La Fausse Suivante

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La Fausse Suivante,
ou le Fourbe puni
Image illustrative de l’article La Fausse Suivante
Bertall

Auteur Marivaux
Pays Drapeau de la France France
Genre Comédie
Éditeur Briasson
Lieu de parution Paris
Date de parution 1729
Date de création
Lieu de création Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne

La Fausse Suivante, ou le Fourbe puni est le titre d’une pièce de théâtre de Marivaux écrite en 1724 et représentée, pour la première fois, par les Comédiens italiens ordinaires du Roi le samedi au théâtre de l’Hôtel de Bourgogne.

Séduction, argent, pouvoir, travestissement sont les thèmes principaux de cette pièce où le principal personnage masculin s’avère être un libertin calculateur qui entretient par intérêt financier une riche comtesse dans l’illusion d’un mariage à venir et où l’héroïne, travestie en chevalier, punit l’un par la duperie et inflige une leçon exemplaire à l’autre pour sa frivolité.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • La Comtesse, riche et séduisante.
  • Lélio, prétendant calculateur
  • Le Chevalier (une jeune Parisienne fortunée qui se fait passer pour la servante d’une Parisienne fortunée et qui se travestit également en Chevalier).
  • Trivelin, valet du Chevalier.
  • Arlequin, valet de Lélio.
  • Frontin, autre valet du Chevalier.
  • Valets, danseuses, musiciens...

L’intrigue[modifier | modifier le code]

Pour mettre à l’épreuve Lélio qu’elle doit épouser alors qu’ils ne se sont jamais vus, une jeune femme (« la demoiselle de Paris ») se présente à lui déguisée en Chevalier.

Lélio, dupé par le travestissement, se prend d’amitié pour le Chevalier et lui parle de sa nouvelle conquête : une tendre comtesse envers laquelle il s’est engagé. Ce Don Juan pragmatique doit choisir entre deux promises : la comtesse (riche) et la demoiselle de Paris (plus riche encore). Il choisirait la plus fortunée sans cas de conscience s’il n’était pas lié par un dédit avec la comtesse : rompre l’engagement serait perdre une somme considérable.

Une idée vient alors à Lélio : demander au Chevalier de séduire la Comtesse. Si celle-ci tombe sous le charme du jeune homme, Lélio emportera la demoiselle de Paris sans avoir à payer le dédit. Le Chevalier (la demoiselle de Paris déguisée) accepte le stratagème et continue de tromper Lélio.

Le plan fonctionne d’abord à merveille : la comtesse s’enflamme pour le prétendu Chevalier et se déprend de Lélio. Mais les serviteurs ont eu vent que le prétendu chevalier est une femme et ne parviennent pas longtemps à garder l’information secrète. « La demoiselle de Paris » doit dévoiler son sexe mais cherche toujours à cacher sa réelle identité. Elle se fait passer pour sa propre suivante, fait croire à Lélio qu'elle a été envoyée par la demoiselle de Paris (donc elle-même) et trouve un prétexte pour se faire remettre le fameux dédit.

Plus tard, elle déchirera le dédit devant la comtesse et Lélio, tous deux dépités d'apprendre qu’ils ont été trompés.

Le coureur de dots qu'est Lélio se voit démystifié par l'une des deux femmes dont la fortune l'intéressait au plus haut point. La jeune femme, qui n'est autre que la « demoiselle de Paris » révèle sa véritable identité juste à la fin de la pièce, elle justifie ses actes en affirmant son indépendance. Le cynique Lélio se trouve donc finalement confondu, bafoué, et puni de ses mensonges et de ses intrigues.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Édition princeps.
  • Lucette Desvignes, « La fausse suivante, Le Triomphe de l'amour et la tradition française », Revue d’Histoire du Théâtre, 1970, no 22, p. 242-53.
  • Armelle Héliot, « Amour de Marivaux et amour de soi », Avant-Scène Théâtre, , no 771, p. 12, 14.
  • Raymond Joly, « La Fausse Suivante : esquisse d’une lecture psychocritique », L’Âge du Théâtre en France, Edmonton, Academic Printing & Pub., 1988, p. 145-154.
  • Henri Lagrave, « De quelques mises en scène modernes de La fausse suivante », Cahiers de l’Association Internationale des Études Françaises, 1973, no 25, p. 191-208.
  • (en) Elena Russo, « Libidinal Economy and Gender Trouble in Marivaux’s La Fausse Suivante », MLN, septembre 2000, no 115 (4), p. 690-713.
  • Robert Tomlinson, « Érotisme et politique dans La Fausse Suivante de Marivaux », Stanford French Review, Spring 1985, no 9 (1), p. 17-31.

Quelques mises en scène[modifier | modifier le code]

Adaptations au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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