Claude François

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Claude François
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Claude François en 1965.
Informations générales
Surnom Cloclo
Nom de naissance Claude Antoine Marie François
Naissance
Ismaïlia (Royaume d'Égypte)
Décès (à 39 ans)
Paris (France)
Activité principale Chanteur, danseur, batteur, producteur
Activités annexes Rédacteur en chef
Photographe
Genre musical Variété française, soul, disco, pop, ballade
Instruments Voix, batterie, percussions, violon, tumba
Années actives 1962-1978
Labels Fontana (1962-1963)
Philips (1963-1978)
Flèche (1967-1978)
Phonogram (1972-1978)
Carrère (1977-1978)

Claude François, surnommé « Cloclo », né le à Ismaïlia (Égypte) et mort accidentellement le à Paris, est un chanteur, danseur, musicien et producteur musical français des années 1960 et 1970.

Lors de ses seize années de carrière, il est un des artistes français les plus appréciés du public. Nombre de ses chansons sont restées célèbres, comme Belles ! Belles ! Belles !, Cette année-là, Le Lundi au soleil, Le téléphone pleure, Magnolias for Ever, Alexandrie Alexandra ou encore Comme d'habitude (My Way en version anglaise).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Claude Antoine Marie François naît le 1er février 1939.

Sa famille paternelle est lyonnaise[1]. Ses arrière-grands-parents Nicolas Joseph François, né à Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges) en , et Marie Anne Delphine Callon, née à Mars (Ardèche) en , se sont mariés en 1872 à Port Saïd (Égypte), où Nicolas Joseph François était télégraphiste pour la Compagnie du canal de Suez. Leurs trois enfants, Gustave, Elisa et Adolphe voient ainsi le jour successivement à Port Saïd, Suez et Ismaïlia[2].

Adolphe François, grand-père de Claude François, caporal-fourrier au 52e régiment d'infanterie, est tué à Tahure, dans la Marne, le 25 septembre 1915, lors de la Première Guerre mondiale, alors qu'il n'a que trente-cinq ans[1]. Il laisse trois fils, dont Aimé François[Note 1], lesquels travailleront comme chefs du trafic du canal de Suez.

Aimé François épouse une Italienne, Lucia Mazzei[Note 2], dite « Chouffa ». La famille de Lucia est originaire de Calabre, en Italie. Lucia s'occupe du foyer familial et a longtemps joué du piano. Ses deux frères, l'un violoniste, l'autre pianiste, accompagnaient les films muets, puis ont joué pour le Five O'Clock Tea de l'armée britannique qui occupait le canal de Suez lors de la Seconde Guerre mondiale[3].

Claude François a une sœur aînée, Marie-Josée François, dite « Josette », née le 28 août 1935 ; elle a écrit ses Mémoires inédites en 2008[Note 3].

Enfance[modifier | modifier le code]

L'enfance de Claude François se passe dans une des villas de la Compagnie du canal de Suez, à Ismaïlia. Sa famille, qui a des domestiques, mène un train de vie très aisé.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Ismaïlia est bombardée par les Allemands et la villa de la famille François est détruite. Claude François et sa sœur sont alors recueillis par leur grand-mère paternelle, qui habite une vieille maison proche des quartiers populaires. Claude François s'y mêle aux jeunes enfants d'origines diverses (grecs, maltais, italiens, arabes) et y reste jusqu'à l'âge d'aller à l'école[4].

Ses parents le placent en internat dans une école confessionnelle. Ils l'inscrivent ensuite au lycée français du Caire comme externe (1953-1954). La chambre qu'il loue est en face de Radio le Caire, où il passe beaucoup de temps, écoutant en avant-première les disques français ou américains. Il obtient la première partie du bac[Note 4] mais pas la seconde. À cette époque, il assiste aux répétitions de ses oncles maternels et fait une première année de violon[5].

En 1956, la famille François est expulsée d’Égypte (avec de nombreux Français et Britanniques) à la suite de la nationalisation du canal de Suez par le président égyptien Nasser. Sur fond d'un déchaînement soudain d'hostilité envers les étrangers occidentaux, le départ d'Égypte s'effectue en catastrophe sous les injures et les agressions physiques[6]. Le navire accoste au Havre, d'où ils gagnent Paris.

