Histoire mondiale de la France

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Histoire mondiale de la France
Auteur Collectif de 122 historiennes et historiens
Pays France
Directeur de publication Patrick Boucheron
Genre Histoire
Distinctions Prix Aujourd'hui
Éditeur Seuil
Lieu de parution Paris
Date de parution 12 janvier 2017
Nombre de pages 795
ISBN 978-2-02-133629-0

L'Histoire mondiale de la France est un ouvrage dirigé par Patrick Boucheron et paru en 2017 aux éditions du Seuil. Il propose une vision originale de l'histoire de France en la reliant à celle du monde à travers 146 dates correspondant à autant d'événements. Cette démarche associe donc une approche chronologique propre à séduire le grand public et une exigence scientifique au plus près des renouvellements historiographiques contemporains (histoire globale, histoire croisée, histoire connectée...). Patrick Boucheron a pu mener à bien cette entreprise éditoriale grâce à 122 collaborateurs, Nicolas Delalande, Florian Mazel, Yann Potin et Pierre Singaravélou en assurant la coordination.

La parution de l'ouvrage s'inscrit également dans un contexte où l'histoire de France constitue un enjeu politique. En se présentant comme une réponse au « roman national », l'Histoire mondiale de la France s'oppose au point de vue de plusieurs candidats à l'élection présidentielle, ce qui lui vaut des critiques sur son caractère partisan et une polémique avec l'historien Pierre Nora. Toutefois l'accueil de la presse comme celui du milieu universitaire est très positif dans l'ensemble, et le livre devient rapidement un succès de librairie. Il obtient en outre le prix Aujourd'hui l'année de sa parution.

Contexte de publication[modifier | modifier le code]

Un livre inscrit dans un renouvellement historiographique[modifier | modifier le code]

Assis à une table devant des notes, un homme en chemise blanche tourne la tête vers sa gauche.
Patrick Boucheron, directeur de l'ouvrage.

Un article de l'AFP rapproche l'Histoire mondiale de la France du livre de Michelle Zancarini-Fournel intitulé Les Luttes et les Rêves. Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours et paru en 2016[1]. Un rapprochement semblable est opéré par Jean-Pierre Rioux, qui ajoute à l'Histoire mondiale de la France et au livre de Michelle Zancarini-Fournel celui de Jean Sévillia (Écrits historiques de combat, 2016), les trois ouvrages offrant d'après lui une relecture stimulante de l'histoire de France[2].

Une réponse à une exploitation politique de l'histoire[modifier | modifier le code]

Ce livre paraît alors que l'histoire et son enseignement constituent un enjeu lors de l'élection présidentielle française de 2017[3]. François Fillon, candidat pour Les Républicains, fustige par exemple l'influence des nouvelles approches historiographiques, qualifiées de « théories fumeuses », qu'il entend remplacer dans les programmes scolaires par le « récit de la Nation », et trouve le soutien de Dimitri Casali qui est lui-même partisan d'un retour du roman national dans les classes[4].

Confronté au « récit entraînant du roman national », Patrick Boucheron estime nécessaire d'« organiser la résistance face à ce type d’offensive idéologique »[5], une démarche qui se veut « délibérément politique » selon L'Obs[6]. Dans Libération, Sonya Faure et Cécile Daumas rapprochent cette initiative de la parution, deux mois plus tard, d'un ouvrage dirigé par Thomas Piketty sur la démocratisation des institutions européennes[7], car « les deux ouvrages participent de la même ambition : face à la déferlante populiste et au délitement démocratique, les chercheurs en sciences sociales ont leur mot à dire[8] ».

Un projet éditorial ambitieux[modifier | modifier le code]

Contenu de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Une « ouverture » pour justifier un choix éditorial audacieux[modifier | modifier le code]

Plan chronologique et entrées par date[modifier | modifier le code]

Les 146 entrées de l'ouvrage sont réparties de manière chronologique en douze « séquences », selon le terme employé par Patrick Boucheron, de la préhistoire à l'histoire du temps présent. Chacune de ces parties est introduite par un texte de présentation qui en justifie la cohérence. La répartition des dates en chapitres n'a pas été préméditée, les regroupements et les textes introductifs n'ayant été élaborés qu'à la fin du processus éditorial[9]. Cette structure introduit un découpage de l'histoire de France mais ne la périodise pas[10]. Il n'y a pas non plus de narration globale qui relierait les dates et les parties entre elles, ce qui fait dire à Robert Darnton qu'il s'agit d'une « sorte d’encyclopédie organisée selon l’ordre chronologique au lieu de l’ordre alphabétique ». En sa qualité d'historien du livre, il remarque d'ailleurs que le design adopté par l'éditeur, qui crée des « articles autonomes qui se succèdent sans logique évidente et qui sont démarqués par des gros titres », favorise une lecture indépendante de chacune des entrées[11].

