Jardiland

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Jardiland Enseignes SAS

alt=Description de l'image logo jardiland 2013.png.
Création 1973
Dates clés 1997
Fondateurs Jacques Derly, Gérard Lecoq, Charles Monot
Forme juridique Société à responsabilité limitée
Siège social Drapeau de France Paris[1] (France)
Activité Jardin, Animalerie, Décoration
Société mère Jardiland
Filiales L'esprit Jardiland
Effectif 5 000
Site web jardiland.com

Jardiland est une entreprise française de distribution spécialisée dans la distribution d'articles de jardinage et d'animalerie et dont la principale enseigne est Jardiland.

Historique[modifier | modifier le code]

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En 1973, Jacques Derly, Gérard Lecoq et Charles Monot décident d’unir leurs compétences et de créer une centrale d’achat dans le marché naissant du jardin. Tripode est né. Très rapidement, les affiliés se multiplient et les grands noms du paysage et de la pépinière française prennent part à ce projet. Curieux de comprendre le fonctionnement de ce marché à l’étranger, les fondateurs voyagent beaucoup et s’inspirent notamment des tendances américaines pour le développement de leur enseigne. Jardinery voit le jour.[2]

1980, Le réseau prend régulièrement de l’ampleur et, au début des années 1980, une communication nationale s’impose. En 1982, Jardiland succède à Jardinery. Quatre ans plus tard, en 1986, le concept architectural de l’enseigne, et notamment l’apparition de la grande serre en bois, est mis au point et appliqué à l’ensemble des magasins du réseau. En dix ans, Jardiland est devenu l’enseigne phare des jardineries françaises et a multiplié son chiffre d’affaires par six. Parallèlement, en 1984, Sémaphor crée l’enseigne Vive Le Jardin[réf. souhaitée].

1990-2000, la filiale espagnole de Jardiland voit le jour. En 1997, l'entreprise est consacré leader de la jardinerie en France, avec 87 points de vente dans l’Hexagone. C’est aussi l’année où une nouvelle alliance est scellée avec Sémaphor Vive Le Jardin[réf. souhaitée].

Nouvelle identité visuelle de la marque en 2009.

Six ans plus tard, en 2006, les deux plus importants groupes de franchisés fusionnent pour constituer un ensemble de magasins intégrés qui représente près de 50 % du chiffre d’affaires du réseau. Cette opération a été menée par Michel Conte, depuis lors président du groupe[réf. souhaitée].

Une nouvelle organisation est progressivement mise en œuvre, visant à transformer un réseau de franchisés en un groupe associant réseau de franchise, exploitation de magasins « intégrés » et pépinières de production. De nombreux chantiers sont finalisés :

À partir de 2009, l'entreprise lance des grands projets structurants tels qu’une nouvelle identité visuelle, un nouveau concept marchand, une logistique centralisée, une nouvelle architecture de magasin moderne, évolutive et plus économe en énergie[réf. souhaitée].

À partir de 2010 le groupe engage une stratégie de convergence du réseau vers la marque Jardiland, en créant une nouvelle enseigne, « L'esprit Jardiland », destinée à des magasins de taille moyenne : cette création a permis un maillage plus dense du territoire[réf. souhaitée].

Début 2014 l'entreprise est rachetée par le fonds d'investissement L-GAM pour 35 millions d'euros [3]. L'objectif de cette acquisition est de relancer l'entreprise, affaiblie depuis deux ans [4].

Dates clés[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

En 2013, les principales composantes du groupe Jardiland sont[7] :

  • deux enseignes, « Jardiland » et « L'esprit Jardiland » ;
  • 203 magasins sous la marque Jardiland ou L'esprit Jardiland ;
  • 11 affiliés ;
  • un site internet marchand ;
  • trois pépinières d'élevage sur plus de 700 hectares à Brou (département d'Eure-et-Loir) , Blagon (Gironde) et Bergerac (Dordogne);
  • une pépinière de multiplication, dédiée à l’innovation et à la production de jeunes plants à Angers ;
  • des services Support regroupés au sein de Jardiland SAS et Jardiland Enseignes, assurant la gestion des produits (achats), la communication et le développement.