Après un séjour dans une chambre d'hôtel, les François, fatigués de demander des subsides auprès de la Compagnie du canal de Suez, partent en train pour Monte-Carlo où réside, depuis son mariage l'été précédent, leur fille Josette[7],[8]. La famille s’installe d'abord à Monaco, dans un appartement acquis grâce à la prime de réinstallation donnée par la Compagnie du canal de Suez (Claude François étudie au lycée Albert-Premier), puis à Nice[9]. Ils vivent dans une certaine pauvreté : dans son autobiographie, Claude François affirme qu'il dormait par terre sur le sol de l'appartement, volait à l'étalage, se nourrissait de pain trempé dans de la vinaigrette, ce qui lui aurait causé un ulcère à l'estomac l'exemptant de son service militaire[10].

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1958, Claude François, à la recherche d’un travail, devient employé de banque. Il se délasse en jouant de la tumba dans un petit orchestre qu’il a formé avec quelques copains. Il finit par trouver un emploi dans le grand orchestre du Sporting Club de Monte-Carlo, dirigé à l'époque par Louis Frosio : d’abord batteur-percussionniste, il en devient ensuite chanteur (il gagne 1 000 francs par soirée), avec à son répertoire Colette Deréal, Charles Aznavour, Mouloudji, Ray Charles. Il fait un tabac en interprétant en arabe la chanson de Bob Azzam, Mustapha. Parallèlement, il s’inscrit à l’Académie nationale de musique dans toutes les classes (clarinette, flûte, chant classique, timbales et percussions, harmonie) et prend des leçons particulières pour former sa voix. En 1959, il fait partie, en tant que chanteur, de l’orchestre de Marcel Blanchi à l’hôtel Provençal à Juan-les-Pins[11]. Si sa rémunération lui permet enfin de vivre et de faire vivre sa famille, il est désapprouvé dans son choix par son père qui aurait voulu qu'il devienne comptable. Sa mère le soutient toutefois dans sa passion pour la musique.

À l'été 1961, il monte à Paris sur les conseils de Brigitte Bardot et de Sacha Distel[12], rencontrés sur la Côte d'Azur (Claude François a donné des cours de danse à Brigitte Bardot dans la boîte de nuit le Papagayo à Saint-Tropez) ; il est accompagné d'une jeune danseuse d'origine anglaise, Janet Woollacott, rencontrée en 1959 lors d'un spectacle et épousée le à Monaco. Son père, qui ne lui parlait plus depuis deux ans, était malgré tout venu au mariage, avant de mourir d’une maladie des poumons le .

À l'époque, la variété française connaît un grand bouleversement avec les débuts de l'émission de radio Salut les copains, la vogue du rock 'n' roll puis du twist et l'avènement de ceux que l'on ne tardera pas à appeler les yéyés[13].

Claude François se fait engager dans la formation d’Olivier Despax, les Gamblers, au poste de percussionniste, mais les cachets sont maigres[14]. Le 16 septembre 1961, il passe une audition aux disques Fontana, mais ne convainc pas le directeur artistique, Jean-Jacques Tilché, lequel accepte toutefois une deuxième audition.

En 1962, Claude François, sous le pseudonyme de « Kôkô », enregistre son premier disque, Le Nabout twist (en version française et en version arabe) : si la chanson est bien reçue en Afrique, elle ne rencontre pas le succès escompté en France[12]. En attendant une nouvelle occasion, il rejoint Les Gamblers et joue pendant tout l’été 1962 au Papagayo à Saint-Tropez. De son côté, Janet est engagée comme danseuse à l’Olympia, où elle rencontre Gilbert Bécaud, pour lequel elle va quitter Claude François[12].

De retour à Paris, Claude François signe un contrat de cinq ans avec les disques Fontana[12]. À l'automne 1962, il obtient son premier succès, avec Belles ! Belles ! Belles !, adaptation de Girls Girls Girls (Made to Love), composée par Phil Everly, des Everly Brothers, et interprétée initialement par Eddie Hodges, dont il s'est inspiré pour la version française et dont il cosigne les paroles avec Vline Buggy. Ayant fait le siège du bureau de Daniel Filipacchi à Europe 1, il obtient que son 45 tours passe deux fois par jour dans l'émission Salut les copains tout au long de la semaine. Sa carrière est lancée même si le disque n'obtient qu'un léger succès : le disque ne s'écoule en effet qu'à 150 000 exemplaires[réf. nécessaire][15]. Belles ! Belles ! Belles ! est son premier scopitone, réalisé par Claude Lelouch[12] : il chante dans la neige, dans un bois de la région parisienne, au milieu de jeunes filles dans une tenue hors de saison[16]. Sa participation à plusieurs émissions de télévision lui permet de se faire connaître auprès d'un large public. Il passe à l'Olympia le 18 décembre, en première partie de Dalida et des Spotnicks[17].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Claude François en 1965.