Le choix des dates butoirs donne des indications sur les partis pris de l'ouvrage. La première entrée, qui correspond à la décoration de la grotte Chauvet en 34 000 av. J-C., est une manière de « neutraliser la question des origines » puisqu'il ne saurait être question de parler de France à l'époque[10]. À l'autre extrémité de l'ouvrage, les événements de l'année 2015 sont traités par un journaliste, Emmanuel Laurentin, et s'inscrivent dans une volonté d'interroger les rapports entre l'histoire et l'actualité[12].

La France avant l'ère chrétienne[modifier | modifier le code]

Tête de femme en ivoire vue de face, avec une coiffure qui descend jusqu'au cou et une balafre de dessiccation sur le côté droit.
La Dame de Brassempouy, datée de 23 000 av. J.-C., fait l'objet d'une contribution de François Bon dans l'Histoire mondiale de la France.

Cette partie comprend huit entrées :

De la Gaule romaine à Charlemagne[modifier | modifier le code]

Cette partie comprend huit entrées :

La mise en place du système féodal[modifier | modifier le code]

Détail d'une tapisserie montrant à gauche des hommes à pied en armes et à droite des cavaliers brandissant des lances
L'armée anglaise encaisse la charge de la cavalerie normande lors de la bataille d'Hastings en 1066, événement qui est traité par Florian Mazel dans l'Histoire mondiale de la France.

Cette partie comprend onze entrées :

L'émergence de la puissance française[modifier | modifier le code]

Dans un paysage de campagne, des champs disposés en rayons convergent vers un espace herbager central de forme circulaire.
Dans l'Histoire mondiale de la France, Jean-Loup Abbé relate l'assèchement de l'étang de Montady en 1247 et la création de champs disposés radialement.

Cette partie comprend neuf entrées :

Une puissance continentale[modifier | modifier le code]

Tableau représentant à gauche un prince oriental attablé et à droite des serviteurs.
Zizim au château de Bourganeuf, qui a inspiré l'historien Nicolas Vatin.

Cette partie comprend 18 entrées :

La France au temps de l'absolutisme[modifier | modifier le code]

Illustration d'un livre imitant un monument, avec en son centre l'image d'un lit à baldaquin avec trois femmes, sur le pourtour des caissons illustrés ou décorés, en haut un fronton où il est écrit Les Mille et Une Nuit, et à la base une inscription disant "A La Haye chez Pierre Husson".
Couverture de l'édition de 1714 des Mille et Une Nuits, récits écrits par Antoine Galland et dont Sylvette Larzul retrace l'histoire.

Cette partie comprend douze entrées :

Le France des Lumières[modifier | modifier le code]

Cette partie comprend onze entrées :

Le temps de l'influence révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Cette partie comprend quatorze entrées :

Une forme française de mondialisation[modifier | modifier le code]

Cette partie comprend quatorze entrées :

Un premier xxe siècle marqué par les guerres[modifier | modifier le code]

Cette partie comprend vingt-deux entrées :

Une puissance moyenne dans l'Europe et le monde[modifier | modifier le code]

Cette partie comprend douze entrées :

La France dans l'après guerre froide (jusqu'en 2015)[modifier | modifier le code]

Cette partie comprend sept entrées :

Renvois, « parcours buissonniers » et index[modifier | modifier le code]

Chaque entrée du livre propose des renvois vers d'autres dates, invitant à des comparaisons thématiques ou analogiques entre les événements. En outre des « parcours buissonniers » sont proposés en fin d'ouvrage. Les dates y sont regroupées par thèmes, mais selon une logique moins attendue. Enfin un index onomastique clôt cette Histoire mondiale de la France, et, à la surprise des auteurs qui ont promu une approche originale de l'histoire de France, les noms les plus fréquemment cités sont Charles de Gaulle, Louis XIV et Napoléon[13].

