Gabrielle Russier

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Gabrielle Russier
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Portrait de Gabrielle Russier.
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Gabrielle Russier est une professeure agrégée de lettres née le à Paris et morte le à Marseille. À la suite d'une liaison amoureuse avec un de ses élèves, Christian Rossi, alors âgé de seize ans, elle est condamnée à un an de prison avec sursis pour enlèvement et détournement de mineur et se suicide dans son appartement marseillais.

Son histoire a inspiré de nombreuses œuvres artistiques comme le film d'André Cayatte, Mourir d'aimer (1971), les chansons Gabrielle de Serge Reggiani (1970), Des fleurs pour Gabrielle d'Anne Sylvestre et Mourir d'aimer de Charles Aznavour (1971), ou encore le téléfilm de Josée Dayan, Mourir d'aimer (2009), qui sera critiqué par les protagonistes de l'affaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Gabrielle Russier naît en 1937 de l'union de René Russier, avocat pénaliste au barreau de Paris, et Marjorie, Américaine mormone, atteinte de sclérose en plaques. Elle est fille unique. Elle effectue ses études secondaires au lycée de jeunes filles Victor-Duruy. Elle étudie ensuite les lettres modernes à Paris et rencontre Michel Nogues à la résidence universitaire d'Antony. Celui-ci est ingénieur, spécialisé dans la fission nucléaire. Le couple se marie un an plus tard, en 1958. Gabrielle Russier est alors titulaire d'une propédeutique en Lettres[1].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Son mari est recruté par General Electric pour l'antenne de Casablanca au Maroc, où, fin 1959, Gabrielle Russier donne naissance à des jumeaux, Joël et Valérie. Elle sollicite et obtient un poste de professeur au lycée Abdallah Moulay[1]. Elle reçoit un rapport laudateur de l'inspecteur, ce qui lui permet d'être promue enseignante[2].

Michel Nogues obtient un poste d'ingénieur à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. Gabrielle retourne quelque temps chez ses parents à Paris, avant que le couple emménage pendant l'été 1961 à Aix-en-Provence. Gabrielle s'inscrit à l'université d'Aix-Marseille pour préparer le concours de l'Institut préparatoire à l'enseignement secondaire. Sur cinq cents candidats, elle arrive à la treizième place, et devient professeur[1].

Son couple bat de l'aile et Michel se montre parfois violent envers Gabrielle. Ils se séparent et elle élève seule ses deux enfants dans un logement des quartiers nord de Marseille en préparant l'agrégation de Lettres[3]. Elle a alors Antoine Raybaud comme professeur. Raymond Jean dirige son diplôme d'études supérieures. Elle obtient la mention Très bien pour un mémoire sur le « Temps romanesque et temps grammatical »[1].

Elle arrive quinzième aux écrits de l'agrégation de lettres modernes, mais épuisée, elle perd ses moyens aux oraux et échoue. Elle est alors réaffectée au ministère de l'Éducation nationale. Elle n'est pas envoyée au lycée de Nîmes grâce à l'entregent de sa tante au ministère. Elle est affectée au lycée Saint-Exupéry. Elle y est réputée pour son implication pédagogique. Elle emmène un groupe d'élèves au théâtre, puis en vacances au ski en [2].

L'affaire[modifier | modifier le code]

Rencontre et rapprochement, 1968[modifier | modifier le code]

Elle rencontre Christian Rossi, né en janvier 1952, lorsque celui-ci a quinze ans[4] et dont elle connaît les parents[5], lesquels sont, la mère, professeur de français médiéval, et le père, professeur de philologie. Ils se côtoient d'autant plus que Gabrielle Russier est très impliquée dans leur classe de Seconde, qui regroupe ses élèves de français, latin et grec. Ils se retrouvent dans les manifestations de la fin de mai 68[6].

Gabrielle et Christian entament une liaison lorsque celui-ci est en fin de seconde. Les parents du jeune homme, Mario et Marguerite Rossi, enseignants à l'université d'Aix-en-Provence, s'opposent très vite à la relation[1]. Pendant les grandes vacances, Christian leur annonce qu'il part en stop avec un copain de lycée en Italie et en Allemagne. Gabrielle Russier suit alors Christian, âgé de 16 ans et demi, dans ces deux pays.

