Koudougou
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| Koudougou | ||||
Héraldique |
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Vue des voûtes du marché central de Koudougou |
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| Administration | ||||
|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||
| Région | Centre-ouest | |||
| Province | Boulkiemdé | |||
| Département | Koudougou | |||
| Maire Mandat |
M. ZOMA Jérome (CDP) 2012 - en cours |
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| Démographie | ||||
| Gentilé | Koudougoulais | |||
| Population | 88 184 hab. (2006) | |||
| Densité | 324 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | ||||
| Altitude | Min. 290 m — Max. 320 m | |||
| Superficie | 27 200 ha = 272 km2 | |||
| Divers | ||||
| Indicatif téléphonique | (+226) 50 | |||
| Langues du Burkina Faso | Français, Moré | |||
| Localisation | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso |
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| Liens | ||||
| Site web | http://www.mairie-koudougou.net | |||
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Koudougou, appelée Nandon par les gourounsi en langue lyele, est une ville du Burkina Faso, la troisième en population après Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Chef-lieu de la Province de Boulkiemdé, préfecture du département du même nom et capitale de la région du Centre-ouest. L'emblème de la ville est le baobab.
Sommaire |
Situation géographique [modifier]
Située sur le plateau Mossi à 100 km à l’ouest de Ouagadougou, la ville est reliée par la voie ferrée (depuis 1952) à la capitale burkinabè à l'est et à la capitale ivoirienne Abidjan au sud-ouest, en passant par Bobo-Dioulasso. La N13 au sud mène à la ville de Sabou et au nord vers Yako. La N21 se dirigeant vers le nord-ouest mène à Réo et la N14 allant vers l'ouest mène à Dédougou.
Avant la communalisation intégrale du pays, la superficie de la ville était d'environ 272 km² mais désormais les limites de la commune se confondent avec celles du département et la superficie atteint désormais 720 km². L'agglomération urbaine s'étale sur 15 km et 15 villages sont rattachés à la ville. Le climat y est de type soudano-sahélien. Les principales ethnies représentées sont les Gourounsi (premiers occupants de la région) et les Mossi.
voir aussi catégorie « Groupe ethnique du Burkina Faso »
Histoire [modifier]
Créée au XIIIe siècle, son histoire serait liée à celle de deux chasseurs.
Bassanga Yaméogo, originaire de Piella, un village de la Sissili, serait arrivé par le sud à la suite d'une dispute avec son frère aîné qui lui reprochait d'avoir volé sa poule. C'est en suivant un Iguane que Bassanga et sa famille auraient découvert une mare où ils purent se désaltérer. L'animal qui les guida devint, par la suite, le totem de ses descendants.
C'est à l'emplacement actuel de la Direction Provinciale de l'Environnement et du Tourisme que Bassanga et ses proches se seraient installés, c'est là qu'il mourut et fut enterré. Un jour qu'il partit à la chasse il découvrit une autre hutte. Un autre chasseur s'était installé dans les environs. Ce chasseur était originaire de Guimba et serait venu par le nord. Après les salutations d'usage, les deux hommes commencèrent à se quereller pour savoir qui des deux avait été le premier occupant des lieux. Afin de se départager, il décidèrent d'examiner les toitures de leurs huttes respectives. Après examen, la hutte de Bassanga s'avéra être la plus vieille, il était donc le premier occupant des lieux. L'autre chasseur accepta les résultats et parti s'installer à Goaghin qui deviendra plus tard le quartier Dapoya lors de l'expansion de la ville.
Les descendants du chasseur malheureux, occupent toujours le quartier Dapoya, actuel secteur 1. Ils portent le patronyme Zongo et ont pour totem le serpent noir[1].
Une autre version raconte que la ville fut fondée par Tégsoba Toogré, originaire de Dapelgo de l’Oubritenga. Il aurait quitté sa région originelle suite à des histoires de succession. Arrivé sur place il rencontra un vieil homme qui avait été abandonné là par ses frères. Le vieil homme offrit l'hospitalité à Tégsoba. Quelque temps plus tard, les frères du vieil homme, revenus à de meilleurs sentiments, passèrent le chercher. Mais le vieux refusa de les suivre leur disant qu'il était désormais installé dans "l'ancien endroit" (kugdo en mooré). L'expression resta et devint le nom de la localité[2].
