Henri Cazalis

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Portrait de Jean Lahor gravé par Ricardo de Los Rios.

Henri Cazalis, né à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) le 9 mars 1840 et mort à Genève (Suisse) le 1er juillet 1909, est un médecin et poète symboliste français. Il se fit connaître sous le pseudonyme de Jean Caselli et, surtout, de Jean Lahor[1].

Il est enterré à Ferney-Voltaire[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est notamment l’auteur du recueil L’Illusion, publié en 1875, et l’auteur de L'Art nouveau. Il fut par ailleurs, avec Sully Prudhomme, à l’initiative de la création, en 1901, de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France.

Il est représenté sur le tableau de Paul Chabas, Chez Alphonse Lemerre, à Ville d'Avray, aux côtés de poètes parnassiens, Leconte de Lisle, Sully-Prudhomme ou Paul Bourget.

Il entretint une correspondance avec Stéphane Mallarmé de 1862 à 1871. Plusieurs de ses poèmes ont été mis en musique par Pierre Vellones, Camille Saint-Saëns, Henri Duparc, Charles Bordes, Ernest Chausson, Reynaldo Hahn, Paul Lacombe, Édouard Trémisot ou encore par Paul Paray.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Chants populaires de l'Italie, 1865
  • Vita tristis, Rêveries fantastiques, Romances sans musique, 1865
  • Melancholia, 1868
  • Le Livre du néant, 1872
  • Henry Regnault, sa vie et son œuvre, 1872
  • L'Illusion, 1875-1893
  • Cantique des cantiques, 1885
  • Les Quatrains d'Al-Gazali, 1896
  • William Morris, 1897.

La Danse Macabre[modifier | modifier le code]

La Danse Macabre de Camille Saint-Saëns est basée sur le poème du même nom de Henri Cazalis:

"Zig et zig et zig, la mort en cadence

Frappant une tombe avec son talon,

La mort à minuit joue un air de danse

Zig et zig et zag sur son violon.

Le vent d'hiver souffle et la nuit est sombre;

Les gémissements sortent des tilleuls;

Les squelettes blancs vont à travers l'ombre,

Courant et sautant sous leurs grands linceuls

Zig et zig et zig, chacun se trémousse.

On entend claquer les os des danseurs;

Un couple lassif s'asseoit sur la mousse,

Comme pour goûter d'anciennes douceurs.

Zig et zig et zag; la mort continue

De racler sans fin son aigre instrument

Un voile est tombé!

La danseuse est nue

Son danseur la serre amoureusement.

La dame est, dit-on, marquise ou baronne

Et le vert gallant un pauvre charron;

Horreur! Et voilà qu'elle s'abandonne

Comme si le rustre était un baron.

Zig et zig et zig, quelle sarabande!

Quels cercles de morts se donnant la main!

Zig et zig et zag, on voit dans la bande

Le roi gambader auprès du vilain

Mais psit! tout à coup on quitte la ronde,

On se pousse, on fuit, le coq a chanté.

Oh la belle nuit pour le pauvre monde.

Et vivent la mort et l'égalité!"

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d’autorité de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 12.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Godonnèche, Jean Lahor, poète et médecin, La Belle Cordière, 1975

Liens externes[modifier | modifier le code]