Elsa Zylberstein

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Elsa Zylberstein
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Elsa Zylberstein en 2022.
Nom de naissance Elsa Florence Zylberstein
Naissance (53 ans)
Boulogne-Billancourt
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Films notables Van Gogh
Jefferson à Paris
Farinelli
Modigliani
Il y a longtemps que je t'aime
Site internet Site officiel

Elsa Zylberstein[1], née le à Boulogne-Billancourt, est une actrice française.

Remarquée en 1991 dans Van Gogh de Maurice Pialat, elle devient progressivement une figure familière du public, en particulier après son rôle dans Mina Tannenbaum de Martine Dugowson en 1994, qui vaut à l’actrice une troisième nomination aux Césars, et pour lequel elle reçoit le prix Romy-Schneider.

Elle collabore ensuite avec des réalisateurs renommés tels que Jean-Pierre Jeunet, Claude Lelouch ou Olivier Dahan. Actrice éclectique, elle navigue entre tragédies romantiques, comédies ou superproductions, et remporte de nombreux prix d'interprétation dont le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Elsa Zylberstein est la fille du physicien Albert Zylbersztejn, juif ashkénaze d'origine russe, et de Liliane Chenard, Française catholique, travaillant chez Dior Parfums[2]. Elle a un frère, Benjamin.

Enfant anxieuse et timide à dix ans, elle est poussée par sa mère à faire de la danse classique où elle se révèle douée mais, voulant poursuivre ses études, elle refuse d'intégrer l'Opéra de Paris[3]. Elle passe un baccalauréat littéraire et commence des études universitaires d’anglais.

Attirée par le monde artistique, elle intègre en parallèle la classe libre du cours Florent de Francis Huster, sur les conseils de Charlotte Rampling que son père a rencontrée par hasard dans un avion, et travaille également avec un professeur de l'Actors Studio[4].

C'est sur le tournage du Van Gogh de Maurice Pialat qu'elle se fait remarquer : alors qu'elle n'était que silhouette, il lui propose le rôle de la prostituée[5] pour lequel elle obtient le prix Michel-Simon en 1992[6], ainsi que la première de ses trois nominations au César du meilleur espoir féminin.

Carrière d'actrice[modifier | modifier le code]

Débuts et premiers succès au cinéma[modifier | modifier le code]

Apparue à l’écran pour la première fois dans Baptême de René Féret, elle se fait remarquer sur le tournage du Van Gogh de Maurice Pialat. Alors qu'elle n'était que silhouette, le réalisateur lui propose le rôle de la prostituée[5] pour lequel elle obtient le prix Michel-Simon en 1992[6], ainsi que la première de ses trois nominations au César du meilleur espoir féminin.

En 1993, Elsa Zylberstein passe le casting de Pulp Fiction de Quentin Tarantino, pour interpréter le rôle finalement confié à Maria de Medeiros[7].

Confirmation critique[modifier | modifier le code]

Sa carrière décolle, et elle enchaîne les tournages de films comme Beau fixe de Christian Vincent pour lequel elle obtient une deuxième nomination aux Césars. En 1994, elle joue le rôle d’Ethel dans Mina Tannenbaum, un récit d’amitié adolescente et de la découverte de la vie, pour lequel elle obtient le prix Romy-Schneider et une troisième nomination aux Césars. Elle poursuit en 1994 avec Farinelli de Gérard Corbiau, nommé aux Oscars, puis Tenue correcte exigée de Philippe Lioret en 1996.

En 1997, elle interprète le rôle de Suzanne Valadon dans Lautrec de Roger Planchon, qui reçoit deux Césars (décors et costumes). Sa carrière se poursuit avec des rôles dans L'Homme est une femme comme les autres de Jean-Jacques Zilbermann (1998), Monsieur N. d’Antoine de Caunes (2003) ou La Petite Jérusalem de Karin Albou (2004).

Elle tourne dans quatre films de Raoul Ruiz : Le Temps retrouvé, Combat d'amour en songe, Ce jour-là, La Maison Nucingen.

Elle joue également dans des films en anglais tels que Jefferson à Paris de James Ivory avec Gwyneth Paltrow, Metroland de Philip Saville avec Christian Bale et Emily Watson, Modigliani de Mick Davis avec Andy García, Bel Canto de Paul Weitz avec Julianne Moore, Waiting for Anya de Ben Cookson avec Jean Reno, Noah Schnapp et Anjelica Huston[8].

En 2009, elle obtient le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa prestation dans Il y a longtemps que je t'aime[9] de Philippe Claudel, drame franco-canadien dans lequel elle joue le rôle de Léa, retrouvant sa sœur Juliette (Kristin Scott Thomas), qui sort de quinze ans de détention. Le film est un succès critique et reçoit deux César, le Bafta du meilleur film étranger, et est également nommé aux Golden Globes.