En 2012, le réseau des magasins réalise un chiffre d’affaires TTC de 816 millions d’euros (magasins intégrés, franchisés et affiliés). En 2013, le réseau comporte 187 magasins en métropole, deux dans les DOM-TOM, neuf en Espagne, trois en Belgique, un en Suisse et au Portugal[7].

Le magasin et l'offre produit[modifier | modifier le code]

Les magasins font appel à une architecture caractéristique en bois et verre. De la serre chaude aux plantes extérieures et aux aménagements du jardin, de l’animalerie au jardin aquatique, en passant par la boutique décoration jusqu’aux accessoires de jardinage, le parcours est normalisé[8].

L'Institut Jardiland[modifier | modifier le code]

Créé en 2008, l’Institut Jardiland est une association loi de 1901 dont les membres, experts et indépendants accompagnent les actions institutionnelles du groupe. Présidé par Michel Conte, l'institut a pour mission de soutenir des projets orientés vers l’amélioration du cadre de vie, la préservation et le développement du patrimoine végétal.

Doté d’un budget de 3,5 millions d’euros sur cinq ans, il consolide des actions et des partenariats déjà initiés avec l’Observatoire des tendances du jardin, Altera Rosa, le domaine de la Bourdaisière, le prix P.J. Redouté, le domaine de Chaumont-sur-Loire et le prix Bonpland. L’Institut Jardiland étudie et investit de nouveaux projets chaque année[9],[10],[11].

Controverse[modifier | modifier le code]

Escroquerie à la formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Lors de sa diffusion le 2 octobre 2013 sur France 2, l'émission d’enquête Cash Investigation révèle que l'État français a demandé en septembre 2012 à la société Jardiland le remboursement de 1 585 645 euros[12] à l'Agefos-PME et le paiement de 3 269 476 euros[12] au Trésor Public, relatif à des stages de formation professionnelle qui ne se seraient pas déroulés entre 2007 et 2011 via le centre de formation de Jardiland (aujourd’hui connu sous le nom de Formaxis), et qui aurait facturé ces formations[12],[13],[14].

Jardiland affirme de son côté avoir été l’objet d’une escroquerie montée à son insu, et collabore avec la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) pour le démontrer, en arguant que ces délits auraient été commis par une société créée par deux anciens cadres de son service de formation, société fournissant les prestations de formation continue à Jardiland. L’entreprise confirme que ses services internes n'avait pas eu connaissance de ces éléments. S’estimant injustement mise en cause, Jardiland décide de porter plainte en diffamation contre France Télévision[14].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Manageo
  2. site=lsa-conso.fr « Fiche Jardiland » (consulté le 17 décembre 2014)
  3. « Jardiland cédé pour 35 millions d'euros », Challenges.fr, 31 janvier 2014.
  4. « Jardiland est repris à 100% par le fonds L-Gam », LSA Conso.fr, 31 janvier 2014.
  5. « Un peu d'histoire », sur www.jardiland.com (consulté le 17 décembre 2014)
  6. « Jardiland », sur franchise-magazine.com (consulté le 17 décembre 2014)
  7. a et b Chiffres clés de l'entreprise en 2013, sur le site www.jardiland.com.
  8. « Jardiland fait peau neuve », sur www.strategies.fr,‎ 2 avril 2009 (consulté le 17 décembre 2014)
  9. Lindsay Guerrini, « L'Institut Jardiland soutient l'association d'Hubert Reeves », sur www.journaldesfemmes.com,‎ 23 août 2013 (consulté le 17 décembre 2014)
  10. « L'institut Jardiland soutient l'humanité et biodiversité », sur promojardin.com (consulté le 17 décembre 2014)
  11. « Partenaires financiers de l'Association Humanité et Biodiversité », sur www.humanite-biodiversite.fr (consulté le 17 décembre 2014)
  12. a, b et c « Formation Pro - Jardiland et les dérives de la formation professionnelle », France Télévisions,‎ 2 octobre 2013 (lire en ligne)
  13. Pascal Riché, « A la télé, tout n’est pas à jeter : il y a "Cash investigation" », Rue89,‎ 3 août 2013 (lire en ligne)
  14. a et b Morgan Leclerc, « Mis en cause par France 2, Jardiland conteste "une enquête fantaisiste" sur les dérives de la formation », LSA Conso,‎ 3 octobre 2013 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]