Sting

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Sting
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Sting à New York en 2009

Informations générales
Nom de naissance Gordon Matthew Thomas Sumner
Naissance (65 ans)
Drapeau du Royaume-Uni Wallsend (Angleterre)[1]
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, chanteur, guitariste, bassiste, producteur de musique et acteur
Genre musical Pop rock, new wave, jazz, new age, blue-eyed soul et reggae
Instruments Fender Precision Bass
Années actives Depuis 1974
Labels A&M Records
Deutsche Grammophon Gesellschaft
UMG
Site officiel www.sting.com
logo de Sting

Logo de Sting.

Sting, de son vrai nom Gordon Matthew Thomas Sumner, né le à Wallsend (dans le nord de l'Angleterre), est un musicien et chanteur britannique, qui a été brièvement instituteur et occasionnellement acteur de cinéma. Avant sa carrière solo, il était le chanteur, le compositeur et le bassiste du groupe de rock britannique The Police.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils aîné d'Ernest Summer (1926-1987), ouvrier naval devenu livreur de lait pour échapper à la crise de ce secteur, et d'Audrey Cowell (1931-1987), coiffeuse, Gordon Matthew Thomas Sumner a un frère, Philip, et deux sœurs, Angela et Anita.

Il se passionne tôt pour la musique, encouragé par sa mère, pianiste amateure, mais sans l'approbation de son père qui veut le voir faire un « vrai métier ». Au début des années 1960, il découvre la guitare que son oncle a laissée dans sa maison et se saigne les doigts à apprendre à jouer de cet instrument[2].

Il fait donc ses premières armes musicales à la guitare, mais découvre aussi le piano, la mandoline, le saxophone, l'harmonica et la flûte de Pan.

Il suit les cours du Northern Counties College of Education de 1971 à 1974, puis est instituteur pendant deux ans à la St. Paul's Middle School de Cramlington. C'est pendant ces années qu'il joue avec des groupes de jazz le soir et les week-ends. Son surnom de « Sting » lui est attribué en 1972 après le concert d'un de ses groupes, les « Phoenix Jazzmen », alors qu'il porte un pull noir à rayures jaunes sur scène. Le trombone et leader du groupe, un certain Gordon Soloman[3], trouve qu'il ressemblait à une guêpe d'où le nom (« Sting » veut dire « dard » ou « piqûre »)[4].

The Police[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Police.

En 1977, alors que Sting est le contrebassiste et chanteur du groupe Last Exit, Stewart Copeland, cherchant alors un bassiste, le découvre lors d'un concert et lui propose de former un groupe avec le guitariste français Henry Padovani (ce dernier étant remplacé plus tard par Andy Summers). Le groupe s'appellera The Police et le trio connaîtra un succès mondial. Leur premier succès, Roxanne installe le groupe en haut des classements musicaux, place qu'il retrouvera tout au long de sa carrière.

En 1979, Sting fait ses débuts au grand écran dans l'adaptation cinématographique de l'opéra-rock Quadrophenia (du groupe The Who).

Quelque peu lassé par les interminables tournées du groupe, Sting décide de le quitter (sans qu'il n'y ait de séparation officielle du groupe) avant de s'engager dans une carrière solo à partir de 1985.

En février 2007, contre toute attente, Sting annonce que le groupe The Police se reforme et entame une tournée mondiale. Les 29 et 30 septembre 2007, lors des concerts au Stade de France, le groupe offre une jolie surprise à ses fans français, en faisant monter sur scène Henry Padovani pour reprendre Next to you.

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Son premier album, The Dream of the Blue Turtles, confirme la virtuosité du chanteur. Russians et Children's Crusade démontrent des chansons engagées sur l'histoire ou la politique de la guerre froide. Sting va ensuite entamer en 1985 sa première tournée solo avec des musiciens virtuoses, comme le grand et regretté Kenny Kirkland aux claviers, Darryl Jones à la basse maintenant avec les Rolling Stones, Brandford Marsalis au saxophone ainsi que le batteur Omar Hakim. Sting revient dans les sonorités plus jazzy, empruntées par des titres tels que If You Love Somebody..., Children's Crusade ou encore Consider Me Gone. La même année, il coécrit avec Mark Knopfler le morceau Money for Nothing du groupe Dire Straits.

Son second album, …Nothing Like the Sun, est sorti en 1987. Plus abouti, plus complexe que son précédent, il est aussi nettement plus rock mais avec des reliquats jazzy (Englishman in New York avec le saxophoniste Branford Marsalis). Il reprend aussi un titre de Jimi Hendrix, Little Wing avec Gil Evans et son orchestre. À cette occasion, Sting est un des premiers artistes à pointer du doigt le régime de Pinochet (They Dance Alone). Le funk revient en force avec le très rythmé We'll Be Together. Sting s'entoure de musiciens tels que Eric Clapton, Hiram Bullock, Mark Knopfler et voit une nouvelle collaboration avec Andy Summers. Si sur son premier album, il ne jouait que la guitare, sur ce deuxième opus, il reprend la basse en plus de la guitare sur History Will Teach us Nothing et Fragile.

