José Giovanni

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José Giovanni
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José Giovanni en 2001.

Nom de naissance Joseph Damiani
Naissance
Paris Drapeau de la France France
Décès (à 80 ans)
Lausanne Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

José Giovanni, de son vrai nom Joseph Damiani, est un écrivain, scénariste, dialoguiste et réalisateur français, né à Paris le . Naturalisé suisse en 1986, il est mort à Lausanne le d'une hémorragie cérébrale.

Ancien collaborateur et repris de justice condamné à mort, il puise principalement son inspiration dans ses expériences personnelles ou à partir de personnages ayant réellement existé — comme Abel Danos (dit « le Mammouth ») et Raymond Naudy (dit « le Toulousain ») pour composer ses intrigues policières sans jamais révéler leur rapport avec son passé. La presse cinématographique et la presse des faits divers semble n'avoir jamais fait le lien avec ce passé de collaboration, jusqu'après sa mort, malgré la parution en 1993 d'une enquête de la presse suisse, et malgré les unes de journaux d'époque. Dans ses films aussi bien que dans ses romans, il se fait le témoin de la pègre et sa mythologie : amitiés viriles et code de l'honneur, fidélité et trahison, vendetta et vengeance. Toute l’œuvre de José Giovanni est une reconstruction fictionnelle de son passé, « le passé qu'on ne peut oublier » comme il le dit lui-même, « parce qu'il revient toujours, à un moment ou à un autre »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Joseph Damiani, né à Paris, connait une enfance préservée du besoin. Ses parents, d'origine corse, Barthélemy Damiani et Émilie Santolini, possèdent deux grands hôtels à Paris, l'Élysée Star et le Normandy, dont l'un a servi à l'installation d'un tripot clandestin (Barthélemy encourut plusieurs condamnations dont une à un an de prison pour « escroquerie et tenue de maison de jeux » le 19 décembre 1932 par la cour d'appel de Paris). Alors que son père est un riche propriétaire, Damiani entreprend un parcours d'études des plus sérieux (collège Stanislas et lycée Janson-de-Sailly). Les condamnations de Barthélemy laissent la famille ruinée, mais ils parviennent à se retourner, s'installent en 1939 à Marseille et par la suite tiennent un hôtel à Chamonix. Là Joseph se découvre une passion pour la montagne[n 1]. En 1942 Joseph s'inscrit à la faculté libre de droit d'Aix-en-Provence mais il est défaillant aux examens de juin 1942 et mai 1943.

L'Occupation et la Collaboration[modifier | modifier le code]

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En avril 1943 Joseph Damiani rejoint à Chamonix le chantier de Jeunesse et Montagne (créé par l'Armée de l'air du gouvernement de Vichy dans le cadre des Chantiers de jeunesse) qu'il quitte en septembre 1943.

En février 1944 il arrive à Paris où il retrouve son oncle maternel, Ange Paul Santolini. Santolini dit « Santos » est gérant d'un bar-restaurant, « Le Pershing », fréquenté par les agents des Services allemands, ainsi que son frère ainé, Paul Damiani. Paul, dit « Pierrot », dit « Barthy », né le 12 novembre 1921, maître d'hôtel au bar-restaurant « Le Pershing » tenu par son oncle « Santos », est membre de la Milice gestapiste. À Marseille son père le présente à son ami Simon Sabiani, secrétaire général de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF), qui le fait adhérer au PPF, le parti fasciste antisémite de Jacques Doriot. [réf. nécessaire]

En mars 1944, il devient garde du corps du directeur allemand de l'OPA (Office de placement allemand) de la Canebière à Marseille et membre du Schutzkorps (SK)[n 2] sous le numéro matricule 123. Il détient un Ausweis (laissez-passer allemand) du 25 avril au 26 juin 1944 ainsi qu'une autorisation allemande de port d'armes. Il participe en Provence à de nombreuses arrestations, souvent accompagnées de chantage, de Français et d'étrangers qui sont envoyés travailler en Allemagne.[réf. nécessaire]

À Paris, Joseph Damiani aurait participé, sous uniforme allemand, à des opérations de chantage contre des trafiquants montées par son oncle « Santos »[n 3][réf. nécessaire].

Dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 1944, Joseph Damiani participe en compagnie de Bernard Madeleine, sous les couleurs de « la Résistance », à l'« expédition » d'un faux maquis mené par Édouard Dirand, dit « Eddy », dit « lieutenant Georges », chez un commerçant de La Guerche-de-Bretagne qu'ils dévalisent[2].[réf. nécessaire]

Début août 1944, il se rend à Lyon avec un complice, un certain Orloff : Nicolaï Alexandre Raineroff dit « Orloff », dit « von Rainer Orloff », dit « Comte Orloff », dit « Nicky », agent de la Gestapo, qui sera fusillé après la Libération pour intelligence avec l'ennemi le 8 mai 1945. Se présentant comme étant de la police allemande, ils y rançonnent deux négociants juifs.[réf. nécessaire]

Crimes et Condamnations[modifier | modifier le code]

Selon Franck Lhomeau dans la revue Temps noir, no 16 de septembre 2013, cité par Jean-Claude Vimont: « Damiani fut arrêté début juin 1945 à la suite d’un triple assassinat (...) Le 18 mai 1945, quatre individus, prétendant appartenir à la sécurité militaire arrêtèrent un représentant en vin Haïm Cohen et le conduisirent dans une villa de Suresnes. Il fut torturé, dut livrer les clefs de son coffre et contraint de signer un chèque au porteur avant d’être abattu[3]. » Le 31 mai, les mêmes abattent les frères Peugeot, les enterrent dans la forêt après les avoir torturés dans une villa de Suresnes. Les auteurs de ces agressions étaient les frères Damiani, Joseph et Paul, ancien milicien, Georges Accad, un ancien de la Gestapo et Jacques Ménassole, ancien milicien également[3].

« Damiani est inculpé d'« atteinte à la sécurité extérieure de l’État » par la Cour de justice de Marseille le 20 juillet 1946 pour appartenance au PPF, pour appartenance au Schuztkorps, pour avoir été le garde du corps du directeur de l'OPA de Marseille et pour arrestations de réfractaires au STO. Il est condamné à vingt ans de travaux forcés pour avoir « en temps de guerre, entretenu des intelligences avec l'Allemagne ou ses agents. En outre, pour avoir appartenu au PPF, il est condamné à la dégradation nationale à vie. » « incarcéré à la Prison de la Santé à Paris dans l’attente de son procès pour le triple assassinat[3]. »

Le procès a lieu les 9 et 10 juillet 1948. Un article du Monde du 12 juillet 1948 présente ainsi les coupables « Les deux jeunes bandits Damiani et Accad, que jugent en ce moment les assises de la Seine, n'ont vraiment pas l'envergure de leurs crimes : ils sont minables, étriqués, falots. On ne les imagine pas facilement enlevant un homme sous couleur de l'amener " au " (sic) D.G.E.R., renfermant dans la cave d'une villa louée tout exprès sans doute, lui faisant signer chèques et ordres de paiement, enfin, l'ayant tué, se débarrassant du corps dans la Seine. Et puis recommençant deux fois " l'opération ", comme ils disent. »[4]

Texte paru dans Le Parisien libéré, 11-12 juillet 1948[Informations douteuses] [?] : Damiani fait sa dernière déclaration : « Je jure que je n'ai pas tué Roger Peugeot. Le fait que je me défende n'enlève rien à mes remords. C'est moi seul qui sais ce qu'a été ma vie et ce que sont mes remords. » Dans le dossier de la cour de justice de Marseille comme dans celui de la cour d'assises de Paris figure un rapport de police sur la moralité de Damiani qui conclut : « Il est permis de dire qu'on se trouve en présence d'un individu extrêmement nuisible à la société et qui, avant d'être assassin, a été traître à la cause de son pays et commis des actes relevant du plus pur gangstérisme »[5].

Le 25 mai 1949 Damiani est jugé par la 10e chambre correctionnelle du tribunal de la Seine « pour des vols en alléguant de faux ordres d’une autorité étrangère, vols aux faux policiers en se prétendant « police allemande » à l’encontre de deux personnes de religion juive, commis le 11 août 1944 à Lyon. Avec un complice, membre du PPF et de la Gestapo, ils se prétendirent membres de la police allemande pour voler de l’argent, des bijoux et des vêtements. Il fut condamné à dix années de prison. Toutes les peines furent confondues. Il purgea l’essentiel de sa peine dans la maison centrale de Melun[3]. »

« Le 14 novembre 1951, Damiani obtient la réduction de sa peine à vingt ans de travaux forcés. Enfin, après les remises de peine régulières, le président René Coty remet le reste des travaux forcés le 30 novembre 1956 et Joseph Damiani sort libre de la centrale de Melun le 4 décembre 1956 à l'âge de trente-trois ans après onze ans et demi de détention[3]. »

Retour sur son passé criminel[modifier | modifier le code]

En janvier 1984 : « José Giovanni avait été réhabilité par la justice et déclaré digne de l'estime publique »[6].

