Beynes (Yvelines)

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Beynes
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Beynes
Héraldique
Beynes (Yvelines)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Montfort-l'Amaury
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Yvelines
Maire
Mandat
Alain Bricault
2008-2014
Code postal 78650
Code commune 78062
Démographie
Gentilé Beynois
Population
municipale
7 676 hab. (2011)
Densité 414 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ N 1° 52′ E / 48.86, 1.87 ()48° 52′ Nord 1° 52′ Est / 48.86, 1.87 ()  
Altitude Min. 39 m – Max. 134 m
Superficie 18,56 km2
Localisation

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Beynes
Liens
Site web www.beynes.fr

Beynes est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France. En 1351 : Bena [1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Beynes dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune s'étend dans la vallée de la Mauldre, à 25 km à l'ouest de Versailles, à une altitude de 90 m environ sur cinq km et, de part et d'autre, sur les plateaux limoneux de la plaine de Versailles jusqu'au ru de Gally à l'est, et du Mantois à l'ouest, à une altitude variant de 100 à 120 m. À l'ouest, elle englobe la plus grande partie de la forêt domaniale de Beynes.

L'urbanisation, concentrée à l'origine dans la vallée autour du vieux bourg, s'est étendue d'abord vers le sud dans le quartier de l'Estandart, au débouché de la vallée du ru Maldroit, puis sur les coteaux à l'est avec les très grands lotissements pavillonnaires des Chênes et du Val des Quatre Pignons datant des années 1970. Quelques hameaux et écarts émaillent le territoire communal tels que Moque-Panier, au sud, sur la route de Villiers-Saint-Fréderic, la Maladrerie, au nord, sur la route de Mareil-sur-Mauldre, Les Pissottes, à l'ouest, sur la route de Thoiry à Neauphle-le-Vieux ou la Couperie, au nord-ouest, sur la route de Marcq.
À l'est, une grande partie du territoire communal est occupée par le camp militaire de Frileuse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Mauldre.
La Mauldre.

À l'extrême sud de la commune passe l'aqueduc de l'Avre, en provenance de Saulx-Marchais, qui descend dans la vallée de la Mauldre par un siphon qui traverse la Mauldre sur un pont.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marcq Montainville / Mareil-sur-Mauldre Crespières Rose des vents
Saulx-Marchais N Thiverval-Grignon
Saint-Germain-de-la-Grange
O    Beynes    E
S
Vicq Neauphle-le-Vieux Villiers-Saint-Frédéric

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par un axe majeur, la route départementale 191 qui relie Épone à Rambouillet et qui permet de transiter entre l'autoroute A13 au nord et les autoroutes A10 et A11 au sud. L'importante fréquentation automobile qui en résulte rend la rue principale de Beynes (rue de la République) assez embouteillée à certaines heures.
La route départementale 119 (Hargeville - Chavenay) surtout utilisée dans sa partie à l'est de Beynes comme communication entre la vallée de la Mauldre et l'agglomération de Plaisir - Les Clayes utilise le même trajet en centre village.

La route départementale 11 qui traverse les Yvelines d'est en ouest, passe, dans sa portion entre Neauphle-le-Vieux et Thoiry, sur la commune de Beynes au lieu-dit la Haute Pissotte.
La route nationale 12 se trouve à environ six kilomètres au sud de Beynes.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ligne de Plaisir - Grignon à Épône - Mézières passe par le territoire communal. La commune possède une gare ferroviaire sur cette ligne. La ligne de Saint-Cyr à Surdon passe au sud-est du territoire communal sur une courte distance.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

  • les lignes 12, 18, 112, 118, 318 et 505 de la société de transport Hourtoule ;
  • les lignes 01 et 13 de la société de transport Transdev Houdan.
  • la ligne 78 qui est exploitée par les sociétés de transports Transdev Houdan et Hourtoule.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Beynes

Les armes de Beynes se blasonnent ainsi :
D'azur au chêne d'or, mantelé chargé à senestre de sable aux trois fasces d'or dentelées par le bas, et à dextre de gueules au lion d'argent.

Ce blason combine les armes du duc de Brissac, à gauche, et celles des seigneurs de Montfort-l'Amaury, à droite. Au centre, le chêne évoque la forêt de Beynes.

Historique[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Le monument aux morts.