Prise en main par l'imprésario Paul Lederman, sa carrière démarre véritablement. Il enchaîne les tournées et les succès : Marche tout droit, adaptation de la chanson Walk right in des Rooftop Singers, Pauvre petite fille riche, Dis-lui et Si tu veux être heureux, adaptation de If you wanna be happy de Jimmy Soul[18]. Avec son allure de jeune homme de bonne famille, ses chansons aux paroles agréables, il séduit un public féminin de plus en plus nombreux[19]. Il demande à Michel Bourdais, portraitiste et documentaliste au magazine Salut les copains, de dessiner son portrait. Ce dessin hyper-réaliste sera pour Claude François le point de départ d’une longue réflexion sur l’image qu’il doit donner de lui[20],[21],[22].

Le , il est pour la deuxième fois à l’Olympia, où il participe à un gala consacré aux jeunes chanteurs, surnommés à l'époque « idoles des jeunes »[23]. Parmi ses musiciens, figurent Michel Cassez, dit Gaston, futur Compagnon de la chanson, et le pianiste de jazz René Urtreger. En octobre, il sort Si j'avais un marteau, version française de If I Had a Hammer, composé par Pete Seeger et repris avec succès par Trini Lopez. Le titre reste plusieurs semaines no 1[réf. nécessaire]. Le 29 octobre, après avoir participé à un Musicorama spécial, Claude François reçoit, des mains du comédien Maurice Biraud, ses deux premiers disques d’or[12],[24].

Grâce à sa réussite professionnelle, il fait l'acquisition d'un appartement à Paris, au 46, boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement[25]. En 1964, il achète l'ancien moulin communal de Dannemois, dans l'Essonne, pour en faire sa résidence secondaire. Il y installe sa mère et sa sœur qui y retrouvent la sérénité de leur vie en Égypte[24]. Quelques semaines plus tard, il interprète La Ferme du bonheur[19]. L'été venu, il fait une tournée donnant lieu à un film de Claude Vernick au titre éloquent, L’été frénétique[26].

En septembre, Claude François fait à nouveau l’Olympia, mais cette fois c'est en vedette qu'il chante chez Bruno Coquatrix. Il enchaîne de nouveaux succès : Donna, Donna, J’y pense et puis j’oublie[12]. Il bat tous les records de recettes établis par Édith Piaf et Gilbert Bécaud et à chaque apparition déclenche des scènes d'hystérie collective[27].

Côté sentimental, il fait la connaissance de France Gall, jeune chanteuse de 17 ans (lui en a 25). C'est le début d'une liaison qui durera jusqu'en 1967[28].

Le 25 février 1965, Claude François est blessé au cours d'un gala à Abbeville, la scène s'étant effondrée sous ses pieds alors qu'il dansait. Ayant plusieurs côtes fracturées, il reste immobilisé cinq semaines durant. Au cours de l'année 1965, il enregistre une quinzaine de titres, dont Les Choses de la maison et Même si tu revenais[19].

L'année 1966 voit l’apparition des Claudettes, ses danseuses attitrées, dont l'idée lui a été soufflée par Michel Bourdais[29],[30]. Le 25 décembre, son premier Olympia avec quatre d’entre elles est un événement, qui séduit et déchaîne le public. Claude François utilise alors le dessin qu'a fait de lui Michel Bourdais trois ans plus tôt pour en faire le symbole de sa mutation artistique. Il redonne l'original à son auteur en marque d'amitié et de reconnaissance en y inscrivant les mots « Bravo… c'est merveilleux »[31],[32]. Il figure sur la « photo du siècle » regroupant 46 vedettes françaises du yéyé en avril 1966.

