Coignières

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Coignières
Mairie
Mairie
Blason de Coignières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Maurepas
Intercommunalité Communauté de communes des Étangs
Maire
Mandat
Henri Pailleux
2014-2020
Code postal 78310
Code commune 78168
Démographie
Gentilé Coignièriens
Population
municipale
4 476 hab. (2011)
Densité 546 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 53″ N 1° 55′ 16″ E / 48.7480555556, 1.92111111111 ()48° 44′ 53″ Nord 1° 55′ 16″ Est / 48.7480555556, 1.92111111111 ()  
Altitude Min. 99 m – Max. 178 m
Superficie 8,2 km2
Localisation

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Coignières
Liens
Site web Coignières.fr

Coignières est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France, située a 29 km au sud ouest de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Coignières dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Coignières se trouve à environ 18 km au sud-ouest de Versailles. Elle est limitrophe de Maurepas au nord, du Mesnil-Saint-Denis et de Lévis-Saint-Nom à l'est, des Essarts-le-Roi au sud et de Saint-Rémy-l'Honoré à l'ouest.

Le territoire se situe sur un plateau relativement plat sauf dans sa partie ouest où s'amorce la vallée de la Mauldre qui coule vers le nord et dont la source se trouve près du lieudit la Maison Blanche.

La commune est relativement urbanisée, de nouveaux quartiers et zones d'activités contigus à Maurepas et au-delà à l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines ainsi qu'une zone industrielle (ZI du Marais) et une importante zone commerciale étirées le long de la route nationale et de la voie ferrée, étant venus s'ajouter au noyau du village ancien.

La partie ouest du territoire est encore rurale et en partie boisée (Bois des Hautes Bruyères).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Elle est desservie sur le plan routier par la route nationale 10 qui traverse la commune selon un axe nord-est - sud-ouest, et qui compte tenu de l'intensité de la circulation crée une véritable coupure, et sur le plan ferroviaire par la gare de Coignières, située sur la ligne Paris-Chartres, dont le tracé est parallèle à la RN 10.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Coignières possède sa propre gare.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Sentier de randonnée[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par le sentier de grande randonnée GR 11.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Coignières

Les armes de Coignières se blasonnent ainsi :

tiercé en pairle, au premier d'azur à un cor enfermant une fleur de lis, tous deux d'or; au deuxième de gueules à une gerbe à sept épis aussi d'or empoigné de sable; au troisième du deux, à la champagne ondée d'azur bordée d'une jumelle d'argent et surmontée d'un coing feuillé de trois pièces aussi d'or; au pairle diminué d'argent brochant sur la partition.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cotonarias en 768[1], puis Cogneres[Quand ?]

Le premier élément Coign- reflète le nom du coing, terme issu du latin cotōneum, attesté en français pour la première fois sous la forme codoin au XIe siècle, puis cooing vers 1170[2]. Le coing est le fruit du cognassier. Le nom actuel de cet arbre est un néologisme du XVIe siècle dérivé de cognasse à l'aide du suffixe -ier (cf. fruitier, pommier, poirier).
En revanche, l'ancien français avait quoingnier mentionné au XIIIe siècle.

Le toponyme Coignières est issu du gallo-roman COTONARIAS, dont le suffixe -ARIAS a une valeur collective et locative, d'où le sens global de « verger(s) de cognassiers »[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village existait déjà au VIIIe siècle puisque c'est en 768 qu'il est cité, sous le nom de Cotonarias, comme étant donné par le roi Pépin le Bref à l'abbaye de Saint-Denis.

Au XIIIe siècle, le village était constitué de deux parties, Coignières les Vieils c'est-à-dire les maisons groupées autour de l'église et Coignières les Neuves, la première rangée de maisons, le long et au nord de la route nationale [4].

La paroisse date du XIIIe siècle, époque de construction de l'église, la chapelle seigneuriale de l'église datant, quant à elle de 1553.

Depuis le XIe siècle, Coignières a joué un rôle important comme étape sur la route reliant Paris à Chartres. On peut encore y voir un ancien relais de poste. Cette fonction a rapidement disparu avec l'arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle.