En 1910, sous l'administration coloniale française, Koudougou devient un poste administratif, puis un chef lieu de cercle en 1919, et enfin, elle acquiert le statut de commune en décembre 1959. Toutefois ce n'est qu'en 1995 que le premier maire est élu démocratiquement. En effet avant cette date la ville est administrée successivement par des commandants de cercle (voltaïque depuis l'indépendance) puis des sous-préfets-maires (de 1974 à 1984) et enfin des administrateurs civils exerçant la fonction de préfet-maire (de 1984 à 1995).
Organisation administrative [modifier]
Depuis 1984, la ville compte 10 secteurs administratifs (arrondissements) et à cette date les quartiers existants de Dapoya, Issouka, Goodin, Sogpélsé et Bourkina sont supprimés. Pourtant les appellations historiques de ces anciens quartiers restent utilisées par les habitants. On peut d'ailleurs ajouter à ces cinq quartiers centraux, les quartiers plus périphériques de Nayalgé, Zinguédéguin, Zakin, Séguétin, Zanguétin et Marigot entrés dans les limites de la ville suite l'expansion de cette dernière.
Depuis 1995 la ville est dirigée par un maire élu au suffrage universel indirect.
| mandat | 1995-2000 | 2000-2006 | 2006-2012 | 2012-2012 | 2012-? |
|---|---|---|---|---|---|
| Maire | Emmanuel ZOMA (CDP) | Jeannette K. YAMEOGO (UNDD) | Seydou K. ZAGRE (CDP) | M'Bi Alexis YAMEOGO (CDP-intérim) | Jérome ZOMA (CDP) |
Économie et transports [modifier]
C'est à Koudougou que le président Thomas Sankara avait choisi d'installer le siège de la société de textile d'état Faso Fani. Malheureusement cette société a disparu depuis. Elle avait pour but de mettre en valeur la culture et le savoir-faire burkinabè face aux entreprises étrangères, surtout européennes.
| Branche d'activité | hommes | femmes | ensemble |
|---|---|---|---|
| Agriculture | 86,3 | 89,7 | 88,1 |
| Transformation | 1,1 | 3,7 | 2,5 |
| BTP | 1,2 | 0,0 | 0,6 |
| Commerce | 2,7 | 3,1 | 3,0 |
| Transport et télécoms | 0,4 | 0,1 | 0,2 |
| Services marchands | 3,8 | 1,4 | 2,5 |
| Autres services | 4,4 | 2,0 | 3,1 |
| Secteur | Pourcentage | valeur en millions de FCFA |
|---|---|---|
| Primaire | 9,5 | 1 661 |
| Secondaire | 24,2 | 4 246 |
| Tertiaire | 66,3 | 11 608 |
| TOTAL | 100 | 17 515 |
La seule voie ferrée du pays (gérée par la société Sitarail) dessert la ville deux fois par semaine.
Une demi douzaine de sociétés de transports en car desservent la ville et la relient principalement à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.
Le moyen de locomotion privilégié reste, comme dans tout le pays, le deux roues.
Le poumon commercial de la ville c'est le marché central de 29 000 m², inauguré en juin 2005. Il est le fruit de la coopération entre l’Agence Suisse de Développement et de Coopération (SDC) et le Programme de Développement des Villes Moyennes du gouvernement du Burkina Faso. Construit en terre stabilisée (matériau traditionnel de construction) il s'intègre parfaitement à l'espace urbain qui l'entoure. Le projet à d'ailleurs été primé au prix Aga Khan d'architecture en 2007[3].
A l'occasion de la célébration de la fête de l'indépendance (fête nationale), le 11 décembre 2012, une vaste opération de bitumage s'est déroulée au cours de l'année 2012 avec le prolongement du goudron sur la nationale 14 en direction de Dédougou. Une grande place a également été créée à l'ouest de la ville au secteur 9 pour accueillir les festivités.
Le bitumage de la nationale 21 en direction de Réo ainsi que celui de la nationale 13 en direction de Sabou sont prévus pour le courant de l'année 2013.
Évolution démographique[4] [modifier]
| Année | 1936 | 1952 | 1960 | 1970 | 1985 | 1990 | 1995 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Population | 15920 | 8700 | 25000 | 31000 | 51670 | 62000 | 73300 | 88184 |
La croissance démographique de la ville est de 3,4 % par an.
