Une soupe aux herbes sauvages

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Une soupe aux herbes sauvages

Réalisation Alain Bonnot
Scénario Michèle Letellier
Émilie Carles
Acteurs principaux
Sociétés de production IMA Productions
TF1
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 176 minutes
Première diffusion 2001

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Une soupe aux herbes sauvages est un téléfilm français réalisé par Alain Bonnot et diffusé en 2001 sur TF1, adapté d'après le livre autobiographique d'Émilie Carles[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

"Une soupe aux herbes sauvages" est tiré, en l'adaptant avec une grande fidélité, d'un livre autobiographique d'une institutrice, en contact permanent avec le milieu populaire dont elle est issue, où Émilie Carles raconte la vie des montagnards, notamment les travaux quotidiens et les améliorations apportées par le progrès aux villages éloignés, qui dépend des récoltes et de la santé du bétail.

C'est d'abord un témoignage sur la vie des paysans des Hautes-Alpes dans l’entre-deux-guerres : premiers poêles à charbon, raccordement au réseau électrique, amélioration de l’équipement ménager.

Le livre raconte les longues veillées d’hiver et l’entraide dans les moments difficiles.

L'institutrice s’efforce de travailler selon son idéal, pour que ses élèves développent leurs propres talents, aiment l’étude et respectent les valeurs morales : solidarité, respect d’autrui, responsabilité individuelle. Dans ce livre, elle décrit avec enthousiasme son espoir de voir le monde devenir meilleur et appliquer de nouvelles valeurs morales.

Le mouvement lancé dans les Alpes par Émilie Carles pour protéger la vallée de la Clarée est aussi raconté. Dans les années 1970, un projet de voie rapide passant par la vallée de la Clarée, pour aller de Fos-sur-Mer Marseille à Turin (Italie) mobilise les habitants. Le bruit court alors que la voie rapide pourrait même devenir ensuite une autoroute sous le Col de l'Échelle[2], selon René Siestrunck, qui deviendra maire de Val-des-Prés (de 1990 à 1995 et de 2008 à 2014)[2], tandis qu'un projet de station de ski est aussi évoqué[2].

Émilie Carles craignant qu’une telle voie rapide ne devienne une autoroute, source de gêne, de pollution et dommages à la nature dans ce remarquable environnement, travailla à créer une association de protection de la vallée avec de simples slogans comme «  Des moutons, pas des camions ! » « La vallée de la Clarée aux paysans ! » « Laissez les montagnards tranquilles ! ».

Suivirent des affiches, des tracts, des pétitions, des audiences à la préfecture. Le , Émilie Carles était à la tête d’une manifestation à Briançon. Elle avait réussi à y réunir 13 tracteurs et 300 manifestants, venus de leurs villages malgré les heures de travail perdues en pleine saison de fenaison.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emilie Carles (propos recueillis par Robert Destanque), Une soupe aux herbes sauvages, Jean-Claude Simoën, , 323 p.
  2. a b et c "La Clarée, une vallée préservée par la lutte" par Justin Mourez, dans Le Dauphiné le 16 août 2018 [1]
  3. « Film : Une soupe aux herbes sauvages », sur Allociné (consulté le )

Lien externe[modifier | modifier le code]