Émile Erckmann

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Émile Erckmann

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Émile Erckmann et Alexandre Chatrian

Naissance 20 mai 1822
Phalsbourg
Décès 14 mars 1899 (à 76 ans)
Lunéville
Langue d'écriture Français

Émile Erckmann est un écrivain français né à Phalsbourg le 20 mai 1822 et mort à Lunéville le 14 mars 1899.

Il est plus connu sous le nom de plume commun d’« Erckmann-Chatrian » qu’il partageait avec son ami Alexandre Chatrian.

Biographie[modifier | modifier le code]

Erckmann-Chatrian - Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, Paris, 1864

Les débuts[modifier | modifier le code]

L'enfance d'Erckmann est liée à la petite ville de Phalsbourg. Il passa son baccalauréat en 1841, à Nancy, puis commença du droit à Paris en 1842.

Il publia une première brochure : Du recrutement militaire, en 1843. Deux ans plus tard, il rata sa troisième année de droit et rentra à Phalsbourg, malade de la typhoïde.

Au printemps 1847, Erckmann fit la connaissance de Chatrian, alors maître d’étude au collège de Phalsbourg. Ils devinrent amis et passèrent leurs vacances d'été ensemble.

Pendant un séjour à Paris, Erckmann fut témoin de la Révolution de 1848. Très inspiré, il fonda un club avec Chatrian à Phalsbourg et dirigea un journal à Strasbourg, qui ne dura pas longtemps. Au début des années 1850 ils publièrent quelques feuilletons dans Le Démocrate du Rhin, en s'attendant à une gloire littéraire rapide, mais après quelques années ce fut la désillusion. Erckmann partit alors vivre à Rosny-sous-Bois et reprit ses études de droit en 1854.

Le succès[modifier | modifier le code]

La reconnaissance arriva enfin vers 1859 : les publications se succédèrent et ils commencèrent à être connus sous le pseudonyme d’« Émile Erckmann-Chatrian ». À l'époque, leur registre était déjà dans les nouvelles et les contes fantastiques. Ils s'installent tous deux à Paris, près de la gare de Paris-Est et reviennent régulièrement en Lorraine.

Lors de la guerre franco-prussienne de 1870, Erckmann était à Phalsbourg lors de la défaite de Mac-Mahon en août 1870. Il regagna alors Paris. Les œuvres des deux Lorrains eurent par la suite un succès très lié au désir de revanche français et à la nostalgie de la « ligne bleue des Vosges ».

À partir de 1872, Erckmann écrivit plutôt des romans alors que Chatrian s’occupait du théâtre. En septembre, Erckmann emménage à Saint-Dié. Il fit tout un périple l'année suivante en Méditerranée orientale : Égypte, Liban, Syrie, Grèce

La fin[modifier | modifier le code]

Erckmann refusa en 1886 de signer la nouvelle convention négociée par Chatrian avec leur éditeur. L'année suivante, Chatrian, atteint par une maladie mentale, écrivit à Erckmann qu'il rémunérait des « nègres » avec leurs fonds communs : c'est la fin de leur association et de leur amitié.

En 1889, Erckmann se vit refuser le droit de résider à Phalsbourg, il s’installa alors à Lunéville où il restera jusqu'à sa mort, Chatrian l’ayant précédé 9 ans plus tôt.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Quand on a eu le bonheur de naître dans les Vosges, entre le Haut-Barr, le Nideck et le Geierstein, on ne devrait jamais songer aux voyages. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Gautier, « Erckmann-Chatrian », Portraits du XIXe siècle. Poètes et romanciers, Sanard et Derangeon [puis] A. Taffin-Lefor, Paris, t. 1, p. 253-68 disponible sur Gallica
  • Armand de Pontmartin, « Erckmann-Chatrian », Nouveaux samedis : 15e série , Michel-Lévy frères, Paris, 1877, 1 vol. ; in-18, p. 53-70 disponible sur Gallica
  • Henry Roujon, « Erckmann-Chatrian », En marge du temps, Hachette, Paris, 1908, p. 85-89 disponible sur Gallica.
  • Jules Lermina, « Erckmann-Chatrian », La Revue pour tous. Journal illustré de la famille, [s.n.] (Paris), 1888-1899, p. 49-51, disponible sur Gallica
  • Alfred Sirven, « Erckmann-Chatrian », Journaux et journalistes. La Presse. La Liberté, F. Cournol, Paris, 1865-1866? p. 274-79 disponible sur Gallica
  • Francisque Sarcey, « Erckmann-Chatrian », Musée universel : revue illustrée hebdomadaire, A. Ballue, Paris, 1877, semestre 1, p. 162-3, disponible sur Gallica
  • Camille Flammarion, Mémoires biographiques et philosophiques d’un astronome, E. Flammarion, Paris, 1912, p. 466 disponible sur Gallica
  • Noëlle Benhamou, « Les Adaptations des œuvres d’Erckmann-Chatrian à la télévision française », Le Rocambole, Bulletin des Amis du Roman Populaire, spécial Erckmann-Chatrian, no 47, été 2009, p. 89-108.
  • Noëlle Benhamou, « Chronologie d’Erckmann-Chatrian », Le Rocambole, Bulletin des Amis du Roman Populaire, spécial Erckmann-Chatrian, no 47, été 2009, p. 109-118.
  • Noëlle Benhamou, « Bibliographie des œuvres d’Erckmann-Chatrian », Le Rocambole, Bulletin des Amis du Roman Populaire, spécial Erckmann-Chatrian, no 47, été 2009, p. 119-133.
  • Noëlle Benhamou, « Bibliographie critique sélective d’Erckmann-Chatrian », Le Rocambole, Bulletin des Amis du Roman Populaire, spécial Erckmann-Chatrian, no 47, été 2009, p. 135-144.
  • Noëlle Benhamou, « Adaptations des œuvres d’Erckmann-Chatrian », Le Rocambole, Bulletin des Amis du Roman Populaire, spécial Erckmann-Chatrian, no 47, été 2009, p. 145-158.

Portraits[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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