Saint-Sauveur-Marville

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Saint-Sauveur-Marville
Image illustrative de l'article Saint-Sauveur-Marville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Châteauneuf-en-Thymerais
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Gilles Blanchard
2014-2020
Code postal 28170
Code commune 28360
Démographie
Population
municipale
924 hab. (2011)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 46″ N 1° 16′ 48″ E / 48.5961, 1.28 ()48° 35′ 46″ Nord 1° 16′ 48″ Est / 48.5961, 1.28 ()  
Altitude Min. 134 m – Max. 202 m
Superficie 18,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saintsauveurmarville.fr

Saint-Sauveur-Marville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Saint-Sauveur-Marville et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La collecte de Levasville s’étendait sur 2 paroisses : Saint-Martin de Levasville et Saint-Sauveur. Dénombrée à part sur les rôles des tailles à partir de 1720, et sur les rôles de gabelle dans le grenier de Dreux, alors que Levasville dépendait du grenier de Chartres, la paroisse Saint-Sauveur semble avoir été collecte fiscale indépendante au XVIIIe siècle.

Lors de la formation du département d’Eure-et-Loir, en janvier 1790, les paroisses de Saint-Sauveur et de Levasville furent réunies pour former la commune de Levasville-Saint-Sauveur. Réunion réalisée de Marville-les-Bois d’avec Saint-Sauveur-Levasville par Arrêté Préfectoral du 4 décembre 1972, sous le nom de Saint-Sauveur-Marville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Jean Rouillon    
2014   Gilles Blanchard    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 924 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
376 550 537 442 409 429 438 433 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390 363 342 388 347 353 332 328 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
345 320 318 298 272 268 275 273 252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
235 217 390 447 640 755 922 924 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1928)[3].
Les lambris du XVIe siècle, avec l’inscription datée 1566, décorant la voûte de la chapelle de la Vierge, de l’église Saint-Sauveur, sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 27 janvier 1928.

Manoir du Jaglu[modifier | modifier le code]

Un manoir adossé à un corp de ferme existe au nord de Châteauneuf dans la forêt, sur le territoire de la commune de Saint-Sauveur-Marville, non loin des villages de Saint-Jean-de-Rebervilliers et de Bigeonette. Propriété de Nicolas Marc-Antoine, marquis d'Epinay Saint-Luc, seigneur de Boisville et du Jaglu[4], guillotiné le 21 prairial an II (1793) place de la Concorde, à Paris, le manoir a été en parti détruit lors de la Révolution et confisqué au profit de la Nation. Le manoir n'a cependant pas été mis en vente comme bien national suite à la réhabilitation du marquis d'Epinay peu après Thermidor. Né le 10 mars 1737 à L'Aigle, il entra dans les mousquetaires en 1756, fut ensuite officier major dans le régiment de Bresse, puis lieutenant-colonel du régiment de Champagne. Lors de l'exhumation faite au cimetière de la Madeleine en 1817, ses reste furent transportés avec ceux d'autres victimes du tribunal révolutionnaire, à la chapelle expiatoire[5]. L'un de ses fils l'a fait rebâtir à partir de 1844. Le manoir a conservé ses anciens fossés, le pont qui les enjambe et sa grille du XVIe siècle. Il est accessible par une allée qui traverse la forêt (la légende veut qu'elle ait été tracée en une seule nuit pour accueillir Louis XIV) dans l'alignement de la rue Émile Vivier (D928) à partir de Châteauneuf ou par le Chemin du Jaglu à partir de Bigeonnette (commune de Saint-Sauveur-Marville).

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur était desservie jusqu'en 1971 par les trains ouverts au trafic de voyageurs qui reliaient régulièrement Chartres à Dreux. Cette ligne était le dernier tronçon encore en service qui a relié jusque dans les années 1940 Rouen à Orléans. La liaison est aujourd'hui abandonnée et seuls quelques trains de marchandise y circulent encore notamment grâce au silo de St Sauveur. La gare était également le point de départ d'un tramway qui reliait la ville à la commune voisine de Châteauneuf-en-Thymerais. Ce tramway qui a effectué jusqu'à 6 aller-retour par jour fut abandonné vers 1932 et ses voies démontées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]