Mireille Darc

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Mireille Darc
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Mireille Darc au festival de Cannes 2010.

Nom de naissance Mireille Christiane Gabrielle Aimée Aigroz
Naissance (79 ans)
Toulon, Var
Nationalité Drapeau de France Française
Profession Actrice
Réalisatrice
Site internet Site officiel

Mireille Darc, née Mireille Aigroz le à Toulon, est une actrice et réalisatrice française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Mireille Aigroz a des origines suisses à Combremont-le-Petit dans le canton de Vaud. Elle passe sa prime enfance à Toulon, sa ville natale. Peu après la déclaration de guerre, ses parents, Marcel Aigroz (1901-1989) (qui n'est pas son père biologique) et Gabrielle Reynaudo (1902-1994), l'envoient en Suisse avec ses deux frères aînés, auprès de leurs tantes paternelles. Les enfants reviennent ensuite à Toulon où sa mère tient une petite épicerie et son père est jardinier[1]. La famille vit simplement, voire, à certaines époques, pauvrement (voir son autobiographie). Elle suit sa scolarité à l'école de Valbourdin, puis au collège de jeunes filles[1] avant d'entrer au conservatoire de Toulon, école alors gratuite. Elle en sort, en 1957, avec un prix d'excellence ainsi qu'une lettre de recommandation, et décide de devenir comédienne.

Elle choisit comme nom de scène Mireille Darc, puis l'adopte officiellement comme nom d'usage[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Mireille Aigroz monte alors à Paris, en 1959, et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d'Arc et à « l'Arc, la rivière de son enfance »[3]. Elle gagne sa vie pour payer ses cours de théâtre de Maurice Escande, en posant pour un peintre mais également pour des romans-photos. Elle fait aussi du mannequinat et de la garde d'enfant[4]. Elle tient un petit rôle au théâtre où elle remplace au pied levé une comédienne malade avant de commencer sa carrière devant la caméra.

C'est la télévision qui la révèle grâce à La Grande Bretèche de Claude Barma en 1960 et à Hauteclaire de Jean Prat en 1961, où elle incarne le rôle féminin principal. Georges Lautner, avec qui elle tournera treize films, va faire d'elle une star avec notamment Les Barbouzes en 1964 pour lequel elle décroche son premier rôle principal[3].

Son premier rôle important au cinéma est Pouic-Pouic réalisé par Jean Girault en 1963, où elle joue le rôle de la fille de Léonard et Cynthia Monestier, incarnés par Louis de Funès et Jacqueline Maillan.

En 1964 et 1965, elle tourne Des pissenlits par la racine aux côtés de Michel Serrault et Louis de Funès ainsi que Galia de Georges Lautner. Elle y incarne une jeune femme libre, changeant d'amant comme il lui plait.

Elle joue aux côtés d'Alain Delon dans L'Homme pressé, Mort d'un pourri, Madly, Jeff, Les Seins de glace, Borsalino et en 2003 avec lui dans la série télévisée Frank Riva.

Elle joue le rôle de la strip-teaseuse de Fantasia chez les ploucs, celui de madame Michalon dans Ne nous fâchons pas.

Elle joue aussi le rôle de Georgina dans La Chasse à l'homme d'Édouard Molinaro.

Dans les années 1970, elle tourne toujours avec Georges Lautner dans Il était une fois un flic (1971) ou dans La Valise (1973), mais surtout avec Pierre Richard avec Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972) puis Le Retour du grand blond (1974) d'Yves Robert où elle fait sensation avec une robe ultra-sexy. Ces rôles lui permettent de confirmer son statut de sex-symbol et d'actrice phare du début des années 1970.

Mireille Darc en 1989.

Dans les années 1980, sa carrière est interrompue par une opération à cœur ouvert réalisée par le professeur Christian Cabrol. Lors d'un accident de voiture dans un tunnel en Vallée d'Aoste, elle est grièvement blessée et sa colonne vertébrale fracturée l'immobilise pendant trois mois dans une coquille à l’hôpital de Genève. Elle se sépare d'avec Alain Delon après quinze ans de vie commune, et quitte alors le cinéma.

Elle revient à la télévision dans les années 1990[3]pour de nombreux rôles dont une bourgeoise redoutable dans Les Cœurs brûlés ou Les Yeux d'Hélène. Suivent Terre indigo, Le Bleu de l'océan et Frank Riva où elle retrouve Alain Delon. Elle a également réalisé une série de reportages de société pour France Télévisions.

