Canton du Valais

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Canton du Valais
Blason
Blason
Localisation du canton en Suisse.
Localisation du canton en Suisse.
Noms
Nom allemand Kanton Wallis
Nom italien Canton Vallese
Nom romanche Chantun Vallais
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1815
Abréviation VS
Chef-lieu Sion
Communes 134[1]
Districts 13[1]
Exécutif Conseil d'État, Staatsrat (5 sièges)[2]
Législatif Grand Conseil, Grosser Rat (130 sièges)[3]
Conseil des États 2 sièges[4]
Conseil national 8 sièges[5]
Démographie
Gentilé Valaisan, Valaisanne
Population 327 011 hab. (31 décembre 2013)
Densité 63 hab./km2
Rang démographique 9e[6]
Langues officielles français, allemand
Géographie
Coordonnées 46° 04′ Nord, 7° 36′ Est
Altitude Min. Lac Léman 372 m – Max. Pointe Dufour[7] 4 634 m
Superficie 522 425 ha = 5 224,25 km2
Rang 3e[8]

Le canton du Valais (VS – en allemand Kanton Wallis) est un canton de Suisse situé au sud du pays, creusé par la vallée du Rhône.

C'est un canton souverain au sein de la Confédération suisse depuis 1815, il est de tradition catholique et a comme capitale la ville de Sion, plus grande ville du canton avec 32 797 habitants[9] suivie par Martigny (17 837), Monthey (17 113) et Sierre (16 332). Le canton est bilingue : le français et l'allemand sont langues officielles.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le Valais correspond historiquement à l’ancienne « Vallée Pennine » (Vallis Poenina), nom que les Romains donnèrent à la région. Par la suite, au VIe siècle, elle sera désignée sous la forme de pagus Vallensis (« pays de la Vallée ») ou tout simplement Vallensis[10].

Cette étymologie a par ailleurs laissé une trace en français : le toponyme « Valais », masculin aujourd'hui, se comporte comme un toponyme féminin, ainsi dit-on « en Valais » et non pas « dans le Valais » ni « au Valais ».

En arpitan, le canton s'appelle lo Valêc ; l'arpitan ne connait pas de prononciation de référence, ainsi ce mot peut être prononcé [va.ˈlai(k)], [va.ˈlɛi(k)], [va.ˈliː(k)], [va.wi] ou [vai][11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Valais.

Occupé dès la Préhistoire, le territoire du canton du Valais voit se développer une civilisation originale lors de l'Âge du bronze. Dès le IVe siècle av. J.-C., quatre tribus celtes se partagent son territoire, incorporé par Auguste dans l'Empire romain. Le Valais gallo-romain, situé sur l'importante route du Grand-Saint-Bernard est prospère. Le christianisme y est attesté dès 377 et un évêché est sis à Martigny au plus tard en 381.

À la chute de l'Empire, la région devient burgonde avant d'être intégrée avec celui-ci dans le royaume franc carolingien. À sa disparition, il fait partie du royaume de Bourgogne transjurane dont l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune est le centre religieux. Le comté du Valais devient propriété de l'évêque de Sion en 999, sur donation de Rodolphe III de Bourgogne. Suit une période d'anarchie favorable à l'apparition du système féodal, où le canton est morcelé entre propriétés de la maison de Savoie et celles de l'évêque de Sion. Au XIe siècle, il passe au Saint-Empire romain germanique et les anciennes propriétés sont remplacées par de nombreuses seigneuries et territoires, les Savoyards et l'évêque de Sion n'étant plus que suzerains. Il faut attendre 1260-1270 pour entendre parler de pays du Valais. En 1375, le sire de la Tour et, en 1420, celui de Rarogne, membres les plus illustres de la noblesse féodale locale, sont renversés par les communes alliées au prince-évêque de Sion : c'est la fin du féodalisme et le début du patriciat avec la formation d'une élite au sein des différentes communautés et une plus grande indépendance de ces dernières. Cette élite prend bientôt la place des nobles au sein du Conseil général, ancêtre de la Diète[12]. La partie amont du territoire se germanise en vagues successives entre les IXe et XIVe siècles ; parallèlement l'influence des comtes, puis ducs, de Savoie augmente dans le Bas-Valais. Le Valais devient allié des cantons suisses à la fin du XIVe siècle et sa frontière est fixée à la Morge de Conthey. Lors des guerres de Bourgogne (et surtout après la bataille de la Planta en 1475), le Haut-Valais envahit les territoires savoyards et annexe le Bas jusqu'à Massongex et l'organise en pays sujet. Les Bas-Valaisans passent alors sous l'autorité de l'évêque de Sion, secondé par un Conseil du Pays qui réunit les députés des communautés locales. En 1536, le Chablais valaisan est conquis, toujours au détriment de la Savoie. Le Bas-Valais reste sujet du Haut, qui voit la puissance de l'évêque diminuer en faveur des Patriotes, représentants des sujets de l'évêque, qui forment en 1634 une véritable république fédérale, la République des Sept-Dizains.

Ce n'est qu'avec la Révolution française que le Bas s'émancipe. Le Valais est ballotté entre la République helvétique (1798-1802), l'indépendance théorique (1802-1810) et l'incorporation à l'Empire (1810-1813). À la chute de Napoléon Ier, les Alliés le poussent à adhérer à la Confédération suisse en 1815 dont il devient le vingtième canton.

