Crise migratoire en Europe

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  •      Immigration des non-nationaux d'un État membre (vert)[1]
  •      Demandeurs d'asile : réfugiés (orange)[2]
  •      Passage de frontière hors cadre légal (bleu)[3]

  • dans l'Union européenne entre 2010 et 2014.
Gare de l'Ouest (Vienne), , des migrants en chemin vers l'Allemagne.

La crise migratoire en Europe fait référence à l'augmentation, dans les années 2010, du nombre de migrants — certains étant des réfugiés — arrivant dans l'Union européenne via la mer Méditerranée et les Balkans, depuis l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie du Sud. En 2015, des réfugiés syriens venant de Turquie (ce pays en accueille deux millions) et du Liban (environ 1 million de réfugiés) se sont joints à ce mouvement ce qui a amplifié le phénomène et provoqué une crise à l'échelle européenne en septembre 2015.

Entre janvier et août 2015, Frontex recense 350 000 personnes entrées illégalement dans l'espace Schengen et le HCR fait part de 437 384 demandes d'asile[4]. Cette recrudescence cause des divisions et des tensions diplomatiques importantes entre les pays d'Europe[note 1], qui peinent à se mettre d'accord sur l'attitude à adopter[5] : alors que la Commission européenne cherche à imposer des quotas à chaque pays de l'Union, et qu'Angela Merkel et François Hollande poussent dans cette direction[6], des pays d'Europe de l'Est s'y opposent fermement, le Premier ministre hongrois ayant notamment fait savoir qu'il considérait qu'un afflux d'immigrés musulmans constitue une menace pour l'identité chrétienne de l'Europe[7].

Les termes employés pour qualifier les migrants sont multiples et dépendent des situations de chacun. Dans certains cas, il s'agit de demandeurs d'asile ou de réfugiés, dans d'autres de personnes qui cherchent de meilleures perspectives économiques. Comme les mots employés peuvent avoir des conséquences juridiques non négligeables, l'utilisation des termes migrants et réfugiés fait l'objet d'un débat sémantique qui cacherait un débat politique.

L'Europe fait face à l'une des plus graves crises migratoires de son histoire contemporaine[8].

Sommaire

Contexte[modifier | modifier le code]

Crise syrienne[modifier | modifier le code]

Les tentatives d'immigration en Europe ont augmenté à la suite des guerres civiles (notamment la guerre civile syrienne), des problèmes en Turquie, l'aggravation du conflit en Libye qui a contribué à l'augmentation des départs depuis ce pays, des troubles, des persécutions ou pour des raisons économiques. Elles concernent des personnes venues d'Afghanistan, Algérie, Bangladesh, Tchad, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Inde, Irak, Côte d'Ivoire, Libye, Mali, Mauritanie, Maroc, Nigeria, Pakistan, Sénégal, Somalie, Soudan, Syrie, Tunisie, et Zambie[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19].

Les ambassades n'offrant pas directement le statut de réfugiés, les réfugiés sont conduits à rémunérer des passeurs pour se rendre sur le territoire de l'union européenne, en prenant des risques.

Le nombre de demandeurs d'asile est ainsi passé de 435 000 en 2013 à 626 000 en 2014[20].

Début septembre 2015, les Syriens ayant fui leur pays (environ 4,282 millions) se trouvent essentiellement au Liban (27 %) et en Turquie (42,1 %)[21]. Le « principal flux » de migrants syriens vers l'Europe part de ce pays qui connait des troubles et serait « quasiment en état de guerre » à la suite de fortes tensions avec les Kurdes du PKK[22].

Les débuts de la crise[modifier | modifier le code]

Immigration[modifier | modifier le code]

La version adoptée pour la clôture grillagée entre Hongrie et Serbie, parmi les modèles de la section d'essai près de Mórahalom en juillet 2015.

Entre 2007 et 2011, un grand nombre de migrants sans papiers du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Asie du Sud ont franchi la frontière entre la Turquie et la Grèce, menant la Grèce et l'agence Européenne de gestion des frontières extérieures (Frontex) à renforcer les contrôles aux frontières[23]. En 2012, l'afflux de migrants arrivant en Grèce par voie terrestre a baissé de 95 % suite à la construction d'une barrière sur une partie de la frontière gréco-turque ne suivant pas le cours du fleuve Maritsa[24]. En 2015, la Bulgarie a poursuivi en renforçant une barrière pour limiter l'arrivée de migrants depuis la Turquie[25].

D'après l'Organisation internationale pour les migrations, environ 3 072 personnes sont mortes ou ont disparu en mer Méditerranée en 2014 en tentant d'immigrer en Europe[26].

Fin 2014, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l'Union européenne accueille 6 % des réfugiés du monde entier[27].

Tragédies[modifier | modifier le code]

Opération Triton, 15 juin 2015.

Les accidents les plus graves ont eu lieu en avril 2015, avec la mort de 1 200 personnes. Le premier naufrage se produisit le 13 avril, suivi de plusieurs autres naufrages les 16, 19 (le plus meurtrier) et 20 avril[28],[29],[30],[31]. Beaucoup de ces navires de migrants voyageaient depuis la Libye vers l'île de Lampedusa, ou le port d'Augusta (Italie)[30] bien que les incidents du 20 avril se produisirent au large de l'île de Rhodes, dans l'est de la Méditerranée.

Le 27 août 2015, 71 personnes sont retrouvées mortes dans un camion en Autriche, près de Neusiedl am See. Les victimes seraient mortes asphyxiées et le chauffeur aurait pris la fuite[32].

Le 2 septembre 2015, Aylan Kurdi (3 ans) est retrouvé mort sur une plage de Turquie, ainsi que sa mère de 27 ans et son frère de 5 ans. Originaire de Kobané en Syrie, sa famille tentait de rejoindre l’Europe[33]. Le 4 septembre 2015, ils sont inhumés à Kobané.

En septembre 2015, un article rapporte que la ville de Catane (Sicile) est débordée par cette crise. Les corps de victimes de naufrage y reposent dans des sépultures nues. Le gardien du cimetière souligne le manque de place pour accueil de nouveaux morts[34].

La crise actuelle est également liée aux conditions de vie des camps de réfugiés turcs et jordaniens. Sur ce point l'Europe porterait une part de responsabilité en n'ayant versé aux autorités compétentes que 50 millions d'euros sur les 4 000 promis[35],[36].

Itinéraires[modifier | modifier le code]

La police bloque un groupe de migrants essayant de passer la frontière entre la Grèce et la République de Macédoine le 24 août 2015.
Marche de réfugiés en Hongrie, se dirigeant vers l'Autriche le [37].

