Château Pape Clément

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Bouteille de Château Pape Clément 1961

Le château Pape Clément est un domaine viticole du vignoble de Graves situé à Pessac en Gironde. Il est en AOC pessac-léognan, dans l'agglomération de Bordeaux. Il figure au classement des vins de Graves de 1959.

Histoire du domaine[modifier | modifier le code]

Le vin doit son nom au pape Clément V, né Bertrand de Goth, qui fut propriétaire du domaine au XIVe siècle. En 1299, Bertrand de Goth, évêque de Comminges dans les Pyrénées, est nommé archevêque de Bordeaux par le pape Boniface VIII. C’est à cette occasion qu’il reçoit en cadeau de son frère Béraud de Goth une propriété plantée en vignes à Pessac, alors appelée vignoble de La Mothe. À l’origine existait une motte castrale, située au milieu d’un vignoble. En 1305, Bertrand de Got fut élu pape et pris le nom de Clément V. Il fit construire sur le domaine une résidence, qui fut édifiée au pied de la motte. De 1305 à 1309, le Pape continua de gérer son vignoble avec tout le soin qui en faisait sa particularité. En 1309, le pape Clément fit donation de son vignoble de Pessac à l’archevêque de Bordeaux, lequel le transmit à ses successeurs jusqu’à la Révolution française de 1789 sous le nom de "Vignes du Pape Clément". En Avignon où il établit pour la première fois le siège de résidence pontificale, le pape Clément V fit connaître les vins pessacais. Les comptes de l’archevêché nous fournissent de nombreux détails sur le souci permanent que manifesta Bertrand de Goth et sur sa forte implication pour avoir, tant dans le vignoble que dans son cuvier, l’équipement le plus rationnel qui soit. Au début du XVIe siècle, Rabelais évoqua le "vin clémentin"[1],[2].

Lors de la Révolution française, le domaine sera confisqué comme bien national. En 1791, le domaine est vendu aux enchères à Samuel Peixotto, banquier bordelais. En 1824, il est racheté par Monsieur Jarrige, ancien maire de Pessac. En 1840, Monsieur De Fortmanoir (ou Dufort-Manoir) se porte acquéreur du domaine. Quelques années plus tard, Monsieur Clouzel rachète le domaine. En 1858, Jean-Baptiste Clerc, armateur bordelais, achète la propriété, la rattache au vignoble contigu de Sainte-Marie-de-Bel-Air. En 1861, il fait construire le château tel qu'on le connaît et remet le vignoble à niveau. À son décès, la propriété est rachetée par J. Cinto, agent de change et négociant à Bordeaux. Celui-ci va rénover et agrandir le château. Ses héritiers auraient revendu la propriété à un britannique du nom de Maxwell après la première guerre mondiale. Maxwell aurait laissé péricliter le domaine et le 8 juillet 1937, un orage de grêle a presque entièrement décimé le vignoble.

En 1939, Paul Montagne, ingénieur agronome bordelais et futur maire de Pessac (1941-1943) rachète le domaine. Celui-ci utilisera les services du grand œnologue Émile Peynaud, à compter de 1949 et ce jusqu'en 1984. C'est seulement à partir de 1950 que le vignoble sera replanté. Bernard Magrez prend une participation minoritaire dans le domaine (3,5%). Léo Montagne prendra la succession de son père. En 1983, Bernard Magrez, gendre de Léo Montagne et propriétaire de nombreux domaines, prend la direction du domaine et le château est rénové. Il mettra une dizaine d'années à reprendre la totalité du capital du domaine[3].

Le domaine est aujourd'hui la propriété de Bernard Magrez.

Terroir[modifier | modifier le code]

Vin[modifier | modifier le code]

Le raisin y est égrappé à la main, par deux équipes de deux cents personnes tournant sur six heures. La vinification est réalisée par Michel Rolland[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]