Toujours déchiré entre le Haut germanophone et le Bas francophone et majoritaire, il est proche de se diviser en demi-cantons (1840). Membre du Sonderbund (1845-1847), il est défait. La deuxième moitié du XIXe siècle voit le développement des transports (ferroviaires et routiers) et les débuts du tourisme alors que le début du XXe siècle voit l'industrialisation (chimie à Monthey et Viège, aluminium à Chippis) du pays et l'exploitation des ressources hydrauliques. Dès 1950 le tourisme de masse se développe et de nombreuses stations apparaissent.

Les armoiries du Valais[modifier | modifier le code]

C'est au début du XVIIe siècle que les Patriotes valaisans font usage des sept étoiles pour représenter les Sept-dizains sur les premières monnaies frappées par la république ainsi que sur les sceaux officiels et les imprimés. Des documents papiers provenant de la première fabrique valaisanne de papier établie à Saint-Gingolph puis à Vouvry, sont filigranés de l'écu valaisan aux sept étoiles. Ces documents datent de 1639 et 1647. Les couleurs sont : parti d'argent et parti de gueules, qui étaient à la fois celles du pays et celles du diocèse.

Aucun changement n'est apporté aux armoiries des Sept-dizains de 1600 jusqu'à la révolution valaisanne et la République helvétique (1798 - 1802). Réuni à la nouvelle République, le Valais des dix Dizains est contraint d'adopter les lois et les principes, il est donc invité à faire disparaître les armoiries du Canton. Le Directoire exécutif invite le canton à effacer également les couleurs valaisannes. Durant cette période, le canton choisit l'emblème du chapeau de la liberté ou chapeau de Guillaume Tell.

La République indépendante du Valais est constituée le 20 août 1802 et le 4 septembre, les formes du sceau et des armes de l’État sont déterminées : « Les couleurs de la République sont le blanc et le rouge. Sur ce fond, il y aura douze étoiles qui répondent aux douze divisions territoriales, Conches, Brigue, Viège, Rarogne, Mörel, Loèche, Sierre, Sion et les nouveaux districts du Bas-Valais : Hérens, Martigny, Entremont, St-Maurice et Monthey. »

Sous le Département du Simplon (1810 - 1813) tout doit s'adapter à l'organisation de l'Empire français et l'ancienne cocarde du Valais est interdite. À la fin du régime, le 31 décembre 1813, le Valais retrouve son indépendance et demande son admission dans la Confédération. La nouvelle constitution apporte un changement important. Des parties détachées des dizains de Sion et de Martigny se forme un treizième district, celui de Conthey. Les nouvelles armoiries comportent donc treize étoiles sur fond rouge et blanc[13].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le Rhône à la hauteur du lac Léman. À gauche le canton de Vaud, à droite le Valais.

Le canton du Valais est situé au sud de la Suisse. Il correspond approximativement à la haute vallée du Rhône, dans les Alpes, qui s'étend du glacier du Rhône jusqu'au Léman. Le Rhône prend sa source au pied du col de la Furka (2 431 mètres), dans un affaissement en forme de fourche, entre le Blauberg et le Furkahorn, à la frontière des cantons d’Uri et du Valais. Le Rhône coule d'abord approximativement d'est en ouest jusqu'à Martigny. À ce niveau, son cours se détourne de façon brutale vers le nord en formant un coude. Il se jette dans le lac Léman après avoir passé un défilé étroit à Saint-Maurice. Le Valais est situé à cheval entre les Alpes valaisannes, les Alpes pennines, les Alpes lépontines, les Alpes uranaises et les Alpes bernoises. Le Valais est un canton-frontière. Il est limité au nord par le lac Léman, le canton de Vaud et le canton de Berne, à l’est par les cantons d’Uri et du Tessin. Au sud, il partage ses frontières avec l’Italie (la Vallée d'Aoste et le Piémont) et à l’ouest avec la France (Haute-Savoie). Le centre de gravité du Valais selon l'Office fédéral de topographie, se trouve aux mayens de Gillou à 1 870 mètres d'altitude, au-dessus de Saint-Luc, dont les coordonnées Swiss Grid (système suisse de coordonnées) sont : E 612.813/N 117.582[14].

Districts, communes et villes[modifier | modifier le code]

Vue sur la ville de Sierre et le val d'Anniviers dans le district de Sierre.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Valais est en très grande partie situé dans le bassin versant du Rhône. Seuls les versants nord du col du Sanetsch et du col de la Gemmi sont au-delà de la crête nord des Alpes dans le bassin versant de l'Aar. La commune de Zwischbergen et une grande partie de la commune de Simplon sont sur le versant sud des Alpes dans le bassin versant du Pô.

Alpes Bernoises (nord) Alpes Valaisannes (sud)

[Barrage] / Vallée / Rivière

Fieschertal Binntal
Nanztal
Lötschental, la Lonza Vallée de Saas, la Vispa
Dalatal, la Dala (Loèche-les-Bains) Barrage de Mattmark, Vallée de Zermatt (aussi dénommée Nikolaital)
Turtmanntal, la Tourtemagne
Barrage de Tseuzier, la Lienne Val d'Anniviers (Eifischtal), la Navizence
La Sionne Grande Dixence Val d'Hérens (Eringertal), la Borgne
Barrage de Cleuson Val de Nendaz, la Printze
La Lizerne Barrage de Mauvoisin Val de Bagnes (Baniental), la Dranse de Bagnes
Val d'Entremont, la Dranse d'Entremont
Val d'Illiez

Montagnes, vallées et glaciers[modifier | modifier le code]

