Philippe Clair

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Philippe Clair
Description de l'image Philippe Clair.jpg.
Nom de naissance Prosper Bensoussan
Naissance (87 ans)
Ahfir, Protectorat du Maroc
Nationalité Drapeau de la France française
Profession Réalisateur
Acteur
Humoriste
Films notables Plus beau que moi, tu meurs

Philippe Clair, de son vrai nom Prosper Bensoussan, né le à Ahfir (Maroc), est un acteur et réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il s’établit à Paris dans les années 1950 pour étudier la comédie au Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris. Il remporte le prix Bernstein et École des Vedettes décernés aux meilleurs jeunes comédiens de Paris. Il débute sur les planches et à la télévision avec de grands metteurs en scène (L'Affaire des poisons avec Raymond Rouleau, Une femme libre de Armand Salacrou avec Danielle Delorme, Les Îles fortunées de Simon Gantillon, etc.) avant de monter lui-même ses propres spectacles où il fait découvrir en France l'humour judéo-arabe et pied noir : Purée de nous z'otres, La Parodie du Cid (Le Cid à Bel Oued) d'Edmond Brua classique pied noir, De Bab el Oued à l'Elysée sont des triomphes comiques, encensés par la critique[réf. nécessaire]. Il se spécialise alors dans l’interprétation et l'écriture de pièces et sketches comiques. Un certain nombre de ses sketches sont d’ailleurs édités sous formes de disques et pulvérisent des records de vente chez Barclay[réf. nécessaire] : De Bab el Oued à l'Elysée, David et de Goliath, Israël embargoment immédiat, Ma belle-mère, Tata Julie, Surboumédienne, etc.

En 1965, il réalise son premier film : Déclic et des claques avec Annie Girardot, mésaventures comiques de jeunes pied-noirs à Paris. Il poursuit son activité de chansonnier : en 1967, le disque de son sketch satirique sur la Guerre de Six Jours, Rien Nasser de courir, est interdit par la censure, du fait de sa tonalité politique, en porte-à-faux avec la position du gouvernement français.

Dans les années 1970, Philippe Clair intensifie son activité de cinéaste et devient le grand spécialiste de la comédie populaire, qu’il agrémente de son humour pied-noir. La plupart de ses films sont des succès commerciaux, bien que souvent descendus par la critique du fait de leur vulgarité et du cabotinage des acteurs. Ses films sont souvent plagiés par d'autres metteurs en scène « franchouillards ».

Il fait débuter les Charlots dans La Grande Java, Richard Anconina dans Comment se faire réformer et dirige Aldo Maccione dans La Grande Maffia, Plus beau que moi, tu meurs et Tais-toi quand tu parles. Il réalise aussi d'autres films tels que Le Führer en folie, qui met en scène Henri Tisot dans le rôle d'Adolf Hitler et Alice Sapritch dans celui d'Eva Braun. En 1984, il réussit le plus beau coup de sa carrière en engageant Jerry Lewis dans son film Par où t'es rentré ? On t'a pas vu sortir.

Dans les années 1980, la comédie populaire à la française qu'il incarne, décline, du fait notamment de l’évolution des goûts du public (Les Bronzés) et Philippe Clair cesse de tourner après un dernier film en 1989. L'humour judéo-pied-noir rejaillit une dizaine d'années plus tard avec La Vérité si je mens ! que le critique Louis Skorecki du quotidien Libération voit comme un remake de son premier film Déclic et des claques. Quoi qu'il en soit, Philippe Clair reste le symbole d'un certain humour populaire dit « à la française » et du « cinéma du samedi soir ».

En 2013, le journaliste et réalisateur Gilles Botineau signe en compagnie de Philippe Clair lui-même un portrait documentaire intitulé Plus drôle que lui, tu meurs[1]. Ce film, d'une durée de 52 minutes, permet de redécouvrir l'intégralité de sa carrière, en évoquant ses succès, ses échecs mais aussi sa vision de la comédie.

En 2014, Philippe Clair publie, aux éditions Grrr... Art, ses mémoires qu'il titre Quel métier étrange ![2],[3]

Philippe Clair est le cousin germain de Richard Anconina. Son fils Michael est chanteur des Naïve New Beaters sous le pseudonyme de David Boring, et acteur sous celui d'Esteban.

2 films de sa filmographie ont été édités en DVD et 10 en VHS. A juin 2018, ils ne sont plus disponibles chez les éditeurs et sont recherchés par les amateurs de cet humour franchouillard des années 70 et 80. Contrairement à d'autres réalisateurs de cette période, aucune rétrospective n'a été publiée, poussant un peu plus vers l'oubli les créations de cette période.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

À la télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Mise en scène[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]