La Nuit des généraux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Nuit des généraux

Titre original The Night of the Generals
Réalisation Anatole Litvak
Scénario Paul Dehn
Joseph Kessel
Acteurs principaux
Sociétés de production Horizon Pictures
Filmsonor
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Film de guerre
Drame
Durée 148 min
Sortie 1967

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Nuit des généraux (The Night of the Generals) est un film franco-britannique réalisé par Anatole Litvak et sorti en 1967.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Varsovie, 12 décembre 1942. Une prostituée vient d'être sauvagement assassinée. Selon un témoin, le meurtrier serait un général de la Wehrmacht. L'enquête est confiée au major Grau. Ce dernier ne tarde pas à suspecter trois hommes : le général Kahlenberg, le général Seydlitz-Gabler et le général Tanz, un homme parfois sujet à des pulsions maniaques, mais également un héros, le général favori d'Hitler. Durant une soirée organisée par la femme du général Gabler, sa fille Ulrike est présentée à Tanz, en vue de favoriser leur mariage. Mais celle-ci tombe dans les bras de Hartmann, un caporal revenant du front russe affecté auprès de Kahlenberg.

Le major Grau est promu lieutenant-colonel à Paris, et transféré sur le champ : ordre signé par Gabler sur demande de Kahlenberg. Le 17 juillet 1944, à Paris, les trois généraux sont à nouveau dans la même ville. Grau n'a pas oublié Varsovie, et se rappelle à la mémoire de ces hommes. Kahlenberg est passé dans le camp des conspirateurs du 20 juillet, Gabler le soutient moralement. Ulrike doit arriver à Paris, mais Hartmann (qui ne l'a pas vue depuis 1942) a été chargé par Kahlenberg de conduire Tanz visiter Paris pour la journée, afin de l'occuper jusqu'au 20.

Grau rend visite à l'inspecteur Morand, de la police française, afin d'avoir plus de renseignements sur ses trois suspects. En échange, il fera sortir trois résistants de prison. Le cousin de Hartmann prend Ulrike en charge, et l'amène à l'hôtel où Hartmann et Tanz passeront la nuit. Durant ce temps, Kahlenberg assiste à un déjeuner chez le général von Stülpnagel, en présence des autres conjurés. Von Stülpnagel leur annonce le ralliement à leur complot du maréchal Rommel, actuellement sur le front normand. Celui-ci est blessé en revenant du front, et tombe dans le coma.

Gabler, sous tension, tient à rester neutre et à ne pas s'impliquer dans le complot. Il préfère faire profil bas, contrairement à ce que lui demande Kahlenberg : occuper Tanz pour qu'il n'interfère pas. Celui-ci visite un musée de peintures et est pris d'un malaise (probablement lié au syndrome de Stendhal[réf. nécessaire]) devant un tableau de van Gogh. Puis il va dîner au Maxim's. De retour à l'hôtel, il demande à Hartmann de l'emmener dans un quartier pouvant stimuler autre chose que son intellect et son estomac. Il y croise une prostituée, mais la laisse en plan, et retourne s'enivrer à son hôtel, où il est victime d'une autre crise de nerfs. Le lendemain, il demande à Hartmann (qui a été obligé de passer la nuit dans sa chambre) de l'emmener voir des tableaux, les mêmes qu'il a vus la veille.

Grau rencontre à nouveau Morand, qui le prévient que Kahlenberg prépare un meurtre : celui de Hitler. Grau lui révèle qu'il connaît ce complot, tout comme il connaît le pseudonyme de Morand dans la Résistance ; il ne s'intéresse qu'au meurtre qui a été commis, pour que justice soit faite. Morand lui apprend donc que Gabler est coureur, que Tanz est inhumain et Kahlenberg trop occupé par le complot pour courir les filles. Grau lui accorde la relaxe des trois Français ; Morand lui propose son aide une fois les Alliés arrivés à Paris.

Kahlenberg, lors de la dernière réunion des comploteurs, est chargé d'arrêter Tanz et de neutraliser sa division blindée, "Nibelungen", basée à Cormeilles. Tanz, quant à lui, est retourné voir la prostituée rencontrée précédemment, et ordonne à Hartmann de l'inviter à le rejoindre ; puis le caporal les conduit chez elle. Tanz et la femme montent ; puis le général ordonne quelques minutes plus tard au caporal de venir : il vient d'assassiner la femme. Sous la menace, Tanz ordonne à Hartmann d'endosser la responsabilité du meurtre, tout en lui démontrant qu'il n'a laissé que des éléments prouvant sa culpabilité. Il lui propose de disparaître, avec la voiture et l'argent qu'il lui donne, lui conseille de quitter Paris. Hartmann fuit.

Pendant ce temps, Ulrike est arrêtée au cours d'une descente dans un cabaret que Hartmann lui a recommandé, et raccompagnée chez son père, qui ignore qu'elle est arrivée à Paris ; sa mère refuse de lui passer Hartmann lorsqu'il appelle. Morand présente le lendemain le meurtre au major Grau ; celui-ci ne pense pas que les indices, trop évidents, désignent le meurtrier. Il se rend chez Kahlenberg pour avoir des réponses : ce dernier, trop occupé par l'attentat qui doit avoir lieu d'une minute à l'autre, l'écoute à peine, mais lui indique qu'Hartmann était affecté à Tanz comme ordonnance.

Puis Kahlenberg reçoit le coup de téléphone attendu ; devant Grau, il donne ses ordres pour neutraliser la division "Nibelungen". Grau se rend au QG de la division le plus rapidement possible : il prévient Tanz que les communications sont coupées, et qu'il va être arrêté pour trahison. Lui vient l'arrêter pour meurtre. Au même moment, la confirmation de la survie du Führer passe à la radio. Tanz abat Grau, et le fait passer pour un traître.

En 1965, Morand, membre d'Interpol, rencontre d'anciens protagonistes de l'histoire : le cousin de Hartmann, le policier polonais ayant découvert le premier meurtre, l'adjoint de Tanz, le général Kahlenberg. En mémoire du colonel Grau, il veut mettre un point final à l'histoire. Tanz a été relâché en mars, et un meurtre a été commis à nouveau. Morand se rend chez les Gabler, afin de rencontrer Ulrike : celle-ci ne voit plus ses parents et vit dans une ferme avec son mari et son fils ; elle déclare ne pas avoir revu Hartmann.

Lors de l'anniversaire de la division "Nibelungen", Tanz est l'invité d'honneur. Morand, grâce à l'ex-général Gabler, est au courant ; il interroge Tanz et lui présente Luckner, le mari d'Ulrike. Il s'agit en fait d'Hartmann, prêt à témoigner lors d'un procès public. Tanz se suicide dans la salle de réception où va être organisé le repas d'anniversaire de la division.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Réception critique et box-office[modifier | modifier le code]

Dès sa sortie en salles aux États-Unis, La Nuit des généraux a rencontré un accueil critique assez varié[2] et n'obtient pas un succès commercial au box-office[2], n'ayant rapporté que 2,4 millions de $ en "rentals" – il est à noter que ces chiffres se réfèrent aux prix de locations revenant aux distributeurs[3] – toutefois, le film connaît un succès en France avec 2 050 002 entrées[4].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]