En 1967, il est coauteur avec Jacques Revaux pour la musique, et Gilles Thibaut, du titre Comme d'habitude. Le succès est au rendez-vous et la chanson, bientôt reprise par Paul Anka puis Frank Sinatra sous le titre My Way, devient un succès mondial qui connaît de multiples reprises (notamment par Elvis Presley, Nina Hagen, Nina Simone, Sid Vicious).

Le , Claude François et Janet Woollacott divorcent[33].

Consécration[modifier | modifier le code]

Claude François photographié par Erling Mandelmann en 1976.

Son contrat chez Philips arrivant à son terme, Claude François fonde sa maison de disques, Flèche, acquérant ainsi son indépendance artistique[19]. La chanteuse belge Liliane Saint-Pierre est la première artiste qui enregistre sous ce label. Alain Chamfort suivra. Après une « histoire de cœur » avec la chanteuse Annie Philippe, rencontrée en tournée mais qui refuse de l'épouser, il se console avec Isabelle Forêt, blonde aux yeux bleus et mannequin de son état, qui devient sa compagne. Elle donne le jour à Claude junior, le . Sa naissance n'est révélée à la presse que quelques mois plus tard[12].

L'année 1968 est celle de sa première tournée en Afrique noire, qui le mène, en dix jours, de Fort Lamy (Tchad) à Dakar (Sénégal) en passant par Yaoundé et Douala (Cameroun), Libreville (Gabon), Abidjan (Côte d'Ivoire) et Niamey (Niger). À Libreville, il donne un concert devant 15 000 personnes au grand stade de la ville et est reçu officiellement par le président Albert Bongo, sa famille et ses ministres[34].

L'année 1969 est une année faste sur le plan familial et le plan professionnel. Le , sa compagne, Isabelle Forêt, lui donne un second garçon, Marc, mais il décide là encore d'en taire la naissance pour le protéger[12]. Le même mois, son passage à l'Olympia – seize jours à guichets fermés – est un nouveau succès avec son spectacle à l'américaine, où il est accompagné de quatre danseuses, huit musiciens et l'orchestre de l'Olympia[19]. Il travaille désormais avec Jean-Pierre Bourtayre comme directeur artistique et installe son quartier général au 122, boulevard Exelmans à Paris (où une plaque lui rend hommage). Ses nouveaux disques, Éloïse en début d’année et Tout éclate, tout explose en fin d'année, sont des succès[12].

En 1970, sa chanson Parce que je t'aime mon enfant est adaptée en anglais et reprise l'année suivante par l'acteur Richard Harris[35] puis par Elvis Presley sous le titre My Boy. Le , un malaise le surprend pendant un concert à Marseille, salle Vallier[12]. On apprendra plus tard qu’il s’agissait d’un coup monté en accord avec son producteur. Il part se reposer aux îles Canaries mais à son retour, le 17 mai, il est victime d’un accident de voiture sur l’autoroute près d’Orange. Le nez fracturé, les pommettes éclatées, il doit subir une rhinoplastie. À peine remis, il repart en tournée avec Dani et C. Jérôme[19].

En 1971, il enregistre plusieurs titres (C'est la même chanson, Bernadette et Réveille-moi[36]) à Détroit, aux États-Unis, dans les studios de la Tamla Motown, avec les Funk Brothers qui assuraient la plupart des enregistrements des groupes de ce label nord-américain[19]. Il est le seul chanteur blanc à enregistrer des chansons dans ce studio[37]. En 1972, il se sépare de la mère de ses enfants, avant de rencontrer Sofia Kiukkonen, un mannequin finlandais de 19 ans, avec qui il reste quatre ans.

Le 20 janvier 1973, Maritie et Gilbert Carpentier consacrent à Claude François leur émission télévisée Top à… . Il y retrouve Dalida, avec qui il chante en duo Ciao ciao bambino, Come prima et Volare. Durant toute l'année, il est omniprésent à la télévision, participant quatre fois à l'émission de divertissement Cadet Rousselle. Au cours de l'enregistrement d'une de ces émissions, le 15 mars, il se retrouve en insuffisance respiratoire en raison de la déviation de la cloison nasale dont il souffre. Il est hospitalisé et opéré de toute urgence[38].

En juillet, à Marseille, lors du premier concert de sa tournée d'été, un fan éméché lui lance une canette de bière au visage. Blessé à l'arcade sourcilière, le chanteur doit jeter l'éponge au bout de trois quarts d'heure[39].

