Émile Audiffred

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Émile Audiffred
Description de l'image Emile audiffred, auteur et producteur..jpg.
Informations générales
Nom de naissance Émile Marius Baptistin Audiffred
Naissance
Toulon, Var
Décès (à 54 ans)
Auvers-Saint-Georges, Essonne
Activité principale Chanteur, parolier, producteur, Imprésario

Émile Audiffred est un chanteur, librettiste, parolier et producteur français, né le à Toulon et mort le à Auvers-Saint-Georges. Il est le père de l'impresario et producteur Roger Audiffred.

Biographie[modifier | modifier le code]

Publicité phonographique pour Pathé.
Toutes les femmes, partition signée Audiffred, Lelièvre et Scotto (1923), pour la revue inaugurant Le Palace.
Programme de tournée Ma Belle Marseillaise (années 1940).
Émile Audiffred part en tournée...
Affiche d'un spectacle de l'agence Audiffred, en partenariat avec les shampoings Dop (1950).

Originaire de Toulon, Émile Audiffred débute une carrière de chanteur de caf'conc au Palais de Cristal et à l'Alcazar de Marseille. Il monte en 1912 à Paris et se fait engager au Petit Casino et dans la troupe du Concert Mayol pour des revues aux côtés de Felix Mayol, Dranem, Raimu, et Polin. Il enregistre une vingtaine de chansons pour les disques Pathé[1]. Il développe parallèlement une carrière d'auteur-parolier, son premier succès Son Paris ! fut créé par Georgel. A partir de 1920 Audiffred signe pour des grandes Revues au Ambassadeur et au Palace de Londres, en 1923 il inaugure Palace de Paris comme ténorino de charme dans la revue "Toutes les femmes" avec Harry Pilcer et Polaire. Il chante également toujours en qualité de ténor les opérettes viennoises et d'Offenbach au théâtre des Bouffes du nord au Moncey et au casino de Trouville. A partir de 1919, Audiffred écrit plusieurs vaudeville pour la Scala et les tournées Baret. Il est co-auteur de nombreuse revues avec Leo lelievre et Henri Varna "Yo t'aime, Maître à danser, les dix commandements, Le cœur et la Rose,..."

De 1924 à 1932, il devient directeur de l'agence théâtral Lutécia (Palace, Concert Mayol, Plaza, Bataclan) et du plus grand Music-hall et Cirque de Paris le Théâtre de l'Empire, sur la même période l'administrateur des casinos; de Trouville, Luchon, Vichy et d'Enghein les Bains. Il est nommé Président du Syndicat des Impresari de France et reçoit les palmes académiques en 1931.

Il lance en 1932 l'Agence Audiffred (3 cités Bergère) avec en exclusivité le Casino de Paris, le Palace et Mogador... Il produit les grandes tournées Audiffred, l’agence se spécialise dans le music-hall, le théâtre, le Cirque et le Cinéma. Émile Audiffred, découvreur de talent devient l’un des imprésarios le plus actif d'avant-guerre. Il engage les imprésarios Félix Marouani en 1934 et Diodet (fils de Louis Diodet). Audiffred prend la direction du théâtre des Italiens avec les disques Pathé en 1934.

Tout au long de sa carrière, Émile Audiffred signa en tant que parolier un grand nombre de chansons[2]avec entre autres le compositeur Vincent Scotto.

Emile Audiffred fait débuter la carrière internationale de Joséphine Baker en 1930, et fait connaitre en France le chanteur de Tango Carlos Gardel. Il impose rapidement Tino Rossi[3] sur la capitale comme le chanteur de charme d'avant-guerre. Après L'ABC, Audiffred et Marc Cab proposent a Henri Varna d'auditionner Tino Rossi pour la rentrée du Casino de Paris. À la fin de la première de “Parade de France”, Audiffred, l’imprésario de Tino, le serre dans ses bras et lui dit : “Ta carrière commence ce soir.[..] — (Tino Rossi - Stock, 1974). En 1944 Emile Audiffred monte une revue « Ça reviendra » avec au programme Petit Papa Noël chanté par Xavier Lemercier, Audiffred propose à Tino Rossi de l'interpréter pour le film Destins sorti en 1946.

Il produit un bon nombre d'Artistes et entre autres la vedette marseillaise Mireille Ponsard, qui deviendra sont épouse en 1936[4]. Dans la même période il sera l'impresario de Mistinguett, Cécile Sorel, Felix Mayol, Georgel, Alibert, Reda Caire, Tino Rossi, Darcelys, Maurice Rostand, Gaby Morlay, Albert Préjean, Harry Baur, Meg Lemonnier, Lys Gauty, Maurice Chevalier, Henri Garat, Django Reinhardt, Ray Ventura, André Claveau, Mireille, Charles Trenet, Rina Ketty, Max Regnier,Jane Sourza, Lucienne Boyer, Fernand Gravey, Damia, Fréhel, Edith Piaf, Yves Montand, Fernand Sardou,... et d'Artistes internationaux.

Emile Audiffred est aussi producteur, auteur et metteur en scène de revues et d'opérettes marseillaises[5]. Ces trois opérettes marseillaise à succès sont: Au soleil de Marseille adapté au cinéma avec Fernand Charpin et Henri Garat, Ma Belle Marseillaise avec Alibert en 1940, Marseille mes amours filmé dans les studio de Marcel Pagnol avec Reda Caire et Mireille Ponsard. Audiffred engage pratiquement toutes les vedettes du genre pour les théâtres; L'Alcazar, l’odéon à Marseille, Bobino et les Variétés de Paris... Il co-signe avec Raymond Vincy le livret de La Belle de Cadix, opérette créée le au Casino Montparnasse[6] à Paris, avec une musique de Francis Lopez et comme interprète Luis Mariano, qui sera adaptée au cinéma en 1953 par Raymond Bernard, sous le même titre.

Juste avant la guerre il découvre à Marseille Yves Montand[7], qui témoignera : « À l'Alcazar de Marseille, le patron c'est Émile Audiffred. C'est à lui que je dois mes débuts. Il a été très chic pour moi. Il me disait : « Tu verras, petit, tu seras mondial à Marseille ! » Et on riait tous les deux. N'empêche que, le premier soir, j'avais un de ces tracs. » — ( L'Express, 1969).

« Un certain Émile Audiffred, producteur de son état, le reconnaît lorsqu'il pousse la porte de son bureau sur la Canebière [...], il était à L'Alcazar lorsque Montand s'y produit en 1938, Audiffred croyait très fort à son potentiel scénique, mais regrettait la minceur de son répertoire, « vivre sans chanson, pour un artiste c'est vivre sans amour ; on n'est rien du tout », lui dira-t-il. »[8]. Il monte une revue pour Yves Montand en 1941. A Marseille, Audiffred lui présente pendant la guerre Edith Piaf, à la libération Yves Montand chantera en première partie de celle-ci au Moulin Rouge. Viendront les engagements à l'ABC, L’étoile...

Avec l'accord de Jérôme Medrano les programmes puis la direction en 1939 du Cirque Medrano. Viendront les programmes de l'ABC, l'Alhambra, l'Européen, des Folies Belleville, de Bobino, l’Etoile, l’Odéon de Marseille, Colisée Plage (Marseille), et du casinos de Nice,... En 1946 il partage avec les frères Bouglione le Cirque d'Hiver à Paris[9] et le cirque Royal de Bruxelles, d'Amiens et Bordeaux où il produira le clown Grock et les Fratellini.

Émile Audiffred meurt prématurément en 1948 d'une crise cardiaque.