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a relevé cinq routes de voyages privilégiées par les migrants et les réfugiés : la route de l'Afrique de l'Ouest, la route de l'Ouest méditerranéen, la route des Balkans, la route de l'Est méditerranéen et enfin la route centrale qui mène de la Tunisie et de la Libye vers l’Italie. Frontex a publié une carte des trajets migratoires et schématise les trajets suivants :

Nom donné à la route par Frontex[38] Point d'entrée européen concerné Migrants décomptés (de janvier à juillet 2015) 3 premiers pays d'origine
Afrique de l'Ouest Canaries Îles Canaries (Drapeau de l'Espagne Espagne) 184 Drapeau de la Guinée Guinée, Drapeau du Maroc Maroc, Drapeau de la Gambie Gambie
Ouest méditerranéen Drapeau de l'Espagne Espagne 7 892 Drapeau de la Syrie Syrie, Drapeau de la Guinée Guinée, Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Méditerranée centrale Drapeau de l'Italie Italie 106 341 Drapeau de l'Érythrée Érythrée, Drapeau du Nigeria Nigeria, divers
Pouilles et Calabre 5 000 (chiffre non précisé) (nationalités non précisées)
Albanie et Grèce Drapeau de la Grèce Grèce 5 150 Drapeau de l'Albanie Albanie, Drapeau de la Géorgie Géorgie, Drapeau de la Macédoine Macédoine
Balkans de l'Ouest Drapeau de la Hongrie Hongrie 155 120 Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan, Drapeau de la Syrie Syrie, Drapeau du Kosovo Kosovo
Balkans de l'Est Drapeau de la Pologne Pologne, Drapeau de la Roumanie Roumanie, Drapeau de la Slovaquie Slovaquie, Drapeau de l'Estonie Estonie, Drapeau de la Lituanie Lituanie, Drapeau de la Lettonie Lettonie 934 Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam, Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan, Drapeau de la Géorgie Géorgie
Migrants en Hongrie, à proximité de la frontière serbe, le 24 août 2015.

Les itinéraires ont toutefois changé en s'adaptant aux différentes conditions locales. Ainsi, lorsque la frontière hongroise a été fermée, les populations ont migré vers la Croatie, qui les a redirigé vers la Hongrie[39]. Face au bagotement de l'ouverture et de la fermeture des frontières, les itinéraires sont instables, cela a même conduit au développement d'une application pour suivre l'ouverture et la fermeture des frontières[40].

Origine des migrants[modifier | modifier le code]

D'après Frontex, les trois principaux pays d'origine des migrants au cours de l'année 2014 sont : la Syrie (27,9 %), l'Érythrée (12,2 %) et l'Afghanistan (7,8 %)[41].

Pays d'origine 2011 2012 2013 2014
Drapeau de la Syrie Syrie 1,1 % 10,9 % 23,8 % 27,9 %
Drapeau de l'Érythrée Érythrée 3,6 % 10,5 % 12,2 %
Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan 16,3 % 18,2 % 8,8 % 7,8 %
Somme des 3 18,5 % 32,7 % 43,1 % 47,9 %
Autres provenances 81,5 % 67,3 % 56,9 % 52,1 %

Six des dix plus importants pays d'où sont originaires les immigrants sont africains : Somalie, Soudan, Sud Soudan, République démocratique du Congo, République centrafricaine et Érythrée[42].

D'après le HCR, les cinq principaux pays d'origine des réfugiés au cours de l'année 2015 sont[43] :

Pays d'origine 2015
Drapeau de la Syrie Syrie 55 %
Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan 14 %
Drapeau de l'Érythrée Érythrée 6 %
Drapeau de l'Irak Irak 4 %
Drapeau du Nigeria Nigeria 3 %

(chiffres provisoires, octobre 2015)

Évolution[modifier | modifier le code]

L'Europe a enregistré 210 000 demandes d’asile au deuxième trimestre 2015, le pic se trouvant en juin 2015, où 88 230 demandes d'asile ont été déposées. En juillet 2015, 25 955 Syriens ont en outre demandé l'asile[44].

Le Haut commissariat pour les réfugiés a établi qu'à comparer aux 381 412 migrants ayant traversés la Méditerranée entre janvier et août 2015, et aux 2 850 personnes mortes dans la traversée, il fallait s'attendre à ce que 400 000 empruntent cette voie sur l'ensemble de l'année, et 450 000 en 2016[45].

Arrivées de migrants en Europe par mois (via la Méditerranée)[43]
Année Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Total
2014 3 270 4 369 7 283 17 084 16 627 26 221 28 303 33 478 33 944 23 050 13 318 9 107 216 054
2015 5 546 7 343 10 184 29 441 40 117 53 987 75 483 130 837 187 843 74 635 (p) 615 416 (p)

La gestion opérationnelle des flux migratoires dédiés[modifier | modifier le code]

Le cadre juridique : les accords de Schengen et de Dublin[modifier | modifier le code]

L'espace Schengen en bleu, les pays oranges étant les membres de l'UE candidats à l'intégration dans l'espace de libre-circulation.

Brève présentation[modifier | modifier le code]

Dans l' espace Schengen, 26 États membres (dont 22 des 28 États de l'UE, et quatre États AELE) se sont unis pour former un espace où les contrôles aux frontières intérieures (c'est-à-dire entre les États membres) sont abolis, et remplacés par des contrôles approfondis aux frontières extérieures de la responsabilité des États où se trouvent ces frontières. Le Règlement Dublin II déterminent l’État membre responsable de l’examen du droit d'asile afin d'éviter d'une part que les demandeurs d'asile ne puisse choisir le pays le plus laxiste dans le contrôle en multipliant les demandes dans différents États membres, et d'autre part qu'aucun État membre ne prenne la responsabilité d'examiner une telle demande. Sauf cas spécifiques, le premier État membre où entre un demandeur d'asile et où les empreintes digitales sont prises, est responsable de la demande d'asile. si le demandeur d'asile se déplace dans un autre État membre, ils peuvent être transférés à l’État membre où ils sont entrés pour la première fois. L'accord de Dublin a été critiqué pour donner trop de responsabilité aux États membres situés sur les frontières extérieures (comme l'Italie, la Grèce et la Hongrie), au lieu d'un système partageant ces responsabilités à l'ensemble des États membres[46],[47],[48].

Les problèmes induits par le cadre juridique[modifier | modifier le code]

Dans le système Schengen tout dépend de la façon dont les pays situés à la frontière de la zone gèrent la situation. En particulier il s'agit de faire le tri entre les personnes qui peuvent bénéficier du droit d'asile et les autres. Théoriquement ceux qui ne peuvent pas bénéficier du droit d'asile devrait repartir dans leur pays d'origine ou vers le pays où ils ont transité. Dans les faits la Commission européenne reconnait que peu repartent[49].

Le règlement de Dublin pose un problème clé de répartition des demandeurs d'asile reconnus comme tels dans l'Union européenne. En effet, théoriquement, c'est à l'État par lequel le demandeur d'asile entre qui doit prendre en charge le demandeur, ce qui pèse sur les pays d'entrée comme la Grèce, l'Italie ou la Hongrie. D'où la proposition de Jean-Claude Juncker de mieux répartir les demandeurs d'asile reconnus comme tels entre les différents pays européens[49] .

