Isabelle Gélinas

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Isabelle Gélinas
Description de cette image, également commentée ci-après
Isabelle Gélinas en mai 2007.
Naissance (54 ans)
Montréal, Canada
Nationalité Drapeau du Canada Canadienne
Drapeau de la France française
Profession Actrice
Séries notables Fais pas ci, fais pas ça
Site internet Forum de référence non officiel

Isabelle Gélinas, née le à Montréal (Canada), est une actrice franco-canadienne. Le 2 juin 2014, lors de la 26e cérémonie des Molières, elle décroche sa première statuette pour son rôle dans la pièce Le Père.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Elle est la fille d'un architecte québécois et d'une Française, restauratrice de tableaux. Après un baccalauréat littéraire, c'est au Cours Florent qu'Isabelle Gélinas débute sa formation de comédienne, avant d'intégrer le Conservatoire national supérieur d'art dramatique où elle est l'élève de Pierre Vial, Daniel Mesguich mais aussi et surtout Michel Bouquet[1].

Ses premiers pas dans le métier ne se font toutefois pas sans difficulté. Jugée « trop jeune », ou au contraire, « trop mature » et « pas assez moderne », elle peine à se faire une place dans le milieu. Son insistance aura néanmoins raison des réticences de ses pairs. La première partie de sa carrière (1982-1986) se passe alors au théâtre : elle y interprète un répertoire classique, notamment plusieurs pièces de Molière sous la direction de Jean Davy.

Progression au cinéma[modifier | modifier le code]

En 1986, sa participation au court-métrage d'Yves Thomas, Triple sec, où elle côtoie Suzanne Flon ou André Dussollier, lui ouvre les portes du cinéma. L'année 1988 marque ainsi le véritable tournant de sa carrière, et offre un bon aperçu de l'étendue de ses potentialités dramatiques et de son ouverture aux différentes scènes. En effet, tout en restant fidèle au théâtre (La Double Inconstance de Marivaux), elle est au cinéma à l'affiche de Suivez cet avion (comédie) aux côtés de Lambert Wilson puis de Chouans ! (drame) avec Philippe Noiret, en même temps qu'elle entame un parcours à la télévision en figurant au générique de plusieurs téléfilms, pour la plupart réalisés par Caroline Huppert. Dès lors, les années 1990 voient les propositions affluer et installent Isabelle Gélinas sur ces trois tableaux. Au cinéma, on la retrouve dans les drames Mado poste restante (1989), Louis, enfant roi (1992), Drôles d'oiseaux (1993) et les comédies À l'heure où les grands fauves vont boire (1993) et Regarde-moi quand je te quitte (1993).

Dans la seconde moitié de la décennie, elle participera à deux films à grand succès, quoique dans des rôles secondaires : Didier (1997) avec Jean-Pierre Bacri et Alain Chabat et Paparazzi (1998) avec Vincent Lindon et Patrick Timsit. Au petit-écran, elle joue dans des téléfilms de registres différents, dont Moi, Général de Gaulle (1990), J'ai deux amours (1996) ou Chaos technique (1997). Quant au théâtre, si son passage devant la caméra l'aura amenée à le mettre un temps entre parenthèses, elle y revient dès 1993 dans Les Libertins avant de retourner à des textes classiques : Le Marchand de Venise (1994-1995) et Le Triomphe de l'amour (1996-1997).

Dans les années 2000, Isabelle Gélinas poursuit ce triple parcours, en confirmant son inscription dans le genre humoristique. Discrète au cinéma, elle est à l'affiche de quelques comédies aux fortunes diverses : Les gens en maillot de bain ne sont pas (forcément) superficiels (2001), Ne quittez pas (2003), Cherche fiancé tous frais payés (2005) et Ça se soigne ? (2008). C'est en fait à la télévision et au théâtre qu'elle se consacre ces dernières années et rencontre des succès plus éclatants.

Révélation télévisuelle et consécration au théâtre[modifier | modifier le code]

Pour la télévision, elle tourne de nombreuses fictions, notamment Le Piège du Père Noël (2005), la trilogie des Inséparables (2005-2006) aux côtés de Michel Boujenah, mais aussi Frappes interdites (2005) et Passés troubles (2006), doublement récompensé au Festival de Luchon. Surtout, elle s'essaye à un nouveau format en participant à des séries récurrentes : après une apparition dans Les Cordier, juge et flic - épisode no 60 (2004), elle décroche l'un des quatre rôles principaux dans la série humoristique Fais pas ci, fais pas ça, pour France 2. Elle y campe Valérie Bouley, une mère de famille recomposée qui, avec son mari Denis (Bruno Salomone), privilégient, non sans maladresses ni angoisses, une éducation libérale pour leurs enfants, opposés en cela au couple Lepic. Cette prestation lui vaut d'être distinguée meilleure actrice comique au Festival de la télévision de Monte-Carlo en juin 2008. Le programme s'impose rapidement comme un succès d'audiences, et connait neuf saisons, jusqu'en 2017.

Cette visibilité lui permet de revenir au cinéma, dans des projets plus exposés : en 2010, elle fait partie de la distribution prestigieuse réunie pour le film historique La Rafle, puis en 2015, elle évolue aux côtés de Daniel Auteuil, Gérard Jugnot, François Berléand et Zabou Breitman dans la comédie dramatique Entre amis, septième film d'Olivier Baroux en tant que réalisateur. La même année, elle est à l'affiche de La Vie très privée de Monsieur Sim, le quatrième long-métrage de Michel Leclerc, qui a co-supervisé l'écriture et la réalisation de la septième saison de Fais pas ci, fais pas ça.

Entre deux tournages, la comédienne se consacre aux planches : elle sert ainsi des pièces largement saluées par la critique[réf. nécessaire] en incarnant avec brio des personnages très différents les uns des autres. Citons, à côté du classique Richard III (2005), les pièces contemporaines L'amour est enfant de salaud (2003) — donné 280 fois — et Le Jardin (2006-2008), pour lesquelles elle a été nommée aux Molières 2004 et 2007 de la comédienne.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nathalie Simon, « Isabelle Gélinas casse la baraque », Le Figaro, samedi 28 / dimanche 1er mars 2015, page 36.

Annexes[modifier | modifier le code]

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