Saisine du juge, octobre 1968[modifier | modifier le code]

À la rentrée des classes, les parents de Christian lui demandent de rompre, mais ce dernier refuse et s'installe chez Gabrielle. Le , les parents saisissent le juge pour enfants. Ce dernier trouve un compromis : envoyer le jeune homme au lycée d'Argelès, comme interne, à condition qu'elle puisse lui écrire et le voir à la Toussaint. Mais les lettres de Gabrielle sont interceptées, si bien que Christian menace de se suicider. Alors qu'elle vient le chercher, les gendarmes arrêtent Gabrielle. Le , Christian fugue et est hébergé par un copain de lycée. Gabrielle le rejoint. Quinze jours plus tard, le père de Christian porte plainte pour enlèvement et détournement de mineur[7],[1].

Incarcérations, décembre 1968 et avril 1969[modifier | modifier le code]

Le juge d'instruction Bernard Palanque, appelé alors qu'il n'était pas de service car l'affaire est jugée « délicate »[8], inculpe Gabrielle Russier pour détournement de mineur et ordonne son incarcération à la prison des Baumettes une première fois en décembre 1968[8]. Christian Rossi intervient auprès du juge pour enfants si bien qu'elle est libérée cinq jours après[8]. Christian est transféré au lycée Thiers, et il reçoit l'ordre de ne plus s'approcher de Gabrielle que pendant des heures fixées à l'avance[9]. Il obtient un logement dans un foyer, où il doit être présent tous les jours à 19h. Il tient les premiers mois, se rend en cours[8].

Les parents de Christian Rossi décident de le placer dans différents instituts, puis le font interner dans la clinique psychiatrique L'Émeraude, où il subit une cure de sommeil pendant trois semaines avant de partir se reposer chez sa grand-mère. En dépit de ces événements, Gabrielle et Christian se revoient et Christian finit par fuguer[1]. Le 14 avril 1969, Gabrielle est à nouveau incarcérée, d'abord pendant quelques jours, puis pendant cinq semaines du 25 avril au 13 juin 1969 pour avoir refusé de révéler où se cachait Christian[10]. Elle restera finalement cinquante jours en détention[11].

Le 23 juin, l'Université d'Aix-en-Provence rejette la candidature de Gabrielle à un poste d'assistante de linguistique.

Le procès de juillet 1969[modifier | modifier le code]

Le , Gabrielle comparaît devant le tribunal correctionnel de Marseille siégeant à huis clos[12]. Le procureur de la République requiert treize mois d'emprisonnement ferme, même s'il souligne les qualités professionnelles de la prévenue. Le lendemain, elle est condamnée à douze mois de prison avec sursis, à 1 500 francs d'amende et un franc de dommages-intérêts symbolique pour les parents[11]. À la suite de l'élection du président de la République Georges Pompidou en , le Parlement prépare une loi d'amnistie, qui s'appliquerait à la condamnation de Gabrielle et lui permettrait de conserver son emploi, mais, pour éviter cela, le parquet fait appel a minima, sous la pression de l'Académie d'Aix, en la personne du recteur Paul Frank[13].

Le substitut Jean Testut ne souhaite pas faire appel de la condamnation amnistiable de Gabrielle Russier mais doit suivre les instructions du procureur général, Marcel Caleb. Il défend malgré tout la position de sa hiérarchie[11],[14] :

« Il fallait une inscription au casier judiciaire pour faciliter l’action disciplinaire et l’éloigner de son poste. Elle la méritait. Les enseignants sont tenus à une certaine réserve. Gabrielle Russier donnait au contraire le mauvais exemple en bafouant l’autorité paternelle. Si encore elle avait fait amende honorable, ou s’il s’était agi d’une coiffeuse, ou si elle avait couché avec un jeune apprenti, c’eût été différent. »

Devant comparaître en octobre devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, elle vit cette situation comme un acharnement de l'institution. Elle écrit « J'ai tellement peur d'être marquée à jamais ». Tombant dans une dépression, elle est placée à la maison de repos La Recouvrance, à Boulin près de Tarbes[6],[15] qu'elle quitte le 31 août 1969[16].

