Adam Michnik

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Adam Michnik (né le à Varsovie) est un historien, journaliste, essayiste et ancien militant de l'opposition polonaise dans les années 1960, 1970 et 1980. Michnik est directeur de publication de la Gazeta Wyborcza, le plus important quotidien national de Pologne.

Adam Michnik, Wrocław (mars 2006).

Biographie[modifier | modifier le code]

Adam Michnik est né dans une famille juive ashkénaze, membres du Parti communiste de Pologne. Son père se nommait Ozjasz Szechter et sa mère Helena Michnik (pl).

En 1964, il commence des études d'histoire à l'université de Varsovie. En 1965, il en est exclu en raison d'une initiative militante visant à réformer le régime politique. Réintégré, il est de nouveau exclu de l'université en 1966 pour la même raison.

Adam Michnik est l'un des principaux responsables de l'opposition au pouvoir totalitaire du Parti ouvrier unifié polonais (PZPR), sous le régime de la République populaire de Pologne (Polska Rzeczpospolita Ludowa).

Il est le cofondateur avec Jacek Kuroń du Comité de défense des ouvriers (KOR) en 1976. Dans les années 1977-1980, il fut un des créateurs de la Société des cours scientifiques (TKN), un enseignement indépendant du pouvoir. Entre 1977 et 1989, il devient rédacteur des publications clandestines, Biuletyn Informacyjny, Zapis, Krytyka et le membre de la plus grande maison d'édition clandestine en Pologne NOWa. À partir de 1980, il est conseiller du syndicat Solidarité (Solidarność). Il est détenu à plusieurs reprises et il est emprisonné pendant 6 ans du fait de ses activités d'opposant au régime populaire.

En 1989, il participe aux discussions de la table-ronde entre le pouvoir et l'opposition. Celles-ci ont permis l'organisation d'élections législatives en partie libres qui ont abouti à la victoire écrasante des candidats soutenus par Solidarność, notamment grâce au soutien apporté par Gazeta Wyborcza, le journal que Michnik venait de créer.

Député à la Diète (Sejm) de 1989 à 1991, Michnik s'est ensuite retiré de la vie politique pour se consacrer à son journal et à son groupe de presse et de communication Agora SA, désormais coté à la Bourse de Varsovie et de Londres.

Michnik est l'auteur de nombreux ouvrages, dont plusieurs sont disponibles en français. On peut citer notamment L'Église, la gauche, le dialogue polonais paru en 1977, Penser la Pologne en 1983 ou encore La deuxième révolution en 1990.

Adam Michnik sera le médiateur de l'Union européenne pour la liberté des médias en Géorgie. Lorsqu'on lui demande ce qu'il avait de pire dans le communisme il répondit : « Le pire dans le communisme, c'est ce qui vient après »[1]

Adam Michnik, par Erling Mandelmann, en 1991.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Hongrie : d'un oubli à l'autre », sur www.lefigaro.fr,‎ 28/12/2009 (consulté le 26 mai 2010)
  • Cyril Bouyeure, L'invention du politique : une biographie d'Adam Michnik, Éd. Noir sur blanc, Paris, 2007

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