L'album suivant, The Soul Cages, marque un virage rock bien entamé à travers le recrutement du guitariste Dominic Miller qui ne quittera plus Sting jusqu'à aujourd’hui. Avec ses rythmes chauds et colorés (All This Time), il s'agit d'un album bien plus sombre qu'il peut paraître, Sting abordant des questions métaphysiques suite au décès de son père , en allant puiser l'inspiration dans ses souvenirs d'enfance à Newcastle. Des compositions plus simples Why Should I Cry For You?, Mad About You donnent à l'ensemble une dimension nostalgique et intense. Cet album eu moins de succès critique, malgré la réussite de la tournée qui s'ensuivit avec notamment la première apparition de Vinnie Colaiuta à la batterie qui deviendra un habitué de son groupe.

Sting en Norvège en 1985.

Après cet opus très personnel, sort en 1993 Ten Summoner's Tales qui remporte un grand succès et renouera Sting avec les critiques. Les styles divers et variés cohabitent dans une ambiance plus joyeuse. Le premier single If I Ever Lose My Faith In You marque d'emblée la direction plus lyrique empruntée pour cet album. Shape of my Heart la sublimera en apothéose avec des mélodies de violons, de guitares et d'harmonica simples, mais orchestrées avec une grande maîtrise. Le titre It's Probably Me marque une collaboration avec Eric Clapton, qui deviendra la chanson du générique pour le film L'Arme fatale 3. Fields Of Gold restera également une des chansons les plus populaires.

C'est en 1994 que sort la compilation Fields of Gold: The Best of Sting 1984-1994 contenant dix-sept titres dans certaines éditions, en France notamment ou quatorze titres dans l'édition américaine en particulier.

Sting sort ensuite deux albums : Mercury Falling en 1996 et Brand New Day en 1999 dont le single Desert Rose, avec Cheb Mami, est numéro un dans de nombreux pays. En 2001, le 11 septembre, il enregistre un album live dans sa maison de Toscane. Les attentats qui ont eu lieu ce jour-là compromettent un peu le concert, qui aura quand même lieu et sortira quelques mois plus tard sous le nom ...All This Time.

En 2003, Sting sort un nouvel album, Sacred Love, avant de partir pour une nouvelle tournée mondiale. En 2005, il entame une tournée dans des universités américaines avec un groupe réduit à son minimum, avant de sortir en 2006 un album de musique baroque, Songs From the Labyrinth, reprenant les chansons de John Dowland, accompagné de Edin Karamazov au luth.

En octobre 2009 paraît If on a Winter's Night... qui emprunte au sacré et à la tradition avec notamment des chants religieux (par exemple There is no rose of such virtue, chant religieux du XVe siècle), une interprétation de la comptine Soul Cake traditionnellement chantée par les enfants à Halloween, etc. Le titre de cet album serait inspiré d'une œuvre d'Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur[réf. nécessaire].

En septembre 2013 sort The Last Ship, son onzième album solo. C'est un album concept qui rend hommage aux anciens chantiers navals de Newcastle, la ville où il a grandi. Le disque fait l'objet d'une comédie musicale à New York[5] dont il est le producteur[6].

En août 2015, sort le titre Stolen Car, interprété en duo avec la chanteuse française Mylène Farmer. Il s'agit d'une reprise d'un ancien morceau de Sting, issu de l'album solo Sacred Love. En juin et juillet 2016, il effectue une tournée nord américaine avec Peter Gabriel, « Peter and Sting Tour 2016 ».

Le 18 juillet 2016, Sting dévoile l'enregistrement d'un nouvel album « retour aux sources rock » dans le magazine Rolling Stone. Ce dernier sera intitulé 57th & 9th, de l'intersection qu'il prend tous les jours pour aller à son studio d'enregistrement. Sting explique dans cet article que la mort de nombreuses icônes de la musique (Prince, David Bowie, Lemmy, Glen Fley...) lui ont inspiré la ballade 50,000, écrite le lendemain de la mort du Kid de Minneapolis. Une grande partie de cet opus traite de l'immigration de masse en Europe, notamment avec le titre Inshallah. Une autre chanson, One Fine Day, traite du réchauffement climatique, sujet qui préoccupe beaucoup Sting. Il sera de nouveau entouré de Dominic Miller et Vinnie Colaiuta, ainsi que de deux nouveaux musiciens : Jerry Fuentes et Diego Navaira du groupe Last Bandoleros[7].

Le , Sting se produit sur la scène du Bataclan à l'occasion de sa réouverture, un an après les attentats du 13 novembre 2015. La recette des 1 000 places vendues en moins d'une heure, sur les 1 500 places que contient la salle, est reversée à deux associations de victimes : « Life for Paris » et « 13 novembre : Fraternité et Vérité »[8],[9],[10].

