Disque 78 tours

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Phonographe-Gramophone portable avec un disque 78 tours.

Le disque 78 tours est un disque phonographique à gravure latérale de 25 cm ou 30 cm de diamètre tournant à 78 tours par minute. Il fut le principal support de diffusion de musique enregistrée pendant les années 1920 à 1950. On disait alors un disque, sans avoir besoin de préciser la vitesse de rotation.

Il peut se lire sur un gramophone mécanique, ou un pick-up / tourne-disque électrique, utilisant de préférence une pointe 78 tours.

Les 78 tours contenaient le plus souvent un morceau ou chanson par face, durant au plus environ :

  • 3 minutes pour les disques de 25 cm (format le plus commun pour les variétés),
  • 5 minutes pour ceux de 30 cm (pour la musique classique notamment).

Les premiers appareils de lecture étaient purement mécaniques. Des appareils à moteur électrique ont été disponibles dès la construction des réseaux de distribution électrique. À partir de l'introduction de la triode dans le courant des années 1920, des cellules de lecture amplifiées, permettant de réduire l'usure des aiguilles et des disques et d'améliorer la bande passante, ont été disponibles.

Dans la deuxième moitié des années 1930, des appareils capables d'enregistrer électriquement sur un disque spécial, mais compatible avec tout lecteur électrique de disques 78 tours commerciaux ont été mis sur le marché et utilisés dans les stations de radio, les conférences, la recherche, etc..

Le disque microsillon a remplacé progressivement le 78 tours de son introduction en 1948 à 1958 (voire 1965 au Tiers-Monde). Les 78 tours ne sont aujourd’hui recherchés que par les collectionneurs. Ils sont la source d'archives reproduites sur CD.

Sommaire

Période d'activité commerciale du format "disque en galette"[modifier | modifier le code]

Passage du cylindre au disque[modifier | modifier le code]

En 1887, Émile Berliner invente le gramophone, qui enregistre le son sur un disque plat, qui a pour avantage par rapport au phonographe de Thomas Edison, enregistrant sur cylindre (dont l'appareil devrait théoriquement être la seule appellation de phonographe), de pouvoir se reproduire facilement par pressage et de mieux se ranger, apportant un gain de place[1].

Les deux formats, cylindre et disque, coexistent commercialement, d’autant plus que pendant les premières années, Berliner n’a vendu que des appareils simplifiés avec des enregistrements sommaires. Il publie en 1894 son premier catalogue de disques musicaux en enregistrant des chanteurs connus et fonde en 1898 sa société de production d'enregistrements musicaux, la Berliner Gramophone, dont la branche allemande sera à l'origine de la compagnie Deutsche Grammophon.

Pendant ce temps, l'effort de la société de Thomas Edison, qui détenait le brevet initial du cylindre, conçu parallèlement par Charles Cros, se dirigeait principalement sur l'éclairage électrique. Charles Sumner Tainter améliorait ce procédé pour en faire un dictaphone, qui restera le seul sur ce marché jusqu'à l'enregistrement magnétique[2] ; mais la diffusion d'enregistrements musicaux se fait sur disques.

La Berliner Gramophone (future Polygram) est éliminée aux États-Unis par la « Victor Talking Machine Company », fondée en 1901, fabriquant disques et appareils (« Victrola »). Avant 1910, l'industrie produisait plusieurs millions de disques par an[3].

Les disques de gramophone enregistrés sont en vente en France dès les premières années. On offre aussi un disque avec la voix de l'acquéreur, à réaliser à l'atelier[4]. Un catalogue de disques de musique est disponible dès 1903[5].

Disques à saphir Pathé gravés en profondeur[modifier | modifier le code]

En 1896, les frères Pathé fondent à Paris leur compagnie d'enregistrement de phonogravure verticale sur cylindre, associé à un procédé de reproduction par pantographe. Ils adoptent le disque en 1906, mais en gravure verticale identique à celles des cylindres précédents, avec pointe de lecture saphir ; le système Berliner à gravure latérale n'est pas encore dans le domaine public[6],[7]. La Pathé opérera aussi en Russie, en Chine et dans plusieurs autres pays. Les premiers disques Pathé sont enregistrés du centre vers le bord, en annonçant titre, compositeur et interprète en début de morceau ou de narration, mais la compagnie adopte rapidement le système Berliner, de l'extérieur du disque vers l'intérieur[2].

La Première Guerre mondiale, interrompt le développement de l'industrie du disque, sauf aux États-Unis où elle prospère. En 1918, l'expiration du brevet que détenait Berliner sur son disque à gravure latérale permet à de nombreux concurrents de commencer à produire des disques, assurant à ceux-ci un avantage commercial décisif sur les cylindres. La vente de ces derniers a commencé progressivement à baisser jusqu’à l’arrêt total de la production en 1929[6].

