Plouégat-Guérand

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Plouégat-Guérand
Plouégat-Guérand
Mairie de Plouégat-Guérand.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Plouigneau
Intercommunalité Morlaix Communauté
Maire
Mandat
Christian Le Manac'h
2014-2020
Code postal 29620
Code commune 29182
Démographie
Gentilé Plouégatais
Population
municipale
1 067 hab. (2016 en diminution de 2,02 % par rapport à 2011en diminution de 2,02 % par rapport à 2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ nord, 3° 40′ ouest
Superficie 17,29 km2
Localisation

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Plouégat-Guérand [pluegat gerɑ̃] (en breton : Plegad-Gwerann) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plouégat-Guérand se situe dans le nord-est du Finistère, en Trégor, et est limitrophe du département des Côtes-d'Armor. Elle fait partie de l'arrondissement de Morlaix et du canton de Plouigneau,et se trouve sur le territoire communautaire de Morlaix Communauté.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de communes :

Communes limitrophes de Plouégat-Guérand
Lanmeur Guimaëc Plestin-les-Grèves (Côtes-d'Armor)
Plouégat-Guérand
Plouigneau Trémel (Côtes-d'Armor)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée de Plouigneau au sud-ouest par le Dourduff et des communes voisines costarmoricaines de Plestin-les-Grèves et Trémel par le Douron.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communications[modifier | modifier le code]

La route nationale 12 passe dans la commune voisine de Plouigneau, où se trouve l'échangeur de Kerdilès, d'où la commune est facilement joignable via la route départementale 64, qui passe à proximité du bourg avant de rejoindre Lanmeur. Le nord de la commune est également desservi par l'axe Morlaix-Lannion (D786).

Transports[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par trois lignes scolaires Linéotim (transports de bus de Morlaix Communauté) :

Train[modifier | modifier le code]

La gare TER la plus proche est celle de Plouigneau et la gare TGV la plus proche est celle de Morlaix.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploegat Gallon en 1473,

Ploegat, du breton plou et le nom du saint breton Egat[1], assimilé à saint Agapet[2] ; il pourrait aussi s'agir de saint Ergat[3].

Guérand, du nom d'une seigneurie; Vallon, Gazvallon en 1330, Gouezrant en 1543[4].

Plegad-Gwerann en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Guerrand[modifier | modifier le code]

Guerrand fut le siège d'une seigneurie importante dont l'existence est attestée en 1351 : Yves Charruel, qui participa au combat des Trente, était seigneur de Guerlesquin et de Guerrand. La seigneurie appartint ensuite successivement aux familles Penhoet, Boiséon et du Parc. En 1592, le célèbre brigand Guy Éder de La Fontenelle s'empare du château de Guerrand. En 1637, le roi Louis XIII érige la seigneurie en marquisat au profit de Vincent du Parc de Locmaria, capitaine de mousquetaires[5].

Lorsque débute la Révolution française, la seigneurie est aux mains de Charles Quemper de Lanascol, qui émigre en Angleterre. Vendu comme bien national à un marchand de Morlaix, le château tombe en ruine et est rasé en 1840[6].

Un nouveau château de Guerrand fut construit en 1902, mais incendié en 1940. Le nom a été repris par une simple ferme faisant chambre d'hôtes[7].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675.[réf. nécessaire]

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Ploagat-Goirand [Plouégat-Guérand] de fournir 25 hommes et de payer 164 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[8].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Plouégat-Gallon[9].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'épidémie de choléra survenue dans le Finistère en 1832-1833 fit 95 morts à Plouégat-Guérand[10].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Résistance : les deux maquis de Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Deux maquis s'organisèrent près du village de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand dans le site boisé et encaissé de la vallée du Douron : l'un, créé en mai 1943, sur le versant est de la vallée, fut un maquis FTP, organisé par Pierre Lagadou[11], dit capitaine Jules et André Le Men, dit Victor autour initialement de la ferme de Coat Chanus[12]. Les résistants recrutent des réfractaires du STO, organisèrent des parachutages et menèrent des actions de guérilla[13].

L'autre groupe de maquisards FFI, membre du réseau Libé-Nord, dirigé par le docteur Léon Le Janne[14], alias Commandant Noël, coopérant avec François Tanguy-Prigent, alias Jacques Le Ru, maire révoqué de Saint-Jean-du-Doigt, ayant sa base à Kerabars, en Plouégat-Guérand, se replia sur le versant ouest de la même vallée en juillet 1944[15]. Sept lycéens du lycée de Morlaix, âgés de 17 ou 18 ans, formèrent un groupe de résistants au printemps 1943, organisé par Émile Guéguen et Gildas Lebeurier[16] dit "Gil" ; parmi ses membres Louis Gourvil et Émile Le Jeune[17]. Ce "groupe Gil" participa à diverses actions de résistance au Cloître-Saint-Thégonnec et à Plourin-les-Morlaix. Ses membres rejoignirent le maquis FFI de Saint-Laurent en Plouégat-Guérand, incorporant le "bataillon d'Ornano", dirigé par Édouard Lebeurier (1892-1986)[18], et participèrent à la libération de Morlaix le .