Les institutions et coopération de support[modifier | modifier le code]

Frontex[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Frontex.
Un Orion P-3 espagnol participant à la Navfor Med.

Frontex est l'Agence de l'Union européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l'Union (en abrégé « Frontières extérieures »). Son siège est installé à Varsovie (Pologne). Elle est responsable de la coordination des activités des garde-frontières dans le maintien de la sécurité des frontières de l'Union avec les États non-membres[note 2]. Frontex a été créée par le règlement (CE) no 2007/2004 du Conseil du 26 octobre 2004[50]. L'agence est opérationnelle depuis le 3 octobre 2005. Son directeur exécutif est le Français Fabrice Leggeri depuis janvier 2015.

Coopération navale : Navfor Med[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération EUNAVFOR Med.

L'EU Navfor Med est chargée de lutter contre les réseaux de trafiquants de migrants opérant à partir de la Libye. La force navale comprend cinq navires de guerres, deux sous-marins, deux drones et trois hélicoptères. Le quartier général est à Rome. Cette force est relativement limitée dans son action car en l'absence d'une résolution du conseil de sécurité des Nations Unis, elle ne peut intervenir ni dans les eaux territoriales lybiennes[51].

La gestion de la crise au niveau des institutions politiques[modifier | modifier le code]

Demandes d'asile dans les États membres de l'Union européenne et de l'EFTA au 1er janvier jusqu'au 30 juin 2015 selon données Eurostat. La hauteur des barres symbolise le nombre de demandes d'asile par pays. La coloration des pays représente le nombre de demandeurs d'asile rapporté à leur population.
Données sur l'origine des afflux d'immigrés de la crise européenne de 2015, d'après Eurostat.

La présence de ces nombreux migrants et leur situation de détresse, ainsi que la difficulté dans laquelle se trouvaient les pays frontaliers (Italie, Espagne, Grèce, Hongrie) ont conduit à un changement de la donne politique et des paradigmes dominants dans l'Union européenne.

Propositions[modifier | modifier le code]

Proposition de la Commission européenne, le Plan Juncker[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2015, certains pays ont fait face à un nombre de demandes d'asile important : 121 400 pour l'Allemagne, 49 095 pour la Hongrie, 24 875 pour l'Italie, 24 300 pour la France, 19 690 pour la Suède, 19 620 pour l'Autriche, 9 390 pour le Royaume-Uni, 6 185 pour la Belgique et 5 760 pour les Pays-Bas. Ces chiffres n'étant pas harmonieusement répartis entre les pays, un système de clé de répartition a été envisagé; il conduirait à la répartition suivante : 31 443 pour l'Allemagne, 24 031 pour la France, 14 931 pour l'Espagne, 9 287 pour la Pologne, 7 214 pour les Pays-Bas, 4 646 pour la Roumanie, 4 564 pour la Belgique, 4 469 pour la Suède, 3 640 pour l'Autriche[52].

Face à ce qu'il appelle une «crise des réfugiés», dans une lettre en marge de son discours sur l'état de l'Union de 2015, Jean-Claude Juncker traite de la nouvelle politique migratoire qui doit selon lui offrir :

  • une réponse rapide, déterminée et globale à la crise des réfugiés, comprenant l’adoption de propositions relatives à un mécanisme de relocalisation d’urgence, à la désignation de certains pays tiers comme pays d’origine sûrs, et à un mécanisme de relocalisation permanent ;
  • des efforts renouvelés pour mieux gérer les frontières extérieures au travers d'un renforcement de Frontex, d'une approche plus efficace de la gestion des retours, et la création de systèmes européens de gardes-côtes et de gardes-frontières ;
  • renforcement de la mise en œuvre du régime d’asile européen commun, au travers de l'évaluation globale du règlement Dublin II et de nouvelles étapes comme le renforcement du rôle du Bureau européen d’appui en matière d’asile ;
  • mise à disposition de voies d’entrée sûres et légales pour les personnes ayant besoin de protection : proposition de régime permanent de réinstallation, assorti de régimes de protection renforcée dans le voisinage proche de l’UE ;
  • approche renouvelée de la gestion des migrations légales, comprenant la révision de la directive Carte bleue.

De ce fait, Juncker souhaite que les 28 pays membres de l'UE s'accordent sur la répartition de 160 000 réfugiés dès le mois de septembre. Angela Merkel souhaite promouvoir un accord sur une répartition « contraignante » des réfugiés, avec un système de quotas sans plafond (une répartition). L'Américain John Kerry a par ailleurs indiqué que les États-Unis seront prêts à accueillir de 5 000 à 8 000 réfugiés syriens à l'automne 2016[53].

Le système de clé de répartition proposé accorde par exemple 26 % des réfugiés à l'Allemagne, et 0,11 % à Malte[54].

Débats et oppositions au Plan Juncker[modifier | modifier le code]

L'opposition au Plan Juncker vient principalement des pays de l'Europe de l'Est où l'opinion publique est peu favorable à l'accueil de réfugiés. Alors qu'en moyenne 56 % des Européens ont des réticences à l'accueil de migrants, ce taux est de 81 % en République tchèque, de 78 en Lettonie, de 77 en Slovaquie et de 70 en Lituanie. La Pologne se situe pour sa part dans la moyenne européenne[55].

Entre pays de l'Ouest et pays de l'Est, les débats sont vifs. Fin août 2015, le ministre autrichien de l'Intérieur avait proposé de réduire leurs aides européennes. Angela Merkel s'y est refusée pour l'instant mais l'idée semblait toujours d'actualité début septembre 2015[55] avec sa remise sur table par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Ce dernier a cependant accueilli avec joie l'instauration du système de quotas, ne voulant pas diviser l'UE en deux blocs.

Proposition française[modifier | modifier le code]

Le président français, François Hollande, a proposé que le sommet du 23 septembre étudie les trois possibilités suivantes[56] :

  • aider la Turquie pour que les réfugiés restent sur son sol ;
  • décider la création des « hotspots », qui sont des centres d'accueil et d'enregistrement des demandeurs d'asile avant raccompagnement respectueux des personnes déboutées ;
  • travailler à aider les pays où se trouvent les centres de réfugiés, pour éviter que la sortie des camps conduisent à des mouvements non maîtrisables.