Gravure latérale, écoute par aiguilles[modifier | modifier le code]

Des 78 tours à gravure latérale, de 25 cm en général pour les « variétés » ou de 30 cm pour la musique "classique") sont commercialisés en France à partir de 1926-1927 par la Pathé-Art (série aux étiquettes de style art-déco)[réf. souhaitée].

Au milieu des années 1920, la radiodiffusion concurrence le gramophone pour la diffusion musicale domestique ; en même temps apparaissent les premiers tourne-disque à amplification électronique, donnant un volume sonore et une qualité de reproduction supérieure, avec une pression moindre sur le disque. L'appareil peut partager son amplificateur avec la radio.

En 1931, RCA Victor tente de commercialiser un 33 tours sillon normal (de largeur identique à celui du 78 tours) sur support vinyle. C'est un échec, mais il en sort le disque enregistrable enduit en acétate de cellulose, qui servira, à l'enregistrement légal des radios[8] jusqu'à l'introduction de l'enregistrement magnétique[9],[10].

Début des microsillons remplaçant progressivement les 78 tours[modifier | modifier le code]

En 1948, Columbia invente le disque microsillon en vinyle qui viendra détrôner le 78 tours[9]. C'est à cette époque qu'on commence à parler de 78 tours, pour les distinguer des formes de disques plus modernes, dits 33 tours et 45 tours[11].

Peu avant son remplacement définitif, le 78 tours a fait l'objet d'une norme de la Commission électrotechnique internationale, visant à assurer la meilleure compatibilité des disques de toutes les productions avec les lecteurs de toutes les marques[12].

La période d'édition en 78 tours s'est arrêtée entre fin 1955 (pour Columbia et Pathé par exemple) et 1958 (pour Philips). En Belgique et au Canada l'édition de 78 tours par la maison de disques Columbia a cessé en 1958. Au moins un million de titres avaient été enregistrés de par le monde[13]. La production est ensuite marginale.

Le format 78 tours reste toutefois populaire dans le tiers-monde encore quelques années. Des 78 tours des Beatles paraissent chez Parlophone en Inde principalement, Argentine, Colombie, et Philippines[14].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Composition du support[modifier | modifier le code]

Celluloïd[modifier | modifier le code]

Les premiers disques, expérimentaux, étaient fabriqués sur celluloïd, mais ils résistaient mal aux lectures répétées.

Gomme-laque[modifier | modifier le code]

En 1889, Berliner commença la production sur caoutchouc vulcanisé pressés à partir d'une matrice en acier déposé sur cuivre ou zinc[1]. À partir de 1897, ces matériaux ont été largement remplacés par la gomme-laque ((en) shellac), une substance obtenue à partir de la sécrétion d’un insecte de l’Asie du Sud-Est. On ajoutait à cette base de l’ardoise en poudre, un peu de lubrifiant de cire. Ce mélange était déposé sur une base de composé en coton proche du papier de Manille[réf. nécessaire]. La production de disques shellac a commencé en 1898 à Hanovre en Allemagne.

Certains disques bon marché furent d'épaisseur principale en carton avec seulement une fine couche de gomme-laque en surface. Le bruit de surface était généralement plus important et le son de moins bonne qualité[15].

Des disques dits « incassables » en celluloïd ont été pressés à partir de 1904. Plus robustes que les disques en gomme-laque, ils avaient pour inconvénient un bruit de surface plus important à la lecture et étaient inflammables.

À partir du milieu des années 1920, l'introduction progressive des tourne-disque électriques en remplacement des appareils mécaniques rend le caractère de résistance mécanique de la gomme-laque moins utile, et les compagnies recherchent d'autres matières.

La Seconde Guerre mondiale perturbant l'importation de la gomme-laque aux USA, les fabricants de 78 tours produisirent ces derniers en vinyle[16], en 25 cm pour le marché intérieur et en 30 cm pour la distribution aux soldats américains en mission : ce sont les séries à étiquette V Disc[17].

Matières originales[modifier | modifier le code]

Certains disques originaux, comme ceux fabriqués même en chocolat... ne pouvaient être lisibles que pour un seul passage, ayant pour destinée... d'être mangés ensuite[18].

Pâte recyclée durant la guerre[modifier | modifier le code]

En France, peu avant la déclaration de guerre, une pâte recyclée à partir des anciens disques broyés fut mise au point, et indiquée sur l'étiquette ou par le signe gravé "NP". Elle nécessitait moins de matières premières de première extraction, mais sa résistance à l'écoute et aux chocs était moindre, et le bruit de fond bien plus élevé qu'avec les pâtes traditionnelles des bons fabricants comme Pathé[réf. souhaitée].

En outre de 1941 à 1944, le prix de vente était directement imprimé par le fabricant sur les étiquettes, afin d'éviter la spéculation sur le prix des disques par le marché noir suite à la pénurie[réf. souhaitée].

Vitesse de lecture et durée de l'enregistrement[modifier | modifier le code]

Un tourne-disque 78 tours de 1936 en fonctionnement.

