Marie-France Garaud

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Marie-France Garaud
Image illustrative de l'article Marie-France Garaud
Fonctions
Députée européenne
Législature Ve Parlement européen
Biographie
Nom de naissance Marie-Françoise Quintard
Date de naissance (80 ans)
Lieu de naissance Poitiers, Vienne (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Avocate

Marie-France Garaud, née Marie-Françoise Quintard[1], est une femme politique française née le à Poitiers (Vienne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Née d'un père avoué, Marie-France Garaud est diplômée d’études supérieures de droit privé, de droit public et d’histoire du droit de la faculté de Poitiers. Inscrite au barreau de Poitiers en 1957, elle est ensuite attachée juridique au ministère de la Marine de 1957 à 1960.

Elle se marie le avec Louis Garaud (né le , avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation, aujourd'hui décédé, fils du juriste Marcel Garaud, originaire de L'Absie (Deux-Sèvres), qui fut professeur à la faculté de droit de Poitiers).

Sa carrière politique débute en 1961, où elle est attachée parlementaire au ministère de la Coopération jusqu'en 1962, puis chargée de mission auprès du Garde des Sceaux jusqu'en 1967 puis enfin de 1967 à 1968 auprès de Georges Pompidou, alors Premier ministre.

Lorsque Georges Pompidou est élu président de la République en 1969, elle est nommée conseiller technique au secrétariat général de la présidence de la République et occupera ce poste jusqu'au décès du président en 1974. Elle subira l'influence marquée de Georges Albertini. Elle fut ensuite conseiller référendaire (1974-1998), conseiller-maître (1998-1999) puis conseiller-maître honoraire (depuis 1999) à la Cour des comptes. Après le décès de son mari, elle lui succède brièvement comme avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation[2],[3].

En 1973, elle est classée comme « La femme la plus puissante de France » par Newsweek (paru en novembre 1973).

On a beaucoup glosé sur le rôle que Pierre Juillet, chargé de mission auprès du président de la République, et elle-même eurent au cours des années 1970. Ainsi, tous les deux, qualifiés par la presse d’« éminences grises », conseillèrent d’abord Georges Pompidou à l'Élysée (1969-1974), puis prirent sous leur aile Jacques Chirac, d’abord Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing (1974-1976), puis président du RPR, créé à la hussarde par Charles Pasqua et Jacques Chirac avant tout comme « machine » à faire élire un candidat à la présidence de la République. Marie-France Garaud et Pierre Juillet sont également réputés être les inspirateurs de l'Appel de Cochin (6 décembre 1978), bien que signé par Jacques Chirac. Après l'échec relatif de la liste RPR aux élections européennes de 1979, qui voit la liste gaulliste passer derrière celle de l'UDF, présidée par Simone Veil, Marie-France Garaud et Pierre Juillet sont tous deux évincés par Jacques Chirac de son entourage, notamment par l'intervention de Bernadette Chirac les trouvant trop influents et révélant lors d'une interview dans le magazine Elle à propos de Marie-France Garaud « Elle me prenait pour une parfaite imbécile »[4]. Cette version de l'éviction de Marie-France Garaud par Jacques Chirac est contestée par plusieurs autres témoins. Celle-ci quitte l'entourage de Jacques Chirac de son propre chef, doutant des capacités de ce dernier à assumer la fonction de président de la République[5]. Elle est candidate à l'élection présidentielle de 1981, mais ne recueille qu'un peu plus de 1 % des suffrages.

Elle fonde en 1982 et préside depuis lors l'Institut international de géopolitique, qui publie la revue trimestrielle Géopolitique et qu'elle dirige encore aujourd'hui.

En 1992, elle fait campagne contre l'adoption du Traité de Maastricht dans le cadre du référendum organisé. Elle s'opposera de nouveau, treize ans plus tard, lors du référendum de 2005, au traité établissant une Constitution pour l'Europe. Entre-temps, à l'élection européenne de 1999, elle se fait élire députée européenne sur la liste RPFIE, menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers.

Candidature à l'élection présidentielle de 1981[modifier | modifier le code]

En 1981, elle s'oppose fermement aux candidats de droite en lice pour la présidentielle (Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac ou encore Michel Debré) et décide de se présenter à cette élection. En effet, Michel Debré, ancien Premier ministre du général de Gaulle, se porte candidat sans l'investiture du RPR, même chose pour Marie-France Garaud. Le 3 février 1981, le RPR investit officiellement Jacques Chirac.

Elle est considérée comme la candidate para-gaulliste de 1981. Créditée de peu de voix dans les sondages, elle obtient finalement 1,33 % des voix au premier tour de l'élection, soit 386 623 voix, arrivant avant-dernière du scrutin, devant Huguette Bouchardeau.

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Comme directrice de publication :

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Bracquart, Le Vrai nom des stars, M.A. Éditions,‎ 1989 (ISBN 2-86676-463-3), p. 154
  2. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000592573
  3. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000781088
  4. Anne Sinclair, Deux ou trois choses que je sais d'eux, Grasset,‎ 1997 (lire en ligne), p. 113
  5. Morvan Duhamel, Entretiens confidentiels de Georges Albertini, éditions Amalthée, 2013, page 475