Saint-Michel-en-Grève

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Saint-Michel-en-Grève
Saint-Michel-en-Grève
La baie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
François Ponchon
2020-2026
Code postal 22300
Code commune 22319
Démographie
Gentilé Michelois, Micheloise
Population
municipale
459 hab. (2018 en diminution de 0,43 % par rapport à 2013)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 02″ nord, 3° 33′ 45″ ouest
Altitude m
Min. 0 m
Max. 107 m
Superficie 4,69 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lannion
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Plestin-les-Grèves
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web saintmichelengreve.com
La Croix de Mi-lieue le 5 octobre 2019

Saint-Michel-en-Grève [sɛ̃.miʃɛl‿ɑ̃.gʁɛv] (Lokmikael-an-Traezh en breton) est une commune française du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France. À l'origine une commune vivant essentiellement de son agriculture (au Moyen Âge), elle a connu un essor important avec l'arrivée du tourisme. Le village a compté jusqu'à six hôtels répartis dans la rue principale, il n'en reste plus aucun aujourd'hui.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-en-Grève est située dans le canton de Plestin, près de Lannion. Ce village trégorrois se trouve en bord de la Manche, avec une courte façade littorale donnant sur la « Lieue de grève », au fond de la Baie de Lannion, où est concentrée la majorité de la population.

La commune est séparée de celle de Tréduder par le ruisseau de Roscoat. Un autre petit ruisseau, le Traou Bigot au nord, la sépare de Trédrez-Locquémeau, tandis que le Kerdu, qui vient de Ploumilliau, la traverse.


Communes limitrophes de Saint-Michel-en-Grève
Trédrez-Locquémeau
Manche (mer) Saint-Michel-en-Grève Ploumilliau
Tréduder Plouzélambre

Géologie[modifier | modifier le code]

À l'ouest de Saint-Efflam, au niveau de la grève de Saint-Michel, affleure la Formation de Plestin-les-Grèves dont l'âge est estimé à 585 millions d'années. Elle est représentée par des schistes noirs recoupés de nombreux filons de quartz affecté de plis ptygmatiques[1] par suite d'un raccourcissement dû à une compression de la roche encaissante. Ces schistes ardoisiers ont été exploités depuis le XVIIIe siècle jusqu'en 1918. En contrebas du Grand Rocher, des déblais de carrières montrent des schistes à chiastolite d'âge ordovicien[2].

Le Grand Rocher est constituée de grès quartzites et phylliteux et de grès quartzites massifs. Ces roches sont affectées par des plissements (plis coffrés ou plus serrés, métriques ou décamétriques) et des fractures[3].

Soumise à d'importants prélèvements de sable, notamment pour des besoins agricoles, depuis des siècles, et poursuivis pendant longtemps en dépit des arrêtés d'interdiction pris dès la second moitié du XIXe siècle, le trait de côte de la "Lieue de Grève" a considérablement reculé. De nos jours les dépôts abondants d'algues vertes provoquent des odeurs nauséabondes (marées vertes) en raison de leur décomposition et leur ramassage entraîne de gros frais[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[5]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[6].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[7]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[5]

  • Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 10,3 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 878 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 14,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lannion_aero », sur la commune de Lannion, mise en service en 1993[11] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[12],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,5 °C et la hauteur de précipitations de 945 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Landivisiau », sur la commune de Saint-Servais, dans le département du Finistère, mise en service en 1966 et à 47 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[15] à 11,2 °C pour 1981-2010[16], puis à 11,5 °C pour 1991-2020[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-en-Grève est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[18],[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[21],[22].

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[23]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[24],[25].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,4 %), forêts (18,7 %), terres arables (18,2 %), zones urbanisées (12,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4 %), zones humides côtières (0,3 %)[26].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[27].