On peut toutefois noter une anomalie avec une baisse significative de la population jusqu'en 1952. Celle-ci est due à une forte migration volontaire vers la Gold Coast ainsi qu'une migration forcée pour le recrutement de main d'œuvre vers les plantations de Côte d'Ivoire et pour l'Office du Niger[5].
Éducation [modifier]
En 1996 est créée l'Ecole Normale Supérieure de Koudougou (ENSK). Celle-ci est dissoute en 2005 pour laisser sa place à l'Université de Koudougou[6].
Il existe de nombreuses écoles privées couvrant les différents cycles scolaire et deux établissements publics, le "Provincial" assurant les classes du CP1 à la terminale et le "Municipal".
En 2007-2008, le taux brut de scolarisation primaire est de l'ordre de 79,2 % avec un taux d'admission au cours préparatoire 1ère année (CP1) de l'ordre de 94,5 %,un taux brut de scolarisation au secondaire de 20,3 % soit un taux d'admission en 6e de 26,1 %[1].
En 2012 un centre de formation professionnel a ouvert ses portes.
Santé [modifier]
La ville dispose de son propre centre hospitalier régional (CHR), l'hôpital de l'"Amitié". Celui-ci fonctionne en coopération avec Taïwan qui a installé une mission médicale attenante à l'hôpital et qui fournit à l'hôpital des médecins bénévoles. La ville possède également 2 centres médicaux avec antenne chirurgicale (CMA),122 Centres de Santé et de Promotion Sociale (CSPS),11 dispensaires,14 formations sanitaires privées, 3 formations sanitaires confessionnelles[7]. On trouve également, en sortie de ville sur la N14, le centre Oasis, qui possède ses propres blocs opératoires et salles de consultation.
Culture [modifier]
La ville possède un théâtre, le Théâtre Populaire de Koudougou (le TP), où se déroulent les grands évènements culturels de la ville.
Ainsi, chaque année, le festival culturel baptisé les «Nuits atypiques de Koudougou »[8], où se mêlent concerts et débats autour des enjeux environnementaux ou citoyens, y prend ses quartiers. L'évènement a lieu généralement entre la dernière semaine de novembre et la première semaine de décembre.
Depuis 2009, en octobre, c'est le Festirire, festival de l'humour et du rire, qui est à l'honneur dans l'enceinte du Théâtre populaire.
Sport [modifier]
La ville possède quelques clubs de foot: l'AJSK (Association des Jeunes Sportifs de Koudougou), l'ASEC-K ( AS des Employés de Commerce de Koudougou), le BPFC (Bouloumpoukou FC), le BPS (Bouloumpoukou Stade), l'AJF (Association des jeunes footballeurs), le Jeunesse Club Boulkiemdé.
Personnalités koudougoulaises (nées à Koudougou) [modifier]
- Maurice Yaméogo, le premier président du Burkina Faso (Haute-Volta à l'époque) en 1960 lors de l'acquisition de l'indépendance. Une statue à son effigie trône à l'entrée de la ville. Cette statue a été remplacée par une nouvelle à l'occasion des festivités du cinquantenaire de la ville en décembre 2009.
- L'ancien premier ministre Tertius Zongo
- Le journaliste et écrivain Norbert Zongo, assassiné en 1998.
- Les hommes politiques Henri Guissou et Philippe Zinda Kaboré.
- Le réalisateur et auteur de théâtre Bernard Yaméogo.
Jumelages [modifier]
Voir aussi [modifier]
- Liste des évêques de Koudougou
- Villes du Burkina Faso
- Les chroniques de Koudougou de Stéphanie Jouan. ed. L'harmattan. 2007
- Une ethnographie à l'échelle de la ville. Urbanité, histoire et reconnaissance à Koudougou de Mathieu Hilgers. ed. Karthala. 2009.
Notes et références [modifier]
- http://www.mairie-koudougou.net/
- http://www.petiteacademie.gov.bf/AutreRepere/AutreRepere.asp?CodeAutreRepere=994/
- http://www.archi-mag.com/koudougou.php
- http://www.insd.bf/
- Amady Aly DIENG, Walf Fadjiri, Ce qui a rendu l'alternance impossible au Burkina Faso, ed. Karhala, 2006
- http://www.univ-koudougou.bf/
- statistiques santé 2007
- http://www.nak.bf/