Son père a engagé un ténor du barreau, Maître Naud, en vain. Gabrielle fait une première tentative de suicide en août 1969.

Suicide, septembre 1969[modifier | modifier le code]

Gabrielle Russier se suicide le 1er septembre 1969 en s'intoxiquant au gaz, après avoir calfeutré toutes les issues d'aération et pris des barbituriques, dans son appartement marseillais de la Résidence Nord[17],[15].

Ses obsèques sont célébrées par le pasteur Michel Viot[18], lequel dans son sermon déclare :« il est des condamnations qui, pour paraître légères à certains, n'en sont pas moins des condamnations à mort. Que ceux qui traînent leur prochain en Justice y pensent[19]. » Elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise (26e division), à Paris[14].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le devenir de Christian Rossi[modifier | modifier le code]

Les parents de Christian Rossi le font interner en asile psychiatrique. Une fois sorti, il est recueilli et caché par le pasteur Michel Viot[20] ; et en février 1970, il fait une mise au point auprès de la presse[21]:

« On a raconté beaucoup de mensonges autour de notre liaison. On a voulu donner de Gabrielle l'image d'une professeur qui avait envoûté son jeune élève. La réalité a été bien différente. Il n'y a jamais eu entre elle et moi les rapports traditionnels de professeur à élève. Elle venait avec nous au ski. Nous sortions ensemble. C'est ainsi qu'insensiblement nous nous sommes rapprochés. Mais ce n'est pas parce qu'elle était mon professeur que nous nous sommes aimés. Nous aurions pu nous rencontrer n'importe où ailleurs. »

Et il accorde le un entretien exclusif au Nouvel Observateur[20]:

« Ce n'était pas du tout une passion. C'était de l'amour. La passion, ce n'est pas lucide. Or, c'était lucide. [...] Les [deux ans] de souvenirs qu'elle m'a laissés, elle me les a laissés à moi, je n'ai pas à les raconter. Je les sens. Je les ai vécus, moi seul. [...] Le reste, les gens le savent : c'est une femme qui s'appelait Gabrielle Russier. On s'aimait, on l'a mise en prison, elle s'est tuée. C'est simple. »

Réaction de Georges Pompidou - Pétition de prix Nobel[modifier | modifier le code]

Le , à la fin de sa conférence de presse, le Président de la République Georges Pompidou, qui avait durant la campagne électorale promis aux Français « une nouvelle société » est interrogé sur l'affaire par Jean-Michel Royer, journaliste à RMC. Il répond : « Je ne vous dirai pas tout ce que j'ai pensé sur cette affaire ni même d'ailleurs ce que j'ai fait. Quant à ce que j'ai ressenti, comme beaucoup, eh ! bien comprenne qui voudra, Moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d'enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés », citant ainsi Paul Éluard et ses vers consacrés aux femmes tondues à la Libération[22]. Il quitte ensuite la salle où se tient la conférence de presse[23].

Le 25 novembre 1969, le journal Le Monde annonce qu'une pétition vient d'être remise au Garde des Sceaux, René Pléven[24]. La pétition dénonce notamment « l'acharnement digne des moines de l'Inquisition ». Elle a été signée par de nombreuses personnalités de tous horizons, dont les prix Nobel Jacques Monod, François Jacob, Alfred Kastler, ou encore le journaliste André Frossard.

Influence sur la société[modifier | modifier le code]

Cinq jours après sa mort, le cinéaste Jacques Deray annonce son intention de réaliser un film racontant l'histoire de Gabrielle Russier, déclarant dans la presse : « Ce n'est pas la fin tragique de Gabrielle Russier qui me pousse à faire un film de ce fait-divers. De toute façon je l'aurais tourné. J'y pense depuis deux mois, et j'avais même commencé à me documenter. Je comptais rencontrer la jeune femme. » Pour Jacques Deray, ce fait-divers moderne rejoint la tragédie antique. Tout y est : les événements de mai 1968, la rencontre amoureuse de deux êtres, le comportement des universitaires, le comportement de la police, du Parquet, de l'entourage[25].

