Tadeusz Borowski

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Tadeusz Borowski, peu après la Seconde Guerre mondiale

Tadeusz Borowski, né le 12 novembre 1922 à Jytomyr en Ukraine et mort le 3 juillet 1951 à Varsovie, est un écrivain et journaliste polonais, survivant des camps de concentration d’Auschwitz et de Dachau.

Il naît dans la communauté polonaise de Jytomyr, en Ukraine soviétique d'alors. Ses parents sont victimes de la psychose de chasse aux espions en URSS à la fin des années 1920 et envoyés dans des camps du Goulag. En 1932, grâce aux efforts de la Croix-Rouge polonaise, lui et son frère sont rapatriés en Pologne et s’installent à Varsovie. Les parents libérés des camps soviétiques les y rejoignent.

Durant l’occupation allemande il finit ses études secondaires et commence des études de littérature à l’Université de Varsovie clandestine. Pendant cette période il publie ses premiers poèmes et nouvelles dans le mensuel clandestin Droga. En 1943, il est arrêté par les Allemands et envoyé dans le camp de concentration d’Auschwitz. Il sera ensuite transféré au Natzweiler-Struthof, puis à Dachau. Il décrira son expérience de la vie des camps allemands ensuite. Libéré par les Américains à Dachau, il reste quelque temps en Allemagne (à Munich) puis retourne en Pologne en 1946.

Il commence à écrire de la prose puisque selon lui les poèmes ne pouvaient plus exprimer ce qu’il avait à dire. Il publie alors une série de nouvelles sous le titre Pożegnanie z Marią (Au revoir Maria). Il adhère aussi au Parti communiste polonais (POUP) et écrit plusieurs pamphlets politiques, pensant que seul le communisme peut sauvegarder l’humanité des atrocités comme Auschwitz. En 1950, il reçoit le Prix national de la littérature. Très vite néanmoins, Borowski perd ses illusions vis-à-vis du nouveau régime polonais : ses amis sont emprisonnés et torturés par les communistes (cf. UB). À l’âge de 28 ans il se suicide en ouvrant le gaz à son domicile.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tadeusz Borowski, Le monde de pierre, traduit du polonais par Laurence Dyèvre et Éric Veaux, éd. Christian Bourgois, 2002.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]