En 1993, la presse suisse revient sur son passé. Le 14 octobre 1993 les quotidiens La Tribune de Genève et 24 Heures de Lausanne, faisant suite à l'enquête de l'agence de presse suisse BRRI (Bureau de reportage et de recherche d'information), accusent le cinéaste et romancier d'avoir collaboré avec les nazis et la Milice française, pendant la guerre[7]. Giovanni dément avec vigueur ces accusations, faisant valoir son « casier judiciaire vierge » , sa « carte de la Résistance française »[8].Giovanni rappelle que sa condamnation à mort sanctionnait des faits de droit commun et non de collaboration . Selon Le Figaro du 15 novembre 1966 Il serait glorifié de son passé de taulard condamné à mort repenti et serait présenté comme un « accidenté de l'après-guerre »[Informations douteuses] [?] . « Oui, j'ai été en prison plusieurs fois pendant un bon nombre d'années. Ça a commencé par une histoire de Résistance, et après ça c'est prolongé par des histoires de droit commun » . Citation issue de L'Âge d'or, revue de cinéma, no 2, consacrée à José Giovanni, novembre 1964. De ses condamnations pour collaboration il ne parlera jamais.et il annonce son intention de porter plainte pour diffamation sans donner suite[7]. Finalement il déclare : « J'ai payé. J'ai droit au pardon et à l'oubli »[9].


José Giovanni écrivain et cinéaste[modifier | modifier le code]

L'écrivain[modifier | modifier le code]

Damiani avait tenu son journal pendant son séjour dans le couloir de la mort dans l'attente de la décision de la Cour de cassation puis celle de la grâce présidentielle. Les vingt pages du journal ont été mises en ligne intégralement par Jean-Claude Vimont[10]. Grâce à son avocat, Stephen Hecquet, ce Journal d'un condamné à mort signé « X » a été publié en juin 1952 dans les deuxièmes cahiers de Positions, édité par Le Soleil noir, Le temps des assassins sous le titre Huit mois face à la tombe, journal d’un condamné à mort, ce texte faisait partie d'un ensemble sur la question du bien fondé de la peine de mort et du droit de juger, avec des contributions de Jean Cau, Jean Cocteau, Joseph Delteil, Julien Gracq, Jean Paulhan, Benjamin Péret et de Stephen Hecquet, avocat de Joseph Damiani qui était aussi l'ami de Roger Nimier « et fut certainement à l’origine de la carrière littéraire de José Giovanni[11]. »

Selon Jean-Claude Vimont, ce journal est « un précieux témoignage sur la matérialité du régime des condamnés à mort en cette fin des années quarante. Ils sont isolés dans une cellule individuelle sous la surveillance de gardiens installés dans un corridor contiguë, par delà des grilles aux cellules. Ce dispositif est propre à la prison de la Santé, dans le quartier haut, et diffère du corridor de la haute surveillance de Fresnes où sont regroupés les condamnés à mort pour faits de collaboration. La séparation ne signifie pas l’absence de contacts entre les détenus : « j’ai fabriqué un jeu d’échecs : je joue avec O…, mon compagnon de misère, placé en face de moi. Nous sommes séparés par un gardien installé dans un étroit couloir (p. 68) ». En juillet 1948, les condamnés à mort sont au nombre de cinq à la Santé[12]. »

À sa sortie de prison, sur les conseils de son avocat, Damiani écrit sous le nom de « José Giovanni » son premier roman, Le Trou, qui raconte sa tentative d'évasion. Hecquet fait lire le manuscrit à son ami Roger Nimier qui le fait lire à Albert Camus lequel demande à rencontrer Giovanni. Et lui passe commande pour dix romans « Giovanni en donnera quatre dès la première année[13] » dont Le Trou, publié hors collection chez Gallimard en 1957 et qui sera adapté au cinéma sous le titre Le Trou par Jacques Becker en 1960 avec Philippe Leroy-Beaulieu, Marc Michel et des non professionnels dont Jean Keraudy. Ce sera le dernier film de Jacques Becker et le premier avec Catherine Spaak.

