Benoist Apparu

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Benoist Apparu
Image illustrative de l'article Benoist Apparu
Fonctions
Maire de Châlons-en-Champagne
En fonction depuis le 5 avril 2014
(6 mois et 15 jours)
Prédécesseur Bruno Bourg-Broc
Député de la 4e circonscription de la Marne
20 juin 200723 juillet 2009
(2 ans, 1 mois et 3 jours)
Élection 20 juin 2007
Président Nicolas Sarkozy
Groupe politique UMP
Prédécesseur Bruno Bourg-Broc
Successeur Bruno Bourg-Broc
En fonction depuis le 17 juin 2012
(2 ans, 4 mois et 3 jours)
Élection 17 juin 2012
Président François Hollande
Groupe politique UMP
Prédécesseur Bruno Bourg-Broc
Ministre chargé du Logement
22 février 201210 mai 2012
(2 mois et 18 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Lui-même
Successeur Cécile Duflot
Secrétaire d'État chargé du Logement
14 novembre 201022 février 2012
(1 an, 3 mois et 8 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Lui-même
Successeur Lui-même
Secrétaire d'État chargé du Logement et de l'Urbanisme
23 juin 200913 novembre 2010
(1 an, 4 mois et 21 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Christine Boutin (ministre du Logement)
Successeur Lui-même
Biographie
Date de naissance 24 novembre 1969 (44 ans)
Lieu de naissance Toulouse (Haute-Garonne)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique RPR
UMP

Benoist Apparu, né le 24 novembre 1969 à Toulouse (Haute-Garonne), est un homme politique français. Il a été ministre délégué chargé du Logement du 22 février 2012 au 10 mai 2012, après avoir été secrétaire d'État. Il est maire de Chalons-en-Champagne depuis le 5 avril 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Benoist Apparu a vécu son enfance dans une famille de deux enfants. Son frère, Thierry, est journaliste (rédacteur en chef sur la chaîne de télévision Monaco Info).

Benoist Apparu poursuit des études universitaires, et obtient un DESS de droit international des affaires.

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Il s'engage en politique dès 1989 au RPR en tant que délégué Jeunes RPR de la circonscription d'Alain Juppé dans le 18e arrondissement parisien puis il est président national des jeunes RPR de 1994 à 1996[1] et devient assistant parlementaire de Bruno Bourg-Broc. Il est nommé secrétaire national à la jeunesse du RPR par son président Alain Juppé en 1996, poste qu'il occupe jusqu'à l'arrivée de Philippe Séguin à la présidence du RPR, en 1997. De 1999 à 2002, il a travaillé comme consultant en communication institutionnelle et de crise à l'agence publicitaire Euro-RSCG[2], où il était notamment chargé des dossiers agro-alimentaires.

Il a été élu en mars 2001, adjoint au maire de Châlons-en-Champagne chargé de la jeunesse et de la communication puis de l'aménagement durable et du cadre de vie depuis mars 2008 suite à la réélection de Bruno Bourg-Broc. En avril 2008, il a également été élu Vice-Président de la Communauté d'Agglomération délégué à l'environnement et au développement durable. En 2002, il devient chef de cabinet du ministre délégué à l'enseignement scolaire puis à la coopération Xavier Darcos. Entre 2005 et 2007, il est conseiller puis directeur adjoint du cabinet du ministre délégué à la cohésion sociale, Catherine Vautrin.

Il se présente aux élections législatives de 2007 avec comme suppléant Bruno Bourg-Broc, et l'emporte dans la 4e circonscription de la Marne au second tour de scrutin, avec 59 % des suffrages exprimés. Il est l'une des premières personnalités politiques françaises à avoir utilisé des automates téléphoniques auprès de ses électeurs : quelque 20 000 appels pré-enregistrés ont été passés à des particuliers pour les sensibiliser à sa candidature. Au cours de la législature 2007-2012, il est rapporteur de la loi LRU sur l'autonomie des universités de 2007.

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

Le 23 juin 2009, il entre au gouvernement Fillon II en tant que secrétaire d'État chargé du Logement et de l’Urbanisme, auprès de Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, chargé des Technologies vertes et des Négociations sur le climat[3]. Il reste au même poste dans le gouvernement Fillon III jusqu'au 22 février 2012, même si l'Urbanisme disparait de ses attributions. À cette date, il devient ministre délégué au Logement. Cette promotion s'explique par la démission de sa ministre de tutelle, Nathalie Kosciusko-Morizet, nommée porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, et le rattachement du Développement durable directement au Premier ministre.

En février 2011, il déclare sur RMC vouloir faciliter « la construction de mosquées » y compris avec l'aide de l'État, après modification de la loi de 1905[4]. Il précise alors : « Même si c'est contraire à la loi de 1905, il faudra faire un aménagement, s'il le faut »[5]. Cette même année 2011, il entre au club d'influence Le Siècle[6].

Député d'opposition[modifier | modifier le code]

En 2012, il se représente aux élections législatives dans la quatrième circonscription de la Marne avec Agnès Person, maire de Saint-Hilaire-le-Grand, comme suppléante. Arrivé en tête du premier tour avec 37,30 % des voix[7], il échappe à une triangulaire avec le FN qui l'aurait menacé[8]. Au second tour, il bat le conseiller général PS Rudy Namur avec 52,49 % des suffrages[7]. C'est principalement aux communes rurales de la circonscription qu'il doit sa victoire, puisque sur la commune de Châlons-en-Champagne il est distancé en n'obtenant que 46,6 % des voix[9]. Avec la victoire de la gauche, il siège avec l'UMP dans l'opposition.