Logement[modifier | modifier le code]

Parmi les logements de Saint-Michel-en-Grève, on observe une faible part (57,4%)[28] de résidences principales par rapport au département (75.3%) et une proportion élevée (37,5%) de résidences secondaires par rapport au département (16%). La part (5,1%) de logements vacants est inférieur aux Côtes d'Armor (8,7%).

Toujours en 2016, le nombre de résidences principales étaient de 260 pour 453 personnes. La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants étant de 75,3%, contre 71,1 % en Côtes d’Armor.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par la route départementale RD786.

Le territoire communal est traversé par le Sentier de grande randonnée 34 et donc de fait par le Sentier européen E5, qui utilise le GR34 pour border la Manche.

Transports collectifs[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-en-Grève est desservie par la ligne 30 Lannion-Morlaix reliant Lannion à Morlaix. Les deux collectivités Lannion-Trégor Communauté et Morlaix-Communauté assurent chacune les transports à l’intérieur de leurs périmètres. Cette ligne dessert la Gare de Lannion et la Gare de Morlaix.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Locus Michaelis en 1224, ecclesia Beati Michaelis de Littore en 1330, ecclesia de Loco Mych(aelis) fin du XIVe siècle, parochia Beati Michaelis in Littore en 1427, Lochmichael en Trez en 1461, Lomicael en 1484, Locmiguel en 1543, Saint Michel en Greffve en 1544[29].

Son nom est formé du breton lok « lieu consacré », associé au nom de l'Archange saint Michel[29].

Lokmikael-an-Traezh en breton[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des recherches archéologiques ont permis de mettre au jour des restes d'enceintes fortifiées. La commune compte également quelques menhirs. Dans le bourg et sous la plage de Saint-Michel-en-Grève, se trouvent des restes d'une voie romaine, aujourd'hui matérialisée par la rue La voie romaine, et la croix de mi-lieue.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

« Le nom du bourg atteste une création qui ne peut-être antérieure au XIe siècle. Siège d'un prieuré-cure jusqu'à la Révolution, le bourg semble lié à la fondation de cet établissement dont les origines sont probablement directement liées à la présence des moines de l'abbaye du Mont-Saint-Michel sur la Lieue-de-Grève. À la suite de la donation que leur fit en 1086 l'évêque de Tréguier du « Mont Hyrglas », « le Grand Rocher », de ses dépendances et de la dîme de Plestin, ces moines fondèrent un prieuré dont on ignore encore l'emplacement exact[31] ».

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Françoise de Quisidic, fille de Jacques de Quisidic, seigneur de Kervilsic, en Garlan dans le diocèse de Tréguier, née en 1577, convertie par un sermon de Michel Le Nobletz, après avoir vécu une partie de sa vie à Saint-Michel-en-Grève où elle vit deux apparitions de la Vierge Marie, en 1657 et en juillet 1659, mourut le près du couvent de Cuburien, probablement dans l'hospice situé à proximité[32].

La croix de Mi-lieue[modifier | modifier le code]

La croix de Mi-lieue datait du XVIe siècle et était un repère bien commode pour ceux qui traversaient la "Lieue de Grève", passage alors obligé pour se rendre de Morlaix à Lannion, car les dangers étaient nombreux, en particulier la marée montante. En 1944, la croix fut détruite, sans que l'on sache si ce fut par les Allemands ou par les Américains. Une nouvelle croix a été érigée en 1993.

La légende de Sainte-Folle[modifier | modifier le code]

