-sur-Seine le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la petite-fille de Paul Fratellini par son père Victor Fratellini (Paris, ). Sa mère, Suzanne Gervais (Nogent-le-Roi, Saint-Maur-des-Fossés, ), est la fille de Gaston Rousseau, dernier directeur du « Cirque de Paris » qui se trouvait près des Invalides, et fut détruit le .

Annie est la première femme à jouer l'Auguste et une des rares à jouer du concertina. Née à Alger où son père, clown et trapéziste, est en engagement, elle commence sa carrière, en 1948, au cirque Medrano où ses oncles lui apprennent la musique et l'acrobatie. Elle prend d'abord le chemin de la chanson, du jazz et du cinéma.

Elle épouse en premières noces le musicien Philippe Brun, puis le cinéaste Pierre Granier-Deferre dont elle a une fille Valérie en 1960.

En 1969 elle se remarie avec Pierre Étaix, qui, amoureux fou du cirque, lui permet de renouer avec son milieu d'origine. Ils créent ensemble un duo clownesque en 1971, lui en clown blanc, elle en Auguste, puis, en 1974, L'École nationale du Cirque[2]. D'abord installée dans une Maison de jeunes de Paris dans le 14e, puis sous un chapiteau à la Porte de la Villette, l'école est « destinée à tout le monde », dans le cadre d'« une démarche réellement novatrice »[3] :

« Je pense que si j’ai créé l’École du cirque, c’est parce que je m’appelais Fratellini. Sur les quarante-cinq personnes que compte la famille, il devait un jour se lever quelqu’un qui dise : Moi aussi, je vais transmettre. Mon père m’emmenait presque chaque jeudi à Médrano. Il répétait : Quel dommage que tu ne sois pas un garçon, tu pourrais être un clown. »[4].

En 1989, elle publie ses mémoires : Destin de clown.

En 1995, elle participe à la série de "Nuits magnétiques", "L'envol", produite par Catherine Soullard sur France-Culture, diffusée la semaine du 16 au 19 mai.

Annie Fratellini morte d'un cancer le , est inhumée au Cimetière de Montmartre à Paris.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie partielle[modifier | modifier le code]

  • 1996 : CD Annie Fratellini - Jean Wiener inédit illustré par Pierre Etaix - Édité en juillet 1996, réalisé et distribué par l'association Les Arts à la rencontre du cirque, devenu Le Sirque, à l'occasion du 10e anniversaire de la venue de l'École du Cirque Annie Fratellini à Nexon et du centenaire de la naissance de Jean Wiener – pianiste, auteur et compositeur.

Compilation[modifier | modifier le code]

Disque 1 
1. J'ai ta main - 2. Paris souvenirs - 3. Le Gars de Rochechouart - 4. J'aimerais tellement - 5. Why do I love you - 6. Ça c'est l'amour - 7. Attention à la femme - 8. Celui que j'aime - 9. C'est merveilleux l'amour - 10. Quand tu viens chez moi mon cœur - 11. It had to be you - 12. Pleure - 13. Le Petit môme - 14. Tu t'fous de moi - 15. Les Amants d'Ménilmontant - 16. Puisque tu dors - 17. C'est beau ça - 18. Coquelicot polka - 19. La Morte saison - 20. Mon amour - 21. Des fleurs…madame - 22. Tu m'as tapé dans l'œil
Disque 2 
1. Ronde, ronde, ronde - 2. Que m'est-il arrivé ? - 3. Rose - 4. Qu'on est bien - 5. Avec les anges - 6. C'est mon gigolo - 7. En douce - 8. Mon homme - 9. Une chanson américaine - 10. Les Amoureux sans logis - 11. Ja da - 12. Tambour battant - 13. Doucement, tendrement - 14. Je ne t'attendais plus - 15. Je ne chante que l'amour - 16. Jardin de Montsouris - 17. Chem cheminée - 18. La Vérité mon ami - 19. Ces merveilleux fous volants - 20. Un fil sous les pattes

Publication[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de décès 562/1997 sur Les gens du cinéma.com
  2. « la légende est figée dans la sauce et les enfants de la balle vont au turbin sans trop de conviction. Elle en déduit que la sciure et l'hérédité ne suffisent plus », Marie-Ange Guillaume, Les Vingt ans de l'Ecole du Cirque, Dossier de presse de l'Ecole Nationale du Cirque, 1993.
  3. Valérie Fratellini, « On ne peut apprendre à rêver si l'on ne rêve plus soi-même. Sinon je n'enseignerai pas à l'école nationale du cirque », entretien avec Marina da Silva, Paris, Regards, n° 59, juillet-août 2000.
  4. Propos d'Annie Fratellini, extraits de l'article paru dans L'Humanité du .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Berthe Jude, Annie Fratellini : photobiographie, Atelier des Bruges, 1980 (ISBN 2853950050)

Liens externes[modifier | modifier le code]