Le Cervin vu de Zermatt.
Partie médiane du glacier d'Aletsch

Lacs et cours d'eau[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Enserré de toutes parts par de hautes chaînes de montagne, le Valais est partiellement à l'abri des dépressions venues de l'Atlantique ou de la Méditerranée, il possède un climat particulier marqué par un fort ensoleillement, en hiver comme en été. Le Valais est la région la plus sèche de Suisse avec deux fois moins de précipitations que sur le plateau. La réalité est toutefois plus complexe, l'ouest est plus humide que le Valais central, les versants sud et nord ne sont pas touchés par les mêmes perturbations et l'altitude joue un rôle important sur les températures et les précipitations. Ce climat de type alpin varie tout au long de la vallée du Rhône ce qui lui permet d'être une région viticole et fruitière assez importante. La ville de Sierre est d'ailleurs connue pour son ensoleillement, elle avait été baptisée par les Romains Sirrum amoenum, « Sierre l'Agréable », d'où son surnom de « Cité du Soleil ».

Végétation et flore[modifier | modifier le code]

La vallée du Rhône entourée des Alpes.

Le Valais bénéficie d'une extraordinaire diversité de paysages qui contraste entre les sommets enneigés à plus de 4 000 m et les coteaux secs et les fonds de vallées humides. Les climats particuliers de la vallée du Rhône, la présence de grands espaces sauvages et l'étendue des forêts naturelles traduisent naturellement une exceptionnelle richesse de la végétation. En Valais, il est utile de savoir reconnaître les différents étages de végétation, le collinéen, le montagnard, le subalpin, l'alpin et le nival.

  • L'étage collinéen est l'étage des forêts de feuillus, en réalité, la végétation naturelle fait place presque partout aux cultures (vignes). La plaine du Rhône a une végétation naturelle dite alluviale qui est constituée de saules et d'aulnes ainsi que de peupliers.
  • L'étage montagnard est la zone où se développent le hêtre et le sapin pour le Bas-Valais et le pin sylvestre dans la partie la plus sèche du Valais central. On trouve aussi le frêne qui abonde le long des chemins, des haies et des bisses. Certaines cultures, céréales, pommes de terre sont encore possibles ainsi que l'herbe de fauche.
  • L'étage subalpin est la partie qui s'élève jusque vers les derniers arbres et s'arrête dans les rhododendrons ou les genévriers nains. C'est dans cette zone que l'on trouve les forêts sombres de résineux. Dans le Bas-Valais, c'est l'épicéa qui domine, mais ailleurs dans le canton le mélèze l'accompagne, ainsi que l'arolle sur les hauteurs très ensoleillées de la chaîne pennine. C'est dans cet espace que l'on trouve aussi les mayens (résidence temporaire) avec leurs pâturages.
  • L'étage alpin se trouve au-dessus des forêts. C'est là que ce développent les pelouses rases qui sont le reflet des multiples variations de sol et de microclimat. Ces espaces sont impressionnants par leur floraison, leur parfum et leur diversité. C'est dans ces alpages que séjourne le bétail en été. La végétation spécialisée n'est pas influencée par la pâture qui se développe sur les éboulis, les crêtes et les pentes sèches, Dans les roches, on trouve une multitude de plantes qui poussent en touffes et qui sont adaptées aux divers milieux rustiques.
  • L'étage nival s'étend jusqu'aux sommets les plus élevés, on n'y trouve plus que des mousses, des lichens et des algues. Parfois, dans des conditions rares et favorables, comme dans des niches rocheuses et protégées, on trouve quelques plantes à fleurs.
Le vallon de Réchy, une des réserves naturelles du Valais

La flore valaisanne est tellement diversifiée que l'on ne peut la développer en détail sur cette page. Nous nous bornerons à citer quelques réserves naturelles avec leurs domaines d'intérêt.

Le canton fut au cours des siècles derniers un terrain de découverte pour beaucoup de scientifiques qui lui rendirent hommage en attribuant à plusieurs taxons l'épithète vallesiacus.

Faune[modifier | modifier le code]

Deux vaches d'Hérens au combat

Le Valais est privilégié pour sa faune sauvage abondante et facile à observer. Par sa superficie, sa situation géographique et son climat, le Valais offre à la faune des biotopes de qualité. La richesse de la faune valaisanne donne la mesure de la diversité des milieux qui abritent 49 espèces de mammifères terrestres et 24 de chauves-souris, près de 200 espèces d'oiseaux, 34 de reptiles, batraciens et poissons, 57 de libellules, enfin, près de 1 400 espèces de papillons et plus de 70 espèces de sauterelles et criquets. Ces chiffres augmentent si l'on s'intéresse aux papillons nocturnes, aux hyménoptères ou aux coléoptères (environ 4 000 espèces pour le Valais).

La vache d'Hérens est une vache caractérielle typique du Valais. Les animaux de cette race sont dotés d'un tempérament vif et belliqueux qui se concrétise par la manifestation d'un rituel de dominance exacerbé. Les combats auxquels se livrent naturellement les vaches lors de la mise à l'herbe, de la montée à l'alpage ou lors de la réunion de deux troupeaux en témoignent. Néanmoins, les animaux restent paisibles et calmes le reste de l'année. Cette aptitude est bien sûr à la base de l'organisation des combats de vaches qui ont lieu chaque printemps. Ces manifestations rassemblent plus d'une centaine d'animaux répartis en diverses catégories selon l'âge et le poids. Après maintes joutes, l'une des combattantes est déclarée « Reine » par le jury. De telles manifestations sont également organisées dans le val d'Aoste avec les animaux de la race Castana et, depuis quelques années, un combat a lieu annuellement dans la vallée de Chamonix. L'aptitude au combat fait partie intégrante du patrimoine génétique de la race et, bien qu'aucune étude d'héritabilité n'ait été entreprise, il ne fait aucun doute que sa transmission est d'ordre héréditaire[réf. nécessaire].