Édouard Corbière raconte l'histoire légendaire d'une jeune fille sourde-muette qui aurait habité, peu avant la Révolution française, un des cabarets de Saint-Michel-en-Grève, surnommée "La Folle" car considérée comme faible d'esprit, mais que les pêcheurs, superstitieux, emmenaient fréquemment avec eux, convaincus que la présence à bord de la jeune sourde-muette permettait de conjurer les orages. Lorqu'un bateau rentrait avec une bonne pêche, une part lui était réservée. Une nuit d'ouragan, la jeune femme, seule à bord d'un canot, alla porter secours à un brick de pêcheurs en grave difficulté en raison d'un ouragan et, prenant la barre, parvint à ramener le navire au port. « Depuis ce jour mémorable, la Folle, canonisée par la reconnaissance de tout un équipage, devint "Sainte-Folle" pour tous les marins de Basse-Bretagne (...). Longtemps après la mort de cette sainte de fortune, on vit encore, dans la chapelle du Yodet, l'ex-voto que lui avait consacré la piété des matelots du navire conduit et sauvé par elle »[33]. Une complainte l'évoquant, en langue bretonne, fut aussi longtemps chantée dans la région. Son refrain, traduit en français, dit :

Sainte-Folle aux regards si doux,
Veillez sur nous,
Priez pour nous !

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La "Lieue de grève", un endroit longtemps mal famé[modifier | modifier le code]

La plage de la « Lieue de Grève », longue de 4 km, occupe le fond d'une baie se découvrant sur près de 2 km à marée basse[34]

Édouard Corbière décrit en ces termes la "Lieue de grève" en 1843 :

« Cette lieue de grève, presque toujours si déserte et d'un aspect si sauvage, fur autrefois un champ [endroit] fertile en aventures lamentables. Rarement les cavaliers qui s'exposaient à parcourir de nuit cette nouvelle Tauride réussissaient, dit-on, à se rendre d'une de ses extrémités à l'autre, sans être attaqués par des bandits incivilisés qui, sous des paquets de goémon ou des monticules de sable, se cachaient à la vigilance de la maréchaussée, pour mieux surprendre et dépouiller les voyageurs que leur amenait ce qu'ils appelaient, à leur manière, la Providence. (...) Les malheureux piétons osaient à peine s'aventurer sur cette arène sans cesse ouverte aux malfaiteurs dont la Bretagne était alors infestée. On assure même qu'à l'époque assez récente où les messageries traversaient encore la lieue de grève pour se rendre de Saint-Brieuc à Brest, ce n'était que sous bonne escorte que les voitures pouvaient espérer de franchir avec sécurité un défilé aussi dangereux[33]. »

Alexandre de Lavergne (1808-1879) a aussi décrit les voleurs de grand chemin qui sévissaient près du Grand Rocher dans son roman La Circassienne[35].

La croix de mi-lieue qui avertissait les voyageurs traversant la grève de son danger à marée montante, a disparu à la suite du débarquement des troupes alliées en août 1944, une nouvelle croix étant édifiée à son emplacement en 1993 par le Centre Culturel.

La dangerosité de la traversée à gué de l'estuaire du Yar alors que la marée s'y engouffre, occasionne des noyades individuelles ou collectives. Ces accidents ne cessent que vers 1840, quand le Yar rompt la flèche littorale près de sa racine pour aller directement à la mer[36]. Dès lors, le village d'Efflam se transforme en station balnéaire. Plusieurs villas sont construites sur le mode de l'architecture balnéaire et atypique des années folles : villa de Ker Goz (maison d'architecte néo-gothique[37]construite vers 1930 pour Lord et Lady Mond d'après la tradition orale)[38], maison de l'Aigle (villa de style éclectique construite en 1928 par l'ingénieur Raoul Vendôme)[39]

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Le "Grand Rocher", haut de 84 mètres, qui domine la "Lieue de grève", est un ancien oppidum, occupé maintes fois au fil des époques successives. De nombreuses légendes en parlent, la plus connue étant celle de saint Efflam. Un cimetière gaulois y est découvert au XIXe siècle, mais détruit de 1839 à 1851. Ce cimetière aurait pu recouvrir un poste gallo-romain. C'est un site naturel classé depuis 1936 et site départemental depuis 1982, abritant plus de 300 espèces végétales qui témoignent d'un passé agricole (talus empierrés) et de production forestière (boisement de pins : épicéa de Sitka, pin de Monterey, pin sylvestre). Des plantes calcicoles (Marjolaine, Sauge des prés, Troène, Orchidée pyramidale, Iris fétide, Ancolie, Ail des ours) témoignent de l'apport de sable riche en débris coquilliers calcaires exploité par les agriculteurs jusqu'en 1996 comme amendement calcaire. La grotte et le blockhaus de la façade nord abritent une colonie de chauves-souris qui comprend trois espèces différentes (le Grand Rhinolophe, le Petit Rhinolophe et le Murin à moustaches)[40],[41].