Les décisions des sommets européens[modifier | modifier le code]

Conseil des ministres de l'Intérieur du 14 septembre 2015[modifier | modifier le code]

Le lundi 14 septembre, un Conseil de l'Union européenne réunissant les ministres de l'Intérieur de l'Union n'a pas pu arriver à un accord sur la répartition de 120 000 migrants actuellement stationnés en Grèce, en Italie et en Hongrie. Ce pays est d'ailleurs le fer de lance des opposants (de l'Est) au projet. Pour son gouvernement, ce mécanisme est « inapplicable et néfaste à long terme car il créerait un appel d'air vers l'Europe ». Aucun accord global n'est intervenu. Malgré tout, il a été décidé de transférer ailleurs 40 000 migrants massés en Italie et en Grèce. Pour Paris et Berlin, ce dispositif doit être concomitant à « la mise en place rapide de hotspots (des centres d'accueil recensant efficacement les réfugiés) » et prenant leurs empreintes digitales. Des hotspots devraient être mis rapidement en place en Italie et en Grèce, qui recevront une aide à cet effet. Par ailleurs, la question du renvoi des migrants non acceptés (personnes ne répondant pas notamment aux critères du droit d'asile) a été abordée. Pour traiter cette question, il a été envisagé à la fois une meilleure coopération avec les pays voisins de l'Europe et l'établissement de centres de rétentions[57].

Conseil des ministres de l'Intérieur du 22 septembre 2015[modifier | modifier le code]

Le mardi 22 septembre 2015, lors du Conseil de l'Union européenne, l'ensemble des ministres de l'Intérieur a voté à la majorité qualifiée pour un arrêt de l'immigration et pour la répartition des 120 000 réfugiés syriens, irakiens et érythréens arrivés au plus tard il y a un mois en Grèce et en Italie. Toutefois, en raison de l'opposition des pays d'Europe centrale, cette répartition n'est ni obligatoire, ni permanente[58],[59].

  • « Il faut empêcher que d'autres n'arrivent », a notamment déclaré le ministre allemand Thomas de Maizière.
  • « Nous ne devons pas envoyer le signal que nous pouvons accueillir tout le monde, tout de suite. Ce ne serait pas responsable » a renchéri le Français Bernard Cazeneuve[58].

Une minorité de pays a cependant voté contre ; il s'agit de la République tchèque, de la Slovaquie, de la Roumanie et de la Hongrie[59]. La Finlande s'est abstenue.

L'opération de répartition de 120 000 personnes est prévue en deux temps. Lors du premier temps, la répartition concernera 66 000 demandeurs — 50 400 de Grèce et 15 600 d'Italie — (qui s'ajoutent aux 60 000 de juin). Une offre de 54 600 places est en réserve, la Hongrie n'ayant pas souhaité participer au mécanisme[58].

Les personnes concernées ne pourront pas choisir leur destination ; 17 036 d'entre elles iront en Allemagne, alors que 1 294 seront destinées à la Hongrie. Celles qui refuseront de demander l'asile dans le pays d'accueil seront refoulées en mer Méditerranée[58].

Des hotspots seront créés et gérés par l'Union européenne en Italie et en Grèce[58].

En réaction, Melissa Fleming, de l'ONU a indiqué qu' « un programme de relocalisation ne suffira pas à stabiliser la situation à ce stade de la crise », souhaitant un renforcement des capacités d'accueil permanente[59]. Le président de la République française, François Hollande a apprécié le fait quel'Union européenne prenne ses responsabilités[60].

Le lendemain, soit mercredi, les chefs d’État et de gouvernement devraient se prononcer sur une aide financière à la Turquie qui souhaite toujours entrer dans l'Union européenne[59].

Conseil des Chefs d'États et de gouvernements du 23 septembre 2015[modifier | modifier le code]

Les tensions entre États ont été vives. François Hollande, par exemple, a invité les pays qui, selon lui, ne partagent pas les valeurs européennes « à se poser la question de leur présence au sein de l'Union Européenne ». Les débats sont surtout portés sur les solutions pour interrompre ou limiter le flux d'immigration en provenance notamment de Syrie, qui compte « huit millions de personnes déplacées à l'intérieur et 4 millions » qui ont émigré vers la Turquie, le Liban, la Jordanie, et l'Irak[61]. Il a été proposé deux solutions[62] :

  • Donner 1 milliard d'euros aux organisations humanitaires de l'ONU (Programme alimentaire mondial et Unicef), pour améliorer la conditions des migrants dans les actuels pays d'accueil (Turquie, Liban, entre autres) ;
  • Renforcer les contrôles extérieurs en augmentant d'1,3 milliard les crédits des agences européennes (Frontex, Europol, Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO)) en charge de l'immigration illégale. Par ailleurs, il a été décidé de mettre la pression sur la Grèce afin « qu'elle fasse la preuve qu'elle peut contrôler ses frontières »[63].

La coopération avec la Turquie, « principale porte d'entrée de ces migrants », semble poser problème. Ce pays s'est vu allouer 1 milliard d'euros, mais il estime que l'accueil des réfugiés lui a coûté 6,7 milliards de dollars depuis 2011. Ankara ne semble pas vouloir aider l'Europe sans contrepartie et demande une libéralisation des visas pour ses nationaux[64].

Sommet des chefs d'États et de gouvernement consacré à la crise migratoire du 15 octobre 2015[modifier | modifier le code]

Les pays ont constaté que la Turquie était « devenu la porte d'entrée pour des centaines de milliers de réfugiés vers l'Europe »[65]. Aussi les européens veulent négocier avec ce pays. Ce dernier, en position de force, avance un certain nombre de revendications. Tout d'abord, il réclame trois milliards d'euros pour loger et nourrir les réfugiés. Ensuite, il veut que les visas soient accordés plus facilement à ses ressortissants. Enfin, il demande une accélération de son processus d'adhésion à l'Union européenne avec « l'ouverture de six nouveaux chapitres dans le processus d'adhésion…...et l'inscription du pays sur la liste des pays sûrs »[66] Concernant le second point, François Hollande et Angela Merkel ne veulent que les visas soient accordés sans contrôle. Angela Merkel doit se rendre en Turquie dimanche 18 octobre 2015 afin d'évoquer notamment ces problèmes[67].

Les discussions ont également portés sur les hotspots (centres d'enregistrement et de tri des migrants). Les pays situés en première ligne (Italie et Grèce) sont assez réticents envers ces centres dont le rôle n'est pas encore clairement établis. Enfin, la France a proposé la création d'un corps européen de garde-frontières, un projet qui heurte les pays de l'Est soucieux de leur souveraineté[68].

Allemagne[modifier | modifier le code]

Angela Merkel, chancelière fédérale allemande.

Politique générale[modifier | modifier le code]

En 2015, l'Allemagne compte accueillir 800 000 migrants. Cette démarche semble obéir à trois principaux motifs[69].

  • Démographique : si rien n'est fait, la population allemande va décliner passant de 81,1 millions d'habitants mi-2015 à 76 millions d'habitants en 2050. À cette date, selon les prévisions, la population française devrait atteindre 77 millions[70]. La baisse de la population aurait, selon Jean-Louis Thiériot, deux grandes conséquences économiques : des problèmes financement des retraites et un moindre dynamisme économique[69].
  • Éthique : toujours pour Jean-Louis Thiériot, il faut aussi tenir compte de « motivations éthiques » liées notamment à la « Seconde Guerre mondiale et à ses traumatismes ». À cela s'ajoute la mémoire des 5,5 millions d'Allemands chassés d'Europe orientale après 1945[69].
  • Économique : pour de nombreux économistes néanmoins, sous l'apparente générosité de façade, ces décisions sont avant tout pragmatiques et économiques, Angela Merkel s'étant rangée à l'avis des patrons allemands qui manquent de main-d'œuvre[71].
Un camp à Hamburg-Jenfeld.