Trouvant son origine dans l'histoire de l'hospice du Grand-Saint-Bernard, le Saint-Bernard est une race de chien très appréciée pour son caractère et son hospitalité. Cette race fut la vedette de différents films parmi lesquels Beethoven. Un musée est consacré à l'historique de cette race à Martigny.

Transport et communication[modifier | modifier le code]

La route du col du Grimsel (col de la Furka en arrière-plan).

Transports[modifier | modifier le code]

Fermé de tous côtés par de hautes chaînes de montagne à l'exception du débouché du Rhône à la hauteur du goulet de Saint-Maurice, le canton est isolé de ses voisins. Toutefois, ces barrières naturelles peuvent être franchies par des cols de haute altitude ainsi que par des tunnels ferroviaires ou routiers.

Le réseau routier relie les villes et villages de plaine, ainsi que les nombreux villages qui s'égrènent le long des vallées perpendiculaires à la vallée du Rhône. Le franchissement des montagnes se fait par plusieurs cols de haute altitude (souvent à plus de 2000 mètres) : col du Simplon, col du Grand-Saint-Bernard, col du Grimsel, col de la Furka, col du Nufenen, col de la Forclaz. Ces cols sont souvent fermés durant l'hiver. Le Grand-Saint-Bernard reste toutefois en général franchissable grâce au tunnel du même nom. L'autoroute A9 (Brigue-Lausanne-Vallorbe) reliant la France à l'Italie, traverse la vallée jusqu'à Sierre. Le dernier tronçon, entre Sierre et Brigue, est en construction.

L'ancien pont de Saint-Maurice et l'ouverture du Valais à travers le débouché du Rhône.

Le réseau ferroviaire principal traverse la plaine du Rhône. A Brigue, il bifurque d'une part en direction de Berne (par le tunnel du Lötschberg), d'autre part en direction de l'Italie (par le tunnel du Simplon). Le réseau est exploité principalement par les CFF et le BLS mais certains trains étrangers y circulent également (pendolino et TGV des neiges de la société Lyria). Les communications ferroviaires ont été facilitées par le creusement de longs tunnels (les tunnel du Lötschberg et du Simplon, déjà mentionnés, et le tunnel de la Furka) Elles ont également été rendues plus aisées vers le nord, par la mise en service en décembre 2007[17] du tunnel de base du Lötschberg dont le portail Sud se situe dans la plaine à Rarogne et qui a permis un gain de temps substantiel dans la liaison entre le Valais et la ville de Berne. Le réseau secondaire est assuré par des entreprises privées dont notamment les Transports de Martigny et Régions, les Transports publics du Chablais et le Matterhorn-Gotthard Bahn.

Le Valais compte aussi de nombreux téléphériques et funiculaires qui relient certaines localités de montagne à la plaine du Rhône (téléphérique CBV, funiculaire SMC, etc.), ce qui permet d'éviter les nombreux lacets des routes de montagne souvent sinueuses, du type des lacets de Niouc, sur la route qui relie Sierre au val d'Anniviers.

On trouve aussi différents aérodromes, construits par l'armée suisse qui, au XXe siècle, ont vu dans le Valais un lieu stratégique pour la défense aérienne. Le plus important est l'Aéroport international de Sion. La société Air Glaciers y a son quartier général.

Enfin, le Valais jouxtant aussi le lac Léman, la Compagnie générale de navigation relie les villages du Bouveret et de Saint-Gingolph, et permet d'emprunter à partir de là différents itinéraires le lac

Communication[modifier | modifier le code]

Le paysage médiatique valaisan est varié et il présente différents médias en français et en allemand: des journaux régionaux et locaux, des radios régionales ainsi qu'une chaîne de télévision régionale.

Le premier quotidien du canton est Le Nouvelliste. Il est tiré à quelque 38'000 exemplaires est lu par un peu plus de 110'000 personnes[18]. Ce journal publié en français couvre l'ensemble de l'actualité du Bas-Valais. Le Haut-Valais possède son propre quotidien publié en allemand : le Walliser Bote (50'000 lecteurs[19]). On trouve aussi des journaux locaux comme le journal de Sierre ou La Gazette à Martigny. Le Valais compte également encore deux journaux de partis politiques : le Confédéré (PRD) et le Peuple valaisan (PS). Quant aux informations officielles du canton, elles sont publiées dans le Bulletin Officiel.

La radio et la télévision ne sont pas en reste. Trois chaînes de radios diffusent des programmes complets en Valais: Rhône FM et Radio Chablais pour la partie francophone, et Radio Rottu pour la partie germanophone. Canal 9, la chaîne de télévision cantonale couvre aujourd'hui l'ensemble du canton, et diffuse un programme en français et un programme en allemand. Son statut est une association et n'a pas de couleur politique particulière. On peut aussi mentionner « Téléparlement » qui retransmet en direct toutes les sessions du Grand Conseil aux 250 000 foyers desservi par une connexion câblée, de Saint-Gingolph à Gletsch.

Enfin, le réseau de télécommunication VSnet traverse le Valais en reliant ses utilisateurs à plus de 1 Gbit/s. Ce réseau est utilisé uniquement par des institutions comme les écoles et les centres de recherche.

