Jan Nowak

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Zdzisław Jeziorański

Jan Nowak-Jeziorański né le à Berlin et mort le 20 janvier 2005 à Varsovie, est un journaliste polonais, écrivain, politicien, travailleur social et patriote. Il est aussi l'un des résistants les plus notoires de la Résistance polonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Il servit entre autres comme courrier envoyé prendre les ordres du Gouvernement polonais en exil et rendre compte de la situation de la Pologne occupée auprès des autorités britanniques. Il a relaté son expérience dans le livre Courrier de Varsovie.

Il est né sous le nom de Zdzisław Antoni Jeziorański, mais il utilisa un certain nombre de noms de guerre pendant la guerre, parmi lesquels Jan Nowak est le plus connu. Il adopta finalement ce pseudonyme après la fin de la guerre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après une première tentative en mai 1943 (premier voyage clandestin à Stockholm le 5 mai), il parvient à nouveau à Stockholm le 7 novembre, d'où la légation polonaise le fera passer en Écosse à bord d'un bombardier léger Mosquito de la RAF. Parvenu au Royaume-Uni, il rendra compte au Gouvernement polonais en exil, notamment au général Kazimierz Sosnkowski et au premier ministre Stanislaw Mikolajczyk.

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

Un extrait de Courrier de Varsovie[modifier | modifier le code]

« Dans toutes ces rencontres, j’avais parlé, de ma propre initiative, de l’extermination des Juifs et de la destruction du ghetto de Varsovie. Pareil génocide, l’assassinat de centaines de milliers de personnes comme du bétail à l’abattoir, n’avait pas de précédent, semblait-il, dans l’histoire. Tous m’avaient écouté avec intérêt, mais aussi avec une incrédulité, qui ne m’avait pas échappé. Trente et quelques années plus tard, en feuilletant les notes et les rapports de mes interlocuteurs de l’époque, je remarquai avec étonnement que la question des Juifs en avait été totalement écartée.

Mon prédécesseur, l’émissaire Jan Karski, avait fait la même expérience lorsqu’il était arrivé à Londres, un an plus tôt, porteur d’une somme considérable d'informations sur le sort des Juifs. Karski était allé loin : avant de partir, il avait risqué sa vie en se faisant passer pour un policier estonien afin de pénétrer dans le camp de la mort de Belzec et d’y voir de ses propres yeux quel était réellement le sort des Juifs emprisonnés là-bas. Je savais par Jan Karski lui-même qu’il avait profité d’une audience chez Eden pour parler en détail de l’extermination systématique et progressive de la population juive. Le secrétaire d’État britannique avait estimé cet entretien suffisamment important pour en communiquer le compte-rendu à tous les membres du cabinet de guerre. Je le retrouvai dans les Archives et je constatai avec étonnement que rien de ce que Karski avait déclaré concernant la liquidation des Juifs n’y figurait. Pourquoi ? »

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Jan Nowak, Courrier de Varsovie, collection « Témoins », Gallimard, 1983 (ISBN 2-07-070011-9).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]