En septembre, il sort Le téléphone pleure, titre qui à l'origine était prévu pour Joe Dassin mais repéré par son nouveau directeur artistique Gérard Louvin, qui s'écoule à plus de 2,5 millions d'exemplaires et qu'il reprend l'année suivante en anglais (Tears on the Telephone) et en espagnol (Llora el telefono)[Note 5],[Note 6]. Le 15 décembre, il chante devant 20 000 spectateurs survoltés au Parc des expositions de la porte de Versailles au profit de la fondation Perce-neige en faveur de l'enfance handicapée[12].

Le , le journaliste Yves Mourousi organise un concert de Claude François au profit de la recherche médicale, devant un public de 30 000 personnes rassemblées au Jardin des Tuileries à Paris. Claude François ne peut attaquer sa première chanson qu'au bout de dix minutes de hurlements frénétiques. Après divers débordements de ses admiratrices, le spectacle se termine par un feu d'artifice et sous une pluie de confettis et de ballons à l'effigie du chanteur. Ce sera son dernier concert dans la capitale[40]. Le 17 décembre, il se produit au palais de l'Élysée pour le Noël des enfants et chante en duo avec le président Valéry Giscard d'Estaing[41].

En 1976, Claude François sort un album nommé 《Pour les enfants de 8 à 88 ans》, ainsi que les chansons Cette année-là et La Solitude, c'est après. Il enregistrera d'ailleurs ces titres en italien. Pour Antenne 2, il enregistre l'émission La bande à Cloclo, à laquelle il convie ses amis chanteurs et comédiens et dont il est entièrement l'auteur. Diffusée le 11 juillet, elle conquiert un large public[12]. En septembre 1976, à l'occasion d'un cocktail organisé pour le lancement du parfum Eau noire qu'il a créé, devant un parterre de quelque quatre cents invités, il arrive avec, au bras, Kathalyn Jones, sa nouvelle compagne, rencontrée dans l'avion, en juillet, au retour d'un voyage du chanteur aux États-Unis. Elle se rendait à Paris pour y faire des photos de mode. Cette année-là, il enregistre avec Martine Clémenceau le duo Quelquefois[42].