Le territoire de Beynes est rattaché à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés dès le VIIIe siècle.

Au XIIe siècle, à partir de 1181, Beynes devient la seigneurie de la Maison de Montfort.

  • Au XIVe siècle, Robert VII d'Estouteville fait édifier un château fort, Beynes participant à la défense de Paris contre les Anglais. (Robert Estouteteville fut également prêvot de la ville de Paris et contribua avec la noblesse de Normandie à la libération de Nancy assiégée par Charles Le Téméraire).
  • Jacques d'Estouteville, seigneur de Beynes et Blainville, baron de Saint André dans la Marche, prévost de Paris, conseiller et chambellan du Roi, marié avec Gilette de Coetivy, (fille d'Olivier de Coëtivy, seigneur de Taillebourg et Marie de France, batarde de Valois, dame de Royan et Mornac, fille de Charles VII et Agnès Sorel, dame de Beauté)[2].
  • Robert de Chartres dit « Lestandart », seigneur de Limey et de Beauchesne, épouse en 1382 Catherine d'Estouteville, fille de Colard d'Estouteville, seigneur de Beynes (décédé en 1416) et Jeanne de Mauquenchy, dame de Blainville[3].

En 1536, la seigneurie de Beynes est donnée à Diane de Poitiers par le roi Henri II.

  • 1956 : mise en service du stockage de gaz souterrain.
  •  : l'explosion d'un gazoduc à deux kilomètres à l'ouest du village provoque un gigantesque incendie. Le sinistre qui a été maîtrisé en une heure environ grâce à la fermeture des vannes n'a pas provoqué de victimes mais a causé une grande frayeur dans le village. 35 000 m³ de gaz ont brûlé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Alain Bricault[4] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 676 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 076 1 086 1 165 1 128 1 121 1 108 1 116 1 045 1 007
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
965 884 860 804 785 756 760 769 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
783 777 832 822 789 783 766 745 1 817
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 372 1 571 5 501 7 593 7 445 7 200 7 535 7 501 7 678
2011 - - - - - - - -
7 676 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 17,9 %, 30 à 44 ans = 24,1 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 15,5 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 24,5 %, 45 à 59 ans = 23,7 %, plus de 60 ans = 15 %).
Pyramide des âges à Beynes en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,3 
2,5 
75 à 89 ans
3,3 
12,9 
60 à 74 ans
11,4 
21,6 
45 à 59 ans
23,7 
24,1 
30 à 44 ans
24,5 
17,9 
15 à 29 ans
16,9 
21,1 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Stockage de gaz naturel souterrain exploité par GDF-Suez : deux stockages en nappes aquifères, Beynes supérieur (à - 430 m) et Beynes profond (à - 730 m), mis en service respectivement en 1956 et 1975, permettent de stocker au total 1,2 milliard de mètres cubes de gaz naturel.
  • Traitement de déchets spéciaux : société Labo-Services (filiale de Sita, groupe Lyonnaise des eaux-Suez).
  • Sur la commune de Beynes se trouvaient les seuls puits de pétrole exploités des Yvelines. La plateforme pétrolière de Beynes fut démantelée en 2004.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[9] :

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
  • Église Saint-Martin : datant du XIe siècle, cette église comporte sept chapelles latérales de chaque côté de la nef. Diverses modifications ont été apportées au cours des siècles, ce qui explique que le chœur soit plus haut que la nef. Le clocher-tour, qui surmonte la chapelle sud est couvert d'un toit à quatre pentes en ardoises.
  • Château de Beynes : une première mention est faite au XIe siècle et doit correspondre à une motte féodale. Vers le XIIe siècle le château fort est doté d'une enceinte à neuf tours. Au XVe siècle le château s'adapte aux nouvelles conditions de l'artillerie avec un couloir circulaire casematé. L'édifice est abandonné au XVIIIe siècle. Il est à l'état de ruines au début du XXe siècle. Racheté en 1967 par la municipalité, il a fait l'objet de fouilles entre 1995 et 1999, puis de travaux de confortation.

Activités festives[modifier | modifier le code]

  • Chaque année depuis 2002, Beynes reçoit dans les douves de son château le festival Touches de jazz, qui réunit les plus grands artistes de jazz. Cet évènement a lieu généralement le week-end qui suit celui de la fête de la musique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]