Paul Vecchiali

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Paul Vecchiali
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Paul Vecchiali au festival de Cannes 2016
Naissance (90 ans)
Ajaccio (Corse-du-Sud, France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Écrivain
Films notables Femmes Femmes
Corps à cœur
Rosa la rose, fille publique

Paul Vecchiali, né le à Ajaccio, est un réalisateur, producteur indépendant et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Vecchiali passe son enfance à Toulon. Sa famille, soupçonnée de pétainisme[1] (alors que son père était en constante relation avec son beau-frère, résistant), préfère quitter cette ville après la guerre. Paul entre à l'École polytechnique, dont il sort diplômé en 1955.

Ami de Jacques Demy, il collabore aux Cahiers du cinéma et à La Revue du cinéma, avouant une passion notamment pour Robert Bresson, Jean Grémillon et Max Ophüls.

Il produit les premiers films de Jean Eustache avant de fonder sa maison de production, Diagonale, en 1976[2].

Il réalise en 1961 un premier film, muet, Les Petits Drames dans lequel apparaît son idole Danielle Darrieux, tout en travaillant comme officier-instructeur à Polytechnique. François Truffaut fait partie des rares personnes à s'enthousiasmer dès le début. Lors de la projection des Ruses du diable (1965), il déclare : « Paul Vecchiali est le seul héritier de Jean Renoir. » Quant à Jacques Demy, il confie à la même époque : « On n'est peut-être que tous les deux à aimer Robert Bresson et Danielle Darrieux. »[réf. nécessaire]

Paul Vecchiali aux côtés de Julien Guiomar et Claude Manlay dans une émission de Sud Radio lors de la sortie de L'Étrangleur en 1972.

Paul Vecchiali a tourné plus d'une cinquantaine de films (en comptant ses réalisations pour la télévision), abordant les thèmes du sida, de la sexualité (homo, bi ou asexualité), de la peine de mort et de la religion. Son cinéma s'inspire du cinéma français des années 1930, avec une touche expérimentale (Vecchiali préfère le terme « recherche »[réf. nécessaire]) et de l'autobiographie. Il a obtenu quatre fois l'avance sur recettes du CNC pour plusieurs dizaines de projets déposés, ce qui lui a inspiré le scénario d'À vot' bon cœur en 2004.

En 1965, Paul Vecchiali joue dans Le bonheur d'Agnès Varda et en 1975 coproduit Jeanne Dielman, 23, quai du commerce, 1080 Bruxelles de Chantal Akerman. À la même époque, il expérimente la pornographie avec Change pas de main qu'il fait produire par Jean-François Davy, qui met en scène Vecchiali dans Les Pornocrates (1976).

Il vit depuis 2006 à Plan de la Tour dans le Var[réf. nécessaire].

En 2010, il publie son monumental dictionnaire, L'Encinéclopédie, consacré à la filmographie complète de cinéastes « français » ayant tourné dans les années 1930, la décennie de son enfance, qu'il considère comme très créative au cinéma, généreuse et insolente. Les guillemets indiquent bien qu'il inclut les cinéastes français ainsi que ceux ayant fait au moins un film produit en France durant cette décennie (Carl Theodor Dreyer, Fritz Lang, Billy Wilder, Georg Wilhelm Pabst…). La rétrospective, très complète, est d'une subjectivité assumée entre les cinéastes injustement oubliés (Julien Duvivier, Jeff Musso, Carlo Rim, Louis Valray…) et ceux qu'il considère comme des fausses valeurs (Jean Renoir, Jean Delannoy, Henri-Georges Clouzot, Sacha Guitry…)[3],[4],[5].

Citation[modifier | modifier le code]

Fidèle à son image de provocateur, mais aussi d'homme sincère, Paul Vecchiali déclare en 2012 dans les colonnes de Corse-Matin :

« Même si, bien naturellement, je ne détiens pas la vérité, je dis ce que je pense. Oui, je trouve le jeu de Daniel Auteuil vide et sans aspérités. Oui, je trouve que le cinéma d'André Téchiné s'assimile à du « copier-coller », qui emprunte beaucoup trop à d'autres cinéastes. Oui, c'est vrai, Patrice Chéreau est pour moi un artiste Canada Dry auquel il manque l'essentiel : l'émotion, la passion[6]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]
Courts métrages[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Paul Vecchiali a produit ses films avec sa société Diagonale de 1975 à 1994. À cause des difficultés financières, la société fut vendue en 1998, et le cinéaste faillit arrêter complètement sa carrière (un hiatus qui lui fit (re)découvrir la décennie du cinéma des années 1930, qu'il chroniqua dans L'Encineclopédie)[8].

Depuis 2014, il est redevenu producteur avec une nouvelle société, Dialectik.

Acteur[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Metteur en scène[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Marie-Christine, D'Halluin et Cie, Paris, 1966
  • Poussières (théâtre), éd. Aléas, Paris, 1992
  • Quand meurt le fantastique (nouvelles), éd. Aléas, Paris, 1992
  • La Pieuvre par neuf (roman policier), Baleine, Paris, 1998
  • Les Frontières de l'aube, Stock, Paris, 2000
  • Indécente mémoire (roman), H&O, Paris, 2003
  • Vade retro (roman), éd. H&O, Paris, 2004
  • Vespérales (roman), éd. H&O, Paris, 2008
  • Les Parfums de l'aurore, Le Reflet, Paris, 2007
  • Calme était la mer, H&O, Paris, 2010
  • L'Affaire Pallas, L'Archipel, Paris 2014

Direction d'ouvrage[modifier | modifier le code]

  • L'Encinéclopédie : Cinéastes français des années 1930 et leur œuvre[5], 2 vol., éditions de l'Œil, Paris, 2010

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Émission À voix nue, France Culture, le 20 juin 2016.
  2. Philippe Azoury, « La ligne Diagonale », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 24 février 2012).
  3. Série d'interview par Filmo TV pour la sortie du livre.
  4. « Critique de L'Encinéclopédie – Cinéastes français des années 30 et leur œuvre », sur Critikat.
  5. a et b Jean-Luc Douin, « L'Encinéclopédie. Cinéastes "français" des années 1930 et leur œuvre : la passion du cinéma », sur Le Monde Livres, .
  6. « Paul Vecchiali ou l'insolence d'un réalisateur », Corse-Matin, 25 janvier 2012.
  7. Fiche unifrance.org
  8. « Interview de Paul Vecchiali : le cinéma Français des années 30 », sur Youtube,
  9. Corse-Matin, interview du 25 janvier 2012
  10. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres - hiver 2019 », sur Ministère de la Culture (consulté le 3 juin 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]