Jacques Réda

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Jacques Réda

Activités poète, prosateur, chroniqueur de jazz,
ancien directeur de la NRF
Naissance (85 ans)
Lunéville, Meurthe-et-Moselle
Langue d'écriture français
Distinctions grand prix de l'Académie française (1997)
prix Goncourt de la poésie (1999)

Jacques Réda est un écrivain français né à Lunéville le . Il a dirigé La Nouvelle Revue française de 1987 à 1996.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Réda est poète, auteur de récits en prose, éditeur et chroniqueur de jazz. Il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard. Il collabore régulièrement avec Jazz Magazine depuis 1963 et a publié plusieurs ouvrages sur le jazz dont L'Improviste (1980) qui propose une lecture de ce phénomène musical. Réda parcourt les lointains et les banlieues en train, en bus, à pied ou à solex. Il a fait à de nombreuses reprises l'éloge de la lenteur dans sa poésie.

Éminemment sensible aux odeurs et aux ambiances, il décrit un monde de la petite vitesse, mû par les incidents les plus humbles. Il regarde Paris en ses recoins les plus secrets, les plus déserts, Tolbiac ou Vaugirard. L'écriture de Réda repose bien souvent sur une déambulation urbaine sans but prédéfini. Très loin de Philippe Jaccottet ou André Du Bouchet, qui sont ses contemporains, Réda s'est en fait choisi Paris pour territoire. Et c'est en s'y promenant à l'aventure que l'on a des chances de découvrir quelque chose d'anodin en apparence mais qui se révèle soudain merveilleux : un square minuscule au fond d'une rue, une maison abandonnée, le soleil couchant sur les Tuileries. Réda s'identifie surtout aux populations errantes, chats retournés à l'état sauvage, ou bien très modestes. Son travail poétique, il le compare, dans Les Ruines de Paris, à celui d'un éboueur, qui s'efforce, sans zèle, mais avec application, de remettre un peu d'ordre dans la ville, de la préserver de la déliquescence absolue.[interprétation personnelle]

Prix[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Les Inconvénients du métier[1], Proses, Paris, Seghers, 1952
  • All Stars[1], Poèmes, Paris, René Debresse, 1953
  • Cendres chaudes[1], Poèmes, La Rochelle, Librairie Les Lettres, 1955
  • Laboureur du silence[1], Poèmes, Vitry-sur-Seine, Cahiers Rochefort, 1955
  • Le Mai sombre[1], Poèmes, Luxembourg, Origine, 1968
  • Amen, Paris, Gallimard, coll. Le Chemin[2], 1968
  • Récitatif, Paris, Gallimard, coll. Le Chemin[2], 1970
  • La Tourne, Paris, Gallimard, coll. Le Chemin[2], 1975
  • Les Ruines de Paris, Paris, Gallimard, coll. Le Chemin[3], 1977
  • L’Improviste, une lecture du jazz, Paris, Gallimard, coll. Le Chemin[4], 1980
  • Anthologie des musiciens de jazz, Paris, Stock, 1981
  • P.L.M. et autres textes, Cognac, Le Temps qu’il fait[5], 1982
  • Hors les murs, Paris, Gallimard, coll. Le Chemin[6], 1982
  • Gares et trains, A.C.E., coll. Le Piéton de Paris[7], 1983
  • Le Bitume est exquis, Fata Morgana, 1984
  • L’Herbe des talus, Gallimard, coll. Le Chemin, 1984 (reprend les textes de P.L.M. et autres textes, 1982)
  • « Le XVe magique » in Montparnasse, Vaugirard, Grenelle[8], Fanlac, 1984 (album de photographies réalisées par Bernard Tardien et Pierre Pitrou
  • Celle qui vient à pas légers, Montpellier, Fata Morgana, 1985
  • Beauté suburbaine, Fanlac, 1985
  • Jouer le jeu (L’Improviste II), Paris, Gallimard, coll. Le Chemin, 1985
  • Premier livre de reconnaissances, Montpellier, Fata Morgana, 1985
  • Châteaux des courants d’air, Proses et poèmes, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1986
  • Un Voyage aux sources de la Seine[9], Fata Morgana, 1987, 88 p.
  • Album de la Pléiade : Maupassant, bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 1987
  • Recommandations aux promeneurs, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1988
  • Ferveurs de Borges, Montpellier, Fata Morgana, 1988
  • Un paradis d’oiseaux[10], Montpellier, Fata Morgana, 1988
  • Retour au calme, Paris, Gallimard, 1989
  • Le Sens de la marche, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1990
  • L’Improviste, une lecture du jazz, édition revue et définitive[11], Paris, Gallimard, coll. Folio/Essais, 1990
  • Sonnets dublinois[12], Montpellier, Fata Morgana, 1990
  • Canal du Centre, Poème, Montpellier, Fata Morgana, 1990
  • Affranchissons-nous, Montpellier, Fata Morgana, 1990
  • Lettres sur l’univers et autres discours en vers français, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1991
  • Aller aux mirabelles, Gallimard, coll. L’un et l’autre, 1991
  • Un calendrier élégiaque[12], illustrations de Nicolas Alquin, Montpellier, Fata Morgana, 1991
  • Nouveau livre des reconnaissances, Montpellier, Fata Morgana, 1992
  • Aller à Elisabethville, Paris, Gallimard, coll. L’un et l’autre, 1993
  • L’Incorrigible, Gallimard, coll. Blanche, 1995
  • La Sauvette[13], Verdier, 1995
  • Abelnoptuz, Théodore Balmoral, coll. Le monde est là, 1995
  • La Liberté des rues, Gallimard, coll. Blanche, 1997
  • Aux buttes, illustré par Jean-Maris Queneau, éditions de la Goulotte, 1997
  • Le Citadin, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1998
  • Le Méridien de Paris, Montpellier, Fata Morgana, 1997
  • Rue de Terre-Neuve, 27 p., Paris, Gallimard, Editions Hors Commerce, 1998
  • La Course : nouvelles poésies itinérantes et familières (1993-1998), Gallimard, 1999
  • Moyens de transport, Montpellier, Fata Morgana, 2000
  • Modèles réduits, Fata Morgana, 2001
  • Le Lit de la reine, Verdier, 2001
  • Accidents de la circulation, Gallimard, coll. Blanche, 2001
  • Aller au diable, Gallimard, coll. Blanche, 2002
  • Les Fins Fonds, Verdier, 2002
  • Autobiographie du jazz, Climats, 2002 ; édition revue et augmentée, 2011
  • Treize chansons de l'amour noir, Fata Morgana, 2002
  • Les Cinq points cardinaux, Fata Morgana, 2003
  • Nouvelles aventures de Pelby, Roman. Gallimard, 2003
  • La Ville blanche, Fata Morgana, 2003
  • L'Affaire du Ramsès III.Roman. Verdier, 2004
  • Le vingtième me fatigue suivi de Supplément à un inventaire lacunaire des rues du XXe arrondissement de Paris. Dogana, 2004
  • Europes, Fata Morgana, 2005
  • Un bouquet d'épitaphes, A Bastiano, 2005
  • Ponts flottants, Gallimard, 2006
  • Toutes sortes de gens, Fata Morgana, 2007
  • Papier d'Arménie, Théodore Balmoral, 2007
  • Une théologie des oiseaux, avec Enan Burgos, Fata Morgana, 2007
  • Démêlés, Gallimard, coll. Blanche, 2008
  • La Physique amusante, Gallimard, coll. Blanche, 2009
  • Battement, Fata Morgana, 2009
  • Battues, Fata Morgana, 2009
  • Autoportraits, Fata Morgana, 2010
  • Le Grand Orchestre, Gallimard, coll. L’un et l’autre, 2011
  • Moana, Fata Morgana, 2011
  • Lettre au physicien, Gallimard, coll. Blanche, 2012
  • Sur le versant avare (avec Philippe Hélénon), Fata Morgana, 2012
  • Petit lexique amoureux, Fata Morgana, 2013
  • Prose et rimes de l'amour menti, Fata Morgana, 2013