Réception du livre[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Un livre globalement très apprécié par la presse[modifier | modifier le code]

Un homme en costume, moustache, crâne dégarni et lunettes rondes, regarde devant lui.
Bien que conscient des limites de l'ouvrage, l'historien Jean-Pierre Rioux apprécie l'Histoire mondiale de la France comme témoin du renouvellement historiographique de son époque.

À la sortie du livre, la presse se montre séduite, voire enthousiaste. Laurent Testot, qui en fait le compte rendu pour Sciences humaines, note que « l’entreprise étonne par son homogénéité autant que par sa richesse réflexive[14] ». Jean-Marie Durand, des Inrockuptibles, vante pour sa part une histoire de France « enfin libérée du cadre nostalgique de ses grandes dates mythiques », et voit dans cet ouvrage « une somme essentielle pour comprendre ce que fut et est réellement la France[15] ». Dans L'Express, Alexis Lacroix et Christian Makarian le décrivent simplement comme « accessible et passionnant[16] », rejoignant l'avis de Gilles Heuré pour Télérama qui estime que les auteurs ont su concilier « l'envie de raconter et le sérieux de la méthode[17] ». Élodie Maurot écrit dans La Croix tout le bien qu'elle pense de ce livre qui « offre à l’histoire de notre pays d’être éclairée par de nouveaux points de vue, d’entendre les échos surprenants venus du lointain[18] ». Patrice Trapier, pour le compte du Journal du dimanche, se félicite de la déconstruction du roman national réalisée par l'équipe d'historiens : « l'ouvrage démontre, non par un matraquage idéologique, mais par l'accumulation de preuves scientifiques, que l'idée d'une France figée dans une identité éternelle n'est qu'un mythe historique recouvrant un dessein politique[19] ». Quant à Éric Aeschimann, de L'Obs, il n'hésite pas à parler de « fresque époustouflante, antidote à toutes les pseudo-identités nationales[20] ». Dans Le Monde des livres, Julie Clarini tresse des lauriers à ce « projet collectif, une somme savante et un jalon historiographique[21] ».

La presse quotidienne régionale, elle aussi, couvre d'éloges l'Histoire mondiale de la France. Jean-Pierre Bédéï conclut ainsi sa recension de l'ouvrage pour La Dépêche du Midi par cette phrase positive : « cette approche ouverte de l’histoire de la France apporte des éclairages souvent pertinents, et le choix de dates ou de faits peu connus s’avère toujours instructif[22] ». Claude Sérillon, chroniqueur pour La Montagne, se montre également emballé par ce livre « plein de découvertes réjouissantes pour l’esprit[23] ».

Un ouvrage sévèrement critiqué par la droite conservatrice et l'extrême droite[modifier | modifier le code]

Portrait d'un homme en buste, habillé d'un pull gris, le regard vers l'objectif.
Éric Zemmour est l'un des plus virulents contempteurs de l'Histoire mondiale de la France.

Dès sa parution, l'ouvrage divise la critique, journalistes de gauche et de droite s'opposant sur son caractère militant[24]. Il s'attire particulièrement les foudres des intellectuels conservateurs, comme lorsque Alain Finkielkraut en fait une sévère critique dans le cadre habituellement très calme de l'Académie française[6]. L’ouvrage serait d'après lui un « bréviaire de la bien-pensance et de la soumission ». Il décrit ses auteurs comme des « fossoyeurs du grand héritage français » qui « n’ont que l’Autre à la bouche et sous la plume » mettant en doute que le fait qu'affirmer qu'il n’y a pas de civilisation française et que la France n’a rien de spécifiquement français puisse contribuer à résoudre la crise du vivre-ensemble[6].

Pour sa part, Éric Zemmour dénonce une manière de faire de l'histoire qui revient à « dissoudre la France »[25]. L'ouvrage s'inscrit, selon lui, dans une volonté de déconstruction de notre « roman national » présente dans l'Éducation nationale depuis les années 1970. Il dénonce une histoire selon laquelle il n’y aurait « pas de races, pas d’ethnies, pas de peuple », mais que des « nomades » et estime que Boucheron veut « renouer avec le roman national, mais ne garder que le roman pour tuer le national ». Le parti pris particulier de l'ouvrage serait que « tout ce qui vient de l’étranger est bon »[25].

