Aller au contenu

Guillaume Hanoteau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Guillaume Hanoteau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Guillaume Denis René Charles Constance Hanoteau
Nationalité
Activités
Père
Conjoint
Alice Sapritch (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Adolphe Hanoteau (grand-père paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Guillaume Hanoteau (1908-1985) est un avocat, acteur, scénariste, dialoguiste, journaliste, dramaturge et écrivain français.

Guillaume Hanoteau est né à Paris le [1]. Il est le fils du commandant et historien Jean Hanoteau, petit-fils du général Adolphe Hanoteau et apparenté à Gabriel Hanotaux[2]. Il est le père du peintre Jean-William Hanoteau et du juge Claude Hanoteau, nés de son mariage avec Monique Hugot qu'il a épousée en [3].

Après des études de droit, il devient avocat au barreau de Paris de à et travaille dans le cabinet de Maurice Garçon[4]. Durant la Seconde Guerre mondiale, il est résistant sous le pseudonyme de « Lombard ». En 1944, à la Libération, sa compagne Alice Sapritch découvre, pétrifiée, que le nom de Robert Brasillach, qu'elle connaissait, figure sur la liste qu'il lui montre, des personnes à "décapiter"[5].

Le , Guillaume Hanoteau est témoin de l'assassinat de l'éditeur Denoël[6]. Deux jours après le crime, il est jugé par défaut par le conseil de l'Ordre des avocats et radié à l’unanimité[7].

Après sa radiation, Guillaume Hanoteau s'oriente vers l'écriture et le journalisme. Il rédige pour Marie Claire une chronique, « Le Paris des Parisiennes », où il s'exprime avec humour et insolence[8], et des articles pour Télé 7 jours et surtout Paris Match où il est grand reporter[9], auquel il collabore de 1952 à 1975, et dont il fut l’un des responsables. Il est également journaliste à Radio-Luxembourg.

Saint-Germain-des-Prés

[modifier | modifier le code]

Guillaume Hanoteau fréquente quotidiennement le quartier de Saint-Germain-des-Prés, et est un témoin oculaire de cette époque des boîtes de jazz. Devenu le compagnon d'Alice Sapritch, il fréquente Boris Vian, Juliette Gréco, Moustache, Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir. Il rédige un ouvrage, L'Âge d'or de Saint-Germain-des-Prés, qui relate et restitue une autre image de cette époque. Il écrit également un long article à ce sujet dans Le Magazine littéraire no 39 d'. En 1950, il crée une comédie musicale jazzy, Les Nuits de Saint-Germain-des-Prés.

Le , il épouse la comédienne Alice Sapritch dont il divorce en 1971. Il fréquente ensuite l'actrice Marie-Louise Chamarande dite Amarande.

Il meurt à Paris 4e le , et est inhumé au cimetière de Decize le . Il repose à côté de son père, l’historien Jean Hanoteau.

Filmographie

[modifier | modifier le code]

Scénariste, dialoguiste et adaptateur

[modifier | modifier le code]

Réalisateur

[modifier | modifier le code]

Publications

[modifier | modifier le code]
  • Le Voyage à Madère, éditions Arthème Fayard, Paris : 1948.
  • La Tour Eiffel qui tue, éditions Arthème Fayard, Paris : 1949.
  • Les Alpes que j'aime, présentées par Maurice Herzog, légendées par Max Aldebert, racontées par Guillaume Hanoteau, photographiées par Michael Serraillier, éditions Sun, Paris : 1962.
  • L'Autriche que j'aime, présentée par Marcel Brion, légendée par Guillaume Hanoteau, racontée par Bernard George, photographiée par Michael Serraillier, éditions Sun, Paris : 1964.
  • L'Âge d'or de Saint-Germain-des-Prés, éditions Denoël, Paris : 1965, réédition : 1981.
  • Ces nuits qui ont fait Paris, éditions Fayard, Paris, éditions Tallandier, Paris (Le Cercle du nouveau livre d'histoire) : 1971.
  • Il est des parfums, avec Françoise Sagan, éditions Jean Dullis, Paris : 1973. Roman conçu comme « une promenade à travers le jardin des parfums », ce livre fut écrit à deux[11].
  • Paris : anecdotes et portraits, éditions Fayard , Paris : 1974.
  • Les Doigts du miracle: Lucien Vaimber, le chiropracteur de Sacha Distel, Françoise Hardy, Georges Moustaki, Édith Piaf..., éditions de la Table ronde, Paris : 1975.
  • Tambour battant, propos de Moustache recueillis par Guillaume Hanoteau, éditions Julliard, Paris : 1975.
  • La Fabuleuse aventure de Paris-Match, éditions Plon, Paris : 1976.
  • Toute la lumière, éditions Jean-Jacques Pauvert, Paris : 1976.
  • Le Producteur, avec Claude Heymann, éditions Fayard , Paris : 1977, réédition : éditions le Livre de Paris, Bagneux : 1978.
  • Red Star, mémoire d'un club légendaire, éditions Seghers, Paris : 1983.

Discographie

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Relevé des fichiers de l'Insee.
  2. Lien de parenté entre Hanoteau et Hanotaux.
  3. Excelsior, 27 septembre 1935, p.2
  4. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, 15 janvier 1939, p.39
  5. Alice Sapritch, Femme-Public : ma vérité, librairie Plon, 1986, p.49 : "Il m'a apporté une liste un jour. - Ceux qu'on va décapiter. La feuille à la main, je suis restée pétrifiée. Un nom a attiré mon attention : Robert Brasillach. Hanoteau rayonnait. - Normal. Il s'agit de traîtres à la Nation. Il brandissait ce papier qu'il considérait comme son bien d'un air à la fois grave et théâtral, sorte de comédie du sérieux. J'ai tenté d'argumenter, lui rappelant combien il avait été scandalisé lui-même quand on avait condamné des hommes à mort. Il m'a répondu la différence voulait que ces derniers fussent innocent. (...) Je ne l'ai (Brasillach) rencontré qu'une fois. Je récitais des poèmes de Sapho traduits par lui au Lutétia.
  6. Hanoteau et l'affaire Denoël.
  7. « Témoins en relation avec l'assassinat de Robert Denoël : Guillaume Hanoteau », sur thyssens.com (consulté le ).
  8. Plusieurs de ces chroniques se terminent, après avoir relaté l'absurdité des conduites humaines, par un Et c'est ainsi qu'Allah est grand !
  9. Alice Sapritch, Femme-Public : ma vérité, librairie Plon, 1986, p.59
  10. Comédie musicale de Hanoteau.
  11. Sagan et Hanoteau : Il est des parfums.

Liens externes

[modifier | modifier le code]