Pour accueillir et intégrer les 800 000 réfugiés le pays compte lancer un plan de 6 milliards d'Euros. La moitié de cette somme étant destinées aux Länder (régions) et aux communes. Par ailleurs, le pays prévoit d'embaucher 3000 agents de police supplémentaires. Enfin, l'Allemagne compte surtout aider les réfugiés en nature (hébergement, etc.) et limiter l'octroi d'espèces[72]. Toutefois, ces mesures s'accompagnent de la volonté de considérer comme « sûrs » les États des Balkans (Kosovo, Albanie, Monténégro) ce qui conduirait à refuser de considérer comme réfugiés leurs ressortissants. En contre-partie l'Allemagne pourrait être plus souple avec les ressortissants de ces pays dans l'octroi de permis de travail[72].

Accord de Schengen et critiques diverses[modifier | modifier le code]

L'afflux de migrants en Europe a suscité diverses réactions. Selon Paolo Gentiloni, il existe un risque que les pays d'Europe cherchent à fermer leurs frontières, provoquant l'effondrement de l'accord de Schengen ; la crise des migrants pourrait amener l'Europe à « redécouvrir son âme ou à la perdre pour de bon[73]. » Cette analyse est partagée par Angela Merkel, qui estime qu'une solution doit être trouvée, sinon l'accord de Schengen pourrait être remis en cause[74].

Le 13 septembre 2015, l'Allemagne rétablit sa frontière avec l'Autriche, le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière déclarant que « la solidarité allemande ne peut pas être abusée »[75]. Quelques jours auparavant, le leader de la CSU, Horst Seehofer avait sévèrement critiqué la politique d'accueil d'Angela Merkel confirmant les déclarations de son collègue Hans-Peter Friedrich affirmant que l'accueil de ses réfugiés constituait « une erreur de jugement sans précédent », le plus gros quotidien allemand, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, publiant un éditorial intitulé « L’Europe de l’Est a raison »[76].

France[modifier | modifier le code]

Le président François Hollande.

Politique intérieure nationale[modifier | modifier le code]

Le gouvernement français, dans un premier temps opposé à la mesure des quotas, soutient par la suite le principe d'un « mécanisme permanent et obligatoire » pour répartir les réfugiés en Europe, en référence au système de quotas de réfugiés proposé par la Commission européenne[77].

Le président de la Commission européenne a proposé d'ajuster à 27 000 le nombre de réfugiés à accueillir en France, en se basant sur une clé de répartition (également connue sous le terme de méthode des quotas) qui consiste à répartir les 160 000 demandeurs d'asile de l'Union européenne[78].

En septembre 2015, le ministre de l'Intérieur propose une concertation avec les maires souhaitant accueillir des réfugiés[79].

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Lors d'une réunion avec le ministre, l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) a souhaité l'aide de l’État en échange de quoi elle serait prête à accueillir des réfugiés sans discrimination[80].

Certaines mairies sont hostiles à l'accueil des réfugiés. C'est notamment le cas de mairies dirigées par le Front national[81] : « aucune mairie Front National ou du Rassemblement Bleu Marine n'accueillera le moindre immigré clandestin [...]. Le système UMPS cherche à tromper nos compatriotes en insinuant que les migrants seraient des réfugiés temporaires. Il n'en est rien. ».

Politique extérieure[modifier | modifier le code]

La crise a conduit le gouvernement français à vouloir s'impliquer plus dans le conflit syrien de façon à tarir la source principale des mouvements migratoires. C'est dans cette optique que François Hollande a, début septembre, annoncé que la France allait mener des frappes aériennes en Syrie contre Daesh[82], alors que la France n'opérait jusque là qu'en Irak.

Danemark[modifier | modifier le code]

Le royaume nordique n'accorde aux migrants que des droits d'asile temporaires, ne facilite pas les regroupements familiaux et a réduit les allocations aux nouveaux arrivants. Aussi, ces derniers refusent de descendre des trains dans ce pays et préfèrent continuer jusqu'en Suède. Le 9 septembre 2015, le Danemark a dû, pour cette raison, suspendre les relations ferroviaires avec l'Allemagne[83]. Le 11 septembre, le Danemark fait savoir qu'il ne ne participera pas à la politique de quotas proposée par Jean-Claude Juncker[84]. Le gouvernement mène par ailleurs une campagne de publicité en Syrie afin de les prévenir de l'absence d'aides massives et de la saturation de l'UE.

Grèce[modifier | modifier le code]

La Grèce, après avoir mis sous les yeux de l'Union européenne l'exode en cours, a proposé de « mieux surveiller ses frontières », en échange de la mise en œuvre du plan de répartition des réfugiés syriens, irakiens et érythréens, proposé par la Commission européenne[85]. « Il est désormais possible que l'Europe prenne conscience de sa grande responsabilité dans un problème européen, qui ne peut pas peser seulement sur nous, les pays de la région », selon son Premier ministre Alexis Tsipras.

Hongrie[modifier | modifier le code]

Campement dans la gare de l'Est de Budapest (Keleti pu.), .

Chronologie de la migration en Hongrie[modifier | modifier le code]

En avril 2014, les élections législatives sont marquées par la poussée du Jobbik. En juin 2014, La Hongrie fustige la politique « libérale » de l’UE en matière d’immigration[86].

Le 25 août 2014, le Premier ministre Viktor Orbán déclare qu’après avoir gagné les élections législatives en avril dernier, l’un des principaux objectifs de son mandat serait de mener une lutte farouche contre l’immigration : « l’objectif est de mettre fin à l’immigration par tous les moyens […]. Je pense que l’actuelle politique libérale en matière d’immigration, pourtant considérée comme évidente et moralement fondée est en fait hypocrite[86]. »

Le 12 janvier 2015, après les attentats islamistes en France, Orbán réaffirme son opposition à l’immigration[87]. En février 2015, 8 000 migrants sont interceptés en 6 jours[88]. En avril 2015, un record de décès est constaté[89].

Budapest, le 3 septembre 2015. Des réfugiés manifestent face à la gare, pour pouvoir aller en Allemagne.

En mai 2015[90], le gouvernement mène une campagne de consultation et de communication vis-à-vis de sa population[91].

Réfugiés en Hongrie, le 25 août 2015.

Le 23 juin 2015, la Hongrie se déclare incapable de gérer seule les immigrés [92]. Le pays veut en outre rapidement construire un mur de séparation avec la Serbie[93]. Le coût de la migration et de la politique d'immigration est par ailleurs dévoilé [94].