Démographie[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Les langues officielles du Valais sont le français (dans le Bas-Valais) et l'allemand (dans le Haut-Valais).

Les langues parlées en 2010 sont : le français 66,5 % des habitants, l’allemand 28,0 %, l'italien 3,7 %, l'anglais 2,5 % et les autres langues 13,7 % [20].

Les germanophones sont situés principalement dans l’est du canton (Haut-Valais).
Les italophones sont situés essentiellement à Martigny, Sierre et Sion.

La frontière linguistique entre les francophones et les germanophones est définie par la Raspille, rivière en amont de la ville de Sierre.

Les patois valaisans, qui appartiennent au groupe francoprovençal ou arpitan[21], sont toujours parlés dans quelques régions du Bas-Valais et du Valais central, mais ils n'ont pas de statut officiel et sont en forte régression. Une fête romande et interrégionale du patois est organisée à Martigny tous les deux ans en présence de groupes provenant de toutes les régions où l'usage du francoprovençal est traditionnel. Des initiatives ont été lancées pour tenter de sauver ces dialectes, notamment par la Fondation pour le développement et la promotion du patois franco-provençal. À noter que le patois est encore parlé par les enfants dans quelques villages, particulièrement dans la région d'Evolène[22]. Quantité de personnes nées avant 1950 le parlent encore quotidiennement à Savièse, à Nendaz ou dans le val d'Anniviers. Le patois a été abandonné plus tôt dans la plaine (à Fully, entre autres), ou dans le Val de Bagnes, où la proximité relative du canton de Vaud a poussé les autochtones à s'expatrier pour travailler.

Le Haut-Valais possède également son dialecte, le haut-valaisan, mais l'enseignement et l'écriture dans la vie courante se font en langue allemande officielle[23].

Répartition linguistique par district[modifier | modifier le code]

Lors du recensement effectué en 2005, la répartition linguistique était la suivante :

District Population
2000
% Allemand % Français % autres Population
2005
Brigue 23 052 91,9 1,4 6,7 23 984
Conches 4 743 92,8 0,6 6,6 4 761
Loèche 11 631 91,8 2,4 5,8 12 121
Rarogne 10 380 96,1 0,8 3,1 10 888
Viège 26 819 87,2 4,5 8,3 27 200
Valais
germanophone
76 625 78 954
Conthey 20 094 2,7 90,6 6,7 21 841
Entremont 12 138 1,7 91,9 6,4 12 990
Hérens 9 029 2,2 95,0 2,8 9 919
Martigny 33 693 1,5 88,6 9,9 36 627
Monthey 33 389 2,6 87,7 9,7 37 505
Saint-Maurice 10 420 2,0 90,1 7,9 11 252
Sierre 40 018 8,1 80,2 11,7 43 120
Sion 36 993 5,1 85,1 9,8 39 367
Valais
francophone
195 774 212 621

Ainsi, fin 2005, le Valais germanophone comptait 27,1 % de la population du canton, contre 72,8 % pour le Valais francophone.

On constate dans le canton une poussée francophone, ces dernières décennies : la population du Haut-Valais, correspondant au Valais germanophone, n'augmente sur la période 2000-2005 que de 2 329 habitants soit 3,04 %. Le Valais francophone (Bas-Valais) gagne pour sa part pas moins de 16 849 résidents soit 8,61 %.

D'autre part la comparaison des recensements de 1990 et 2000 fait apparaître une nette poussée de la langue française, de l'ordre de 5 à 6 % de la population globale, dans les districts de Sion et Sierre, et ce au détriment de la minorité allemande qui y habite (et qui constituait une majorité à Sierre jusqu'aux environs de 1920)[24].

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Évolution de la population du canton du Valais de 1999 à 2006[25] :

Population
01-01
Naissances Décès Solde
naturel
Solde
migratoire
Population
31-12
Accroissement %
1999 274 458 3 063 2 188 875 171 275 632 1 174 0,4
2000 275 632 276 314 682 0,2
2001 276 314 2 875 2 190 685 1 285 278 419 2 105 0,8
2002 278 419 2 690 2 225 465 2 515 281 345 2 926 1,1
2003 281 345 2 645 2 254 391 3 457 285 008 3 663 1,3
2004 285 008 2 652 2 260 392 3 322 287 976 2 968 1,0
2005 287 976 2 814 2 331 483 3 394 291 575 3 599 1,2
2006 291 575 2 771 2 320 451 2 990 294 608 3 033 1,0

Éducation[modifier | modifier le code]

La HES-SO Valais à Sierre.

Formation primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

En Valais, le système éducatif comprend deux années d'école enfantine suivies de six années d'école primaire. Celle-ci est suivie par le cycle d'orientation, qui dure trois ans sauf si l'élève a obtenu les notes nécessaires pour entrer au collège à la fin de sa deuxième année de cycle. La fin du cycle d'orientation marque la fin de la scolarité obligatoire.

L'élève peut ensuite choisir entre trois filières d'études : la filière professionnelle (apprentissage), la filière culture générale ou le collège. Le Valais possède quatre collèges qui permettent d'obtenir un certificat de maturité cantonal en cinq ans d'études (contrairement à la majorité des cantons suisses où la maturité suisse peut s'obtenir en trois ou quatre ans d'études) : le collège des Creusets et le collège de la Planta à Sion, le collège de l'Abbaye à Saint-Maurice et le collège Spiritus Sanctus à Brigue.