L'essayiste Philippe Conrad note dans la Nouvelle Revue d'Histoire, une publication non scientifique liée à la Nouvelle Droite, que si certaines collaborations sont intéressantes, la volonté de Patrick Boucheron de ne présenter la France uniquement comme une construction idéologique et de réduire à néant ce que les auteurs dénoncent comme un « roman national » n'échappe pas parfois au ridicule comme pour la réduction de l'année 1917 à une révolte des Kanaks en Nouvelle-Calédonie ou l'assimilation du mouvement Nuit debout à la Commune de Paris[26].

Les détracteurs du livre dénoncent également une couverture médiatique non seulement très importante mais qui laisse aussi peu d'espace aux regards critiques. Zemmour parle d'une histoire « trompétée triomphalement à la une de toute la presse[25] ».

Polémique avec Pierre Nora[modifier | modifier le code]

Un homme âgé dans une rue relève légèrement la tête quand un autre homme s'adresse à lui. D'autres personnes en arrière-plan.
Pierre Nora a durement critiqué l'Histoire mondiale de la France et Patrick Boucheron.

Au sein du monde universitaire, la principale critique de l'Histoire mondiale de la France est venue de l'historien et académicien Pierre Nora, auteur d'une virulente tribune dans L'Obs[27]. Nora soulève plusieurs points qui lui paraissent problématiques. Méthodologiquement, il considère que souvent le traitement des sujets relève d'un décentrement volontairement exagéré, minorant les facteurs explicatifs internes à la France : « la dimension atlantique, internationale, européenne de ces phénomènes n'est, évidemment, pas fausse, mais elle est à chaque fois soulignée de manière si lourde, parfois si artificielle ou exclusive que leur spécificité française se trouve noyée ». Du point de vue historiographique, Nora reproche à Patrick Boucheron d'instrumentaliser le retournement opéré depuis les années 1980 autour des questions d'identité[28] et de mémoire[29] dans un but militant, cette Histoire mondiale de la France insinuant que les synthèses antérieures sur l'histoire de France relèvent du nationalisme. Pour finir, Nora attaque personnellement Boucheron, « l'intellectuel savant dont avait besoin une gauche en détresse », l'accusant de privilégier l'engagement politique au détriment de la science et de promouvoir des « dates alternatives » comme d'autres avancent des faits alternatifs à l'époque de la post-vérité, ce qui signifie pour Nora « la fin d'une vérité commune » pour les historiens[27].

Il s'agit là de « l'accusation la plus lourde », selon Boucheron et les quatre coordonnateurs de l'ouvrage qui répondent à l'académicien dans le numéro suivant du même hebdomadaire[30]. Selon eux cette « vérité commune » évoquée par Nora doit être entendue comme une « vérité absolue » fortifiant une « orthodoxie », objectif étranger au travail de l'historien et à la démarche comparatiste en particulier : « la recherche ne procède pas autrement que par la formulation de nouvelles questions et la découverte de nouvelles sources ». Quant à l'assimilation des événements présentés à des faits alternatifs, elle est sans fondement puisque ces derniers sont des mensonges alors que les auteurs de l'Histoire mondiale de la France s'appuient sur des faits avérés. Enfin, Boucheron et ses collègues assument totalement le choix éditorial qui a été le leur : « l'accès des citoyens et du grand public aux résultats de la recherche est un engagement dont nous n'avons pas à nous excuser[30] ».

