Nora Berra

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Nora Berra
Nora Berra en 2014.
Nora Berra en 2014.
Fonctions
Députée européenne
16 juin 20121er juillet 2014
Législature VIIe Parlement européen
Prédécesseur Michel Dantin
Secrétaire d’État chargée de la Santé
auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé
14 novembre 201010 mai 2012
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Roselyne Bachelot
Successeur Marisol Touraine
Secrétaire d’État chargée des Aînés
auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville
23 juin 200913 novembre 2010
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Biographie
Date de naissance 21 janvier 1963 (51 ans)
Lieu de naissance Lyon (Rhône)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP
Profession Médecin

Nora Berra, née le 21 janvier 1963 à Lyon (Rhône), est une femme politique française. Élue députée européenne le 7 juin 2009 dans la circonscription Sud-Est, elle est nommée secrétaire d'État chargée des Aînés quelques jours plus tard, puis secrétaire d'État chargée de la Santé du 14 novembre 2010 au 10 mai 2012. Candidate à la candidature UMP de Lyon pour l'élection municipale de 2014, elle est éliminée au premier tour le 2 juin 2013 en réunissant 9,41 % des suffrages.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fille d'un tirailleur algérien arrivé en métropole en 1937[1], cinquième enfant d'une famille de onze[2], Nora Berra grandit dans la banlieue de Lyon dans une famille gaulliste[3]. Son père a été pendant cinq ans prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale[3].

Elle étudie au lycée Ampère avant de partir faire ses études de médecine à Oran[2].

Revenue en France, elle travaille à partir de 1991, au service d'immunologie à l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon[2], et en parallèle, pendant dix ans dans les laboratoires pharmaceutiques Boehringer Ingelheim (1999-2001), Bristol-Myers Squibb (2001-2006), Sanofi Pasteur (2006-2009)[4].

Elle est mère de deux enfants[2].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Conseillère municipale de Neuville-sur-Saône de 2001 à 2008[2], elle est tête de liste UMP dans le 8e arrondissement de Lyon en 2008, contre son chef de service à l’hôpital Édouard-Herriot, le socialiste Jean-Louis Touraine, premier adjoint sortant de Lyon. Elle réalise un score faible, et devient conseillère municipale d'opposition[5].

Candidate aux élections européennes de 2004 mais non-élue[5], elle est cinquième sur la liste conduite par Françoise Grossetête lors des élections européennes de 2009, devant représenter la société civile et la diversité. Son élection au Parlement européen crée la surprise[3].

Le 23 juin 2009, elle entre au gouvernement Fillon II en tant que secrétaire d'État aux Aînés auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville[6]. Elle abandonne alors son mandat européen, qui revient à Michel Dantin.

Tête de liste dans le Rhône aux élections régionales de 2010, elle est élue conseillère régionale en Rhône-Alpes le 21 mars. Elle quitte le conseil régional de Rhône-Alpes en avril 2011, au nom de son « éthique politique », considérant comme impossible le cumul de deux mandats électifs[7].

Le 14 novembre 2010, à la suite de la formation du gouvernement Fillon III, elle est nommée secrétaire d'État auprès du ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, chargée de la Santé.

Elle est cofondatrice du club Convergences dont l'objectif est de populariser les réussites de personnes issues de l'immigration[2]. En novembre 2011, elle lance, à Lyon, son think tank politique, Esprit Neuf, sous la forme d'une association dont elle est la présidente.

Le 10 février 2012, elle annonce sa candidature aux élections législatives de 2012 dans le Rhône, dans la 4e circonscription[8], alors que la fédération départementale lui préfère Dominique Nachury, suppléante du député sortant, Dominique Perben, et lui réservant plutôt la 3e circonscription[9]. La commission d’investiture de l'UMP tranche après un vote à huis clos, confirmant la candidature de Dominique Nachury dans la 4e circonscription et investissant Nora Berra dans la 3e[10]. Cette dernière décide finalement de ne pas se présenter dans cette circonscription au début du mois de mars[11].

En juillet 2012, elle redevient députée au Parlement européen, au titre de l'incompatibilité ministérielle qui venait de prendre fin, un mois après la victoire de François Hollande. Karine Fenocchi, une élue corse en 7e place sur la liste européenne de l'UMP en 2009, dépose néanmoins un recours en annulation devant le Conseil d'État. Son conseil, M. Tollinchi, un sarkozyste proche de Silvio Berlusconi et de Maryse Joissains-Masini, qui avait soutenu la candidature de Jean-François Copé à la présidence de l'UMP, reproche à Nora Berra d'avoir envoyé une première lettre de démission du Parlement européen en 2009 au lieu d'une lettre d'incompatibilité, suivi d'une seconde lettre d'incompatibilité cette fois. Le Conseil d'État devant rendre sa décision en février 2013, Nora Berra aurait pu perdre son siège de députée européenne en application d'une jurisprudence du Conseil d'État qui affirme que la première lettre de démission est définitive dès sa réception[12]. Le 22 février 2013, le Conseil d'État déboute Karine Fenocchi et valide le retour de Nora Berra au Parlement européen[13].

Nora Berra soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.