En août 2015, la Hongrie érige un grillage à sa frontière avec la Serbie, la déclaration de juin étant mise en action[95]. En septembre, après la clôture du pays, la police est débordée par les migrants[96]. Le gouvernement envoie l'armée en renfort à la frontière serbe, et le Parlement lui donne le droit exceptionnel de tirer si un passage illégal est constaté et que le migrant refuse de coopérer. Aucun cas de tir n'a cependant été recensé depuis.

Fermeture de la frontière[modifier | modifier le code]

La Hongrie devient avec cette crise l'un des pays les plus affectés par l'immigration illégale ; plus de 100 000 entrées illégalles dans ce pays sont rapportées par Frontex de janvier à juillet 2015[97].

En juin, le gouvernement hongrois décide la construction d'une barrière entre la Hongrie et la Serbie, estimant que l'Union européenne ne prend pas les mesures nécessaires pour contenir les importants flux de population entrant illégalement dans l'espace européen par la frontière serbo-hongroise[98]. Le , une loi est votée au parlement hongrois, rendant le franchissement de la barrière passible d'une peine de prison pouvant atteindre trois ans[99],[100],[101],[102].

Le pays débute également la construction d'une barrière entre le et le à la frontière entre la Croatie et la Hongrie[103].

Europe orientale[modifier | modifier le code]

Quatre pays d'Europe de l'Est, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ont estimé que le nombre de réfugiés à accueillir ne devait pas être décidé de manière centrale, mais qu'il devait être décidé en fonction des capacités d’accueil[104],[105]. La Roumanie, après s'être montré hostile aux quotas accepte d'accueillir le nombre de quotas demandé par l'Union Européenne[106] [107].

Fin septembre 2015, dans une tribune du quotidien allemand Die Welt, l'ancien président tchèque Václav Klaus condamne sévèrement la politique d'ouverture d'Angela Merkel, avançant que la plupart des migrants sont mus par des considérations économiques et ne peuvent être considérés comme des réfugiés et que la véritable motivation des hommes politiques prônant une telle « politique d'accueil » est « de durablement détruire la cohésion des sociétés existantes en Europe »[108].

Conséquences économiques[modifier | modifier le code]

Des analystes soulignent que l'immigration pourvoit les pays qui reçoivent les migrants à la fois en travailleurs et en consommateurs. L'afflux de population provoque une hausse de la population active qui est, selon Patrick Artus, avec la hausse de la productivité une de deux grandes sources de croissance potentielle[109]. Enfin, des économistes considèrent que les migrants qui ont eu « le courage et la volonté d'entreprendre "le grand voyage" » sont plus enclin à travailler dur que le reste de la population, les épreuves qu'ils ont dû affronter ayant en quelque sorte « sélectionné » les plus volontaires[110]. Philippe Wenger de l'hebdomadaire Investir avance qu'en France, le taux d'emploi des hommes immigrés est supérieur à celui des nationaux « respectivement 80 et 74,6% »[111], néanmoins les taux de chômage des immigrés en France montrent que 17,2 % des immigrés actifs sont au chômage contre 9 % des Français nés en France[112].

Les bienfaits de la crise migratoire sur l'économie allemande sont très peu contestés. En effet, la population allemande décroit et le pays a tout à gagner de l'entrée de nouveaux travailleurs et consommateurs qui en outre permettront à terme de financer les pensions de retraite. Charles Wyplosz est plus sceptique quant aux conséquences sur l'économie française. En effet, la France ne connaît pas le même déclin économique que l'Allemagne et surtout ne semble pas pouvoir ou vouloir s'investir avec les personnes immigrantes comme le font les Allemands qui vont y consacrer 6,6 milliards d'euros. Or pour cet économiste « les immigrants coûtent cher au début. Il faut les loger, scolariser les enfants, construire des logements, etc. » mais à terme « c'est un investissement très rentable »[110].

L'importance du facteur travail en économie amène les économistes à se soucier de la démographie. À ce niveau, les projections démographiques montrent que l'Europe géographique devrait voir sa population passer de « 738 millions d'habitants aujourd'hui à 707 millions en 2050 », pendant que celle de l'Afrique devrait doubler sur la même période passant de « 1,2 milliards d'habitant à 2,5 milliards ». Ces chiffres amènent Éric Le Boucher à craindre des crises « à répétition ». Aussi est-il souvent suggéré d'accroître l'aide au développement pour permettre à ces pays de se développer car cela constitue un encouragement à rester sur place[113].

Demande d'asile[modifier | modifier le code]

Pays d'origine et de destination des migrants.

L'actuel système de demande d'asile permet de connaître le pays d'origine et le pays de destination des demandeurs d'asile.

Débats politiques[modifier | modifier le code]

Débats sémantiques[modifier | modifier le code]

La chaîne qatarie Al Jazeera estime que le terme « réfugié » est plus adapté à la situation que celui de « migrant ». L'agence des Nations-Unies pour les réfugiés indique qu'un migrant part de lui-même pour chercher de meilleures conditions, alors qu'un réfugié est chassé par la guerre, un conflit ou la persécution[114],[115]. En particulier, pour les syriens, on parle souvent de Réfugiés de la guerre civile syrienne. Le choix des termes, migrant, exilé ou réfugié reste délicat[116].

Pour Adrien Lelièvre, le nombre de syriens venant chercher refuge en France aurait conduit à un changement sémantique: les personnes qui viennent en France et qui jusque là était décrites comme des migrants ont depuis été décrites comme des réfugies[117].Pour lui, « Ce mot [de migrants] ne remplit plus son rôle quand on en vient à décrire l’horreur de ce qui se passe en Méditerranée. Loin de sa simple définition telle qu’on peut la trouver dans le dictionnaire, c’est devenu un outil visant à déshumaniser ce qui se passe et nous mettre à distance. Avec une forte connotation péjorative. » Il ne s'agirait donc pas pas d'une question sémantique, il s'agit d'un problème de flou des statuts[117].

Certains politiques, notamment Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, continuent à utiliser le terme de migrants[118].

Pour Hubert Védrine la confusion entre les termes réfugiés, migrants, clandestins, etc., aurait pour finalité de d'éviter de reconnaître la spécificité du droit d'asile. Elle serait alimentée par deux grands courants d'idées[119] :

  • Ceux qui pensent qu'il faut accueillir tout le monde. Sont compris dans cette catégorie : une partie de la gauche, « beaucoup d'associations, d'organisations catholiques, de people sympathiques ».
  • « L'extrême droite qui alimente délibérément cette confusion inquiétante , parce qu'elle vit de ce fonds de commerce ».

Débat sur l'accueil[modifier | modifier le code]

En France, l'opinion concernant accueil des réfugiés montre un fort clivage politique. Entre 75 à 80 % des sympathisants de gauche et du centre se prononcent en faveur de l'accueil, tandis que 60 % des sympathisants de droite et 85 % des sympathisants d'extrême droite y sont opposés[118]. Globalement, la population française reste très partagée sur l'accueil des migrants avec, selon les sondages, entre 37 % à 49 % de personnes opposées et entre 37 et 53 % de personnes favorables[120][121].