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Saint-Michel-en-Grève décrit en 1843[modifier | modifier le code]

La Lieue de Grève vers 1850 (d'après la carte d'état-major au 1/80 000e).

Édouard Corbière poursuit en décrivant le bourg de Saint-Michel-en-Grève :

« En dépit toutefois de l'aspect peu attrayant que présente aux yeux et au cœur ce site d'une sauvagerie si pittoresque, un village s'est élevé du sein marâtre des dunes, pour végéter, comme une plante marine, à l'abri d'une de ces crêtes pelées qui enceignent la petite baie, au fond de laquelle s'étend la lieue de grève. Le nom d'un saint, et qui plus est encore, le nom d'un archange a été donné à cette réunion informe de cahutes récrépies de boue et habitées, pour la plupart, par de pauvres pêcheurs déguenillés comme le pays qui les a vus naître. Ce village, qui, aujourd'hui possède, m'a-t-on rapporté, un maître d'école, un débit de tabac et deux cabarets fumeux, décorés du titre d'auberges, s'appelle Saint-Michel-en-Grève.[33] »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Michel-en-Grève porte les noms de 15 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; trois d'entre eux au moins (Jean Cadiou, Pierre Rolland, Louis Subille) sont des marins disparus en mer ; Joseph Le Grand, soldat au 73e régiment d'infanterie territoriale, est décédé à Langemark (Belgique) le [42].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

De 1916 à 1947, la commune a été desservie par une voie ferrée.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Michel-en-Grève porte les noms de 10 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale dont Pierre Rolland, quartier-maître manœuvre à bord du Tahure, disparu en mer lors du naufrage de son bateau le au large du Cap Varella (Indochine) ; Yves Brugière, résistant FFI, tué à l'ennemi le à Sainte-Hélène (Morbihan) lors des combats de la poche de Lorient et Édouard Lachiver[43], résistant, mort au camp de concentration de Ravensbrück le [42].

Trois aviateurs anglais, qui avaient dû atterrir en catastrophe (le réservoir de leur avion était percé) une nuit de décembre 1941 sur la "Lieue de grève", furent cachés par Anne Leduc[44] qui habitait Saint-Efflam, et par Marie Anne d'Affray de La Monnaye[45], puis en plusieurs autres lieux, avant d'être conduits à Nantes par Jean-Baptiste Legeay pour y rejoindre une filière d'évasion[46].

Le , Louis Arzur, de Saint-Michel-en-Grève, est tué par une sentinelle allemande car il n'a pas répondu aux sommations d'usage[47].

Le débarquement du [modifier | modifier le code]

Le , la Task Force A américaine reçut l'ordre de prendre le lendemain et de garder le contrôle de la plage de Saint-Michel-en-Grève qui était retenue pou devenir une plate-forme de débarquement pour les approvisionnements en armes et en munitions des troupes alliées pendant le siège de Brest[48].

Le général américain Herbert Earnest[49] reçut cet ordre le  : « Prenez Saint-Michel-en-Grève demain matin. Faites attention aux plages, nous voulons pouvoir les utiliser ».

Le , un débarquement anglo-américain[50] de trois péniches LST[51] se produit à Saint-Michel-en-Grève et Saint-Efflam (en Plestin-les-Grèves) (deux Américaines et une Britannique), parties de Portland, s'échouent sur la "Lieue de grève" pour ravitailler en carburant l'armée du général Patton (la "Lieue de grève" avait été déminée les jours précédents par un détachement américain). Ils sont accueillis par les habitants du village et les résistants de Plestin. Ces débarquements (environ 80 au total) de carburant et de marchandises se poursuivront jusqu'au [52]. Les barges ne repartent pas à vide, elles emmènent des blessés et des prisonniers en Angleterre[53].