Elle est également vice-présidente de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy.

Pour une question de représentation territoriale, Nora Berra n'est pas candidate à sa réélection aux élections européennes de 2014[14].

Élection municipale de Lyon de 2014[modifier | modifier le code]

Nora Berra a été candidate à la candidature UMP pour les élections municipales de Lyon de 2014[15]. Le 22 mars 2013, un sondage la place en tête des opinions favorables, avec 35 % d'avis positifs, devançant ses autres concurrents[16]. Ce même sondage énonce que si elle était élue pour représenter l'UMP lors de l'élection municipale, elle réaliserait 38 % des voix au second tour, à égalité avec le candidat Michel Havard, face au maire socialiste sortant, Gérard Collomb. Le 28 mars 2013, elle confirme sa candidature sur son blog personnel, en affirmant arborer l'élection « dans un esprit de conquête », pour se mettre « au service de Lyon et de l'ensemble des Lyonnais »[17]. En mars 2013, un sondage réalisé par l'Institut français d'opinion publique la désigne comme deuxième candidate à la primaire la plus populaire, avec 51 % d'opinions favorables auprès des électeurs lyonnais[18].

Arrivée quatrième avec 9,41 % des suffrages, elle est ainsi éliminée au premier tour de la primaire, le 2 juin 2013[19]. Le 4 juin 2013, elle annonce officiellement son soutien à Georges Fenech pour le second tour de la primaire, l'estimant comme « le candidat le plus à même de battre Gérard Collomb »[20]. Michel Havard l'emporte finalement et devient donc le candidat de la droite et du centre-droit pour le scrutin[21].

Le 9 janvier 2014, dans le cadre de la campagne municipale de Lyon, elle est nommée référent pour le Rayonnement économique international par Michel Havard[22].

Nora Berra est en 2e position sur la liste UMP conduite par Pierre Bérat dans le 3e arrondissement[23]. Suite au score de l'UMP dans le 3e arrondissement, elle est réélue conseillère d'arrondissement, conseillère municipale et élue conseillère communautaire[24].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nora Berra: « Ce qui compte, c’est d’œuvrer pour une France qui rayonne » , SalamNews, Propos recueillis par Nadia Moulaï, mercredi 1er septembre 2010
  2. a, b, c, d, e et f « Nora Berra », lci.tf1.fr, 17 juin 2009 / 15 novembre 2010
  3. a, b et c « Nora Berra, une gaulliste d'origine algérienne chargée des Aînés », liberation.fr, 23 juin 2009
  4. « Appel à la démission de Nora Berra à cause du dossier Mediator », Reuters, 17 novembre 2010.
  5. a et b Frédéric Crouzet, « Nora Berra, à peine élue à Strasbourg déjà nommée à l’Élysée », 20minutes.fr, 23 juin 2009.
  6. « Remaniement : Hortefeux à l'Intérieur, Darcos au Travail », dépêche AFP, 23 juin 2009.
  7. « Nora Berra démissionne de son mandat de conseillère régionale en Rhône-Alpes », dépêche AFP, 10 avril 2011.
  8. Législatives : Berra candidate à Lyon, Le Figaro, 10 février 2012.
  9. « Législatives : Nora Berra candidate autoproclamée à Lyon, la fédération UMP proteste », LeParisien.fr, 10 février 2012
  10. Lyon : Nora Berra perd son combat, Le Figaro, 28 février 2012.
  11. « Législatives: Nora Berra renonce à la 3e circonscription de Lyon », sur lepoint.fr,‎ 7 mars 2012
  12. « Conseil d’Etat, 3 / 8 SSR, du 12 février 2003, 249422 », sur legifrance.gouv.fr,‎ 12 février 2003
  13. http://www.lyonpeople.com/politique/conseil-detat-nora-berra-conserve-son-mandat-deurodeputee.html
  14. http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Politique/Europeennes-Nora-Berra-absente-des-listes-UMP
  15. Steven Belfils, « Municipales 2014 : Nora Berra se lance dans la bataille », 22 février 2013.
  16. [1]
  17. http://www.noraberra.fr/p/pour-lyon-dans-un-esprit-de-conquete/
  18. http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/01/01002-20130401ARTFIG00309--lyon-quatre-pretendants-ump-face-a-gerard-collomb.php
  19. http://www.lepoint.fr/politique/primaire-ump-lyon-qui-rit-paris-qui-pleure-03-06-2013-1675859_20.php
  20. http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Elections/Municipales-2014/Nora-Berra-et-Emmanuel-Hamelin-soutiennent-Georges-Fenech
  21. « Primaires UMP à Lyon : Michel Havard sera le candidat aux municipales », in leparisien.fr, 9 juin 2013.
  22. http://www.michelhavard2014.fr/wp-content/uploads/2013/10/MH-CP-P%C3%B4les-Th%C3%A9matiques.pdf
  23. http://www.michelhavard2014.fr/municipales-lyon/3e-arrondissement/
  24. http://elections.interieur.gouv.fr/MN2014/069/069123SR03.html
  25. Nora Berra retrouve le Parlement européen (MàJ à 12h20) - lyoncapitale.fr - 03/07/2012

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]