Marie Gillain

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Marie Gillain
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Marie Gillain au Festival du cinéma américain de Deauville 2014.

Naissance (41 ans)
Rocourt, province de Liège, Belgique
Nationalité Drapeau de la Belgique Belge
Profession Actrice

Marie Gillain, née le à Rocourt, près de Liège, est une actrice belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et débuts[modifier | modifier le code]

Marie Gillain passe son enfance en Belgique au hameau de Fêchereux près du village de Neufchâteau faisant partie de la commune de Dalhem dans le Pays de Herve. Elle fait ses études au collège Saint-Louis de Liège.

Très jeune, elle se passionne pour l’univers du spectacle et participe durant son adolescence à un atelier d’expression théâtrale. C’est en 1989 qu’elle tente de saisir sa chance dans le monde du cinéma. Alors âgée de 14 ans, elle passe des essais pour L'Amant, de Jean-Jacques Annaud, mais n'est finalement pas retenue.

Révélation critique (années 1990)[modifier | modifier le code]

Il faut attendre un an avant sa révélation dans Mon père, ce héros, film où elle joue au côté de Gérard Depardieu et qui lui vaut sa première nomination aux César. Elle joue en Belgique, sa terre natale, pour son deuxième film Marie en 1993. Cette année est marquée par sa rencontre avec Bertrand Tavernier qui lui propose de tourner dans son prochain film L'Appât. Ce rôle, qui lui vaut une nouvelle nomination aux César, un ours d'or à Berlin et le Prix Romy-Schneider, marque un tournant dans sa carrière cinématographique. Elle devient une actrice à suivre, et sa carrière est bien lancée.

Cette année de reconnaissance cinématographique est pourtant marquée par une première grande expérience au théâtre : elle incarne Anne Frank dans une adaptation signée Frances Goodrich et Albert Hackett.

Mais l'année 1997 voit l'actrice confirmer son nouveau statut au cinéma : elle est dirigée par Paolo et Vittorio Taviani dans la co-production franco-italienne Les Affinités électives ; donne la réplique à André Dussollier et Fabrice Luchini pour la comédie dramatique Un air si pur..., écrite et réalisée par Yves Angelo ; et enfin incarne Aurore de Nevers, aux côtés de Luchini (encore une fois) et la star hexagonale du moment, Vincent Perez, pour la grosse production Le Bossu, réalisée par Philippe de Broca.

Elle s'aventure ensuite vers un cinéma moins populaire : d'abord en acceptant un rôle secondaire dans une production italienne, Le Dîner, sortie en En 1998, réalisée par Ettore Scola et portée par l'interprétation de l'actrice française Fanny Ardant ; puis en portant elle-même une co-production européenne, Le Dernier Harem, co-écrit et réalisé par le réalisateur turco-italien Ferzan Ozpetek.

Elle va néanmoins revenir vers des productions françaises.

Progression discrète (années 2000)[modifier | modifier le code]

Marie Gillain au festival de Cannes 2006.

Alors âgée de 25 ans, elle opère 2000 un retour discret dans le cinéma français, en faisant confiance à un inconnu, Emmanuel Mouret, pour son premier long-métrage en tant que scénariste/réalisateur, la comédie romantique décalée, Laissons Lucie faire !. Elle revient néanmoins vraiment sur le devant de la scène l'année suivante avec la comédie potache Absolument fabuleux, adaptation de la série britannique éponyme par Gabriel Aghion, et avec Nathalie Baye et Josiane Balasko dans les rôles principaux. Enfin, elle retrouve Fabrice Luchini pour la comédie de moeurs Barnie et ses petites contrariétés, de Bruno Chiche. Elle y joue Margot, la charmante et légère amante du personnage principal incarné par Luchini.

En 2002, elle revient au théâtre pour un projet attendu : elle est dirigée par John Malkovitch pour sa pièce Hystéria, de Terry Johnson, au Théâtre Marigny.

Suite au flop critique de Ab Fab, elle revient vers le drame pour ses projets suivants : en 2002, c'est Bertrand Tavernier qu'elle retrouve, en tenant l'un des rôles principaux de son ambitieux drame historique Laissez-passer, qui raconte le quotidien du tournage de films durant l'Occupation. En 2003, c'est Cédric Klapisch , fraichement sorti du succès de L'Auberge espagnole, qui la dirige, face à Vincent Elbaz, pour Ni pour ni contre (bien au contraire). Enfin, en 2004, elle joue le premier rôle de la comédie dramatique Tout le plaisir est pour moi, première réalisation de Isabelle Broué. Enfin en 2005, elle seconde Emmanuelle Béart et Karine Viard dans L'Enfer, premier essai français du réalisateur d'origine bosniaque Danis Tanovic.