Les sondages en Europe centrale montrent un rejet beaucoup plus fort des migrants : ainsi, en septembre 2015, 80 % des Slovaques, 75 % des Polonais seraient hostiles à l’accueil des migrants[122].

Partis politiques français[modifier | modifier le code]

En France, le Front national considère, par la voix de sa présidente, Marine Le Pen, que les réfugiés sont ultra-minoritaires parmi les migrants. Pour elle, il s'agit d'« une immigration économique, d'une immigration d'installation, qui est la conséquence du laxisme gigantesque de nos gouvernants successifs[123]. »

La porte-parole du Parti socialiste, Corinne Narassiguin, estime que la provenance actuelle de la majorité de ces réfugiés est connue : Syrie, Irak kurde, Érythrée[123].

Le maire Les Républicains de Roanne s'est prononcé en faveur d'un accueil en priorité des réfugiés chrétiens persécutés en Syrie. Il est soutenu par la président du parti, Nicolas Sarkozy, qui considère que les élus doivent pouvoir « continuer à s’exprimer librement »[124].

Propagande de Daesh et risques terroristes[modifier | modifier le code]

Dans sa propagande, l'État islamique critique les Syriens qui cherchent à se réfugier en Europe, lorsqu'ils sont musulmans. L’organisation base sa critique sur la division par le Coran du monde en deux zones : une zone islamique, le Dar al-Islam où règne la paix et les règles de l'Islam, et une zone non islamique, Dar al-Kufr. Dans cette vision, selon l'ÉI, la Syrie serait une zone d'Islam, et l'Europe une zone de chaos[réf. souhaitée].

Dans ses visuels de communication, l’organisation armée présente les combattants comme des héros qui pourraient être fiers, et averti les émigrés qu'ils vont vivre une vie d'humiliation soumis aux diktats d'une société multiculturelle non islamique (en utilisant le terme de « tawaghit »)[125].

Position de la Syrie[modifier | modifier le code]

Bachar al-Assad considère que l'Occident tient un double discours sur les réfugiés, car selon lui, d'un côté il les accueille pour leur permettre de fuir la guerre, et de l'autre côté il fournit des armes aux terroristes[126].

Risque terroriste[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur français, n'exclut pas que des terroristes de Daesh utilisent les flux migratoires pour venir en Europe[127].

Réactions des religions et de la société civile[modifier | modifier le code]

Société civile[modifier | modifier le code]

Pour le russe Alexandre Prokhanov, la vague de migrants fait partie d'un plan de « chaos dirigé », qui menacerait la Russie au même titre que l'Europe[128].

Plusieurs milliers de personnes manifestent en soutien aux migrants le 5 septembre dans plusieurs villes de France[129]. Soixante-six artistes signent l’appel « La main tendue » le 6 septembre dans Le Journal du Dimanche[130].

Le 12 septembre, plusieurs milliers de manifestants défilent en Pologne à Varsovie pour s'opposer à la venue de migrants. D'autres manifestations contre les migrants ont lieu à Prague et à Bratislava[131].

Responsables religieux[modifier | modifier le code]

Le 6 septembre 2015, le pape François demande au cours de la prière de l'angélus, place Saint-Pierre, que chaque paroisse ou communauté religieuse catholique d'Europe accueille une famille de réfugiés[132].

Les évêques français ont salué l'appel du pape François à accueillir une famille de réfugiés dans chaque paroisse d'Europe[133],[134].

En septembre 2015, la Conférence épiscopale hongroise déclare que l'Église catholique hongroise suivra « volontiers et avec joie » l'appel du Pape à ce que chaque paroisse accueille une famille de réfugiés[135].

Un diocèse de Versailles a décidé de célébrer une messe en arabe chaque mois, pour les chrétiens de langue arabe[136].

Accueil des réfugiés[modifier | modifier le code]

Parmi ces migrants se trouvent des demandeurs d'asile qui sont éligibles au statut de réfugiés. C'est notamment le cas des réfugiés syriens, qui traversent d'abord la frontière entre la Serbie et la Hongrie (bloquée), puis la Hongrie, avant d'arriver en Autriche ou en Allemagne, principal point de ralliement[137].

L'Union européenne alloue aux États d'accueil 6 000 euros par personne accueillie. Cette somme peut permettre de financer six mois d'accueil[138]. Après les annonces de l'Australie, du Canada et des États-Unis, de leur intention de recevoir quelques milliers de réfugiés, diverses voix se font entendre pour dénoncer l'absence de soutien à ces initiatives dans la plupart des pays musulmans. En effet, le Qatar, le Koweït, Bahreïn, l'Arabie Saoudite ou les Émirats arabes unis, pays riches du Golfe, n'en veulent accueillir aucun. Les journalistes d'opposition aux régimes en place dans ces États estiment que leurs pays devraient « avoir honte » de ne pas soutenir les réfugiés syriens[139].

Allemagne[modifier | modifier le code]

L'Allemagne, et en particulier la ville de Munich, n'arrive pas à gérer l'arrivée de migrants. Ces problèmes font surface alors que[140] :

  • le nombre de réfugiés arrivant ne faiblit pas, alors que plus de réfugiés arrivent qu'il n'en repart ;
  • Munich ne dispose pas de suffisamment de lit pour les mineurs isolés, alors qu'une loi interdit de transférer un mineur d'un land vers un autre land ;
  • il n'y a plus de lits disponibles ;
  • les migrants ne sont pas systématiquement enregistrés en Allemagne ;
  • l'Oktoberfest débute le 19 septembre 2015.

Le 21 septembre 2015, le quotidien allemand de gauche Die Tageszeitung écrit : « Étant donné l’afflux massif de réfugiés, la société allemande arrive à sa limite maximale d’accueil[141]. »

Belgique[modifier | modifier le code]

Selon Bart De Wever, président de la N-VA et bourgmestre d'Anvers, la Belgique attire les réfugiés[142].

La Belgique va accueillir 250 réfugiés venant de Bavière[143]. Jean-Claude Juncker pourrait lui demander d’accueillir 4564 réfugiés supplémentaires, mais le Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) reste réservé sur la question.

Croatie (pays de l'Union européenne, n'appartenant pas à l'espace Schengen)[modifier | modifier le code]

La Croatie qui a connu récemment des situations de guerre a laissé transité les migrants. Le pays et son voisin la Hongrie se sont entendus pour laisser entrer en Hongrie les migrants vulnérables[144].