La désignation « 78 tours » ne s'applique aux premiers disques que par extension rétrospective. Jusque dans les années 1920 ces disques pouvaient être enregistrés à des vitesses variant de 60 à 120 tours par minute ; chaque fabricant et chaque maison de disque établissait ses choix sans aucun accord sur les vitesses.

De 1905 à 1915 environ, les disques à saphir Pathé allant du centre vers l'extérieur inscrivaient sur leurs pochettes brunes cartonnées cousues : "Les disques Pathé s'écoutent à une vitesse de 90 à 100 tours par minute".

Les disques Pathé de 2° génération (1915 à 1925 environ), se reconnaissent à leur étiquette centrale représentant un coq, ainsi qu'à leur pochette bleue en papier. Ils sont également tous à saphir, mais ils tournent à 80 tours et commencent par l'extérieur[19].

La compagnie Victor a adopté la vitesse de rotation de 78 tours par minute pour son phonographe à ressort en 1901. En 1925, lorsque la généralisation des appareils électriques amena la nécessité d'une unification, Edison utilisait 80 tours par minute, d'autres 82 tours par minute. Victor était la compagnie prédominante en Amérique, et sa vitesse fut adoptée[20].

En cas de nécessité d'allongement du temps d'enregistrement, la vitesse pouvait être légèrement réduite durant la gravure en studio afin de gagner les quelques secondes manquantes. La lecture un peu plus rapide de moins de 5 %, soit un demi-ton, non signalée sur les étiquettes, était imperceptible pour la plupart des auditeurs. Peu de gens ont l'oreille absolue.

La vitesse effective des phonographes électriques était en Amérique du Nord de 78,2608 tours par minute, obtenue avec des moteurs d'entraînement synchrones tournant à 60 Hz, fréquence du courant alternatif sur ce continent et un simple engrenage à vis sans fin de rapport 46÷1[20].

La fréquence du courant alternatif étant de 50 Hz en Europe, un réducteur de rapport 38÷1 donne une vitesse de rotation de 78,9473 tours par minute. La vitesse de rotation différait donc de 0,9 % entre les deux continents, correspondant à 0 15 demi-ton de hauteur musicale.

Diamètre des disques[modifier | modifier le code]

Il existait plusieurs formats de disques, le temps d'enregistrement variant d'une minute par face pour les plus petits (souvent des disques publicitaires ou pour les enfants) à environ 5 minutes pour les plus grands. Le format le plus répandu était de 25 cm) soit 10 pouces, durant environ 3 minutes, suivi de celui de (30 cm) soit 12 pouces, durant environ 5 minutes, utilisé essentiellement pour la musique classique ou l'art lyrique.

Les premiers disques Pathé commençant au centre pouvaient même aller jusqu'à 50 cm[21].

Ces deux tailles furent conservées pour les 33 tours jusqu'aux années 1968, pour ne garder que 30 cm ensuite.

Il était difficile d'enregistrer plus longtemps à 78 tours/mn sur une face. Des disques aux spires du sillon plus resserrées ont néanmoins été réalisés, comme ceux de marque « Broadcast »[22], permettant de condenser 5 minutes sur un format 25 cm et 3 minutes sur 20 cm[réf. nécessaire]. Ceux-ci furent fabriqués pour la radiodiffusion chez « Pyrolac » ou dans le commerce chez « Edison Bell », pour une qualité musicale toujours correcte[réf. nécessaire]. Mais la gravure étant latérale, il est nécessaire dans ce cas de réduire la déviation, donc le volume maximal, et donc réduire la dynamique sonore.

Pas de la spirale[modifier | modifier le code]

L'écart entre les spires du sillon détermine l'amplitude maximale du mouvement latérale de l'aiguille, qui à son tour détermine la puissance du signal sonore maximal, dans les appareils mécaniques où toute l'énergie vient de l'aiguille.

Serrer les spires permettrait d'augmenter la durée enregistrée, au détriment du volume maximal en reproduction mécanique, et du rapport signal sur bruit en reproduction électrique, puisque le bruit de frottement de l'aiguille sur le sillon reste constant.

Les disques 78 tours étaient généralement enregistrés au pas de 225 spires par pouce (89 spires par centimètre) ; le sillon était large de 2,5 millièmes de pouce (60 µ)[23].