L’actrice se prête également à la comédie, comme pour Un plus une de Claude Lelouch (2015), mettant en scène une romance avec Jean Dujardin en Inde, ou Tout le monde debout (2018), premier long-métrage de Franck Dubosc. En 2020, elle obtient le prix d'interprétation féminine pour Tout nous sourit de Mélissa Drigeard au Festival de l'Alpe d'Huez.

Pendant le confinement, elle crée un personnage fictif sur Instagram, Mytho[10], qui rencontre un franc succès. Elle confie en avoir eu l’idée au détour d’une conversation avec Gad Elmaleh. L’actrice projette d’adapter l’idée en film, réalisé par Michaël Pierrard et coécrit par Alex Lutz.

En 2022, elle est à l’affiche de Big Bug, comédie rétrofuturiste de Jean-Pierre Jeunet diffusée sur Netflix, mettant en scène une révolte d’androïdes en 2050 et interrogeant les limites de l’intelligence artificielle. Elle tient également le rôle principal dans Simone, le voyage du siècle d’Olivier Dahan, dans lequel elle interprète l’ancienne ministre et militante emblématique pour les droits des femmes Simone Veil.

Autres[modifier | modifier le code]

Elle a été membre du jury dans plusieurs festivals, dont le Festival du cinéma américain de Deauville en 1999, le Festival du film britannique de Dinard en 2010, ou le Festival international du film policier de Beaune en 2009 et 2015.

Elle a prêté sa voix en tant que narratrice du conte musical Halb, l'autre moitié, créé en 2014 par Sigrid Baffert et Alexis Ciesla et pour le livre audio Le Journal d'Hélène Berr.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elsa Zylberstein est la compagne d'Antoine de Caunes de 1997 à 2005, de l'humoriste et acteur Nicolas Bedos de septembre 2005 à début 2008[11],[12], du journaliste et producteur Georges-Marc Benamou et de l'écrivain Yann Moix.

Le , le magazine Le Point annonce sa liaison avec Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif[13]. Le 11 octobre de la même année, elle confirme sa rupture dans l'émission On n'est pas couché avec cette formule : « Le redressement n’a pas été très productif[14]. »

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

En 2017, elle est condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à trois mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende pour avoir renversé une dame de 89 ans alors qu'elle conduisait sans permis, et pour avoir pris la fuite après l'accident[15]. Elle expliqua avoir paniqué, et s'est rendue à la police peu après[16].

Décoration[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Film / Pièce de théâtre
1992 Prix Michel-Simon Meilleure actrice Van Gogh
1993 Prix Romy-Schneider Mina Tannenbaum
1998 Festival du film de Cabourg Meilleure actrice L'Homme est une femme comme les autres
2009 Chlotrudis Awards Meilleure actrice dans un second rôle Il y a longtemps que je t'aime
2009 Césars Meilleure actrice dans un second rôle Il y a longtemps que je t'aime
2012 Festival de l'Alpe d'Huez Prix d'interprétation féminine Plan de table
2015 Globes de Cristal Meilleure comédienne de théâtre Splendour
2020 Festival de l'Alpe d'Huez Prix d'interprétation féminine Tout nous sourit

Nominations[modifier | modifier le code]

César du cinéma[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Jury de festival[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle utilise aussi parfois le nom « Elsa Steiner ».
  2. Qui est qui en France, J. Lafitte, , p. 1724.
  3. Isabelle Morizet, interview d'Elsa Zylberstein par dans l'émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie sur Europe 1, 15 janvier 2017.
  4. « Les cinéastes rêvent tous d’Elsa Zylberstein », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  5. a et b « Quand Maurice Pialat bousculait la pudeur d'Elsa Zylberstein », sur Europe 1 (consulté le ).
  6. a et b Les prix Michel-Simon dans Les Échos du 5 mars 1992.
  7. Elsa Zylberstein : Casting pour Pulp Fiction et invitation par François Hollande sur purepeople.com, 6 novembre 2016.
  8. « Noah Schnapp, Elza Zylberstein et Jean Reno, l'improbable casting de "Waiting for Anya" », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  9. Seamus Yorke, Césars 2009 : Le Palmarès, TF1 News, 2 mars 2009.
  10. Paris Match, « Elsa Zylberstein, une "Mytho" irrésistible au grand coeur », sur parismatch.com (consulté le )
  11. S. Lag, « Emma De Caunes remplacée » sur La Dernière Heure, 28 septembre 2005.
  12. Emmanuel Ducas, « Elsa Zylberstein : "En amour, je me brûle les ailes" » sur Gala, 17 février 2008.
  13. « Arnaud Montebourg et Elsa Zylberstein : les amoureux de la Saint-Valentin », Le Point.
  14. « Elsa Zylberstein tacle Arnaud Montebourg », sur Le Figaro.fr, .
  15. « Elsa Zylberstein condamnée à trois mois de prison avec sursis pour avoir renversé un piéton », Le Figaro.fr, .
  16. « Elsa Zylberstein : 3 mois de prison avec sursis pour avoir renversé une piétonne », sur Voici.fr (consulté le ).
  17. Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres, janvier 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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