Formation tertiaire[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les Hautes Écoles, il n'y a pas de Haute École Universitaire (HEU) en Valais. On peut cependant distinguer plusieurs types d'offre de formation de niveau tertiaire :

Les formations HES (Hautes Écoles Spécialisées) dispensent des formations qui sont intégrées au processus de Bologne (filières de niveau bachelor) :

  • La branche valaisanne de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO et HES-S2), la HES-SO Valais, installée sur deux sites à Sierre et à Sion : Informatique de gestion, Économie d'entreprise, Tourisme, Systèmes industriels, Technologies du vivant, Soins infirmiers, Travail social, Physiothérapie.
  • La Haute école pédagogique du Valais (HEP-VS) assure la formation initiale, complémentaire et continue des enseignants des écoles enfantines, primaires et secondaires 1 et 2 (général).
  • L'École cantonale d'art du Valais offre un cycle de formation tertiaire en arts visuels, lequel se compose du programme Bachelor HES-SO et du programme MAPS - Art in Public Sphere, orientation du Master HES-SO en arts visuels auquel est liée la recherche.
  • Le Conservatoire de Lausanne - Site de Sion a regroupé les activités de la Haute école de musique depuis 2008.
  • La Fernfachhochschule Schweiz Brig (FFHS) est une haute école spécialisée à distance reconnue par la Confédération. Les formations proposées sont orientées vers l'informatique, l'informatique de gestion, l'économie d'entreprise et l'ingénierie appliquée.

Les instituts universitaires de formation et de recherche :

  • L'Institut universitaire Kurt Bösch(IUKB) a pour mission de développer des activités d'enseignement et de recherche dans la perspective innovante de l'inter- et transdisciplinarité. Il concentre ses activités sur les deux orientations thématiques suivantes : les droits de l'enfant et les études en tourisme.
  • La Formation universitaire à distance, Suisse(FS-CH) propose des programmes d'études universitaires et des formations continues à distance.
  • En décembre 2012, l'EPFL et le Valais ont signé une convention créant le Pôle EPFL Valais Wallis. Ce pôle comprendra onze chaires dans les domaines de l'hydroélectricité, de la santé, de la chimie verte et de la nutrition et ouvrira ses portes en 2014[26].

Enfin, la formation par la recherche est aussi possible en Valais, par l'intermédiaire de l'Institut de recherche Idiap à Martigny, qui permet d'obtenir un doctorat de l'EPFL, grâce au partenariat entre ces deux institutions[27]. Outre l'Idiap, le Valais compte neuf autres instituts de recherche de niveau universitaire : le Centre de recherches énergétiques et municipales (CREM), l'Institut ICARE, le Centre de technologie en informatique de gestion (TEWI), Le Centre de recherche sur les plantes médicinales et aromatiques Médiplant, l'Institut de Recherche en Ophtalmologie (IRO), l'Institut de recherche en Réadaptation-Réinsertion (IRR), le Centre alpin de phytogéographie (CAP), le Centre Régional d'Études des Populations Alpines (CREPA), le Centre universitaire de recherche sur le plurilinguisme (CURP/UFM), l'Institut universitaire de recherche sur l'histoire de l'arc alpin (FGA).

Économie[modifier | modifier le code]

Randonnée hivernale entre Bettmeralp et Riederalp.
Balade en montagne - Verbier.
Bains thermaux - Ovronnaz.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le Valais bénéficie d'une longue tradition touristique. Les hôteliers furent à la base de l'essor du tourisme valaisan ; beaucoup d'entre eux, tel César Ritz, ont consacré temps et argent pour satisfaire une clientèle provenant du monde entier. Le canton possède plus de 120 destinations d'hiver et d'été, dont :

La plupart des stations sont situées à plus de 1 500 mètres d'altitude et 9 domaines skiables se trouvent au-dessus de 3 000 mètres.

Le canton compte de nombreuses stations thermales que l'on trouve notamment à Saillon, Loèche-les-Bains, Ovronnaz, Val-d'Illiez, Breiten et Brigerbad.

Le Valais dispose de neuf parcours de golf au total, 5 parcours de 18 trous : Crans-Montana, Loèche-les-Bains, Sierre, Sion, Verbier et 4 de 9 trous Crans-Montana, Obergesteln, Riederalp et Zermatt.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

La Grande-Dixence et ses 285 mètres de haut

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Les abricots sont très réputés en Valais
  • L'agriculture, qui fut longtemps la principale activité du canton, a perdu de son importance, elle a longtemps été la base de l’économie. Mais depuis la fin du XIXe siècle, l’agriculture et l’élevage ont progressivement décliné, cédant la place à l’industrie. Les grandes cultures (céréales, maïs, colza, betterave et tabac) se concentrent essentiellement dans le Bas-Valais et dans certaines zones de montagne (pour le seigle notamment). Depuis peu, une nouvelle culture, le soja, a fait son apparition dans quelques exploitations et permet ainsi de diversifier la production. On cultive aussi des plantes aromatiques et médicinales.
  • Les cultures maraîchères (abricots, pommes et poires) restent renommées. On tire une eau-de-vie des abricots (l'abricotine) et de la poire Williams (Williamine).
  • La culture de la vigne est demeurée importante. Le Valais est le plus grand canton viticole de Suisse avec 5 000 hectares de vignes, soit le tiers de la production totale en Suisse. La commune de Chamoson, avec ses 427 hectares de vigne, est la plus grande commune viticole du Valais. Le vignoble valaisan, produisant tant des vins blancs que rouges, est très diversifié et plus de 40 cépages différents y sont élevés. Certains, d'excellente valeur, sont très anciens et n'existent plus que dans cette région.
  • L’élevage est une source de revenus non négligeable pour l’économie agricole du canton. Le cheptel valaisan est composé de bovins, dont la fameuse race d’Hérens[28], typique de la région. La plupart des têtes sont élevées pour la production laitière ou la viande. On y élève également des chèvres et des moutons dont le rôle dans la conservation du paysage est bien démontré.
  • L’exploitation forestière est présente en Valais, mais occupe toutefois une place restreinte dans l’économie du canton, du fait de sa morphologie et de son climat.
  • Une particularité du village de Mund, situé à 1 200 m d'altitude au-dessus de Naters : la plantation d'une fleur, le Crocus sativus L (116 producteurs). De celle-ci on tire le safran. La récolte s'étend de mi-octobre à mi-novembre sur 14 000 m2. Le safran de Mund a été enregistré en tant qu'AOC par l'Office fédéral de l'agriculture le 2 juillet 2004.