La largeur des microsillons qui suivirent fut nettement plus petite, ce qui explique pourquoi il est préférable, pour un tourne-disques, d'utiliser deux pointes de grosseurs différentes microsillons ou 78 tours. Jusqu'aux années 1960 ces deux pointes, facilement interchangeables sur la cellule de lecture par basculement ou pivotement, ainsi que la vitesse 78 tours. pour une meilleure sonorité et moins de bruit de surface des 78 tours sur les pick-up

A titre d'exemple, voici le diamètre des quatre tailles de diamant recommandés sur les platines modernes pour une lecture optimale, avec un minimum de bruit de surface et une bonne fidélité musicale :

  • Disques acoustiques avant 1920 : 100 microns
  • Disques entre 1920 et 1939 : 90 microns
  • Disques après 1939 : 71 microns
  • Disques microsillons monophoniques : 25 microns (à titre de comparaison)[21]

Cas de la gravure et de la lecture du centre au bord du disque[modifier | modifier le code]

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Jusque vers la fin des années 1920, Pathé proposa des disques saphir dont la lecture commençait sur le bord du cercle central (contenant la marque, le titre et l'interprète, qui n'étaient d'ailleurs à l'époque pas encore imprimés sur une étiquette, mais directement gravés concentriquement à la main) et se finit vers le bord. La compagnie espérait ainsi éviter des litiges avec ses concurrents sur des questions de brevets[réf. souhaitée].

Cette disposition offrait, d'après ses promoteurs, l'avantage d'une amélioration progressive du son au cours du morceau, du fait que l'accroissement de la vitesse linéaire vers le bord du disque accroît la bande passante et donc la profondeur et le relief des sons enregistrés, laissant l'auditeur sur une bonne impression malgré la plus faible qualité du début ;

Parmi les inconvénients, le ressort des gramophones mécaniques se détendant au cours de son déroulement, la force motrice décroît. Avec le sillon dirigé vers l'intérieur, le couple de freinage décroît, du fait de l'effet conjugué du raccourcissement de la distance à l'axe et de la diminution de la vitesse linéaire. Avec le sillon dirigé vers l'extérieur, la force motrice diminue, tandis que le freinage augmente. La stabilité de la vitesse est plus difficile à obtenir, donnant un pleurage de la musique et même l'arrêt du disque avant la fin.

Ce sens du sillon a été totalement abandonné avant la seconde guerre mondiale[réf. souhaitée].

Une annonce parlée du titre et de l'interprète introduisait l'enregistrement[24].

Bande passante et dynamique des enregistrements[modifier | modifier le code]

Les méthodes et les performances techniques de l'enregistrement sur disque 78 tours varient extraordinairement au cours du temps et, pour une même époque, selon la production et le fabriquant. Des courbes d'égalisation variées sont appliquées, des excursions du sillon sont tolérées selon des règles propres à chaque ingénieur du son, et des normes communes ne sont élaborées qu'à la fin de la période des 78 tours ; entre 1941 et 1953, ils choisissaient entre neuf procédés recommandés différents, plus ceux particuliers aux stations de radio[25].

Enregistrement mécanique : Médiums prépondérants[modifier | modifier le code]

Initialement, la bande passante[26] des enregistrements mécaniques était comparable à celle du téléphone, de 250 Hz à 2 500 Hz, favorisant les fréquences médiums, donnant le son nasillard caractéristiques, tandis que les basses et les aiguës restent très limitées.

Enregistrement électrique : Meilleur rendu des basses[modifier | modifier le code]

L'apparition de l'enregistrement électrique vers 1925 permit d'étendre surtout la limite des basses profondes jusqu'à 30 Hz, ainsi que celle des aiguës, bien qu'encore réduite par la faible capacité du microphone, autour de 5 000 Hz[27].

Progressivement, des méthodes de filtrage préalable à l'enregistrement permettent d'étendre la bande passante dans les basses et dans les aiguës. Les têtes de lecture électromagnétiques, munies de pointes saphir puis diamant, suivent aussi plus fidèlement les sillons, y prélèvent beaucoup moins d'énergie mécanique et usent moins le disque. Au cours du temps, la forme du sillon a changé : de section plutôt arrondie à l'origine, la taille en V s'est progressivement imposée à partir de 1936[28]. Ces changements affectent sérieusement la dynamique et dans une moindre mesure la bande passante.

Années 1950 : Restitution des fines aigües[modifier | modifier le code]

À la fin de la période d'exploitation du 78 tours (années 1950), les techniques de microphone et d'enregistrement de plus en plus élaborées permettent d'augmenter encore la finesse des aiguës amenant à une bande passante de 30 à 10 000 Hz[23].

Avec le temps, la technologie s'améliorant suite aux recherches menées par les grandes maisons de disques, notamment en France par la Columbia Française sous la présidence de Jean Bérard qui privilégiait la qualité, des enregistrements de qualité de plus en plus supérieure ont pu être produits. Il suffit de comparer par exemple la qualité d'enregistrements des disques Columbia fabriqués dans les années 1933-1939 aux autres disques des autres maisons de disques, y compris les disques Pathé pourtant fabriqués par la même usine pour se rendre compte de la finesse des aiguës, de l'audibilité possible des reprises de respiration des artistes des disques Columbia de cette époque, comparée à la qualité des autres disques : ceci tenant au fait que dès 1931, la Columbia Française reçut de sa maison mère de Grande-Bretagne ses propres machines qui étaient pourvues de technologies améliorées par rapport à ce qu'il se fabriquait alors dans le reste de l'Europe[réf. nécessaire].