Depuis 2005, Mireille Darc est la marraine de l'association humanitaire La Chaîne de l'espoir[5] pour laquelle elle a reçu le Prix Clarins[6] en 2006.

En 2006, Jacques Chirac lui remet les insignes de la Légion d'honneur.

Début 2007, elle monte sur les planches et interprète Sur la route de Madison au théâtre Marigny en compagnie d'Alain Delon.

Depuis 2008, elle est la marraine de l'opération + de Vie, opération de solidarité pour améliorer le quotidien des personnes âgées hospitalisées.

En , elle réalise le documentaire Elles sont des dizaines de milliers sans abri, diffusé sur France 2[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mireille Darc et son époux Pascal Desprez en février 2014.

Dès son enfance, elle savait que son père Marcel (qui l'appelait « la bâtarde »)[8] n'était pas son géniteur. Ce dernier s'appelait Edmond, était marin sur le bateau Amiral-Charner et est mort en Indochine durant la Seconde Guerre mondiale[9].

Durant quinze ans, Mireille Darc a été la compagne d'Alain Delon, rencontré en 1968, lors du tournage de Jeff de Jean Herman. Une malformation cardiaque interdisant à Mireille de porter un enfant au risque d'y perdre la vie, le couple se sépare en raison du désir d'Alain Delon d'avoir d'autres enfants. Mais une réelle amitié s'installe entre eux.

En 1989, elle perd son compagnon Pierre Barret, directeur de L'Express puis président d'Europe 1 ; il avait subi quelques mois plus tôt une greffe du foie qui a échoué ; il était alors en attente d'une nouvelle greffe.

En 1996, elle rencontre son futur mari Pascal Desprez, un architecte parisien[3],[7].

Mon Père est une autobiographie de Mireille Darc publiée le 14 mai 2008 chez XO Editions.

L'auteur dévoile dans son autobiographie son histoire personnelle, et relate notamment sa rencontre en 2007 avec une journaliste se prétendant médium, Patricia Darré, qui lui soutient que son père biologique s'appellerait Edmond, qu'il aurait été marin sur le bateau Amiral-Charner et qu'il serait mort en Indochine durant la Seconde Guerre mondiale1.

En avril 2015, dans l'émission Le Divan, elle raconte une scène extraite de son livre dans laquelle son père non biologique Marcel Aigroz2 tente de se suicider sous ses yeux.3

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

  • 1992 : La Deuxième Vie (Envoyé spécial)
  • 1994 : Brève Rencontre (Envoyé spécial)
  • 1996 : Le Doute et l'Espérance (Des racines et des ailes)
  • 2002 : De l'ombre à la lumière (Des racines et des ailes)
  • 2004 : Jeunesse éternelle (Envoyé spécial)
  • 2005 : Une vie classée X (France 3)
  • 2005 : Les Liserons d'eau (Envoyé spécial)
  • 2007 : Vivre d'Amour (France 5)
  • 2009 : Voyage vers l'inconnu...e
  • 2011 : Pas sur la bouche (France 3)
  • 2012 : Pardonner (France 2, avec Nathalie Amsellem)
  • 2015 : Elles sont des dizaines de milliers sans abri (France 2, avec Nathalie Amsellem)

Théâtre[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Toulon de A à Z de Magali Béranger, éd. Alan Sutton, p. 15.
  2. Émission Un jour, un destin, France 2, 27 novembre 2013.
  3. a, b, c et d Isabelle Morizet, Interview de Mireille Darc dans l'émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie sur Europe 1, 14 octobre 2012.
  4. Mireille Darc, Ciné-Ressources – Fiches personnalités.
  5. Les Ambassadrices et Ambassadeurs de nos actions, sur chainedelespoir.org via Internet Archive.
  6. Les liens du cœur par Clarins, sur aufeminin.com via Internet Archive.
  7. a et b Baptiste Bouthier, « Mireille Darc, sortir du sombre » sur Libération, 14 décembre 2015.
  8. Le Divan, de Marc-Olivier Fogiel.
  9. Mon père (autobiographie). Entretiens avec ses parents défunts, comment elle a découvert la véritable identité de son géniteur.
  10. Décret du 31 décembre 2015.
  11. Décret du 15 mai 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Autobiographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]