Francis Blanche

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Francis Blanche
Nom de naissance Francis-Jean Blanche
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 52 ans)
Paris, France
Profession Auteur, acteur et humoriste
Films notables Belle de jour
La Grande Lessive (!)
Les Tontons flingueurs

Francis-Jean Blanche, dit Francis Blanche, né le à Paris 11e et mort le à Paris 15e[1], est un auteur, acteur, chanteur et humoriste français. Très populaire, il est une figure emblématique de la scène et du cinéma français des années 1950 et 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille d'artistes, en particulier d'acteurs de théâtre (parmi lesquels son père Louis Blanche, mais aussi son oncle le peintre Emmanuel Blanche), il est, à quatorze ans, le plus jeune bachelier de France. Dans les années 1940 et 1950 il fait partie de la troupe Les Branquignols de Robert Dhéry, avec qui il joue dans Ah ! les belles bacchantes, en 1953.

Il forme, avec Pierre Dac, un duo auquel on doit de nombreux sketches dont Le Sâr Rabindranath Duval (1957), et un feuilleton radiophonique en deux cent treize épisodes, Malheur aux barbus !, diffusé de 1951 à 1952, sur Paris Inter, et publié en librairie cette même année ; personnages et aventures sont repris de 1956 à 1960 sur Europe 1, sous le titre Signé Furax en mille trente-quatre épisodes. Ces émissions sont suivies par de nombreux auditeurs. Toujours avec Pierre Dac il crée le Parti d'en rire.

Il est également l'inventeur et l'auteur de canulars téléphoniques régulièrement diffusés à la radio dans les années 1960[2].

On lui doit également des poèmes, et les paroles de 673 chansons.[réf. nécessaire]

Au théâtre, il interprète Tartuffe et Néron et en 1955, Chevalier du Ciel, une opérette avec Luis Mariano à la Gaité-Lyrique.

Parallèlement à sa carrière sur scène, il tourne sans discontinuer dans de très nombreux films où il est souvent intervenu aussi comme scénariste et dialoguiste. Sa composition la plus populaire est celle du commandant Obersturmführer Schulz face à Brigitte Bardot dans Babette s'en va-t-en guerre (1959). Il est un des acteurs favoris de Georges Lautner, notamment fameux pour son rôle du notaire Maître Folace dans Les Tontons flingueurs en 1963 et de Boris Vassilief dans Les Barbouzes, en 1964.

Il meurt d'une crise cardiaque à cinquante-deux ans, sans doute à cause de son traitement négligé d'un diabète de type 1. Il est enterré à Èze. Très affecté, Pierre Dac le suit quelques mois plus tard.

Écrivain et parolier[modifier | modifier le code]

Au théâtre, Francis Blanche est l'auteur des comédies, écrites avec Albert Husson, Adieu Berthe et Un Yaourt pour deux. Les escargots meurent debout est un spectacle burlesque qu'il a écrit et interprété, de même que Chipolata, saucisson show qu’il interprète avec Pierre Dac.

Il est l'auteur d'œuvres littéraires diverses comme Mon oursin, un recueil de poésies, Pensées, répliques et anecdotes, un recueil d'humour illustré par Cabu et publié au Le Cherche midi. Il publie L'Étrange Napolitaine en 1973, pastiche de roman noir.

Francis Blanche est le parolier d'environ quatre cents chansons dans les styles les plus divers. On retiendra parmi les grands succès populaires des années 1940 auxquels il a collaboré : Débit de lait, débit de l'eau, chanson écrite en collaboration avec Charles Trenet, créateur de la chanson, en 1943, Le Gros Bill sur un air du folklore américain arrangé par Ralph Marbot, écrite en 1945, Frénésie sur une musique d'Alberto Dominguez, écrite en 1945. On lui doit les paroles françaises de Bésame mucho sur une musique de Consuelo Velasquez, en 1941. Sa Chanson aux nuages, sur une musique de Francis Lopez, est chantée, en 1945, par Tino Rossi, et le très romantique Prisonnier de la Tour, sur une musique de Gérard Calvi, est chanté par Édith Piaf, en 1948. Francis Blanche a également écrit les paroles de Ça tourne pas rond dans ma p'tite tête, Il était un petit homme, La fille du gangster, Général à vendre, Psychose. Il a adapté en français plusieurs chansons telles que Noël Blanc (White Christmas, chanson d'Irving Berlin), La Ballade de Davy Crockett (The Ballad of Davy Crockett, de George Bruns) et Plaine, ma plaine (Полюшко-поле, poliouchko-polié, chanson en russe de Lev Knipper).

Il a mis des paroles humoristiques sur des « tubes » classiques comme Le Complexe de la Truite, chantée par les Frères Jacques sur la musique du lied la Truite (Die Forelle de Franz Schubert), La Pince à linge, chantée par Les Quatre Barbus sur la musique des quatre mouvements de la Symphonie n° 5 de Beethoven, toujours chantée par Les Quatre Barbus ; Honneur aux barbus reprend l’air de Figaro dans Le Barbier de Séville de Gioachino Rossini. Le Parti d'en rire est chanté par Francis Blanche et Pierre Dac, sur la musique du Boléro de Ravel. Il a écrit également un texte d’accompagnement pour Le Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns.

Francis Blanche a confié au compositeur-interprète Ted Scotto l'interprétation de deux de ses poèmes Les Dimanches ratés et Job[3].

Filmographie complète[modifier | modifier le code]

1942 - 1959[modifier | modifier le code]

1960 - 1969[modifier | modifier le code]

1970 - 1974[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Signé Furax de Marc Simenon : Le scénario du film est inspiré de celui de la deuxième « saison » (Le Boudin sacré) du feuilleton radiophonique du même nom et est à ce titre attribué à Pierre Dac et Francis Blanche, mais ni l'un ni l'autre ne l'ont véritablement écrit, puisque ce scénario et cette adaptation sont signés de Xavier Gélin et Marc Simenon.

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Il y a des rue Francis Blanche dans plusieurs villes françaises, dont Brest, Orléans, Limoges, Saint-André-lez-Lille, Montpon-Ménestérol.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sa fiche sur le site Les Gens du Cinéma
  2. Souvent enregistrés, on peut entendre que, lors du canular Monsieur Macheprot et les Chaussons de Danse, Francis Blanche est reconnu par la personne piégée
  3. Les deux chansons figurent sur l'e-album[Quoi ?] les Grands poètes
  4. La Belle Arabelle sur le site Operette

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Villers, Francis Blanche : le tonton flingué, éd. Denoël, 2000 (biographie)
  • Francis Blanche : biographie d'un Arlequin par Henri Marc - Jean-Claude Lattès, (1990)
  • Francis Blanche - Pierre Dac : Le parti d'en rire - Édition CD de l'émission - Éditions Le Livre Qui Parle, (1991)
  • Francis Blanche, Pensées, répliques et anecdotes, Jean-Marie Blanche Le Cherche midi, (1996)
  • Francis Blanche, Jeanne d'Arc, Cléry, La Hire (Jean-Jacques Sergent), 1996
  • Francis Blanche, Mon oursin et moi, recueil de poésies, Le Castor Astral, 2006
  • Francis Blanche, Signé Francis Blanche, Le Castor Astral, novembre 2007
  • Jean-Marie Blanche et Evelyne Trân, Francis Blanche, mon père, Éditions Plon, novembre 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]