Église Saint-Jacques de Lunéville

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Église Saint-Jacques
Image illustrative de l'article Église Saint-Jacques de Lunéville
façade de l'église
Présentation
Culte catholique
Type église paroissiale
Début de la construction 1730
Fin des travaux 1747
Architecte Jean-Nicolas Jenneson et Émmanuel Héré
Style dominant Baroque
Protection classé MH (1926)
Géographie
Pays France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Commune Lunéville
Coordonnées 48° 35′ 32″ N 6° 29′ 31″ E / 48.592154, 6.492035 ()48° 35′ 32″ Nord 6° 29′ 31″ Est / 48.592154, 6.492035 ()  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Jacques

L’église Saint-Jacques de Lunéville fut réédifiée dans le style Baroque à partir de 1730, comme église de l'abbaye Saint-Rémy de Lunéville. Après un premier arrêt des travaux par manque de financement, ils reprirent en 1745 grâce au roi Stanislas. La construction peut être attribuée principalement à Jean-Nicolas Jamesson pour le premier niveau, tandis que le Premier Architecte du roi, Emmanuel Héré, réalisa notamment les deux imposantes tours de 52 mètres (surmontées des statues de saint Michel terrassant le Dragon et de saint Jean Népomucène) ainsi que l'étonnant buffet d'orgue. Le décor du fronton fut sculpté en 1749 par Joseph Béchamp. En 1745, l'église accueillit aussi la paroisse Saint-Jacques, qui s'est maintenue jusqu'à nos jours.

L'église Saint-Jacques fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 septembre 1926[1]. L'orgue fait également l'objet d'un classement monument historique[2]. Visites guidées gratuites de 14h à 18h du mercredi après-midi au dimanche après-midi inclus du mi-juin à mi-septembre.

Intérieur de l'édifice[modifier | modifier le code]

L'intérieur est également de facture baroque, mais reste assez sobre si on le compare aux édifices de même style construits à la même époque (comme l'abbaye d'Ottobeuren ou l'église de Wies, toutes deux en Bavière). Le badigeon coloré procure une agréable lumière jaune (« jaune Marie-Thérèse »). Outre l'orgue, l'église possède de belles boiseries dans le chœur et des peintures de Jean Girardet.

Émilie du Châtelet est inhumée sous une dalle noire[3]. À gauche de l'entrée se trouve également, un monument funéraire ayant contenu les entrailles de Stanislas Leszczyński qui fut profané à la Révolution française.

L'orgue[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble du Grand Orgue

Dessiné par l'architecte Emmanuel Héré (architecte de la Place Stanislas à Nancy et des tours de l'église), l'orgue est le seul exemple connu d'instrument sans tuyaux apparents. Ce buffet inhabituel est ici complété par une fresque en trompe-l'œil représentant "l'entrée du Paradis". Caché derrière dans décor de colonnes et de balustrades, l'orgue fut construit entre 1749 et 1751 par le facteur d'orgue nancéien Nicolas Dupont.

En 1823 le facteur Jean-Baptiste Gavot ajouta une grosse caisse avec son mécanisme à l’instrument, comme en avaient déjà été pourvu les orgues de Dupont à Toul et à Nancy. Au début du XIXe siècle, la titulaire de l'orgue fut Marguerite Nôtre (1759-1837), fille de Jean-Baptiste Nôtre (1732-1807), organiste de la cathédrale de Toul et compositeur. L'orgue fut transformé en un instrument romantique, entre 1850 et 1852, par le facteur d'orgue Jean-Nicolas III JEANPIERRE qui réutilisa une grande partie de la tuyauterie de Dupont. Théodore Jaquot y apporta quelques modifications entre 1882 et 1928. L'orgue fut démonté pour permettre la restauration du buffet en 1991. Accusant le poids des années, il fut décidé de reconstruire l'instrument à partir de 1998, sur un plan de Michel Chapuis en essayant de garder le meilleur des esthétiques de Dupont et de Jeanpierre. La reconstruction fut confiée à Bertrand Cattiaux et Laurent Plet (qui s'occupa de la tuyauterie). Le nouvel orgue fut inauguré le 4 mai 2003 par Philippe Lefebvre et Michel Chapuis le 11 mai 2003.

Liste des organistes de l’église[modifier | modifier le code]

  • Charles Caspar (1827-1905). De 1845 à 1905
  • Albert Colotte ( ? - 1975). De 1914 à 1966
  • Maurice Jacques (1922 - ?). De 1966 à 2003
  • Aude Schuhmacher titulaire actuelle, ancienne élève de Pierre Cortellezzi, Jean-Philippe Fetzer (CNR) et Jean Boyer (CNSM Lyon)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00106081 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Notice no PM54001307 », « Notice no PM54000440 », « Notice no PM54000394 », base Palissy, ministère français de la Culture.
  3. Premier atelier d'Annie Jourdain, novembre 2011, sur le blog de l'Université Populaire de Perpignan

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]