À la suite des détentions préventives de Gabrielle Russier jugées par beaucoup abusives, le ministre de la Justice René Pleven annonce en octobre 1969 une réforme de la détention préventive[26].

L'affaire et le suicide de Gabrielle Russier émeuvent le chanteur Charles Aznavour qui s'attelle dans la foulée à l'écriture d'une chanson. Puis c'est André Cayatte qui tourne en 1970, le film Mourir d'aimer, inspiré de l'affaire, dans lequel Bruno Pradal interprète Christian Rossi. Annie Girardot est en "Une" de L'Express du 15 février 1971, à la sortie du film, qui fait polémique mais devient peu à peu un grand succès, avec 5,9 millions d'entrées en salle. La chanson d'Aznavour Mourir d'aimer (après que le réalisateur l'a autorisé à sa demande à utiliser le même titre) sort dans le même temps[27].

Un téléfilm de Josée Dayan diffusé en 2009, avec Muriel Robin et Sandor Funtek, est vivement critiqué par l'ancien pasteur Viot[28], qui considère que son message dénature l'histoire d'amour entre une professeure et son élève[18].

En 2017, après l'élection à la présidence de la République française d'Emmanuel Macron, qui lycéen de quinze ans vit une histoire d'amour avec Brigitte Trogneux, une professeure de vingt-quatre ans son aînée, et deviendra son époux, une tribune de Libération titre « La Revanche de Gabrielle », pointant la similitude des deux histoires à cinquante ans d'intervalle[29].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Chansons[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geneviève Lefevre-Toussaint, Plaidoyer pour une âme. L'affaire Gabrielle Russier, Paris, Denoël, 1970.
  • Gabrielle Russier et Raymond Jean, Lettres de prison, Paris, Éditions du Seuil, , 144 p. (OCLC 420297023)
  • Michel del Castillo, Les Écrous de la haine, Paris, Julliard, , 335 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Pierre Duchesne (pseudonyme de Jean-Patrick Manchette) Mourir d'aimer, Paris, Presses de la Cité, 1971.
  • Ariane Chemin, « L'affaire Gabrielle Russier : mourir d'aimer », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2020)
  • Pascale Robert-Diard et Joseph Beauregard, « "L’affaire Gabrielle Russier" : une professeure unique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Pascale Robert-Diard et Joseph Beauregard, « "L’affaire Gabrielle Russier" : l’amoureuse de mai », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Pascale Robert-Diard et Joseph Beauregard, « "L’affaire Gabrielle Russier" : l’obstinée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2020)
  • Pascale Robert-Diard et Joseph Beauregard, « "L’affaire Gabrielle Russier" : la prisonnière », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2020)
  • Pascale Robert-Diard et Joseph Beauregard, « "L’affaire Gabrielle Russier" : la condamnée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 31 juillet 2020)
  • Pascale Robert-Diard et Joseph Beauregard, « "L’affaire Gabrielle Russier" : la mauvaise conscience », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 31 juillet 2020)

Audiographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Pascale Robert-Diard, Joseph Beauregard, Le Monde, 27 juillet 2020.
  2. a et b Pascale Robert-Diard, Joseph Beauregard, Le Monde, 26 juillet 2020.
  3. del Castillo 1970.
  4. Claude Lelièvre, Francis Lec, L'École, les Profs et la sexualité, Odile Jacob, 2005, p. 192. (ISBN 273811623X)
  5. Paris-Presse, L'intransigeant, 1er octobre 1969, p.12, article de Jean-Loup Dariel : "Raison supplémentaire de s'intéresser à Christian : Gabrielle est l'amie de ses parents. Elle les a connus à la faculté d'Aix où le père est professeur de phonétique et la mère professeur de lettres."
  6. a et b Gabrielle Russier et Raymond Jean, Lettres de prison.
  7. La Répression dans l'enseignement, François Maspero, coll. « l'École émancipée », (OCLC 465831342), p. 64.
  8. a b c et d Pascale Robert-Diard, Joseph Beauregard, Le Monde, 28 juillet 2020.
  9. (en-US) Mavis Gallant, « The Case of Gabrielle Russier », sur The New Yorker (consulté le 2 août 2020)
  10. Wolfgang Drost, Mai dix-neuf cent soixante-huit : anthologie crit. de documents polit. et littéraires, Francfort-sur-le-Main, Lang, coll. « Publications universitaires européennes. » (no Sér. 13, 109), , 238 p. (ISBN 978-3-8204-9126-5, OCLC 246629884), p. 64.
  11. a b et c Pascale Robert-Diard, Joseph Beauregard, Le Monde, 29 juillet 2020.
  12. Renée Dray-Bensousan (dir.), Hélène Échinard, Régine Goutalier et al., Marseillaises : vingt-six siècles d'histoire, Aix-en-Provence, Édisud, , 239 p. (ISBN 978-2-7449-0079-2, OCLC 409589742), p. 202.
  13. Jean-Luc Chalumeau, La nouvelle figuration : une histoire, de 1953 à nos jours, Paris, Cercle d'art, , 222 p. (OCLC 841878142), p. 68
  14. a b et c Pascale Robert-Diard, Joseph Beauregard, Le Monde, 31 juillet 2020.
  15. a et b Pascale Robert-Diard, Joseph Beauregard, Le Monde, 30 juillet 2020.
  16. Paris-Presse, L'Intransigeant, 3 octobre 1969, p.16
  17. Valérie Marin La Meslée, L'Amour fou, Maren Sell, , 404 p. (ISBN 978-2-7441-9210-4), p. 101.
  18. a et b « Mourir d'aimer n'est pas une histoire d'inceste », sur La Nouvelle République - France Monde, (consulté le 12 février 2017)
  19. Paris-Presse, L'Intransigeant, 3 octobre 1969, p.16
  20. a et b Ariane Chemin, Le Monde, 17 juillet 2006.
  21. Paris-Presse, L'Intransigeant, 21 février 1970, p.13 : "Christian révèle ce que fut vraiment l'amour entre Gabrielle Russier, six mois après le suicide du professeur de lettres de Marseille"
  22. Ces vers cités par Georges Pompidou sont extraits de « Comprenne qui voudra», un des poèmes du recueil « Au rendez-vous allemand, publié en . Ce poème figure dans l'"Anthologie de la poésie française" dont Georges Pompidou est l'auteur
  23. « Extrait vidéo » [vidéo], sur ina.fr.
  24. « Plusieurs personnalités adressent une pétition au garde des sceaux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 28 juillet 2020)
  25. Paris-Presse, L'Intransigeant, 6 septembre 1969, p.17 : "Jacques Deray va tourner l'histoire tragique du professeur de Marseille qui vient de se suicider par amour"
  26. Paris-Presse, L'Intransigeant, 2 octobre 1969, p.2 :"M. René Pleven a fait approuver ce matin par le Conseil des ministres le projet de réforme du code de procédure pénale qui renforce la protection des libertés individuelles. Ce projet de loi prévoit la modification du régime de détention préventive qui s'appellera désormais provisoire
  27. Mourir d'aimer : Charles Aznavour contre le conservatisme des années 1970, article du 19 juillet 2015, l'Express.
  28. Michel Viot, pasteur luthérien en 1966, converti au catholicisme et ordonné prêtre catholique en 2003
  29. « La revanche de Gabrielle », sur Libération.fr, (consulté le 24 novembre 2019)
  30. « Encyclopédisque - Disque : Gabrielle », sur www.encyclopedisque.fr (consulté le 28 juillet 2020)
  31. « Encyclopédisque - Disque : Élégie à Gabrielle », sur www.encyclopedisque.fr (consulté le 28 juillet 2020)
  32. « Encyclopédisque - Disque : Non, je n'ai rien oublié », sur www.encyclopedisque.fr (consulté le 28 juillet 2020)
  33. « Encyclopédisque - Disque : Huitième album », sur www.encyclopedisque.fr (consulté le 28 juillet 2020)
  34. « Claude François - Le Lundi Au Soleil », sur Discogs (consulté le 28 juillet 2020)
  35. « Paroles Qu'on Ne Vienne Pas Me Dire par Claude Francois - Paroles.net (lyrics) », sur www.paroles.net (consulté le 28 juillet 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]