L'année 2007 sera très prolifique : elle revient d'abord à la comédie en partageant l'affiche, avec le quasi-inconnu Gilles Lellouche, de la décalée comédie Ma vie n'est pas une comédie romantique, co-écrite et réalisée par Marc Gibaja ; puis fait partie de la distribution chorale de la comédie dramatique Fragile(s), de Martin Valente, notamment menée par Jacques Gamblin et François Berléand ; puis s'aventure dans un registre noir en étant dirigé par Régis Wargnier pour son thriller Pars vite et reviens tard, avec un José Garcia à contre-emploi ; puis tient le premier rôle féminin, face à Guillaume Canet, du polar La Clef, de Guillaume Nicloux.

En 2008, elle fait partie du casting féminin quatre étoiles réuni par Jean-Paul Salomé pour son film historique Les Femmes de l'ombre, une grosse production qui ne convainc pas la critique. Puis elle donne la réplique au musicien Cali dans son premier rôle au cinéma, avec la comédie dramatique Magique, de Philippe Muyl. Puis fait partie de la bande formée par Pierre Jolivet pour sa fausse suite La Très Très Grande Entreprise.

Enfin, en 2009, elle prête ses traits à Adrienne Chanel, la soeur de Coco Chanel, incarnée par Audrey Tautou pour le biopic Coco avant Chanel, co-écrit et réalisé par Anne Fontaine. Si Tautou est la star du film, Gillain prépare son retour au premier plan avec son projet suivant.

Reconnaissance sur les planches (années 2010)[modifier | modifier le code]

L'actrice au déjeuner des nommés des Césars 2012.

En 2011, elle incarne Claire, l'héroïne du film de Philippe Lioret Toutes nos envies aux côtés de Vincent Lindon, ce qui lui vaut une nouvelle nomination pour le César de la meilleure actrice. Elle enchaîne avec le premier film de François-Xavier Vives, Landes, avec pour partenaires Jalil Lespert et Miou-Miou. En décembre de cette même année, elle est membre du jury des courts métrages lors du Festival de Marrakech, présidée par Sigourney Weaver.

En 2014, elle est membre du jury du 6e Festival international du film policier de Beaune, et participe à la comédie de moeurs Valentin Valentin, de Pascal Thomas.

Entre 2014 et 2015, elle se consacre au théâtre : elle joue d'abord Lapin blanc, lapin rouge, de Nassim Soleimanpour, au Théâtre Le Public, de Bruxelles. Puis surtout incarne l'héroine de La Vénus à la fourrure, une pièce David Ives, mise en scène Jérémie Lippmann, et présentée au Théâtre Tristan-Bernard, à Paris. Sa couverture du magazine Lui en janvier 2015[1] et d'excellentes critiques attirent les regards sur la pièce. Le 27 avril 2015, à l'âge de 40 ans, elle obtient le Molière de la comédienne.

En août 2015, elle est membre du jury du Festival du film francophone d'Angoulême présidé par Jean-Hugues Anglade. Et le mois suivant, elle fait partie du jury de Benoît Jacquot lors du 41e Festival du cinéma américain de Deauville.

C'est au théâtre qu'elle persiste : en 2016, elle est à l'affiche de Constellations de Nick Payne, mise en scène par Marc Paquien, et jouée au Théâtre du Petit Saint-Martin. La même année, le long-métrage dont elle est la tête d'affiche, Mirage d’amour avec fanfare, d'Hubert Toint, passe inaperçu.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marie Gillain a deux enfants, Dune née en 2004 d'une union avec le musicien Martin Gamet[2], et Vega née en 2009 de son union avec l'acteur franco-italien Christophe d'Esposti.

Engagements[modifier | modifier le code]

Marie Gillain signe un contrat avec la maison Lancôme, puis avec la marque de joaillerie Piaget pendant plusieurs années.

Depuis 2008, elle est ambassadrice bénévole de Plan Belgique en faveur des enfants dans les pays en développement[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Timouk, l’Enfant aux deux royaumes (Livre-Disque) sur une musique de Guillaume Connesson - Yun Sun Limet, textes - Delphine Jacquot, illustrations - Claire-Marie Le Guay, piano - Marie Gillain, récitante (Didier Jeunesse)

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

L'actrice aux Césars 2012, nommée pour Toutes nos envies.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Césars du cinéma
Molières du théâtre
Autres
  • 2015 : nomination aux Globes de Cristal dans la catégorie Meilleure Comédienne pour La Vénus à la fourrure.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Marie-Gillain-ses-superbes-photos-denudees-dans-Lui
  2. Olivier Pirard, Marie Gillain maman d'une petite Dune, in La Dernière Heure, 16/04/2004, article en ligne
  3. Marie Gillain|Ambassadeurs|Volontaires !, in planbelgique.be, , article en ligne
  4. Mérite wallon, GILLAIN Marie

Liens externes[modifier | modifier le code]

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