Améliorations techniques[modifier | modifier le code]

Vers 1934 en France, les nouveaux microphones à ruban permettent la suppression des effets nasillards inhérents aux enregistrements acoustiques qui avaient subsisté avec les microphone à charbon utilisés auparavant en studio.

L'industrie électronique se développe à cette époque, améliorant ses produits. Le remplacement des triodes par des pentodes produites en 1926 par de grands industriels comme Philips améliore la linéarité des amplificateurs, diminuant la distorsion. Les résistances à couche, les condensateurs électrochimiques, la meilleure conception électronique des schémas affinent la reproduction.

Le developpement de la théorie des circuits et des filtres électroniques permet aux ingénieurs du son de choisir des courbes de compensations de fréquences à l'enregistrement, puis de pratiquer automatiquement un traitement dynamique du son en fonction du volume momentané de l'enregistrement afin de pouvoir limiter les crêtes fortes en douceur sans engendrer de distorsions, tout en ne diminuant pas l'ensemble général du volume du reste de l'enregistrement. La théorie de l'asservissement électronique par contre-réaction permet un contrôle plus précis du burin graveur.

Ils permirent une prise de son optimale d'un niveau de volume supérieur à celui obtenu quelques années auparavant, émergeant mieux par dessus le bruit de fond dû à la rugosité de la surface granuleuse de la pâte du disque s'ajoutant à celle de la matrice de base servant à presser les disques commercialisés[réf. nécessaire].

La dynamique s'améliore au cours des années 1930, ainsi que l'excursion de fréquence qui peut atteindre, avec des équipements alors très pointus, une bande passante de 12 kHz à -80 dB d'affaiblissement par rapport à la fréquence de référence située dans le plateau des fréquences définies entre 400 Hz et 1000 Hz qui sont la gamme de fréquence moyenne normalisée (ce sont les fréquences acoustiques des fréquences médium, gamme qui est toujours à l'heure actuelle utilisée comme point de référence de base pour établir ensuite la bande passante de toute chaîne d'amplification sonore, pour la raison que les fréquences comprises entre 400 Hz et 1000 Hz sont les plus faciles à reproduire par n'importe quel appareil basique, et c'est ensuite à partir du niveau de cette gamme de fréquence que l'on peut établir ensuite le niveau comparatif et le gain des fréquences extrêmes, les basses comme les aiguës)[réf. nécessaire].

Techniques d'enregistrement[modifier | modifier le code]

Des 78 tours de test avec plusieurs pistes de fréquences différentes existaient déjà dès les années 1930. Ils servaient à tester la bande passante de son pick-up électrique et de sa chaîne d'amplification[réf. souhaitée].

La nature du sillon limite les possibilités de reproduction. Le pas du sillon détermine le volume maximal. Un son aigu à fort volume produit un sillon très sinueux sur les disques. Lus sur des gramophones à tête lourde, il en résulte en une usure rapide ; avec une tête légère, l'aiguille peut sauter du sillon. Nous parlons alors de compliance dynamique insuffisante.

Il faut donc limiter volontairement le niveau des fréquences élevées. Comme à l'époque des 78 tours, il n'existait pas de norme pour la courbe de réponse, telle que la courbe RIAA pour le microsillon, permettant de compenser à la lecture l'affaiblissement effectué à l'enregistrement, les ajustements relevaient de l'art des ingénieurs du son[réf. souhaitée].

Lecture[modifier | modifier le code]

Force d'appui du bras de lecture[modifier | modifier le code]

Les gramophones n'utilisant pas d'électricité pour reproduire la musique enregistrée dans les sillons des disques, il fallait, pour assurer une reproduction mécanique optimale, que l'aiguille tire l'énergie vibratoire nécessaire à une reproduction correcte directement du sillon.

Le poids des têtes de lecture des gramophones était donc assez important, soit entre 100 et 200 grammes, ce qui avait pour inconvénient d'user les disques, d'où la nécessité de les fabriquer en matière rigide, et de changer les aiguilles métalliques à chaque audition ou d'utiliser des aiguilles en bambou retaillables pour allonger la durée de vie des disques.

En effet, le changement d'aiguille métallique ou retaillage d'aiguille en bambou, permet chaque nouvelle audition avec une pointe de lecture de forme optimale pour parcourir le sillon. Mais souvent par économie ou facilité, les utilisateurs utilisaient la même pointe pour plusieurs lectures, s'émoussant à l'usure et déformant à la longue les deux flancs du sillon en l'élargissant. Le signal devenait distordu notamment dans les notes fortes, et le disque irrémédiablement dégradé[29].