Ravensbrück[42].

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Actuellement, le village de Saint-Michel-en-Grève est une petite station balnéaire, desservie par quelques commerces.

Le , sur la plage de Saint-Michel-en-Grève, un homme vit son cheval mourir sous ses yeux asphyxié après s'être enlisé dans des algues vertes en décomposition ; lui-même fit un malaise et n'eut la vie save que grâce à l'intervention de témoins. Plus de dix ans après, le Pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris a publié le une ordonnance de non-lieu, estimant qu'il n'y avait pas de charges suffisantes pour suivre qui que ce soit, mais a souligné « l'inadéquation de la loi pénale actuelle aux catastrophes écologiques ».[54]

Le une stèle commémorant le débarquement du a été dévoilée et des festivités organisées pour son 75e anniversaire[55].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Michel-en-Grève Blason
D’azur à la cotice d'argent accompagnée en chef d'une étoile d'or et en pointe d'une quintefeuille du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Georges Daniel   Receveur des Postes
1989 juin 1995 ? de Surville    
juin 1995 23 mars 2014 René Ropartz   Cadre retraité
23 mars 2014 26 mai 2020 Christophe Ropartz SE Artisan coiffeur
26 mai 2020 En cours François Ponchon SE Directeur d'hôpital en retraite

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-en-Grève est rattachée à la circonscription du 1er degré de l'éducation nationale de Lannion, au sein de l’académie de Rennes, et est dans la zone B du calendrier scolaire.

La commune administre une école primaire publique de 39 élèves de la maternelle au CM2[56].  Le collège de secteur est le collège Le Penker à Plestin-les-Grèves.

Postes et télécommunications[modifier | modifier le code]

Une agence postale communale est hébergée dans le bâtiment de la mairie.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58].

En 2018, la commune comptait 459 habitants[Note 7], en diminution de 0,43 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
384328369355432603615639702
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
688628704685668621572530510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
523502506448423415418451396
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
363372382398376399464474483
2013 2018 - - - - - - -
461459-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de la commune de Saint-Michel-en-Grève est en progression depuis quelques années.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par les médias suivants : Ouest-France, Le Télégramme, Le Trégor, France 3 Bretagne, Tébéo et France bleu Breizh Izel.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 629 , ce qui plaçait Saint-Michel-en-Grève au 23 772e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[61].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Lieue-de-Grève.
  • Église Saint-Michel du XVIIe siècle dont le clocher du XVe siècle est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques de 1926.
  • Cimetière marin
  • La grève (plage) de Saint-Michel-en-Grève
  • La croix de Mi-lieue sur les chemins du Tro Breiz
  • Chapelle Sainte Geneviève (privée)
  • Menhirs
  • Nombreux calvaires

Environnement[modifier | modifier le code]

Le problème des algues vertes[modifier | modifier le code]

Le bassin-versant de la Lieue de Grève, d'une superficie de 12 105 hectares, compte 14 000 habitants ; en moyenne de 2002 à 2019, entre avril et octobre, la surface occupée sur l'estran par les algues vertes, a été de 60 hectares[62].

Le , sur un secteur vaseux de l'embouchure du ruisseau Roscoat, un cheval en train de s'enliser, probablement pour aussi avoir inhalé de l'hydrogène sulfuré, est mort, et son cavalier qui a tenté de l'aider a perdu connaissance et n'a été sauvé qu'in extremis par des voisins témoins de la scène et l'entreprise chargée de ramasser les algues échouées[63].