Politique[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Politique du canton du Valais.
Pascal Couchepin en conférence

Le canton du Valais est une république[29].

Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil d'État, composé de cinq membres élus tous les quatre ans par un scrutin à deux tours. Une présidence tournante annuelle a lieu, comme pour le Conseil fédéral suisse.

Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil, composé de députés de tout le canton. Il siège à Sion et occupe, depuis 1944, le bâtiment appelé Le Casino.

Les élections communales (ou municipales) et cantonales ont lieu tous les quatre ans. Les prochaines élections communales se dérouleront en octobre 2016, tandis que les élections cantonales sont agendées en mars 2017.

Le Valais a fourni trois conseillers fédéraux à la Suisse (Josef Escher, Roger Bonvin, Pascal Couchepin). On peut également ajouter à cette liste Micheline Calmy-Rey, qui est originaire de et née à Chermignon, même si elle a effectué sa carrière politique dans le canton de Genève.

Durant la législature 2015-2019, le Valais est représenté au Parlement fédéral de la façon suivante:

La Chambre valaisanne de tourisme est l'organisation faîtière cantonale en matière de politique touristique en Valais.

Culture[modifier | modifier le code]

Le canton du Valais possède des traditions culturelles riches et variées.

La raclette du Valais
  • La Médiathèque Valais, à Sion pour le patrimoine imprimé, Martigny pour le patrimoine audiovisuel, est le centre de documentation sur le Valais. Elle poursuit une politique active de publication afin de faire connaître ses fonds et offrir au public des outils de recherche documentaire performants. À Martigny elle propose régulièrement des expositions de photographies et des projections de films, alors que le site de Sion organise des cycles de conférences et de lectures sur le patrimoine et la littérature.
  • La Société d'histoire du Valais romand (SHVR).
  • L'Association cantonale valaisanne de mycologie (ACVM).
  • Le Centre Pro Natura d'Aletsch sis à la villa Cassel, datant de 1902.
  • La Murithienne - Société valaisanne des sciences naturelles.
  • La Société Académique du Valais contribue à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique en valais.
  • SAVAR, la société d'astronomie du valais romand.
Masque en bois d'une Tschäggätä dans le Lötschental

Monuments[modifier | modifier le code]

De nombreux monuments émaillent le paysage valaisan. Les plus connus sont certainement la basilique de Valère où l'on trouve le plus vieil orgue du monde encore jouable, et l'abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune. Le Valais compte plusieurs châteaux d'importance historique, fréquemment bâtis à des emplacements autrefois stratégiques: château de Tourbillon, château de Saint-Maurice, château de Stockalper, château de la Bâtiaz, château de la Majorie, château de la Porte du Scex, le château Mercier, le château de Villa, le château épiscopal de Loèche-Ville etc. Il faut mentionner également plusieurs églises qui présentent une architecture de qualité, en particulier celles dues à l'architecte Ulrich Ruffiner (vers 1480 - vers 1550) qui a laissé de nombreux édifices entre Sion et la vallée de Conches : église Saint-Théodule à Sion, église de Rarogne, église d'Ernen... Dans la vallée de Conches, on rencontre aussi plusieurs belles églises baroques ou baroquisées. L'architecture religieuse contemporaine a aussi donné des édifices intéressants, comme par exemple les œuvres de l'architecte genevois Jean-Marie Ellenberger (1913 - 1988) à Sierre (Eglise Sainte-Croix) ou à Verbier.

Dans l'architecture civile, deux hospices, situés chacun à l'un des cols menant vers l'Italie, assuraient autrefois le ravitaillement des pèlerins qui se rendaient à Rome et des voyageurs : l'hospice du Grand-Saint-Bernard et l'hospice du Simplon. On rencontre aussi des vestiges romains intéressants, comme l'amphithéâtre de Martigny. Sion est également un "site majeur de la préhistoire européenne"[34]. On peut y voir en particulier les dolmens du Petit-Chasseur, ensemble de grandes sépultures collectives remontant au IIIe millénaire av. J.-C. Les ponts sont aussi un élément important du paysage bâti valaisan. Du fait de son relief montagnard qui oblige à franchir de nombreux obstacles naturels, le canton comporte plusieurs ponts, anciens ou modernes, souvent audacieux, parmi lesquels le pont du Gueuroz qui fut un temps le plus haut pont d'Europe, et le pont du Ganter, sur la route du Simplon.

Visible depuis le Valais central, la statue du Christ-Roi rappelle la tradition catholique du canton.