Lecture sur un pick-up tourne-disque[modifier | modifier le code]

L'apparition de l'électricité et les amplificateurs à lampes, permirent d'utiliser des cellules plus légères, permettant une moins grande usure des disques,

  • Sur les premiers pick-up, de vitesse unique 78 tours/mn dans un premier temps, les aiguilles étant toutefois toujours à remplacer comme pour un gramophone,
  • Puis encore plus légères sur les tourne-disques lors de l'apparition des microsillons, passant d'environ 10 grammes jusqu'à 2 grammes, sur les tourne-disques à deux pointes interchangeables "Microsillon / Normal 78", possédant les 3 vitesses de 33 1/3, 45 et 78 tours/mn, puis en 1959 la 4° vitesse de 16 2/3 tours/mn.

Stockage et entretien[modifier | modifier le code]

Malgré ce risque d'usure prématurée, bon nombre de disques 78 tours ont fait preuve d'une excellente durabilité à travers les années s'ils ont été utilisés et stockés dans de bonnes conditions, c'est-à-dire utilisé avec les bonnes aiguilles, sur des appareils à tête pas trop lourde et que les disques ont été soigneusement stockés dans leurs pochettes d'origine à l'abri de la poussière, du sable, de l'eau, de l'humidité et des fortes chaleurs, notamment des rayons solaires directs ou des rangements dans un comble ou dans une cave, ce qui les ferait moisir.

Le stockage peut s'effectuer, comme pour les microsillons plus récents :

  • A plat par petites piles de 20 disques maximum, mais risquant de déformer ou casser sous l'effet du poids les disques du dessous de la pile,
  • En hauteur sur la tranche, le risque minime étant d'ébrécher le bord au cours d'une manipulation trop brusque.

Le stockage s'effectuait très souvent dans des albums de 12 disques, très courants autrefois, mieux ordonné et pratique. Il risque toutefois des surépaisseurs de l'album, dues à la souplesse des cartons, pouvant voiler les disques côte à côte, si ce n'est de les casser lors du repli dans l'album[30].

Recommandations[modifier | modifier le code]

  • Ne jamais passer les disques à l'huile, ceci ne fait que les encrasser et n'améliore pas, au contraire, la qualité d'audition.
  • Ne jamais nettoyer avec des produits à base d'alcool qui dissolvent la gomme-laque qui constitue la matière des sillons. L'alcool à 90° est donc interdit, ainsi que les produits à vitres car ils contiennent de l'alcool ou du glycol tout autant dangereux. Si un produit détruit la brillance de surface hors du sillon, il est à proscrire. Les produits vendus pour le nettoyage des microsillons en vinyle sont également déconseillés car ils contiennent aussi de l'alcool ou du glycol.
  • La meilleure solution (comme éventuellement pour un microsillon vinyle), est de les nettoyer à l'eau distillée avec un feutre doux dans le sens du sillon.

Aiguilles de lecture[modifier | modifier le code]

Deux types d'aiguilles étaient utilisés pour lire les disques 78 tours, les aiguilles métalliques et les aiguilles non métalliques.

Aiguilles en acier[modifier | modifier le code]

Les aiguilles métalliques, se trouvaient sous divers formats, allant de l'aiguille droite en acier simple à des formes plus complexes, modifiant le rendu du son, la plupart devant être changées après chaque audition.

Elles étaient vendues chez les disquaires par lots d'une centaine dans des petites boîtes métalliques.

Il existait aussi des aiguilles dites « permanentes » ou « semi-permanentes », garantissant entre 10 et 50 lectures la plupart du temps de multiples avant usure. HMV (La voix de son maître) a même lancé l'aiguille « Tungstyle » dans les années 1920, permettant d'après leur publicité de jouer 150 faces, etc. Ces aiguilles « durables », bien que moins contraignantes, avaient cependant le handicap d'user plus rapidement les disques, puisque fabriquées dans des métaux plus durs que les aiguilles simples[réf. nécessaire].

Leur forme différait selon la puissance ("pianissimo" à "forte"), voire le timbre du son désiré : Le son étant généralement plus puissant avec des aiguilles au corps plus gros, et donnant de meilleures basses avec une plus grande longueur, certaines plus fragiles mais de très bonne qualité étant effilées à leur extrémité de lecture[réf. souhaitée].

Les « légères » étaient fines et longues, les « fortes » courtes et plus larges, entre les deux des « moyennes » et parfois des « très légères » et « très fortes » étaient aussi proposées par les fabricants, notamment BOHIN (qui fabriquait également des aiguilles de couture).

Aiguilles en bois[modifier | modifier le code]

Les aiguilles non-métalliques étaient fabriquées en matière organique, principalement en bambou ou en épine, comme celles de rose ou de cactus. Bien moins agressives sur les disques que les aiguilles métalliques du fait[réf. nécessaire] qu'elles étaient moins dures que le shellac (le liant du disque), elles avaient également l'avantage sur les aiguilles métalliques de produire moins de bruit de fond et une gamme de fréquences plus étendue (étant plus flexibles que le métal[réf. nécessaire]), dans les basses. Elles pouvaient être utilisées une dizaine de fois en étant retaillées après chaque audition par un petit outil spécifique[réf. souhaitée] ou lime[réf. nécessaire].