Selon le rapport[64] commandé à l'INERIS le 11 août par le Ministère chargé de l'écologie, les taux d'hydrogène sulfuré variaient fortement selon les lieux, mais atteignaient localement 1 000 ppmv, taux très élevé justifiant des précautions pour le public et plus encore pour le personnel chargé du ramassage. L'INERIS signale que, près d'un mois après l'accident et alors que les plages proches avaient été nettoyées, sur le lieu de l'accident, le 13 août 2009 après-midi, à marée basse, les teneurs en H2S émis par la vase noirâtre (après nettoyage des algues) était de 1 000 ppmv d'H2S et 200 ppmv d'ammoniac, soit plus de 10 fois plus important que celui mesuré en manipulant les algues fraiches rencontrées dans différents secteurs de la baie (5 à 10 ppmv et 20 ppmv d'ammoniac). Cette zone trop vaseuse n'est pas approchée par les engins de ramassage des algues. Il n'y a pas eu de mesures sur les zones trop « sujettes à l'enlisement ».

Pour les autres composés soufrés recherchés (méthylmercaptan, diméthylsulfure, diméthylsulfoxyde), le rapport précise que par sécurité « l'INERIS s'est limité à des prélèvements sur les zones les moins émissives »[65]. L'INERIS précise n'avoir ailleurs rencontré que rarement des taux de 1 000 ppmv, plutôt en milieu confiné (milieux industriels, égouts), et que l'exposition à de tels taux peut causer la mort en quelques minutes.

À la suite de cet évènement, l'État a annoncé un « plan de lutte » contre le développement des algues vertes et une aide financière des communes les plus touchées par ce phénomène[66].

Vers une amélioration ?[modifier | modifier le code]

Les apports d'algues vertes en Lieue de Grève diminuent, passant de 23 295 m³ en 2015 à 8 760 m³ en 2020 ; l'objectif d'atteindre à la fin de 2021 une concentration maximale de 20 mg/litre dans les cours d'eau du bassin versant sera-t-il atteint ? [67].

