Les Gauloises bleues

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Les Gauloises bleues est un film français réalisé par le critique de cinéma Michel Cournot, sorti en 1968. Sélectionné au festival de Cannes 1968 il n'y est pas projeté à cause de l'interruption du festival, et ne trouve pas son public lors de la sortie.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Les Gauloises bleues est le seul film réalisé par Michel Cournot, à l'époque critique de cinéma au Nouvel Observateur. La production souhaite que le rôle principal soit tenu par Annie Girardot, à l'époque une vedette, mais le réalisateur impose son épouse, l'actrice russe Nella Bielski dans ce rôle[1].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film est sélectionné en compétition officielle au festival de Cannes 1968. Il est soutenu notamment par Gilles Jacob, alors critique de cinéma, qui a pu le voir avant le festival et qui titre en une des Nouvelles littéraires « L'Année Cournot ». Mais le festival est définitivement interrompu par les événements de Mai 68 avant que Les Gauloise bleues ait été projeté[1].

Quelques mois plus tard, à sa sortie en France, Les Gauloises bleues remporte un assez maigre succès d'estime et n'obtient qu'un succès commercial limité[2]. Le film est accueilli par des moqueries, comme en témoigne par exemple l'article du Canard enchaîné avec son titre « Les Gauloises bleues… fumeuses » ; certains auteurs de cinéma, notamment Michel Audiard que Cournot attaquait en tant que critique, ne se privent pas de le tourner en dérision[3].

Appréciation critique[modifier | modifier le code]

« Ce récit en disjonction permanente a pour moteur l'émotion que Cournot nous communique en utilisant toutes les ressources d'un expressionnisme poétique qui mêle l'humour féroce à la Godard [...] à de pures recherches plastiques.

La direction d'acteurs est impeccable. En deux scènes capitales, Annie Girardot, tour à tour agressive, pudique, humiliée, balaie le mélodrame[...] et nous émeut par les moyens les plus simples. Jean-Pierre Kalfon traîne la lassitude de ceux qui ont l'habitude de se cogner au malheur. Il est excellent, comme est excellent dans un rôle épisodique Bruno Cremer[4]. »

— Jean de Baroncelli, Le Monde, 2 septembre 1968

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gilles Jacob, La Vie passera comme un rêve, Robert Laffont,‎ , 385 p., p. 139-141
  2. 361 686 entrées en France, selon le site JPbox-office.com.
  3. Audiard par Audiard, éditions René Chateau.
  4. Les Gauloises bleues sur Le Monde.fr (accès restreint)

Liens externes[modifier | modifier le code]