Malgré leurs avantages acoustiques éventuels, les aiguilles non-métalliques restaient l'apanage des audiophiles et des connaisseurs : Elles devaient être stockées à l'abri de l'humidité amenant à un son voilé et la lubrification du disque à l'aide de graphite était recommandée afin d'éviter leur cassure pouvant survenir lors des passages forts, notamment de musique symphonique ou de jazz. La tête du gramophone devait également être adapté à ces aiguilles[réf. nécessaire].

Méthodes d'enregistrement original[modifier | modifier le code]

Voir aussi : "Histoire de l'enregistrement sonore "

Enregistrement acoustique[modifier | modifier le code]

Il faut distinguer deux techniques de prise de son : Jusqu’en 1925, les artistes chantaient dans un cornet en métal directement relié au stylet utilisé pour la gravure du disque (78 tours dits « acoustiques »).

Enregistrement électrique[modifier | modifier le code]

À partir de la fin des années 1920, les 78 tours sont enregistrés au moyen d’un microphone (78 tours dits « électriques »)[réf. souhaitée].

Les basses profondes, jusqu'ici très difficiles à obtenir, purent être étendues jusqu'à 40 Hz environ pour l'enregistrement. Ce fut de même le cas de l'écoute sur les pick-up électriques à lampes amateurs restituant les basses profondes par rapport aux phonographes puis gramophones mécaniques.

Enregistrement direct sur galette sans magnétophone intermédiaire[modifier | modifier le code]

Le disque 78 tours s'enregistrait en direct. Il n'y avait aucune possibilité de modification après enregistrement. Si pendant l’enregistrement un problème technique ou artistique survenait, il fallait en regraver un autre, ce qui conduisait les artistes à recommencer leur morceau depuis le début.

La gravure en direct ne permettait pas non plus le montage des enregistrements. Il aurait fallu pour cela qu'on puisse relire la partie à maintenir, et passer instantanément à la gravure de la partie à ajouter.

Tout enregistrement direct sur flanc de cire, s'il est loupé par une fausse note jouée ou chantée, ou par une langue fourchée ou toute autre raison, est irrémédiablement perdu et doit être recommencé avec un nouveau flanc de cire chauffée soit durant la même séance, soit lors d'une séance ultérieure, soit définitivement annulé (avec l'accord de l'artiste, du service technique et du service artistique).

Passage par film cinématographique[modifier | modifier le code]

À partir de 1930, on put enregistrer parfois de la musique en direct pour une durée illimitée en utilisant le film photographique originellement destiné au film parlant, avec possibilité de montage postérieurement, bien que la qualité sonore résultante due aux transferts fut médiocre.

Copies acétate[modifier | modifier le code]

Le disque était normalement enregistré sur cire, souvent en deux exemplaires par sécurité. L'enregistrement sur cire ne devant pas être écouté, l'on pouvait graver en plus un disque acétate de qualité moindre, mais à lecture directe. On recouvrait le disque de cire d'une couche de zinc par galvanoplastie, et cette matrice servait ensuite, après plusieurs étapes de traitement, pour le pressage des autres disques. Suivant les pays et les maisons de disques, un nombre conséquent de mères métalliques ou de matrices ont été conservées et peuvent servir pour la numérisation des fonds[31].

Transferts sur microsillons puis CD à partir des matrices mère ou disques[modifier | modifier le code]

Comme l'enregistrement par bandes magnétiques n'existait pas avant la deuxième guerre mondiale et ne fut pas utilisé par les grandes maisons de disques avant 1948-1950, la seule façon qu’ont aujourd’hui les techniciens des maisons de disques pour transférer l'enregistrement d’un 78 tours vers un support plus moderne tel que le CD est, si le master n'existe plus, d’utiliser comme source un 78 tours du commerce, qui sera peut-être usé, et de devoir filtrer numériquement les bruits de surface et les défauts de distorsion dus à l'usure avant la recopie finale, ce qui nécessite d'être très précis pour ne pas trop perdre d'informations.

Si l'immense majorité des 78 tours que nous puissions retrouver ont déjà été utilisés, il n'est pas rare de parvenir à en retrouver des exemplaires neufs issus de stocks d'invendus ou de collections ayant été protégées de toute utilisation depuis leur fabrication[réf. souhaitée].