Sur l’œuvre de l'auteur[modifier | modifier le code]

  • Federico Castigliano, Le divertissement du texte. Ecriture et flânerie chez Jacques Réda, « Poétique », 167, novembre 2010, pp. 461–476.
  • Federico Castigliano, Sept questions à Jacques Réda, « La Revue littéraire », 42, janvier 2010, pp. 13–18.
  • Bernadette Engel-Roux, Rivage des Gètes. Une lecture de Jacques Réda, Babel éditeur, Mazamet, 1999, 144p.
  • Didier da Silva, « Jacques Réda. Une tectonique des sentiments », revue Vies contemporaines, Clermont-Ferrand, no 12, automne 1996.
  • Yves-Alain Favre (dir.), Approches de Jacques Réda, actes du colloque organisé à l'Université de Pau le 8 juin 1991 sous la direction d'Yves-Alain Favre, textes réunis par Christine Van Rogger Andreucci, Centre de recherche sur la poésie contemporaine, Publications de l'Université de Pau, Pau, 1994, 140 p.
  • Marie Joqueviel-Bourjea, Jacques Réda, la dépossession heureuse : habiter quand même, L'Harmattan, 2006, (ISBN 2-296-00621-3)
  • Jean-Michel Maulpoix, Jacques Réda, coll. « Poètes d'aujourd'hui » no 250, Seghers, Paris, 1986, 192 p.
  • Hervé Micolet (dir.), Lire Réda, Presses universitaires de Lyon, 1994, 310 p.
  • Pascale Rougé, Aux frontières. Sur Jacques Réda, coll. « Objet », Presses Universitaires du Septentrion, Villeneuve d’Ascq, 2002, 192 p.
  • « Roulette » entretiens et dossiers, Jacques Réda, Alain Gluckstein, La Femelle du Requin no 38, 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Épuisé.
  2. a, b et c Rééd. coll. Poésie/Gallimard, 1988.
  3. Rééd. coll. Poésie/Gallimard, 1993.
  4. Rééd. L’Improviste, Folio Essais, 1990.
  5. La version définitive de ces textes est incluse dans L’Herbe des talus, 1984)
  6. Rééd. en version corrigée : coll. Poésie/Gallimard, 2001.
  7. La version définitive de cet ouvrage constitue la dernière partie, « Terminus », de Châteaux des courants d’air, 1986.
  8. Texte repris dans Châteaux des courants d’air, 1986.
  9. La version définitive de ce récit figure dans Recommandations aux promeneurs, 1988.
  10. La version définitive de ces poèmes est incluse dans Retour au calme, 1989.
  11. Reprise de L’Improviste (1980) et Jouer le jeu (1985) dans une nouvelle édition, revue et augmentée.
  12. a et b La version définitive de ces poèmes est incluse dans L’Incorrigible, 1995.
  13. Reprise d’une quarantaine de chroniques parues en 1981-1982 dans Libération.

Lien externe[modifier | modifier le code]