Espagne[modifier | modifier le code]

En Espagne, un réseau d'au moins une dizaine de municipalités, sous l'impulsion du parti du Mouvement des Indignés souhaite accueillir des réfugiés. À Barcelone, capitale de Catalogne, le maire Ada Colau, a lancé le mouvement avec le poème « Notre maison est votre maison, s’il peut exister la maison de quelqu’un. Le soleil pourrait se lever n’importe quelle nuit[145]. »

L'Espagne a accepté le programme proposé par la Commission européenne pour répartir des réfugiés fuyant notamment le conflit en Syrie, ce programme attribue 14 931 personnes à l'Espagne. Ajouté aux 2 749 personnes comptées par ailleurs, le nombre cumulé de réfugiés sera de 17 680 personnes[146].

En Espagne, la région autonome de Valence a décidé d'envoyer un bateau en Grèce, sur l'île de Lesbos pour y recueillir des réfugiés qui viendront en Espagne[147].

France[modifier | modifier le code]

Rassemblement de soutien aux réfugiés à Toulouse ().
Migrants afghans à côté du canal Saint-Martin, le .

Le 7 septembre 2015, le président François Hollande indique que la France est prête à accueillir 24 000 réfugiés sur deux ans[148].

La semaine suivant, dix fonctionnaires de l'OFPRA étaient en gare/foire expo de Munich, pour y préparer la venue de 1 000 réfugiés syriens et irakiens en France, dans le cadre d'un programme spécial visant à appliquer les règles qui préfigurent le futur dispositif européen. Le taux d'admission des syriens est de 97 %[149]. Certaines communes ont souhaité participer à l'effort d’accueil des réfugiés. L’État a promis à ces communes un accompagnement financier[148].

Le 9 septembre 2015, la France a accueilli les 53 premiers réfugiés syriens et irakiens en provenance d'Allemagne[150]. Depuis le 12 septembre, le gouvernement octroie 1 000 euros aux communes par place créée[151].

Position des communautés religieuses françaises[modifier | modifier le code]

L’accueil des migrants reste un travail nécessitant de nombreuses ressources notamment médicales, et juridiques.

Les chrétiens se sont mobilisés dans un premier temps pour accueillir des chrétiens d'orient, mais aussi dans la volonté d’accueillir[152]. Le grand rabbin Haïm Korsia a mis en regard la situation de ces réfugiés avec celle des juifs persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle 6 millions de juifs ont été assassinés[153]. Il a ainsi souhaité un « sursaut civique et humain » en faveur de « ces réfugiés qui affluent depuis des mois dans des conditions insupportables vers les terres européennes, fuyant la guerre, la pauvreté, la souffrance indicible ».

Les mosquées de l’Essonne souhaitent aussi apporter leur contribution, des responsables de mosquées ou d’associations cultuelles se sont réunis en ce sens le mercredi 9 septembre 2015: « L’objectif est de trouver des idées, détaille Djamel Riazi. On pourrait par exemple profiter de l’Aïd pour demander aux fidèles de faire des dons qui reviendraient aux réfugiés syriens. Ou encore proposer aux maires de financer des nuitées dans des hébergements d’urgence. »[154].

Irlande (pays de l'Union européenne, n'appartenant pas à l'espace Schengen)[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, l'Irlande s'est déjà engagée à accepter 600 personnes sur son territoire. Par la suite, en 2015, 520 autres personnes s'y sont installées.

Au mois de septembre 2015, le ministre de la Justice, Frances Fitzgerald a indiqué que l'Irlande a décidé d'héberger 2 800 réfugiés en plus, ce qui porte le total à 4 000, alors que le pays n'a pas adhéré au projet européen de répartition des migrants[155].

Pour ce faire, l'Irlande compte utiliser « tous les bâtiments construits pendant le boom immobilier avant la crise de 2008 et qui n’ont jamais trouvé preneurs »[156].

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Les Pays-Bas ont ouvert un centre d'hébergement de 3 000 places près de leur frontière avec l'Allemagne, dans les environs de Nimègue, pour traiter les demandes officielles et ainsi maîtriser les flux migratoires. Le Premier ministre Rutte souhaite par ailleurs faire dégager quelques digues dans le Flevoland pour y installer des logements temporaires d'asile[157]. Il appelle également les citoyens de l'UE à ne pas paniquer face à l'aflux massif de réfugiés[158].

Slovénie[modifier | modifier le code]

La Slovénie, dans l'espace Schengen depuis 2007, dispose de capacités d'accueil limitées. Ce pays de 2 millions habitants pense pouvoir accueillir 10 000 personnes, mais au delà de cette limite, il aura besoin de l'aide européenne[159].

« Lorsque les réfugiés déposent une demande d'asile chez nous, nous les accueillons et les protégeons. Nous avons les capacités pour cela. Nous pourrions en accueillir jusqu'à 10 000 » a déclaré Marta Kos Marko, ambassadrice slovène en Allemagne. Elle a aussi affirmé : « Nous aussi, nous avons connu la solidarité quand nous étions en guerre en 1991. À cette époque, l'Autriche et l'Italie avaient été immédiatement prêtes à nous aider. Par conséquent, nous sentons être un devoir moral d'aider les réfugiés ».

Si le nombre de 10 000 réfugiés est dépassé, des couloirs de transit seront créés pour rejoindre l'Europe occidentale dans de bonnes conditions.

Suisse (pays de l'espace Schengen, n'appartenant pas à l'Union européenne)[modifier | modifier le code]

Le 18 septembre 2015, la Suisse envisage d'accueillir 1 500 requérants enregistrés en Italie et en Grèce, sur deux ans, dans le cadre du programme de répartition de 40 000 personnes à protéger adopté en juillet par l’Union européenne[160],[161]. La Suisse a conditionné cette décision au respect des engagements de Dublin. Elle ne s'est pas encore positionnée sur la participation au programme concernant 120 000 personnes à protéger supplémentaires arrivant de Hongrie, de Grèce et d’Italie.

Vatican (pays de l'espace Schengen de facto)[modifier | modifier le code]

L’État du Vatican a accueilli une famille syrienne chrétienne, composée d'un père, d'une mère et de leurs deux enfants, originaires de Damas[162].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au-delà des frictions bilatérales entre la France et la Grande-Bretagne concernant le grand nombre d'immigrés illégaux cherchant à rentrer en Angleterre via Calais (selon Véronique le Jeune, « Migrants de Calais : tension diplomatique entre Paris et Londres », FranceTVInfo, 29 juillet 2015), la crise des migratoire en Europe révèle une forte opposition de plusieurs pays d'Europe de l'Ouest à certains membres orientaux de l'UE, le ministre allemand de l'Intérieur menaçant même ouvertement les pays de l'Europe de l'Est, qui ont reçu des fonds structurels depuis leur entrée dans l'UE, de voir ces dotations abaissées s'ils ne se pliaient pas aux volontés allemandes d'accepter des quotas (selon Laurent Rbadeau Dumas, « Réfugiés : un rideau de fer culturel au centre de l'Europe ? », FranceTVInfo, 16 septembre 2015.
  2. Il s'agit des frontières terrestres et maritimes des États membres, y compris ses aéroports et ports maritimes, auxquels s'appliquent les dispositions du droit de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]