Critiques d'historiens universitaires[modifier | modifier le code]

Le milieu universitaire réserve également à l'ouvrage un très bon accueil. Pour l’historien Jean-Pierre Rioux, « l’entreprise [...] est bourrée de science neuve et de talent »[31]. Certes son choix des dates, son plan, sa méthodologie, son cahier des charges peuvent être discutés, mais « le travail de recherche toute pimpante et d’écriture collective renouvelée (un « sésame mystérieux ») dont il atteste sont vraiment les bienvenus. Car le livre expérimente, relance et oxygène les vieux débats, et si légitimes, sur la part du monde ambiant dans l’histoire de France, sur le mode de fabrication de celle-ci et sur le rôle de l’histoire pour la gouverne de nous tous[32] ». De son côté, le moderniste Robert Darnton est conquis par la richesse de l'ouvrage : « ce livre abonde en surprises, souvent drôles, toujours bien écrites, et il nous fait apprécier une histoire de la France grande ouverte et marquée par une vision inattendue de la mondialisation[11] ». En revanche Stéphane Courtois, spécialiste de l'histoire du communisme, reproche à l'Histoire mondiale de la France son parti pris ouvertement assumé et considère que l'historien ne doit pas renoncer à sa neutralité, même lorsqu'il s'agit de dénoncer la vision de l'histoire d'Éric Zemmour, puisque de toute façon « il est absurde et vain de combattre une vision gaulophilique et identitaire de la France au nom d'une approche météquophilique — le métèque est celui qui, dans la Grèce ancienne, vient d'une cité qui n'est pas la sienne — ou xénophilique[33] ».

Un succès de librairie couronné par le prix Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Meuble bas avec étagères dans le rayon histoire d'une librairie. Sur l'étagère du bas sont stockés des exemplaires de l'Histoire mondiale de la France.
Le succès de l'ouvrage contraint les librairies françaises à en constituer des stocks (février 2017).

D'après Editstat-TiteLive, le livre, paru le 12 janvier 2017, atteint le neuvième rang des meilleures ventes de livres en France lors de la semaine du 23 au 29 janvier[34], puis le cinquième lors de celle du 30 janvier au 5 février 2017[35]. Le 23 mars 2017, lors du salon du livre de Paris, l'éditeur annonce plus de 80 000 exemplaires vendus[36].

