Édouard Courtial

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Édouard Courtial
Édouard Courtial en 2007.
Édouard Courtial en 2007.
Fonctions
Député de la 7e circonscription de l'Oise
Prédécesseur Jean-Pierre Braine
Successeur Dominique Le Sourd
En fonction depuis le
Prédécesseur Dominique Le Sourd
Maire d'Agnetz
En fonction depuis le
Prédécesseur Philippe Courtial
Secrétaire d'État chargé des Français de l'étranger
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur David Douillet
Successeur Yamina Benguigui
Biographie
Date de naissance (40 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UDF, UMP
Profession Consultant

Édouard Courtial, né le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Passé par l'école Notre-Dame de la Providence à Clermont (Oise), puis le collège-lycée Guynemer de Compiègne et le lycée Saint-Jean de Passy à Paris, il obtient une maîtrise en sciences de gestion (MSG) de l'université Paris-Dauphine en 1996 et sort diplômé de l'ESSEC en 1997.

Entre 1998 et 2000, il est auditeur financier chez Ernst & Young, puis conseiller en stratégie chez Capgemini jusqu'en 2002.

Il est auditeur de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) en 2005 et 2006.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Impliqué dans la vie politique locale, Édouard Courtial devient conseiller national de l'UDF en 1994, puis vice-président de la nouvelle UDF de l'Oise de 2001 à 2002. Il adhère dès sa fondation en 2002 à l'UMP, dont il est trésorier pour l'Oise de 2003 à 2006, et actuellement secrétaire départemental de cette fédération.

Nicolas Sarkozy l'a nommé président de la commission « Nouvelle génération » de l'UMP en 2005.

Le 28 septembre 2011, il est nommé secrétaire d'État aux Français de l'étranger en remplacement de David Douillet jusqu'au , date de la démission du Gouvernement François Fillon III.

Lors du congrès de l'UMP de 2012, il soutient Jean-François Copé[1].

En janvier 2013, à la suite de l’accord entre Jean-François Copé et François Fillon qui a suivi la crise politique du congrès de novembre 2012, il est nommé avec le filloniste Éric Ciotti délégué général chargé des fédérations[2].

Mandats[modifier | modifier le code]

Il est élu député le , dans la 7e circonscription de l'Oise. Il fait partie du groupe UMP et est vice-président de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité homme-femme à l'Assemblée nationale pour la XIIe législature (2002-2007). Âgé de 28 ans au moment de son élection, il est le plus jeune député de cette législature, jusqu'à ce que Laurent Wauquiez succède à Jacques Barrot. En 2002, il siège également à la Commission nationale pour l'autonomie des jeunes.

En septembre 2003, il est élu maire de la commune d'Agnetz après la mort de son père et réélu en mars 2008. Il y développe un projet d'éducation civique « grandeur nature » : le « Parlement des enfants. » Un projet proposé par l'Assemblée nationale et le ministère de l'Éducation nationale.

Il a été réélu député au premier tour en juin 2007, avec 51,07 % des suffrages. Son manque d'assiduité et d'activité est critiqué en 2011[3].

Il est délégué national aux fédérations au sein de l'UMP depuis 2011.

Il est également président du groupe d'étude Jardins, Paysage et Horticulture à l'Assemblée nationale.

Il est administrateur de l'OPAC Oise habitat depuis 2004.

Propositions[modifier | modifier le code]

En 2008, il demande que l'ARS, la subvention de rentrée scolaire versée en août, soit payée en « bons à valeur faciale » dédiés, et non plus par virement, afin que cette subvention ne serve pas à « acheter un écran plasma » ; il réitère en 2009, puis en 2010 avec le même argument, entendu « en prenant son café au bistrot du coin », dixit. Il est à chaque fois débouté par Nadine Morano, les statistiques du ministère et des organismes sociaux ne faisant ressortir qu'un infime pourcentage du dévoiement de cette subvention[4].

En novembre 2009, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur propose la nomination d'Edouard Courtial pour une mission de réflexion sur la sécurité des personnes âgées[5]. Dans son rapport remis en mai 2010, « Vieillir partout en sécurité, l'affaire de tous », Edouard Courtial indique que « Les personnes âgées éprouvent des difficultés à révéler les faits que, pourtant, elles subissent » et déplore qu'«aucune enquête de portée nationale n'(ait) été menée sur la sécurité des personnes âgées». Le rapport indique que les seniors sont les premières victimes de l'insécurité. 74 % pour les usages frauduleux de cartes de crédit, 67,1 % pour les vols par ruse et 51 % pour les abus de confiance. Le rapport constate que les violences à l'encontre des séniors sont aussi de plus en plus nombreuses. Les coups et blessures volontaires assénés aux plus de 60 ans ont ainsi augmenté, selon le rapport, de 45,4 % entre 2002 et 2008.

En mai 2011, Édouard Courtial a été aussi cosignataire d'une loi permettant la déchéance de nationalité française pour les Français vivant à l'étranger et ne payant pas d’impôt en France. Edouard Courtial s'en est expliqué lors de l'assemblée des Français de l'étranger le 30 septembre 2011 [6] et indiqué dans une interview au petitjournal.com qu'il "s'était désolidarisé de cette proposition de loi" [7],[8],[9].

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Philippe Courtial, son prédécesseur à la mairie d'Agnetz, décédé en cours de mandat.

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux
Mandats parlementaires
Fonction ministérielle

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Blog de J.-F. Copé.
  2. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  3. http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-flop-20-des-deputes-dilettantes_251119.html
  4. L'obsession d'un député UMP pour l'allocation de rentrée Article du Monde, 16 août 2010
  5. http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/104000277/0000.pdf
  6. [1]
  7. [2]
  8. Proposition de loi visant à permettre la perte de nationalité pour les citoyens non domiciliés fiscalement en France Site de l'Assemblée nationale, 11 mai 2011 ; à noter que, Edouard Courtial, mis en cause par Philippe Karsenty sur ce projet en contradiction avec sa mission, a retiré sa signature, et que le Président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer, a expliqué au site Dreuz.fr dans un lettre publiée par ce dernier, que Edouard Courtial a fait usage de la faculté de retrait de signature ouverte par l'article 84 alinéa 2 du Règlement de l'Assemblée nationale.
  9. http://www.dreuz.info/2011/10/scoop-falsification-de-document-a-l%E2%80%99assemblee-nationale-par-jean-patrick-grumberg/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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