Durant l'année 1977, Claude François écoule de nombreux succès : Je vais à Rio, Toi le soleil, C'est comme ça que l'on s'est aimé enregistré en duo avec Kathalyn Jones. Avec les chansons Magnolias for Ever et Alexandrie Alexandra[Note 7], écrites par Étienne Roda-Gil, le chanteur affiche sa volonté de renouveler quelque peu son répertoire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sophie Majou, « L’arrière-grand-père paternel de Cloclo était Lyonnais ! », Le Progrès, 25 mars 2012.
  2. Daniel Lesueur 2016, p. 5
  3. Daniel Lesueur 2016, p. 6
  4. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 11-12.
  5. Caillet, Sylvie & François, Claude Jr., Qui était Claude François ? (retranscription d'une interview), éd. Fernand Lanore, mars 1982, p. 13-14.
  6. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 18.
  7. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 19
  8. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, Albin Michel, 2012, p. 33-35.
  9. François Jouffa, François Claude (1939-1978), sur Encyclopædia Universalis.
  10. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 42.
  11. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 38-39 et 48-49.
  12. a b c d e f g h i j k l et m Biographie, sur claudefrancois-lesite.fr, op. cit.
  13. Claude François, sur RFI musique : Le début des années 1960 est une époque de grands bouleversements pour la variété française. Commence l’ère de Salut les Copains, émission de radio célèbre, des reprises en français de grands tubes américains, du twist et autres yé-yé.
  14. Claude François, sur RFI musique : Claude François se fait engager dans la formation d’Olivier Despax, les Gamblers. Mais la situation rester précaire. Les cachets ne sont pas très importants […].
  15. Claude François (1939-1978), un mythe de la chanson française qui avait peur de tout, sur le site bilingue français-russe La langue française : Un jour de l’automne 1962, dans les couloirs d’Europe 1, on voit, « un jeune inconnu, tenant dans sa main un disque 45 tours… Il s’accrochait à ce disque comme à une bouée de sauvetage. Il me dit qu’il ne quitterait pas cet endroit avant d’avoir rencontré Daniel Filipacchi ; c’était presque une question de vie ou de mort. Pendant que j’écoutais sa chanson (Belles ! Belles ! Belles !), je le regardais, tiré à quatre épingles, aussi nerveux que touchant… Daniel promit qu’il passerait son disque deux fois par émission tous les jours de la semaine… En 1962, l’émission de Daniel était la seule écoutée par toute la jeunesse du pays » (note 2 : Jean-Marie Périer, Mes années 60 (Ed. Fillipacchi, 1998)).
  16. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 71.
  17. Claude François: 14 284 jours, Flammarion, 2017, 587 p., n. p.
  18. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 76.
  19. a b c d e f et g Claude François, sur RFI musique.
  20. Richard Anthony, Quand on choisit la liberté…, éditions Florent Massot, octobre 2010, p. 116 : "Quelque temps après, l'aventure se poursuivit avec Claude François. Ce dernier rencontra Michel dans les locaux d'Europe n°1 et découvrit le portrait qu'il avait fait de moi. (…) Il fit des pieds et des mains pour que Michel lui fasse aussi son portrait."
  21. Michel Bourdais, Claude François à la recherche de son image ou l'histoire d'un dessin, Fan de Toi, 2008.
  22. Michel Bourdais nous parle de Claude François, sur le site Salut les sixties.
  23. « Biographie »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 13 mai 2017), claudefrancois-lesite.fr
  24. a et b Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 77.
  25. Hommage à Claude françois, sur LEXILOGOS Claude François.
  26. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 88.
  27. Claude François, Autobiographie par Fabien Lecœuvre, op. cit., p. 89 : Cette année-là, il bat tous les records de recettes établis par Édith Piaf et Gilbert Bécaud. […] A chacune de ses apparitions, Claude déclenche de véritables hystéries collectives.
  28. France Gall : le destin d'une star-courage par Grégoire Colard, son attaché de presse, senioractu.com, 5 octobre 2007 : sa première grande passion commence en 1964, puisqu’elle va vivre une histoire impossible avec Claude François.
  29. Richard Anthony, Quand on choisit la liberté…, éditions Florent Massot, octobre 2010, p. 116 : Lors d'une séance de dessin, Michel avait soufflé à Claude l'idée de monter un show avec des danseuses, qui devinrent les Clodettes."
  30. Texte de présentation de l'émission Salut les sixties du 21 mars 2012, op. cit. : Fin 1964, Claude François demande à Michel Bourdais de dessiner des sortes de BD pour divulguer les pas des danses dont il est le créateur. Durant une séance de travail, Michel souffle à Claude l’idée de monter un show avec des danseuses. Tous deux délirent alors en imaginant des danseuses plus que « court vêtues », style pin-up d’Aslan publiées chaque mois dans le magazine de charme « Lui ». Les Clodettes verront bientôt le jour après le séjour de Claude à Las Végas.
  31. Témoignage de Josette François, sœur de Claude François ; témoignage écrit de sa main : C'est un dessin aussi réaliste qu'une photographie. L'expression de son regard donne vie au portrait., Claude François à la recherche de son image ou l’histoire d’un dessin, éditions Fan de toi, 2008, op. cit., p. 96.
  32. Michel Bourdais nous parle de Claude François, op. cit..
  33. « Janette Woollacott, grand amour et seule femme de Claude François, est morte », Purepeople.com,‎ (lire en ligne, consulté le 28 décembre 2017)
  34. Claude François, Mémoires inédites, Éditions Carrère & Michel Lafon, 1985, p. 63-65.
  35. « Richard Harris, My boy »
  36. Philippe Chevallier, La chanson exactement, PUF, p 92
  37. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Libé2017
  38. Claude François, Autobiographie, par Fabien Lecœuvre, Albin Michel, édition 2012, 393 p., p. 201.
  39. Claude François, Autobiographie, op. cit., p. 203.
  40. Claude François, Autobiographie, op. cit., p. 240-241.
  41. Et Giscard avait choisi Claude… (source : Josette Martin, Claude François. L'envers du décor, Éditions Carrère & Michel Lafon, mars 1987). Voir aussi Claude François, Mémoires inédites, Michel Lafon, Carrère, 1985, p. 186
  42. Claude François et Martine Clémenceau "Quelquefois", ina.fr.


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