Le 18 juillet 2012, il démissionne du conseil régional de Champagne-Ardenne pour rentrer en conformité avec la loi sur le cumul des mandats. Il préfère conserver son mandat d'adjoint au maire qu'il juge « plus lié à la proximité »[10].

Il est depuis 2012 professeur d'institutions politiques françaises à Sciences Po Paris, au sein du campus euro-américain de Reims. Il dispense également un cours consacré au droit du logement au campus de Paris.

Candidat comme tête de liste aux élections municipales de mars 2014 à Châlons-en-Champagne, le maire sortant Bruno Bourg-Broc, dont Benoist Apparu est l'adjoint, ne se représentant pas[11] ; il l'emporte au second tour face au candidat socialiste et au candidat frontiste avec 46,49 % des voix.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Benoist Apparu fait partie des proches du maire de Bordeaux Alain Juppé et se revendique d'une « droite moderne, ouverte et généreuse ». En matière d'éducation, Benoist Apparu est en faveur d'une restructuration de l'ensemble du système éducatif, proposant par exemple la fusion du primaire et du collège[12].

Le 23 janvier 2013, il annonce qu'il votera en faveur du projet de loi instituant le mariage pour tous, ce qui en fait, après Franck Riester, le deuxième député UMP favorable au mariage des homosexuels[13]. Ils sont les deux seuls députés de leur groupe parlementaire à voter en faveur du texte en première et en deuxième lecture[14],[15].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales
  • 22/02/2012 - 10/05/2012: Ministre délégué chargé du Logement
  • 14/12/2010 - 22/02/2012 : Secrétaire d’État chargé du Logement
  • 23/06/2009 - 13/11/2010 : Secrétaire d’État chargé du Logement et de l'Urbanisme
Mandat parlementaire
  • 20/06/2007 - 23/07/2009 : député de la 4e circonscription de la Marne
  • depuis le 16/06/2012 : député de la 4e circonscription de la Marne, réélu le 17/06/2012
Lors du 14 juillet 2014 avec le préfet de Région et le général de gendarmerie.
Mandats locaux
  • 21/03/2010 - 18/07/2012 : conseiller régional de Champagne-Ardenne
  • 19/03/2001 - 05/04/2014 : adjoint au maire de Châlons-en-Champagne
  • depuis avril 2008 : vice-président de la Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne
  • depuis le 05 avril 2014 : maire de Chalons-en-Champagne
  • président national des jeunes RPR (1997) ; délégué national chargé des universités au RPR (1998-1999) ;
  • secrétaire départemental de l'UMP de la Marne (2003-2006)
Fonctions politiques
  • président national des jeunes RPR (1997)
  • délégué national chargé des universités au RPR (1998-1999)
  • secrétaire départemental de l'UMP de la Marne (2003-2006)
  • depuis décembre 2010 président de la fédération UMP de la Marne

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Benoist Apparu et Bruno Julliard (préf. Emmanuel Davidenkoff), Faut-il plus de compétition à la Fac ?, Paris, Éditions Magnard, coll. « L'avenir de nos enfants en question(s) »,‎ 2009, 77 p. (ISBN 2210747872)
  • La ville est-elle politique ? entretien entre Benoist Apparu et Jean-Yves Mano, Éditions Archibooks, collection dirigée par Isabelle Rey-Lefevre, 2011, Paris
  • Benoist Apparu, « Au commencement sera l'école », dans Chapitre 2012 (lire en ligne)
  • Benoist Apparu, J'aime Châlons, Chapitre 2014, 2013, Les éditions du fil rouge

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benoist Apparu, un trentenaire aux dents longues pour le Logement, Libération
  2. http://www.educpros.fr/recherche-de-personnalites/fiche-personnalite/h/701a443f06/personalite/benoist-apparu.html
  3. « Remaniement: Hortefeux à l'Intérieur, Darcos au Travail », Agence France Presse,‎ 23 juin 2009 (consulté le 23 juin 2009)
  4. « Apparu pour faciliter la construction de mosquées », Agence France Presse,‎ 17 février 2011 (consulté le 20 février 2011)
  5. Benoist Apparu veut "faciliter la construction de mosquées" Nouvelobs.com avec AFP, le 18 février 2011
  6. Emmanuel Ratier, « Le Siècle 2012 », Faits et Documents n°328, 15-31 janvier 2012.
  7. a et b « Résultats des élections législatives de 2012 dans la 4e circonscription de la Marne », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le 8 août 2012)
  8. Jonathan Bouchet-Petersen, « Benoist Apparu : «Le FN bénéficie d'abord à la gauche» », Libération,‎ 5 juin 2012 (lire en ligne)
  9. Sébastien Laporte, « Législatives : Le vote des villes vaincu par le vote des champs… », L'Union,‎ 19 juin 2012 (lire en ligne)
  10. AFP, « Apparu démissionne du conseil régional », Le Figaro,‎ 18 juillet 2012 (lire en ligne)
  11. « Municipales 2014 : Benoist Apparu candidat UMP à Châlons-en-Champagne », sur Le Parisien,‎ 26 juin 2013 (consulté le 30 septembre 2013).
  12. Anne Rovan, « Apparu, ministre sur la rampe de lancement », Le Figaro,‎ 13 janvier 2012 (lire en ligne)
  13. « L'ex-ministre UMP Benoist Apparu votera pour le mariage pour tous », Têtu,‎ 23 janvier 2013 (lire en ligne)
  14. « Analyse du scrutin no 259 : Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe », sur Assemblée nationale (consulté le 17 octobre 2013).
  15. « Analyse du scrutin no 511 : Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe (2e lecture) », sur Assemblée nationale (consulté le 17 octobre 2013).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]