Quatre membres (Marcel Le Berre, René Morvan, Hervé Ollivier et Jacques Ollivier) de ce "bataillon d'Ornano", ainsi que l'agriculteur (François Trévien) et son employé (André Corvez) qui les cachaient à Pénarvern en Sainte-Sève furent, en raison d'une dénonciation, arrêtés par la Feldgendarmerie qui cerna la ferme, condamnés à mort par un tribunal allemand comme francs-tireurs le et fusillés le même jour en un lieu inconnu, probablement dans les Côtes-du-Nord. Leurs corps n'ont jamais été retrouvés[19].

Une stèle implantée à Kerabars commémore le souvenir des maquisards disparus[20]. Même si ces maquis ne durèrent que quelques mois, ils réunirent près de 500 résistants et réfractaires du STO. Une trentaine de ses membres poursuivirent le combat en participant à la libération de la poche de Lorient en mai 1945.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1857 1888 Gustave Swiney Rép.mod  
1888 1917 Paul Swiney Rép.modRép.G Conseiller général de
Lanmeur (1891-1910)
1919 1925 Charles Roger    
1925 1929 Yves Péron    
1929 1933 Noël Élies    
1934 1935 Jean Manac'h    
1935 1936 Agapith Prigent    
1936 1959 Pierre Rolland SFIO  
1959 1965 Jean Bourel    
1965 1971 Francois Bourhis CNIP  
1971 1989 Eugène Le Roy PSU  
1989 2001 Yves Pellé PS  
2001 En cours Christian Le Manach[21] PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[23].

En 2016, la commune comptait 1 067 habitants[Note 1], en diminution de 2,02 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5611 5691 5631 7531 8461 9862 0542 0382 046
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8461 8431 8591 8601 8301 6961 6921 5691 505
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5981 6241 6311 4281 4201 2601 2211 024909
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8728157307849259361 0121 0891 067
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution du rang démographique[modifier | modifier le code]

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[26] 1975[26] 1982[26] 1990[26] 1999[26] 2006[27] 2009[28] 2013[29]
Rang de la commune dans le département 203 209 219 179 179 177 176 174
Nombre de communes du département 286 283 283 283 283 283 283 283

En 2016, Plouégat-Guérand était la 175e commune du département en population avec ses 1 067 habitants (territoire en vigueur au ), derrière Saint-Ségal (174e avec 1 070 habitants) et devant Garlan (176e avec 1 056 habitants).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête des cerises a lieu tous les ans le premier dimanche de juillet.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue septentrionale de l'église Saint-Agapit.
  • L'église paroissiale Saint-Agapit, construite au XVIe siècle, de style gothique, elle abrite un étrange bénitier de très petite taille, sculpté de nombreux symboles chrétiens. Le sculpteur serait, selon la signature de l'œuvre "S. de Rousval" ou "S de Rouseval". L'édifice est classé depuis 2010[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre -Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1046
  2. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 94, Editions Jean-paul Gisserot, ([[International Standard Book Number|ISBN]] [[Spécial:Ouvrages de référence/2877474828|2877474828]]) » (consulté le 26 janvier 20157)
  3. http://www.pouldergat.fr/index.php?page=histoire
  4. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 94, Editions Jean-paul Gisserot, ([[International Standard Book Number|ISBN]] [[Spécial:Ouvrages de référence/2877474828|2877474828]]) » (consulté le 26 janvier 20157)
  5. Capitaine de la garde des mousquetaires de Richelieu
  6. http://www.infobretagne.com/plouegat-guerrand.htm
  7. http://www.leguerrand.com/index_fr.html
  8. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Plouégat-Guérand », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 2 décembre 2012)
  10. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f23.image.r=Plougasnou.langFR
  11. Pierre Lagadou est originaire de Plestin-les-Grèves
  12. http://fr.topic-topos.com/stele-des-maquis-de-saint-laurent-plouegat-guerrand
  13. Danielle Ropars, 1939-1945 : ils l'ont vécu, Liv'éditions, 2003 [ (ISBN 2-913555-54-3)]
  14. Léon Le Janne, (1894-1976), docteur en médecine, résistant ("Commandant Noël"), médecin auxiliaire dans le 2e régiment d'infanterie coloniale en 1914-1918, commandant de l'armée secrète Libé-Nord pour Morlaix et sa région pendant la Seconde Guerre mondiale
  15. "Été 1944 : Résistances et Libération en Trégor", Skol Vreizh n°56
  16. Gildas Lebeurier, né le , élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur le , voir http://www.france-phaleristique.com/lh_promo_25-04-05.htm
  17. http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/marcel-le-jeune-a-17-ans-il-a-pris-le-maquis-08-08-2014-10290809.php
  18. François de Beaulieu, La triple vie d'Édouard Lebeurier, revue "ArMen" n° 200, mai-juin 2014
  19. http://cerp22.free.fr/fusilles/Executes%20dans%2022/Trevian%20Francois/Page%202.html
  20. http://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=19991206&article=19991206-424637&type=ar
  21. http://www.letelegramme.fr/finistere/plouegat-guerand/conseil-christian-le-manach-un-3e-mandat-07-04-2014-10112337.php
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  26. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  27. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  28. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  29. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  30. Notice no PA29000066, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. Dictionnaire biographique illustré : Finistère, 1911

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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