Engagement[modifier | modifier le code]

Sting est également un personnage engagé : il est membre du conseil d'administration de la fondation David Suzuki, il a participé à la création de la Rainforest Foundation (pour préserver la forêt vierge amazonienne), aux côtés du reporter belge Jean-Pierre Dutilleux, à la demande du chef kayapo Raoni Metuktire. Avec sa femme Trudie Styler, il est engagé très activement dans son organisation et ses actions ; il organise chaque année en avril un concert caritatif.

Sting et le chef Raoni en 1989

Il s'est engagé contre la Guerre froide, notamment au travers de sa chanson Russians, sortie en 1985 qui raconte le point de vue occidental de la Guerre froide ainsi que l'opinion des Européens envers les Russes.

En 1988, Sting participe à la grande tournée d'Amnesty International qui passa notamment par Buenos Aires, New Delhi ou encore Paris, Londres ou Turin. Pendant ces concerts, Sting était accompagné de Bruce Springsteen, Tracy Chapman, Peter Gabriel ou encore Youssou N'Dour.

Le chanteur est un adepte du tantrisme[11]. Il participe, le 5 novembre 2015, au Carnegie Hall de New York, à un concert de bienfaisance de la Fondation David-Lynch intitulé le « changement commence de l'intérieur » qui propose la méditation transcendantale pour lutter contre le stress. Il partage notamment la scène avec Katy Perry, Jerry Seinfeld et Angelique Kidjo[12].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sting se marie le 1er mai 1976 avec l'actrice Frances Tomelty. Le couple divorce en 1984. En 1982, il commence à fréquenter l'actrice Trudie Styler, qu'il épouse en 1992.

Il est père de six enfants : Joseph (né en 1976, il est le chanteur du groupe Fiction Plane) et Fuchsia Katherine (alias « Kate », née en 1982) de son premier mariage, ensuite Bridget Michaela (alias « Mickey », née le 19 janvier 1984, actrice), Jake (né le 24 mai 1985), Eliot Pauline (surnommée « Coco », née le 30 juillet 1990, chanteuse du groupe I Blame Coco) et Giacomo Luke (né le 17 décembre 1995) de sa relation avec Trudie Styler.

Sting n'a aucun lien de parenté avec Bernard Sumner, cofondateur des groupes Joy Division et New Order.

Discographie solo[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Albums live[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

E.P[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Sting, Amazonie: lutte pour la vie, photos de Jean-Pierre Dutilleux, [sous les auspices de la] Fondation Forêt Vierge, [Paris], J.-C. Lattès, 1989. 127 p., amplement ill. de photos en coul. (sans ISBN)
  • Sting, Broken music (traduit de l'anglais par Bernard Cohen ; la couverture porte en plus la mention : mes mémoires), Paris, Robert Laffont, 2004 (ISBN 2-2211-0173-1) 300 pages

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sting » (version du 12 juin 2008 sur l'Internet Archive).
  2. (en) Anne E. Hill, Sting, Lucent Books, , p. 10-11
  3. (en) News from The Phoenix Jazzmen - stingme.dk, 6 janvier 2009
  4. (en) Les Phoenix Jazzmen décident finalement de mettre fin à leur répertoire de reprises et d'interpréter leurs propres compositions. À la surprise générale, Sting ne connaît pas le solfège. Il est provisoirement renvoyé et apprend le solfège en une trentaine de jours. Remplacé, Il ne pourra jamais réintégrer les Phoeinx Jazzmen. Ten Summoner's Tales : Review from The Detroit Free Press by John Guinn - Site officiel de Sting
  5. Sting de retour, sur rtl.fr, consulté le 26 septembre 2013
  6. Last ship : dernier album de Sting, sur huffingtonpost.fr, consulté le 26 septembre 2013
  7. (en) Lindsey Havens, « Sting announces new rock album 57th & 9th », sur consequenceofsound.net,‎ (consulté en juillet 2016)
  8. Charles Platiau, « Où et quand regarder le concert de Sting au Bataclan? », sur Paris Match.com,‎ (consulté en novembre 2016)
  9. « Réouverture du Bataclan: le concert de Sting complet en moins d'une demi-heure », sur L'Express.fr,‎ (consulté en novembre 2016)
  10. Olivier Lejeune, « Le concert de Sting au Bataclan complet en moins d'une heure », sur Le Parisien.fr,‎ (consulté en novembre 2016)
  11. (en) Sting's tale - The Guardian, 12 novembre 2003
  12. (en) Kory Grow, « Katy Perry, Sting Stun at David Lynch's Meditation Benefit Concert - Jerry Seinfeld, Angelique Kidjo, Jim James and others also perform and explain relaxation technique's importance to them at New York's Carnegie Hall », sur http://www.rollingstone.com/music,‎ (consulté le 13 novembre 2015)
  13. Mylène Farmer revient en duo avec Sting sur europe1.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]