Candy (film, 1968)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Candy.

Candy est un film franco-américano-italien érotique de comédie réalisé par Christian Marquand, d'après le roman de Mason Hoffenberg et de Terry Southern, sorti en salles en 1968.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Candy est une jeune étudiante blonde pulpeuse et ingénue. Elle s'endort pendant les cours de son lycée. À son réveil, elle apprend que Mc Phisto, un grand poète gallois, est attendu sur le campus. Lors de sa venue, elle réussit à attirer son attention. Commence alors une série d'aventures érotiques incroyables et extraordinaires qui va prendre une tournure complètement psychédélique au cours desquelles Candy se recherche elle-même et multiplie ses expériences sensuelles, s'offrant ingénument aux hommes. Outre le poète, elle dévoile les secrets de son corps à un jardinier mexicain, un général de l'armée américaine, un grand chirurgien, son oncle, un gourou New Age et un quasimodo lubrique.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Avec son déluge de stars (Charles Aznavour, Marlon Brando, Richard Burton, Ringo Starr...), le deuxième et dernier film de Christian Marquand est la pépite psychédélique de 1968. Réalisé en 1968 par l'acteur Christian Marquand, le frère de Nadine Trintignant et l'ami de Roger Vadim, Candy déshabille Ewa Aulin, Miss Teen Sweden 1965, dans chacune de ses séquences. Le film rappelle autant Barbarella de Vadim par son aspect pop psychédélique et foutraque que la bande dessinée Gwendoline de John Willie dans laquelle l'héroïne se fait violenter contre son gré mais toujours avec plaisir. Tournée en deux semaines, cette coproduction franco-italo-américaine aux maigres ressorts dramatiques n'a pu être financée que sur le nom des stars qui la traversent, Charles Aznavour, Marlon Brando, James Coburn, Ringo Starr, tous des amis ou des proches de l'acteur réalisateur Christian Marquand. La légende veut que certains auraient donné leur accord sans même lire le scénario... Le jeu des acteurs, la distribution des rôles, ainsi que les décors méritent la palme du mauvais goût et du délire dingo kitsch. À se demander si le tournage n'a pas été effectué sous l'influence de substances illicites ou si celui-ci n'était que prétexte à siroter sans modération du Limoncello sur le bord de mer. Cet objet cinématographique à la sexualité désinhibée et aux personnages ultra-individualistes, rappelle combien la libération sexuelle s'est accompagnée de toute une mythologie de l'éden terrestre. Pilule du bonheur d'hier, Candy est à ne pas mettre entre toutes les mains.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]