Mouvement unitaire progressiste

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Mouvement unitaire progressiste
Image illustrative de l'article Mouvement unitaire progressiste
Logo officiel
Présentation
Leader Robert Hue
Fondation 2009
Idéologie Progressisme[réf. nécessaire]
Couleurs Rouge
Site web www.mouvementunitaire.fr/
Présidents de groupe
Sénat Jacques Mézard
(PRG)
Assemblée Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG)
Parlement européen Parlement européen
Représentation
Députés
1 / 577
Sénateurs
1 / 348
Députés européens
0 / 72

Le Mouvement unitaire progressiste (MUP) est un mouvement politique français créé en 2009 par l'ancien Secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et sénateur Robert Hue. Son orientation à gauche se veut « démocratique, unitaire, progressiste, écologiste et humaniste »[1]. Le MUP s'inscrit dans le prolongement du Nouvel espace progressiste, association politique qu'il a créée l'année précédente.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le MUP s'inscrit dans la tentative de recomposition de la gauche[2]. Son ambition est d'œuvrer à l'unité de la gauche au-delà des clivages traditionnels des partis[3]. Bien que toujours membre du PCF, Robert Hue se démarque de ce dernier dans sa stratégie électorale, il entend notamment construire des listes d'union dès le premier tour des élections régionales de mars 2010. Contrairement au PCF qui s'oriente vers une alliance avec d'autres partis de la gauche du Parti socialiste, mais sans ce dernier. À terme, l'objectif revendiqué est la création d'une « confédération progressiste et démocratique », dont le Rassemblement social, écologique et démocrate pourrait être la préfiguration.

Le MUP revendique le soutien de plusieurs centaines d'adhérents dont quelques parlementaires communistes, il permet d'ailleurs la double appartenance politique. À l'issue des élections régionales de 2010, le MUP obtient l'élection de cinq conseillers régionaux : trois en Picardie et deux en Île-de-France. Au conseil régional d'Ile de France, les élus du MUP ont constitué un groupe avec les élus du Parti radical de gauche.

La stratégie d'alliance constitutive du MUP amène le parti à soutenir François Hollande dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2012[4].

Aux élections législatives françaises de 2012, le MUP obtient un Député en la personne de Jean-Noël Carpentier élu dans le Val-d'Oise qui siège au sein du Groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (à majorité PRG), tout comme Robert Hue, Sénateur, qui siège avec le Groupe du Rassemblement démocratique et social européen (à majorité PRG).

Le 1er février 2014, le MuP organise sa première rencontre nationale progressiste qui réunit près de 200 délégués des régions et départements au Sénat[5].

Principes[modifier | modifier le code]

Clairement inscrit à gauche[6] de l'échiquier politique, le MuP propose cinq axes pour l’action et la réflexion :

  • La définition d'une nouvelle éthique de la République et de la vie politique
  • L'approfondissement de la démocratie sociale et citoyenne
  • Le combat pour une mondialisation solidaire et pacifique.
  • La reconstruction de notre société autour des principes de justice sociale, d’égalité, d’accès universel aux savoirs et à la culture
  • La conception d'un modèle de développement économique qui soit à la fois, progressiste, écologique et social.

Ces axes politiques doivent reposer sur trois piliers : la démocratie, le partage et la sécurité, ce triptyque faisant directement écho à la devise de notre République : Liberté, Égalité, Fraternité. Il s’inscrit dans le choix majeur du progrès solidaire.

Exécutif national du MUP[modifier | modifier le code]

Organe de direction du mouvement, l'Exécutif national se réunit une fois tous les quinze jours sur Paris pour traiter de l'actualité politique, définir les orientations politiques du mouvement et faire le point sur son organisation et son fonctionnement.

  • Président : Robert Hue
  • Porte-parole : Jean-Noël Carpentier
  • Délégué aux relations extérieures et élections : Laurent Dumond
  • Secrétaire général : François Béchieau
  • Trésorière : Yannick Maurice

Les délégués nationaux sont chargés de coordonner des groupes de travail permettant l'expression du MUP sur tous les sujets d'actualité et de la vie politique, économique et sociale.

  • Affaires sociales, Santé, Logement, Emploi : Marie-José Cayzac, Dominique Touquet, Estelle Piernas
  • Économie, Mondialisation, Europe : Dimitri Bandini, Laurent Lanyi
  • Culture : Ivan Renar
  • Education : Jean-Paul Maurice, Yannick Brard
  • Jeunesse : Michel Fize
  • Handicap : Pierre Bastien-Moze
  • Sport : Olivier Chapuis-Roux
  • Sûreté, Justice, Libertés : Michel Fize, Sébastien Chinsky
  • Développement durable, Environnement, Transports, Energie :Jean Couthures, Françoise Van Hecke, Yann Vince
  • Démocratie, Institutions : Dominique Bègles
  • Politique de la ville : Salim Drai
  • Agriculture : Jean Dufour
  • Questions actuelles et régions : Bernard Frederick, Daniel Gilles, Jean-Jacques Ramberg, Sébastien Nadot, Claude Pierrot, Claude Pinon, Frédéric Thevenot.

Organisation[modifier | modifier le code]

Afin de fonctionner selon un schéma d'horizontalité et non pas de verticalité comme tous les partis politiques actuels, le Mup souhaite utiliser les réseaux sociaux pour porter de nouvelles pratiques citoyennes. Chaque région dispose de sa propre page Facebook, lieu d'échange complémentaire aux rapports humains effectifs. Toute personne intéressée pour infléchir la vie de sa cité, de ses lieux de vie et de ses rapports aux autres peut ainsi interpeller le MuP, en vue d’initier, informer, participer à des actions à caractère local ou national.

Dès les prochaines échéances électorales, le MuP souhaite disposer d'élus (municipales 2014, européennes 2014, régionales 2015, départementales 2015...) prêts à interpeller la classe politique lorsqu'il s'agit de porter le progrès social.

Logos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. Article paru le 5 novembre 2009 dans L'Humanité, en page 5
  2. La Voix du Nord, « Dunkerque : Robert Hue veut rassembler la gauche avec le mouvement unitaire progressiste », 11 juin 2013.
  3. Le Figaro, « Hue : "Le Front de Gauche est dans une impasse stratégique », le 31 janvier 2013.
  4. L'Humanité, « Robert Hue persiste et signe », 29 avril 2012.
  5. http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140202trib000813114/pacte-de-responsabilite-la-cfdt-sceptique-sur-l-engagement-du-patronat.html
  6. www.france-politique.fr