Les qualités de l'ouvrage, largement reconnues, lui valent d'être couronné par le prix Aujourd'hui 2017. L'Histoire mondiale de la France l'emporte au second tour face à Napoléon et de Gaulle de Patrice Gueniffey[37].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'article de l'AFP est repris entre autres par Le Point : « Histoire : deux livres viennent alimenter le débat sur le "récit national" », sur Le Point, (consulté le 16 février 2017).
  2. Jean-Pierre Rioux, « De l’oxygène pour l’histoire de France », sur lopinion.fr, (consulté le 17 février 2017).
  3. Jonathan Klur, « L’histoire, un enjeu présidentiel », sur lalsace.fr, (consulté le 16 février 2017).
  4. Dimitri Casali, « François Fillon replace l'enseignement de l'histoire de France au cœur du débat », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 17 février 2017).
  5. Patrick Boucheron : « Il faut réinventer une manière de mener la bataille d’idées », entretien, humanite.fr, 5 janvier 2017
  6. a, b et c « "Histoire mondiale de la France": le livre qui exaspère Finkielkraut, Zemmour et Cie », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  7. Stéphanie Hennette,Thomas Piketty, Guillaume Sacriste et Antoine Vauchez, Pour un traité de démocratisation de l'Europe, Paris, Seuil, , 96 p. (ISBN 9782021372755)
  8. Sonya Faure et Cécile Daumas, « Livre de Piketty : un coup éditorial et politique motivé par une "urgence démocratique" », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  9. « Histoire mondiale de la France. Le grand atelier d'écriture », L'Histoire « La grande querelle. L'histoire de la France », no hors-série,‎ , p. 77.
  10. a et b « La France, l'identité et l'historien », L'Histoire, no 431,‎ (lire en ligne).
  11. a et b Robert Darnton, « À propos de la parution de l’Histoire mondiale de la France », Histoire@Politique,‎ (lire en ligne).
  12. Gilles Heuré, « Un dialogue constant avec le reste du monde », Télérama, no 3495,‎ , p. 20 (lire en ligne).
  13. « Histoire mondiale de la France. Le grand atelier d'écriture », L'Histoire « La grande querelle. L'histoire de la France », no hors-série,‎ , p. 76-77.
  14. Laurent Testot, « Histoire mondiale de la France », Sciences humaines, no 291,‎ (lire en ligne).
  15. Jean-Marie Durand, « Patrick Boucheron invite à une histoire élargie de la France », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne).
  16. Alexis Lacroix et Christian Makarian, « L'odyssée de la France », L'Express, no 3418,‎ , p. 20-23
  17. Gilles Heuré, « Pas de visa pour l'histoire », Télérama, no 3495,‎ , p. 16-18
  18. Élodie Maurot, « Une riche et savante Histoire mondiale de la France », La Croix,‎ (lire en ligne).
  19. Patrice Trapier, « La France ouverte de Patrick Boucheron », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  20. Éric Aeschimann, « La France en 146 dates », L'Obs, no 2723,‎ , p. 65-66.
  21. Julie Clarini, « Un courant d'air frais sur l'histoire de France », Le Monde des livres (supplément du Monde),‎ , p. 2-3
  22. Jean-Pierre Bédéï, « Une histoire ouverte de la France », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  23. Claude Sérillon, « Va prendre l'air ! », La Montagne,‎ (lire en ligne)
  24. Arthur Dubois, « Le Clash Culture : Patrick Boucheron, une autre idée de la France », sur Le Figaro (consulté le 16 février 2017).
  25. a, b et c Éric Zemmour, « Dissoudre la France en 800 pages », Le Figaro,‎ , p. 15 (lire en ligne).
  26. Philippe Conrad, « Un acte de guerre intellectuelle », La Nouvelle Revue d'histoire, no 89, mars-avril 2017, p. 65.
  27. a et b Pierre Nora, « Histoire mondiale de la France, Pierre Nora répond », L'Obs, no 2734,‎ , p. 68-69.
  28. En France, le thème de l'identité nationale a d'abord été lancé par la gauche au début des années 1980 avant de devenir un marqueur de droite et d'extrême droite. À ce sujet, voir par exemple Vincent Martigny, « Vous avez dit identité », L'Histoire, no hors-série « La grande querelle. L'histoire de la France »,‎ , p. 50-53.
  29. Après avoir lancé à la fin des années 1970 les premières études historiques sur la mémoire et ses différentes formes, travail aboutissant aux Lieux de mémoire, Pierre Nora s'est fait le critique des usages publics de la mémoire. Voir sur ce point Pierre Nora, « Les lieux de mémoire, ou comment ils m'ont échappé », L'Histoire, no 331,‎ , p. 32-35, repris dans Pierre Nora, « Les lieux de mémoire, ou comment ils m'ont échappé », L'Histoire, no hors-série « La grande querelle. L'histoire de la France »,‎ , p. 54-57.
  30. a et b Patrick Boucheron, Nicolas Delalande, Florian Mazel, Yann Potin et Pierre Singaravélou, « Faire de l'histoire aujourd'hui », L'Obs, no 2735,‎ , p. 72-73. Le titre de cette tribune est une allusion à Faire de l'histoire, ouvrage en trois volumes que Pierre Nora a co-dirigé avec Jacques Le Goff au milieu des années 1970.
  31. Une autre histoire de France est possible, Sonya Faure, Cécile Daumas et Philippe Douroux, liberation.fr, 10 janvier 2017
  32. Jean-Pierre Rioux, « L'"Histoire mondiale de la France" est le reflet de son temps », Bibliobs,‎ (lire en ligne)
  33. Stéphane Courtois, « Histoire et météorologie politique : attention, M. Boucheron ! », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  34. « Classement des ventes de livres : Elena Ferrante et son "Amie prodigieuse" reprennent la main », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  35. « Classement des ventes de livres : Elena Ferrante toujours en tête », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  36. Alain Jean-Robert, « François Hollande inaugure son dernier salon du livre... et fait le plein de livres », TV5MONDE,‎ (lire en ligne)
  37. Par 7 voix contre 4 d'après francetvinfo, Le Point et rtbf.be, par 7 voix contre 3 selon Livres Hebdo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références complètes de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Présentation de l'ouvrage par les auteurs[modifier | modifier le code]

Mise en contexte scientifique :

Entretien avec Patrick Boucheron et les quatre coordonnateurs :

  • « Histoire mondiale de la France. Le grand atelier d'écriture », L'Histoire « La grande querelle. L'histoire de la France », no hors-série,‎ , p. 68-77.

Entretiens avec Patrick Boucheron  :

Entretiens avec les autres auteurs :

Comptes rendus de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]