Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul

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Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul
Portrait par Claude Hoin[1]
Portrait par Claude Hoin[1]

Titre Duc de Choiseul
et pair de France
(17871838)
Arme Cavalerie
Commandement Régiment Royal dragons
Major général de la garde nationale
Gouverneur du Louvre[1]
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)[1]
Autres fonctions Membre de la Chambre des pairs
Maire d'Houécourt
Conseiller général du canton de Châtenois[1]
Biographie
Dynastie Maison de Choiseul
Nom de naissance Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul-Stainville
Naissance 26 août 1760
Lunéville
Décès 1er décembre 1838 (à 78 ans)
Paris
Père Claude Antoine, comte de Choiseul (1733-1794)
Mère Diane Gabrielle de La Baume, marquise de Montrevel (1729-1792)

Orn ext Duc et pair de France (Restauration) GOLH.svg
Blason ville & fam fr Choiseul (Haute-Marne).svg

Claude-Antoine-Gabriel, né le 26 août 1760 à Lunéville, mort le 1er décembre 1838, duc de Choiseul et pair de France (1787).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il était neveu du ministre Étienne François de Choiseul et fut élevé par lui. Colonel du régiment Royal Dragons en 1791, il coopéra à la tentative d'évasion de Louis XVI, fut pour ce fait arrêté à Verdun, et ne recouvra la liberté que lors de l'acceptation de la constitution par le roi. Chevalier d'honneur de la reine, il resta auprès d'elle jusqu'à son incarcération à la prison du Temple, et n'émigra que quand sa tête eut été mise à prix.

Arrêté en 1795 à Calais à la suite d'un naufrage, il échappa au supplice à la faveur du coup d'État du 18 brumaire, et en fut quitte pour être déporté. II rentra en France en 1801, fut, à la Restauration, appelé à la Chambre des pairs, s'y posa en défenseur des institutions constitutionnelles, et dans le procès du maréchal Ney, recommanda l'accusé à la clémence du roi.

Il défendit en 1820 le général Eugène Antoine François Merlin impliqué dans une conspiration, se démit, à l'avènement du ministre Villèle, des fonctions de major général de la garde nationale, et devint tellement populaire qu'à la révolution de 1830 son nom fut porté, avec ceux du maréchal Étienne Maurice Gérard et La Fayette, sur la liste du gouvernement provisoire. Dévoué à la nouvelle monarchie de Juillet, il lui donna un constant appui.

Ayant reçu en héritage le château aujourd'hui disparu d'Houécourt près de Vittel, le duc passa de longues périodes dans les Vosges. Maire d'Houécourt, conseiller général des Vosges, il présidait l'assemblée départementale en 1822, se déclara le zélé partisan de renseignement mutuel dont il fit profiter tout aussitôt l'école primaire de sa commune et il poussa à l'ouverture du musée d'Épinal. Il contribua même à augmenter le fonds de façon fort généreuse. des Vosges pour le canton de Châtenois, Il conserva son mandat de conseiller général jusqu'en 1836, où il céda sa place à son petit-fils, le duc Alfred de Marmier[1]. Il était aussi gouverneur du Louvre[1].

Il fut membre du comité philhellène de Paris et « Grand Commandeur » du Suprême Conseil de France[1].

Le duc de Choiseul a laissé des Mémoires, dont il n'a paru que quelques fragments : Départ de Louis XVI le 20 juin 1791, Paris, 1822; Procès des naufragés de Calais, 1823. C'est avec sa galerie de tableaux qu'a été fondé le Musée départemental d'art ancien et contemporain (Épinal)[1].

De son mariage, le 6 octobre 1778 à Saint-Denis d'Amboise, avec Marie Stéphanie de Choiseul (1763-1833), fille aînée du maréchal de France Jacques Philippe de Choiseul (1727-1789), duc de Choiseul-Stainville, il n'eut qu'une seule fille :

  1. Jacqueline Béatrix Gabrielle Stéphanie (Paris, 24 février 1782 - Paris, 13 mars 1861), dame du palais (1810-1814) de l'impératrice Marie-Louise, et dame pour accompagner (1831-1848) la reine Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, mariée, le 11 juillet 1804 à Besançon, avec Philippe-Gabriel, duc de Marmier (1783-1845), dont postérité.

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

La transmission des rang, titre et qualité de pair du royaume dont était revêtu Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul (1760-1838), duc de Choiseul à son gendre, Philippe-Gabriel de Marmier, fut autorisée par ordonnance royale du 15 mai 1818 (bull. 278, n°. 6446[3]). Elle prit effet par lettres patentes du 30 mars 1839, mais sans la pairie, l'hérédité de la pairie ayant été abolie[2].

Décorations[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

D’azur à la croix d’or accompagné de dix-huit billettes du même, cinq et cinq en chef posées en sautoir, quatre et quatre en pointe posées deux et deux[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Roglo 2012.
  2. a, b et c Velde 2005, p. Lay peers.
  3. Courcelles 1822, p. 61.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Claude-Antoine-Gabriel de Choiseul » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • « Chambre des pairs », dans Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. I,‎ 1822 [détail de l’édition] (lire en ligne), p. 61-66 ;
  • Hommage au duc de Choiseul-Stainville (1760-1838), fondateur du Musée Départemental des Vosges, livre sur l'exposition au Musée Départemental d'Art Ancien et Contemporain à Épinal, 19 mai - 31 août 1995.