En 1958, Marcel Duhamel fait entrer José Giovanni à la Série noire, où il se fait remarquer avec plusieurs romans très vite publiés. En 1959, parait Histoire de fou [14] adapté à l'écran en 1974 par José Giovanni sous le titre Le Gitan, avec les musiques notamment de Django Reinhardt et Claude Bolling[15]. Classe tous risques parait ensuite, le roman est adapté à l'écran par Claude Sautet sous le même titre Classe tous risques en 1960 avec Lino Ventura, Stan Krol et Jean-Paul Belmondo. L'Excommunié est un roman adapté au cinéma sous le titre Un nommé La Rocca par Jean Becker, avec Jean-Paul Belmondo en 1961 et La Scoumoune, remake par José Giovanni en 1972 avec Belmondo dans le même rôle et Claudia Cardinale. Le Deuxième Souffle est adapté au cinéma sous le même titre : Le Deuxième Souffle par Jean Pierre Melville avec Lino Ventura en 1966 adapté de nouveau par Alain Corneau avec Daniel Auteuil en 2007 sous le même titre Le Deuxième Souffle (nouvelle adaptation).

Tout l'œuvre de José Giovanni est une reconstruction fictionnelle de son passé. Considéré d'abord comme « l'évadé du crime » par Philippe Berté le 14 octobre 2011 dans Les Lettres françaises : « L’auteur, dont le parcours atypique a permis de révéler au grand public son expérience, évoque dans trois romans noirs successifs la condition d’un homme fuyant la justice au prix de nombreux crimes et assassinats qui jalonnent le reste de ses jours[16]. » Cet auteur prolifique qui compte « une vingtaine de romans, une quinzaine de scénarios pour le grand écran et une vingtaine de films réalisés. » parmi lesquels « trois chefs d’œuvres du roman noir hautement réalistes (...) qui constituent un témoignage unique sur le milieu, ses codes, sa hiérarchie, et qui fournissent une analyse approfondie de la situation d’aliénation dans laquelle se trouve un criminel évadé[16] », est jugé uniquement pour ses faits de collaboration et ses crimes par Franck Lhomeau lors d'un entretien avec le Nouvel Observateur[8]. Philippe Berté considère que « Giovanni s’est en quelque sorte soigné du crime en écrivant, ce qui lui valut la carrière qu’on lui connaît. Il évacue probablement grâce à ces trois romans le parcours qu’il aurait pu suivre s’il s’était évadé de la Santé de 1947[16]. »

De la littérature au cinéma[modifier | modifier le code]

Ses romans noirs, qui ont connu un grand succès, ont presque tous été adaptés à l'écran. Ce qui a amené Giovanni à se tourner vers le cinéma. Le cinéaste Jacques Becker s’est intéressé en 1947 à un article de journal relatant la tentative d’évasion de la prison de la Santé et il a envisagé d'en faire un film. En 1958, à la lecture du premier roman de Giovanni, Becker reprend son projet et l'engage comme conseiller technique et co-scénariste pour la réalisation de son film Le Trou[17],[18]. Becker présente Giovanni à Claude Sautet pour lequel il écrit les dialogues de Classe tous risques. Les deux films sortiront en 1960. C'est le début d'une carrière cinématographique très longue au cours de laquelle il sera tour à tour auteur, scénariste puis réalisateur, ce qui l'amène à réduire son activité d'écrivain.

En 1995, il revient à l'écriture et consacre à la mémoire de son père un roman autobiographique, Il avait dans le cœur des jardins introuvables, qu'il adaptera ensuite au cinéma avec Bruno Cremer sous le titre Mon père, il m'a sauvé la vie et qui sera son dernier film. Ce livre a été accueilli avec respect par la critique littéraire qui s'en est fait l'écho, y compris Bertrand Tavernier reproduit sur Allociné[19]

José Giovanni, était adversaire acharné de la peine de mort, dont il a décrit les effets dans son journal Huit mois face à la tombe, journal d'un condamné à mort, publié par Jean-Claude Vimont[20], et aussi à travers le film Deux hommes dans la ville, où il en démontre l'inutilité. Il a été « réhabilité par la justice et déclaré digne de l'estime publique, il était aussi visiteur de prison -Jean-Claude Raspiengeas-La Croix[21]. »

De 1968 à sa mort il a vécu en Suisse, aux Marécottes, village valaisan situé non loin de Chamonix.

Œuvres[modifier | modifier le code]

José Giovanni a écrit vingt-deux romans, deux livres de souvenirs (Il avait dans le cœur des jardins introuvables et Mes grandes gueules), trente-trois scénarios et a réalisé quinze films et cinq téléfilms.

