Théâtre des Bouffes-du-Nord

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le théâtre image illustrant Paris image illustrant les monuments historiques français
Cet article est une ébauche concernant le théâtre, Paris et les monuments historiques français.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Théâtre des Bouffes-du-Nord
Description de cette image, également commentée ci-après

la façade du théâtre en 2011

Type Théâtre
Lieu Paris
Coordonnées 48° 53′ 02″ nord, 2° 21′ 32″ est
Inauguration 1876
Capacité 503
Anciens noms Théâtre Molière (1904-1917)
Théâtre des Carrefours (1945-1952)
Direction Olivier Mantei
Olivier Poubelle
Protection  Inscrit MH (1993)
Site web www.bouffesdunord.com

Résidence

Peter Brook

Le théâtre des Bouffes-du-Nord (également graphié Bouffes du Nord) est une salle de spectacles, située au 37 bis, boulevard de la Chapelle, dans le 10e arrondissement de Paris.

Ce site est desservi par la station de métro La Chapelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Balcons.
Plafond.

Commandé à l'architecte Louis-Marie Leménil pour sevir de café-concert et construit sur les fondations d'une caserne dont le projet aurait été abandonné, le théâtre des Bouffes-du-Nord[1] est inauguré en 1876. La salle comporte 530 places réparties en un parterre, un rang de loges et une galerie.

Les directions s'enchaînent, peinant à attirer le public parisien de par la situation géographique excentrée du quartier populaire de la Chapelle, encore mal éclairé et mal desservi. Abel Ballet s'en porte acquéreur en 1885 et y monte de grandes fresques historiques, dont La Reine Margot d'Alexandre Dumas avec la jeune Yvette Guilbert, et des mélodrames. De 1893 à 1894, il accueille la compagnie du théâtre de l'Œuvre de Lugné-Poe, avant de passer la main en 1896 à Emmanuel Clot et G. Dublay. Entièrement restauré et électrifié en 1904, le désormais théâtre Molière programme des auteurs tels que Henry Kistemaeckers, Georges Darien et Gaston Leroux.

Il ferme au début de la Première Guerre mondiale pour rouvrir en 1917 sous son nom d'origine, en tant que music-hall, avec à sa tête Oscar Dufrenne et Henri Varna, déjà propriétaires de plusieurs music-hall dont le concert Mayol. Henry Darcet leur succède en 1823 et intègre le « Consortium des théâtres de quartiers » dont le but est de faire « tourner des spectacles à succès, créés sur les boulevards »[2], avant d'être remplacé par Paul Le Danois et Charles Malincourt en 1929. Mais la salle sombre dans la torpeur à partir en 1935, après la mort de ses deux directeurs. En mai 1945, le jeune metteur en scène Jean Serge crée le théâtre des Carrefours, remplacé dès l'année suivante par René Marjolle, ancien chanteur de l'Opéra-Comique qui tente d'y imposer en vain une programmation lyrique. Fin 1950, Charles Béai, ancien directeur du théâtre de l'Humour, renoue avec la comédie non sans succès. Mais ne répondant plus aux normes de sécurité, la salle subit une fermeture administrative en juin 1952.

Laissée à l'abandon et menacée de destruction, elle est racheté en 1969 par Narcisse Zecchinel, un entrepreneur italien, qui en confie la restauration au Centre international de recherche théâtrale de Peter Brook et Micheline Rozan[3]. La réouverture a lieu en 1974 avec Timon d'Athènes de Shakespeare, dans une adaptation de Jean-Claude Carrière et une mise en scène de Peter Brook.

Depuis le , le théâtre des Bouffes-du-Nord est inscrit « monument historique »[4].

En 2008, Peter Brook décide d'abandonner progressivement la direction, confiée à l'automne 2010 à Olivier Mantei[5] et Olivier Poubelle, issus du monde de la musique[6]. En 2009, les subventions du ministère de la Culture s'élevaient à 1,3 million d'euros, montant divisé par deux en 2010[6].

Source principale : Site officiel des Bouffes-du-Nord[2]

Répertoire[modifier | modifier le code]

théâtre Molière
théâtre des Bouffes-du-Nord
  • 1918 : Mariage d'Hakouma de Lucien Boyer et Henri Bataille, avec Brugette, Émile Audiffred, Paterson, Gracias
  • 1920 : Le petit Duc en Ménage de Guillot de Saix et Leon Devy avec Émile Audiffred
  • 1932 : Miracle à Verdun de Hans Chlumberg (13 octobre)
  • 1932 : Le Train blindé n° 14-69 de Vsevolod Ivanov (5 novembre)
  • 1932 : Acide prussique de Friedrich Wolff (30 novembre)
  • 1932 : Les Surprises du divorce vaudeville d'Alexandre Bisson (décembre)
  • 1943 : la chanteuse Damia est la vedette d'un tour de chant durant plusieurs soirs
théâtre des Carrefours
théâtre des Bouffes-du-Nord
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son nom fait référence aux Bouffes-Parisiens situés au centre de Paris.
  2. a et b Geneviève Latour et Florence Claval, Les Théâtres de Paris, op. cit., cité dans « L'Histoire », sur bouffesdunord.com,‎ (consulté le 21 août 2016).
  3. « Discours de Renaud Donnedieu de Vabres prononcé à l’occasion de la remise des insignes de commandeur dans l'ordre national du Mérite à Micheline Rozan », culture.gouv.fr, 11 octobre 2006.
  4. « Notice no PA00125439 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Également directeur adjoint puis directeur de l'Opéra-Comique (depuis 2015).
  6. a et b « Maintenir l'identité des Bouffes », Le Monde, 23 septembre 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Geneviève Latour et Florence Claval (dir.), Les Théâtres de Paris, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, 1991, 291 p. (ISBN 2-905118-34-2)

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :