Fougères

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Fougères
De gauche à droite puis de haut en bas : 1/ Le théâtre Victor-Hugo  2/ maisons a pans de bois dans la basse ville  3/ Le château  4/ Le beffroi  5/ L'hôtel de ville  6/ L'église Saint-Sulpice.
De gauche à droite puis de haut en bas : 1/ Le théâtre Victor-Hugo 2/ maisons a pans de bois dans la basse ville 3/ Le château 4/ Le beffroi 5/ L'hôtel de ville 6/ L'église Saint-Sulpice.
Blason de Fougères
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine (sous-préfecture)
Arrondissement Arrondissement de Fougères-Vitré (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de deux cantons :
Fougères-1
Fougères-2
Intercommunalité Fougères Agglomération
Maire
Mandat
Louis Feuvrier
2014-2020
Code postal 35300
Code commune 35115
Démographie
Gentilé Fougerais
Population
municipale
20 189 hab. (2014en augmentation de 1.86 % par rapport à 2009)
Densité 1 928 hab./km2
Population
aire urbaine
43 066 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 09″ nord, 1° 11′ 55″ ouest
Altitude Min. 62 m – Max. 171 m
Superficie 10,47 km2
Localisation

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Liens
Site web www.fougeres.fr

Fougères est une commune française sous-préfecture d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Fougères compte 20 189 habitants, faisant d'elle la troisième commune d'Ille-et-Vilaine après Saint-Malo (45 980 habitants) et Rennes, la capitale bretonne (213 454 habitants), elle devance Vitré (17 571 habitants) et Bruz (17 372 habitants)

Elle est également au cœur de la communauté d'agglomération Fougères agglomération (55 120 habitants) et du Pays de Fougères regroupant près de 88 000 habitants.

Cette ville comporte de nombreux sites populaires tels que le château de Fougères, le beffroi et bien d'autres...

Ses habitants s'appellent les Fougerais.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fougères est une ville située à la limite de la Bretagne, du Maine et de la Normandie et tire son nom de la plante, ou de « fous » qui signifie « fossé » (en Bretagne et en Normandie, un fossé est une terrasse de terre formée des excavations faites de chaque côté de la banquette, et servant de séparation entre deux propriétés).

La ville de Fougères est citée dans le refrain de la chanson La Blanche Hermine, de Gilles Servat. L'auteur l'utilise comme un symbole de la résistance bretonne où elle est accolée à la ville de Clisson en Loire-Atlantique.

Fougères est historiquement, depuis l'arrivée du latin en Armorique, en territoire de pratique du gallo dans laquelle elle se nomme Foujerr. Son nom en breton est Felger[2]. Des panneaux d'entrée d'agglomération y sont installés depuis plusieurs années. L'un des deux bagadoù de la ville reprend ce nom : Bagad Bro Felger et l'école Diwan ouverte en 2013 s'appelle également Skol Diwan bro Felger.

Château fort de Fougères vu de la place Raoul-II.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence de nombreux monuments mégalithiques en particulier en forêt de Fougères laisse à penser que la région était déjà habitée au Néolithique (5 000 à 2000 ans av. J.-C.).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Fougères : les murailles de la ville (lithographie d'Albert Robida, vers 1900).

La création de Fougères remonte au Moyen Âge. On retrouve la première mention du château de Fougères vers la fin du Xe siècle. C'était à l'époque une simple fortification en bois située sur une crête rocheuse, dont la position dominait avantageusement la vallée du Nançon et les marais environnants. Fougères se trouvait au croisement de deux voies romaines, l'une allant de Chartres à Carhaix et l'autre d'Avranches à Nantes. À partir du XIIe siècle, la population s'éloigne de la rive du Nançon et la ville se développe plus en hauteur, partagée en deux paroisses : Saint-Sulpice pour la ville basse et Saint-Léonard pour la ville haute. Dès le Moyen Âge, l'activité artisanale se développe autour de la tannerie, des tisserands et des drapiers dans la ville basse.

Bâtie au XIe siècle par les seigneurs de Fougères, la première fortification, défendue par Raoul II (1130-1194), est prise par Henri II Plantagenêt en 1166 et détruite. Raoul II, obstiné, la fera reconstruire en plus imposante, et elle deviendra une place forte défendant les frontières de la Bretagne, du mont Saint-Michel à Nantes. Cependant, la position géographique et les intérêts des seigneurs de Fougères les font souvent pencher en faveur du royaume de France. Quand Raoul III offre sa possession à saint Louis, le prince breton Pierre Mauclerc s'empare de la ville en 1231, qui sera ensuite reprise par le roi. La fille de Raoul III, Jeanne de Fougères, mariée à Hugues XII de Lusignan, entreprendra de nouveaux travaux de fortification et embellira la ville. La fin du XIIIe siècle est une période de paix et de prospérité pour Fougères.

En 1307, Philippe le Bel rachète le domaine mais le royaume de France ne s'y intéresse guère et ne l'entretient pas. Après divers combats et retournements d'alliances, Bertrand Du Guesclin y pénètre en 1373, mais la situation ne s'améliore pas. Livrée à elle-même et victime du pillage, la population de Fougères demande assistance au duché de Bretagne. Elle rentre dans son giron en 1428, vendue par Jean II d'Alençon. Mais en 1449, un dénommé François de Surienne, un mercenaire aragonais au service des Anglais, s'en empare et la met à sac, et ce, dans le but de forcer la Bretagne à s'allier à l'Angleterre. Il y a de nombreux massacres, ce qui provoque la réaction de François Ier de Bretagne, bien décidé à se débarrasser des Anglais. Le duc de Bretagne s'allie à Charles VII de France, attaque le sud de la Normandie et met le siège devant Fougères. Surienne et ses hommes parviennent toutefois à résister et se rendent sous condition de pouvoir repartir libres. Cet épisode annonce la bataille de Formigny. Finalement La Trémoille, général français, s'empare de Fougères en 1488, lors de la guerre folle.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Thomas II de Guémadeuc, gouverneur de Fougères, fut craint pour son despotisme[3]. Il fit assassiner en 1615 le baron Jacques II de Névet en raison d'une querelle de préséance lors d'une réunion des États de Bretagne. Le duc de Brissac, lieutenant général du Roi en Bretagne, fit assiéger le château de Fougères afin de s'emparer de lui ; envoyé à Paris, il fut condamné à avoir la tête tranchée en Place de Grève et « icelle portée en la ville de Fougères, plantée au bout d'une pique et fichée sur le principal portail du château »[4].

Au XVIe siècle, la ville perd son rôle défensif. L'artisanat continue à se développer, notamment le travail de l'étain (rue de la Pinterie). Pendant les guerres de Religion, la ville reste catholique alors que Vitré est touchée par les affrontements avec les huguenots.

Fougères connut des épidémies de « fièvre maligne » (peste ? choléra ? dysenterie ? typhus ?) en 1562, 1581, 1632[5].

Jusqu'en 1775, Fougères ne fera plus guère parler d'elle. Le marquis de La Rouërie, un jeune homme exalté, part alors aux États-Unis pour lutter auprès des insurgés américains. De retour en France, après avoir été emprisonné pendant un mois pour avoir mené la conjuration bretonne, il est accueilli en héros au pays natal.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolution française de 1789.
Le bataillon carré - Affaire de Fougères, 1793, huile sur toile de Julien Le Blant, 1880. Université Brigham Young University de Provo, Utah.

Lors de la Révolution, la province de Bretagne disparaît et ses privilèges avec. Les premiers changements apportés sont bien accueillis. Mais la population se divise ensuite, la constitution civile du clergé des prêtres, la levée en masse déclenchent une rébellion, la chouannerie. « Les districts de Vitré, Fougères et La Guerche restent en grande partie gangrenés, (...) la chouannerie est la maladie (...) du pays, et quoiqu'il n'y ait pas de grands rassemblements, (...) là ù il y a un homme, il y a un Chouan de fait ou d'intention. Les patriotes y sont dans une excessive minorité » écrivent les représentants en mission Dubois-Crancé, Alquier et René François-Primaudière[6].

En 1793, lors de la levée en masse, 767 hommes devaient être enrôlés dans le district de Fougères par tirage au sort. En réaction, des attroupements de paysans armés de fusils, de pistolets et de sabres se forment spontanément dès le . Les campagnes se soulèvent et bientôt les troubles dégénèrent en émeutes[7]. La même année, pendant la virée de Galerne, les chouans et les Vendéens s'emparent de la ville le qui est reprise le par les républicains[8]. Pendant huit ans, la ville et sa région passent de main en main, avec au passage de nombreux massacres et pillages. Le chef des chouans des environs de Fougères était le jeune général Aimé du Boisguy.