Romancier[modifier | modifier le code]

Publications aux éditions Gallimard
Publications aux éditions Jean-Claude Lattès
Publications aux éditions Robert Laffont
Publications aux éditions du Rocher
  • 2001 : Les Gosses d'abord
Publications aux éditions Fayard
  • 2002 : Mes grandes gueules (Mémoires)
  • 2003 : Comme un vol de vautours
  • 2004 : Le Pardon du grand Nord

Réalisateur, scénariste, dialoguiste[modifier | modifier le code]

[Ré] : réalisateur, [Sc] : scénariste, [Di] : dialoguiste, [OS] : auteur du roman à l'origine du scénario

José Giovanni fait des apparitions dans les films suivants :

Il est interviewé, ainsi que Bertrand Tavernier, Philippe Sarde, Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Rappeneau, Jean-Louis Livi, Jean-Loup Dabadie, et d'autres, dans Claude Sautet ou la Magie invisible, documentaire de Nguyen Trung Binh et Dominique Rabourdin en 2002[22]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Passionné par l'escalade, il réalisera plus tard des courses en montagne difficiles avec son beau-frère René Desmaison.
  2. SK, section des services de renseignement allemand qui avait pour activité principale le recrutement de travailleurs français et la recherche des réfractaires au Service du travail obligatoire (STO).
  3. C'est Joseph qui accuse son oncle d'être l'organisateur de ses méfaits mais cela n'a jamais été prouvé. Arrêté en août 1944, Santolini dit « Santos » est inculpé pour atteinte à la sûreté de l’État. Il est accusé d'avoir été membre du PPF, d'avoir entretenu des relations régulières avec les services de renseignement allemands, de s'être livré au marché noir, d'avoir été un « indicateur en matière économique » ainsi que de vols dits « aux faux policiers ». Après plusieurs années de préventive, la cour de justice de la Seine classera l'affaire le 7 mars 1949 faute de preuves suffisantes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Interview de José Giovanni dans L'Humanité du 8 décembre 1966
  2. Enquête de la police judiciaire de Rennes qui a recueilli les aveux de Joseph Damiani.
  3. a, b, c, d et e Vimont Criminocorpus
  4. « Accad et Damiani n’ont pas l’envergure de leurs crimes »
  5. Temps noir, la revue des littératures policières, no 16, septembre 2013, p. 185.
  6. Raspiengeas, La Croix 2004
  7. a et b Jacques Cordy, « Le cinéaste José Giovanni était-il « collabo » ? », article publié par le quotidien Le Soir de Bruxelles le 15 octobre 1993
  8. a et b « José Giovanni n’avait pas choisi la résistance… mais bien la collaboration », article publié sur le site du Nouvel Observateur le 13 septembre 2013
  9. Antoine de Baecque, « José Giovanni dans le noir complet », article publié dans le quotidien Libération du 26 avril 2004
  10. texte du journal édité par Jean-Claude Vimont
  11. Présentation Jean-Claude Vimont
  12. Criminocorpus6
  13. Raspiengeas
  14. Histoire de fou
  15. le Gitan
  16. a, b et c José Giovanni Les Lettres Françaises
  17. Le Parisien libéré du 9 février 1960
  18. Bernard Rapp, Jean-Claude Lamy, Dictionnaire des films Larousse 1990, (ISBN 2-03-512305-4) p. 753
  19. l'appui de Bertrand Tavernier sur Allo ciné
  20. lire le texte intégral de vingt pages
  21. réhabilitation
  22. présentation sur ALLOCINE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2003 : Nicole Vaillant Dubus, À toi, José Giovanni, 31 p., coll. « Lettre à… », Mélis éditeur (ISBN 2-914333-50-1). Publié à l'occasion de l'exposition Cinépolar avec José Giovanni au Festival du livre de Nice en juin 2002.
  • 2013 : Joseph Damiani, alias José Giovanni - Dossier de 42 pages très complet sur la vie occultée de Damiani/Giovanni par Franck Lhomeau plus « Le passé tous risques de José Giovanni », un entretien de 20 pages avec Bertrand Tavernier, dans Temps Noir la Revue des Littératures Policières, no 16, septembre 2013 - Éditions Joseph K., 22 rue Geoffroy Drouet, 44 000 Nantes (ISBN 978-2-910686-65-9) Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Émission Radio[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]