Distinctions culturelles[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-en-Grève fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[8].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Du grec ptygma (pli) : plissotement serré à charnière régulière, qui affecte un filon quartzo-feldspathique (matériau granitique) dans certaines roches métamorphiques.
  2. « Sortie 56 du groupe "Patrimoine Géologique 22" en baie de Lannion entre St-Efflam et St-Michel en Grève », sur vivarmor.over-blog.com, .
  3. Hubert Lardeux et Claude Audren, Bretagne, Masson, , p. 52.
  4. http://www.infobretagne.com/lalieue.htm
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  7. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  8. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  11. « Station Météo-France Lannion_aero - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Saint-Michel-en-Grève et Lannion », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France Lannion_aero - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  14. « Orthodromie entre Saint-Michel-en-Grève et Saint-Servais », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  17. « Station météorologique de Landivisiau - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  18. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  20. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  24. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  25. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  26. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  27. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  28. « Logement en 2016- Commune de Saint-Michel-en-Grève », sur insee.fr.
  29. a et b Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992.
  30. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  31. « Présentation de la commune de Saint-Michel-en-Grève », sur cotesdarmor.fr, .
  32. Guy Alexis Lobineau, "Les vies des saints de Bretagne et des personnes d'une éminente piété qui ont vécu dans la même province, avec une addition à l'Histoire de Bretagne", 1725, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114592x/f498.image.r=Cuburien et, sous la direction de René Laurentin et Patrick Balchiero, "Dictionnaire des apparitions", 2007, consultable https://books.google.fr/books?id=2EPCADgWbNUC&pg=PT494&lpg=PT494&dq=Fran%C3%A7oise+de+Quisidic&source=bl&ots=jbVTY-hA_a&sig=O_e9kuPnYkSSBo0vEvXIFHcYmxM&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjLo_2a887XAhWCyxoKHR4TC8EQ6AEIOTAE#v=onepage&q=Fran%C3%A7oise%20de%20Quisidic&f=false
  33. a b et c Édouard Corbière, Sainte-Folle, "Revue bretonne", 1843
  34. Le Guide Vert. Bretagne Green Guides, Michelin, , p. 144.
  35. Alexandre de Lavergne, La Circassienne, paru en feuilleton dans le journal La Presse en 1846, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4304485/f1.image.r=Locquirec.langFR
  36. Louis Le Guillou, Bretagne et romantisme, Université de Bretagne Occidentale, , p. 112.
  37. Elle est édifiée à partir de remplois d'architecture religieuse de style gothique breton (la chapelle de la Sainte-Trinité de Plounérin).
  38. « Maison dite villa Ker Goz », sur cotesdarmor.fr, .
  39. « Maison de l'Aigle », sur cotesdarmor.fr, .
  40. http://www.lieux-insolites.fr/cotedarmor/rocher/rocher.htm
  41. Désiré Lucas, Guide des promenades au pays de Plestin, éditions du Centre culturel de Plestin, , p. 47.
  42. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=19488
  43. Édouard Lachiver, né le à Saint-Michel-en-Grève.
  44. Anne Leduc, née le à Saint-Efflam en Plestin-les-Grèves, arrêtée le , déportée dans les camps de concentration de Ravensbrück et Mauthausen, rapatriée en France le .
  45. Marie Anne d'Affray de La Monnaye, veuve de Saint-Laurent, née le à Versailles, arrêtée par les Allemands le , déportée au camp de concentration de Ravensbrück où elle meurt le .
  46. Roger Huguen, "Par les nuits les plus longues", Les Presses bretonnes, Saint-Brieuc, 3e édition, 1976 et http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Begard/Botlezan%20Alexandrine%20Le%20Guyader/Aide%20aviateurs%20et%20militaires%20Allies.html
  47. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (septembre 1941-août 1944)", éditions Astoure, 2012, (ISBN 978-2-36428-032-8).
  48. Éric Rondel, "La libération de la Bretagne", éditions Ouestetcompagnie, 2014, (ISBN 978-2-36428-039-7).
  49. Herbert Ludell Earnest, né le à Richmond (Virginie), décédé le à Irvington (Virginie). Il commandait la "Task Force A" du VIIIe corps d'armée américain, voir https://ww2gravestone.com/people/earnest-herbert-ludell/.
  50. "Saint-Michel-en-Grève : l'autre débarquement", voir http://almrd22.fr/Saint-Michel-en-Greve-l-autre
  51. Igor Geiler, "Les navires de débarquement", voir http://stephane.delogu.pagesperso-orange.fr/boat.html
  52. Supplément Ouest-France "La Libération des Côtes-du-Nord", 1994 et http://almrd22.fr/Le-debarquement-de-Saint-Efflam-11
  53. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, numéro du 11 août 2019, voir https://www.letelegramme.fr/dossiers/debarquement-lieue-de-greve/saint-michel-en-greve-l-autre-debarquement-10-08-2019-12358227.php.
  54. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 30 janvier 2021
  55. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, numéro du 11 août 2019.
  56. « ecole primaire de saint-michel-en-grève », sur www.education.gouv.fr (consulté le ).
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  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  61. « Comparateur de territoires ( Commune de Saint-Michel-en-Grève (22319) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le ).
  62. Flore Limantour, Peut-on mettre un point final aux échouage d'algues vertes ?, journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, n° du 10 février 2021.
  63. Articles du Télégramme (01-08-2009)
  64. Rapport d'étude 2009/08 19 n°DRC-09-108407-10226A, concernant les mesures de composés gazeux potentiellement toxiques issus de la fermentation d'algues vertes réalisées le 2009/08/13 à St Michel en Grève
  65. Page 9/15 du rapport.
  66. Article du Télégramme
  67. https://www.letelegramme.fr/cotesarmor/algues-vertes-du-mieux-pour-la-lieue-de-greve-en-baie-de-lannion-11-12-2020-12671927.php