Aussi les maisons de disques sérieuses font appel à des collectionneurs méticuleux en tentant de retrouver des disques neufs ou en bon état, car sauf exception la quasi-totalité des mères métalliques ou des matrices originales a été depuis plusieurs décennies envoyée à la fonderie et détruite par la plupart des maisons de disques au début des années 1980, préférant en France notamment réduire les coûts de stockage, quitte à se séparer de leurs propres archives sans souci du patrimoine[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Audio Engineering Society : The Early Gramophone » (consulté le 5 septembre 2014).
  2. a et b (en) « Fergusson, Recording history, 2002 ».
  3. (en) Pekka Gronow, « The world's greatest sound archive », Traditiones[volume=43, no 2,‎ , p. 32-33 (lire en ligne).
  4. Annonce dans La Joie de la maison, 5 janvier 1893, « Grammophone » (consulté le 5 septembre 2014).
  5. Annonce dans le Petit Parisien, 21 novembre 1903 (« Un Gramophone pour 62 Fr 50 » (consulté le 5 septembre 2014).
  6. a et b Sébald 2009
  7. http://gfol1.portable-gramophone.com/download/entetien_disques_78_tours_ws35498174.pdf
  8. Les lois sur la presse obligent, dans presque tous les pays, les stations de radio à enregistrer ce qu'elles diffusent, en cas de litige portant sur la propriété intellectuelle ou la diffamation.
  9. a et b (en) « Audio Engineering Society : Recording Technology History » (consulté le 5 septembre 2014).
  10. En Angleterre, on utilise, avant l'enregistrement magnétique, le procédé mécanique Philips-Miller (1936), où un stylet à pointe triangulaire grave la piste transparente à largeur variable sur un film noir, qui n'a pas besoin d'être ensuite développé.
  11. (en) Université de Yale Histoire des 78 tours.
  12. numéros IEC 98 Édition 1 (1958) et Édition 2 (1964) ; 98A (1972) aujourd'hui IEC 60098.
  13. (Gronow 2014, p. 32).
  14. http://www.virtua-beatles-music.net/article-36119567.html
  15. http://www.audiovintage.fr/leforum/viewtopic.php?f=26&t=49241&start=60
  16. http://www.maplatine.com/content/64-l-historique-du-vinyle
  17. https://books.google.fr/books?id=2MbuBQAAQBAJ&pg=PT26&lpg=PT26&dq=78+tours+vinyle+%22vdisc%22&source=bl&ots=HUsre6ytFq&sig=cHObDri2n2R388LH47A4InoPSY8&hl=fr&sa=X&ved=0CD4Q6AEwCWoVChMIiN_3lNvsxgIVxlcUCh0gvAmk#v=onepage&q=78%20tours%20vinyle%20%22vdisc%22&f=false
  18. http://www.collection-frioud.ch/
  19. http://www.tsf36.fr/help.htm
  20. a et b Audio Engineering Society, Record Speeds.
  21. a et b http://www.tsf36.fr/repro.htm
  22. radioman64.e-monsite.com/pages/.../les-disques-78-tours.html
  23. a et b (en) E. W. Jones demande de brevet US 2666651 A, 1954.
  24. Daniel Lesueur, L'histoire du disque et de l'enregistrement, Chatou (France), New-York, Carnot,‎ , p. 51.
  25. Copeland 2008, p. 99-100.
  26. On définit la bande passante comme la plage de fréquences où la puissance du signal enregistré est supérieure à la moitié de la valeur nominale (-3 dB). Dans le cas des enregistrements mécaniques, on ne peut en faire qu'une évaluation approximative.
  27. (en) Steven E. Schoenherr, La recherche aux Laboratoires Bell, 2000, Section historique de l'Audio Engineering Society, lire en ligne.
  28. Copeland 2008, p. 109.
  29. http://www.delabelleepoqueauxanneesfolles.com/Parenthese%20technique.htm
  30. http://www.78tours.com/disque.html
  31. Communication de Sean Davies, Convention 124 de l'Audio Engineering Society (en) lire en ligne.
  32. Rigaud 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

monographies 
  • Paul Charbon, L'aventure des frères Pathé: du coq au saphir, Paris, L'Harmattan,‎
  • (en) Peter Copeland, Manual of analogue sound restoration techiques, London, The British Library,‎ (lire en ligne)
  • Sophie Maisonneuve, L'invention du disque 1877-1949: genèse de l'usage des médias musicaux, Édition des Archives contemporaines,‎ (ISBN 9782914610537)
  • Jean-Luc Rigaud, Pathé Marconi à Chatou : de la musique à l'effacement des traces, Garnier,‎ (ISBN 9782812403385) (Étude Historique de l'usine de disques Pathé à Chatou).
  • Jean Richard, De Paulus à Tino Rossi, éd. Librairie de Paris, 1964. (témoignage sur les séances d'enregistrement des 78 tours)
articles 
  • (en) S. Kelly, « The Fundamentals of Disk Reproduction », Journal of the Audio Engineering Society, vol. 2, no 3,‎ , p. 163-170 ([www.aes.org/e-lib/browse.cfm?elib=52&rndx=794734 lire en ligne])
  • Bruno Sébald, « L’édition du disque », Revue de la BNF,‎ (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]