Parmi les musées les plus importants du canton, la Fondation Gianadda à Martigny attire de nombreux visiteurs de toute la Suisse et des pays frontaliers. Le canton compte également plusieurs musées, parmi lesquels le musée cantonal des beaux-arts, le musée cantonal d'histoire, le musée cantonal d'histoire naturelle, le musée de la vigne et du vin ou encore le musée des Traditions et des barques du Léman.

Sport[modifier | modifier le code]

En Valais il y a un organisme qui réunit les associations sportives sous un même toit (49). C'est la Fondation Aide Sportive Valaisane (FASV). Son but est d'apporter aux associations une réflexion sur des problèmes communs comme la psychologie dans le sport, l'autorité et le sport, l'entraînement mental dans le sport, le marketing et le parrainage dans le sport, le sport et les médias et sport et publicité (sponsoring). Pour encourager les associations cantonales et les clubs la FASV a dicté une Charte du fair-play et récompense par le versement d'une somme significative les actions les plus exemplaires parmi celles qui seront soumises et annoncées par les associations sportives. L'Association Valaisanne des Journalistes de Sport AVJS désigne des candidats aux Mérites sportifs valaisans sur la base des propositions de la commission des mérites, elle choisit dix candidats individuels, cinq équipes, cinq espoirs et cinq dirigeants.

Le Valais s'est proposé à trois reprises pour organiser les Jeux olympiques d'hiver, la première fois pour organiser les Jeux de 1976 (Sion 1976), la deuxième pour les Jeux de 2002 (Sion 2002) et la troisième fois pour organiser ceux de 2006 (Sion 2006). Le Valais n'a toutefois pas été choisi.

Plusieurs personnalités sportives sont natives du Valais comme les skieurs Roland Collombin, Pirmin Zurbriggen, Joël Gaspoz, Steve Locher, Fernande Bochatay, Chantal Bournissen, Didier Défago, le patineur Stéphane Lambiel, le footballeur Stéphane Grichting, l'escrimeuse Sophie Lamon et l'escrimeuse Tiffany Géroudet ou les lutteurs internationaux Jimmy Martinetti, Étienne, Raphy, David, William, Lionel, Laurent et Grégory Martinetti qui possèdent un palmarès national et international riche de titres, podiums et diplômes (championnats suisses, championnats d'Europe, championnats du Monde et tournois internationaux de Coupe du Monde) dans tous les styles de lutte olympique (lutte libre et lutte gréco romaine). Les membres de cette famille valaisanne comptent également 7 sélections olympiques comme athlètes (Jimmy : Mexico 1968, Munich 1972, Montréal 1976 et Moscou 1980//Étienne : Munich 1972//David : Barcelone 1992//Grégory : Sydney 2000, Grégory Martinetti étant toujours en activité sur le plan national et international) et un palmarès riche de 4 couronnes fédérales en lutte suisse (lutte à la culotte) et des centaines de couronnes cantonales et régionales, avec le record national de couronnes (lutte suisse, Jeux Nationaux, lutte gymnique) pour Étienne Martinetti (219).

En ski alpin, Pirmin Zurbriggen fut médaillé aux championnats du monde 1985, 1987 et 1989 et médaillé aux Jeux olympiques de 1988. Il fut élu sportif suisse de l'année en 1985. D'autre part, le canton a délivré à la FIFA son président actuel : Gianni Infantino et à la Fédération internationale des luttes associées (FILA : 142 pays) son président actuel : Raphy Martinetti.

Un patrouilleur de la Patrouille des Glaciers

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  2. « Conseil d'État », sur vs.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  3. « Grand Conseil », sur vs.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  4. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  9. sion.ch
  10. Dictionnaire des noms de lieuxLouis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  11. Selon les parlers, un [k] peut être ajouté à la fin du mot. Les prononciations correspondent, entre-autres, à Fully, Leytron, et Chamoson pour la première ; à Evolène, Conthey, et Hérémence pour la deuxième ; à Anniviers et Chermignon pour la troisième ; à Savièse pour la quatrième ; et à Nendaz pour la cinquième.
  12. Histoire du Valais, In: Annales valaisannes 2000-2001, Sion, 2002
  13. Les emblèmes de la souveraineté dans les imprimés officiels du Valais, Léon Imhoff, 1965
  14. Nouvelliste, le 21 juillet 2009
  15. Rapport de la commission extraparlementaire
  16. Communication - Affaires Publiques
  17. BLS AlpTransit
  18. « Le Nouvelliste », sur http://www.mediassuisses.ch,‎ chiffres 2014 (consulté le 23 juin 2016)
  19. « Lectorat des principaux titres de la presse suisse (pdf) », sur http://www.mediassuisses.ch,‎ (consulté le 24 juin 2016)
  20. Statistique suisse consulté le 10 décembre 2013
  21. cf arpitania.eu et [PDF] arpitan.ahel.ch
  22. Prononciation du titre dans sa version originale Écouter
  23. Extrait du petit prince en haut-valaisan
  24. Source : OFS - Le paysage linguistique en Suisse
  25. Source : OFS - État de la population et évolution démographique - Analyses
  26. Le Pôle EPFL Valais/Wallis, moteur du futur énergétique de la Suisse
  27. Thèses EPFL préparées à l'IDIAP
  28. La race bovine d'Hérens
  29. Constitution du Canton du Valais
  30. www.tourismesuisse.com
  31. [1]
  32. [2]
  33. Mary Jane Phillips-Matz, Verdi, 1993, p. 22
  34. « Sion », sur http://www.hls-dhs-dss.ch,‎ s.d. (consulté le 23 juin 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]