Le 12 juillet 1849, a lieu l'inauguration de la gare de Coignières.

En 1880, Coignières était encore une petite ville de paysans vivant grâce à la culture des champs de maïs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines est intervenue au milieu des années 1970 et des champs de maïs. Coignières en a fait partie jusqu'à la fin de 1983 et la population de la commune a considérablement augmenté pendant cette dizaine d'années. Le phénomène s'est nettement ralenti depuis.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 476 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
259 344 426 403 386 382 409 492 391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
384 427 407 378 373 349 399 387 388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
386 397 368 379 438 519 544 589 743
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
774 987 1 799 3 786 4 157 4 231 4 402 4 400 4 527
2011 - - - - - - - -
4 476 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (13 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 22,8 %, 45 à 59 ans = 24,4 %, plus de 60 ans = 13 %) ;
  • 47,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,9 %, 15 à 29 ans = 21,7 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 13 %).
Pyramide des âges à Coignières en 2007 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
1,6 
75 à 89 ans
4,2 
11,1 
60 à 74 ans
8,1 
24,4 
45 à 59 ans
22,2 
22,8 
30 à 44 ans
21,2 
20,5 
15 à 29 ans
21,7 
19,3 
0 à 14 ans
21,9 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Climat[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Coignières se proclame le 4e pôle économique des Yvelines. Les zones d'activités (industries, entrepôts, commerces) couvrent plus de 30 % du territoire communal.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Historiquement, l'école primaire jouxtait la mairie ; à côté de la place, composée du monument aux morts, de la mairie, de l'église, du cimetière, de l'école, d'un café épicerie et d'une ferme agricole (appartenant à M. Torcheux). En 1962, le directeur de l'école primaire s'appelait Hachet.
Actuellement, la ville compte trois complexes scolaires : l'école primaire et maternelle Gabriel Bouvet, l'école primaire et maternelle Marcel Pagnol ainsi que le collège de la Mare aux Saules.

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Germain-d'Auxerre
  • Église Saint-Germain-d'Auxerre : église en pierre meulière de style roman datant du XIIIe siècle (clocher reconstruit au XIXe siècle et rénové en 2009). Elle possède un vitrail du XVe siècle classé monument historique.
  • Le cimetière, qui jouxte l'église Saint-Germain d'Auxerre, abrite sept tombes de soldats du Commonwealth.
  • Le relais de poste aux chevaux fut construit en 1706, là où se trouve aujourd'hui le no 99 de la route de Chartres à Paris. Ce relais ne devait être que temporaire, pendant le changement de locaux de celui de Trappes. Mais on avait eu le temps de constater qu'un relais s'imposait à Coignières, entre Trappes et Rambouillet.
  • Musée de la locomotion et de l'attelage de l'Île-de-France

Activités festives[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Roger de Coignières, ancêtre d'Elisha Slade Converse, fondateur de l'entreprise de confection de chaussures de sport américaine "Converse". De Coignières, en Conyers, puis Converse, la ville donne donc son nom à cette célèbre marque[réf. nécessaire].
  • Francine Ribeiro, née Corbin: « a mis sa vie en danger pour sauver des enfants Juifs pendant la seconde guerre mondiale ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christiane Vian, Coignières - L'église et ses vitraux, éditions de Liesse,‎ 1999, 74 p.
  • Monique Duriez, De Cotonarias à Coignières : 768-1945, Ville de Coignières,‎ 2005, 220 p. (ISBN 2-952-46430-8)
  • Jean Chaussade Redon, Retour au pays : Étude anthropo-géographique d'un village de la banlieue parisienne au milieu du XXe siècle, L'Harmattan,‎ 2006, 288 p. (ISBN 2-296-00853-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Noms de lieu d'Île-de-France – M. Mulon – 1997
  2. [1]
  3. Marianne Mulon, op. cit.
  4. (source : Auguste Moutié)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. « Évolution et structure de la population à Coignières en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 avril 2011)
  8. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 avril 2011)