Chansons d'Audiffred (parolier)[modifier | modifier le code]

  • Marinella[10] Tino Rossi (1935)
  • Tchi tchi[11] Tino Rossi
  • Laissez-moi vous aimer - Tino Rossi (1936)
  • Loin des Guitares - Tino Rossi (1935)
  • Ecoutez les mandolines - Tino Rossi (1937)
  • Viens fifine - Jean Gabin (1934)
  • Haïti - Joséphine Baker (1933)
  • Paris qui remue - Joséphine Baker
  • La chanson de la sierra - Jaimes Plana (1936)
  • Je ne sais pas - Raquel Meller (1926)
  • On ne peut pas être fidèle à Paris - Billy Milton et Mistinguett (1931)
  • C'est espagnol (c'est Marseillais) - Perchicot (1927)
  • Chanson des gueules casées - Alibert (1927)
  • OH Paname - Alibert (1928)
  • Ouh ouh! - Reda Caire (1937)
  • Tango Chaviré - Georgel (1919)
  • Marseille mes amours - Mireille Ponsard (1938)
  • Ma belle Marseillaise - Mireille Ponsard et Alibert (1940)
  • Ça fait boum - Mireille Ponsard (1938)
  • Au jardin de mon cœur - Jean Lumiere
  • Ya du tangage - Gilles et Julien (1935)
  • Nuit de Broadway - Loulou Gasté et Alix Cambelle (1948)
  • La Caravane de l'ouest - Yves Montand (1943)
  • ...

Succès interprétés par Audiffred (1912-1924)[modifier | modifier le code]

  • La Poudre de riz (Dalbret/Rondeau)
  • C'est la chanson la plus jolie (Audiffred/Vincent Scotto)
  • Les femmes de Paname (Léo Lelievre/Henri Varna)
  • C'est la valse du soir (Vibert/R.Barré/Desmoulins)
  • Pour un regard de vos yeux (Alcide/Albert Tollet)
  • La Madelon de la victoire (Borel-Clerc/Lucien Boyer)
  • Quand on vient en Permission (Dalbret)
  • Notre grand Paris (Paul Nast/Audiffred/Leo Lelievre)
  • Un Soir de Printemps (Audiffred/Laurent Halet)
  • Toutes les femmes (Vincent Scotto/Audiffred/Leo Lelievre)
  • Une Femme Simplette (Léo Lelievre/Audiffred/Laurent Halet)
  • Sans savoir... pour un baiser (A.Chantrier)
  • ...

Vie privée[modifier | modifier le code]

  • Il est né le 30 août 1894 de l'union de Marius Audiffred et Eugénie Philomène Julien.
  • Il épouse en 1914 Célestine Andrée Rostagni[12], dont il aura un fils, Roger Audiffred.
  • Il épouse en secondes noces la chanteuse Mireille Ponsard en 1936.
  • Il épouse en troisièmes noces Yvette Chamaillard.
  • Les Arrière-petits Enfants sont Estelle Simonnot [13] et Cyril Simonnot

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives Medihal, en ligne.
  2. Catalogue général de la BNF, notice en ligne.
  3. José Mange 1866-1935 par Brigitte Gaillard, Musée du Toulon, 2003 — extrait en ligne.
  4. Audiffred sur La Comédie musicale en France
  5. Marseille bombardée, reportage INA, 7 avril 2009.
  6. Le Casino Montparnasse
  7. [vidéo] L'Alcazar les débuts d'Yves Montand avec Émile Audiffred sur YouTube
  8. Philippe Crocq et Jean Mareska, Montand, qu'est ce qu'elles avaient à tant l'aimer, page ???
  9. Le programme des fêtes chez Medrano en 1936, par le Cirque d'hier, en ligne.
  10. [vidéo] Marinella sur YouTube
  11. [vidéo] Tchi tchi sur YouTube
  12. Archives en ligne de l’état civil du Var, commune de Toulon, acte de naissance no 1403 avec mention marginale de décès, année 1894 (page 397/573)
  13. [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]