Article détaillé : Bataille de Fougères.

L'organisation des fêtes révolutionnaires témoigne cependant du maintien d’un sentiment favorable au nouveau régime :

  • les victoires des armées républicaines sont fêtées, notamment la reprise de Toulon aux Anglo-royalistes[9] ;
  • la fête du 26 messidor (14 juillet), instituée en 1794, est célébrée à Fougères[9] ;
  • l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, est fêté (à partir de 1795)[10] ;
  • les autres fêtes républicaines sont très suivies, comme l’anniversaire de la République jusqu’à l’an VIII (22 septembre, 1er vendémiaire[11]), la fête de la Jeunesse (le 10 germinal, soit le 30 mars[12]), la fête de la Reconnaissance, pourtant peu suivie dans le département (le 10 prairial[13]) ou celle de l’Agriculture, le 10 messidor[13].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les Louisets[modifier | modifier le code]

La région de Fougères fut concernée par le schisme de la Petite Église, des catholiques refusant le Concordat de 1801, connus localement sous le nom des Louisets[14].

Les "chaussonniers"[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, la forêt de Fougères a été le siège d'une activité intense de sabotiers. Pendant la première moitié du XIXe siècle se développe à Fougères l'industrie du chausson tressé (raison pour laquelle les ouvriers de la chaussure furent par la suite appelés localement "chaussonniers") ; cette activité fut touchée par la crise à partir de 1850, les chaussons étant désormais fabriqués en tissu). Fougères se reconvertit alors dans l'industrie de la chaussure : 2 200 ouvriers en 1874, 5 000 en 1880, 7 000 en 1884, 11 000 en 1890 ; le nombre d'usines passa de 13 à 27 pendant cette période, la plus importante étant l'usine Cordier, dont les patrons étaient réputés être durs et intransigeants à l'égard de leurs ouvriers[15]. En 1913, 38 "fabriques" de chaussures existaient à Fougères[16].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La vie industrielle au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Fougères : la Porte Saint-Sulpice (lithographie d'Albert Robida, vers 1900).

L'industrie remplace peu à peu l'artisanat et Fougères voit l'implantation de manufactures de chaussures. À l'hiver 1906-1907 éclate une grande grève d'ouvriers dans les usines de chaussures fougeraises. La grève dure plusieurs mois, touchant 32 usines. En réaction, les patrons organisent un lock-out qui laissa sans travail des milliers d'ouvriers, ce qui provoqua une grande misère dans la région. La solidarité est très forte dans la ville (soupes « communistes » pour nourrir les familles de grévistes sans revenus) mais aussi au-delà : des enfants sont accueillis dans des familles rennaises et parisiennes le temps du conflit. Jean Jaurès vient à Fougères pour soutenir le mouvement.

La verrerie existe aussi dans la région fougeraise depuis l’arrivée de maîtres verriers italiens aux XVIe et XVIIe siècles. L’installation de cette industrie dans le Pays de Fougères s’explique par la présence de facteurs indispensables : un terrain sablonneux (le sable étant le composant principal du verre), une forêt (puisque la fusion du sable s’obtenait à haute température) et enfin de la fougère (plante riche en soude). Ainsi, il existait déjà une verrerie aux portes de la ville (à Laignelet) qui prospérait au XIXe siècle. Mais, à la suite des revendications sociales de 1921, le syndicalisme religieux se mobilise, l’abbé Bridel très social, fonde une nouvelle verrerie à Fougères, la Cristallerie fougeraise, ainsi qu'une cité ouvrière pour loger le personnel, construites par l'architecte Hyacinthe Perrin, dès 1922.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Fougères porte les noms de 640 soldats originaires de la commune morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[17]. Le carré militaire porte les noms de 148 autres soldats morts à Fougères, mais non originaires de cette ville, car Fougères a accueilli dans son hôpital pendant la Première Guerre mondiale de nombreux blessés de guerre[18].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

L'abbé Louis Bridel, vicaire à l'Église Saint-Léonard de Fougères à partir de 1909, fut un militant syndicaliste chrétien et fonda à Fougères plusieurs coopératives : de consommation en 1919, l' Étoile fougeraise de production, comme la Cristallerie fougeraise (à la suite d'une grève en 1921 dans une verrerie locale), d'habitation en 1922 (Le foyer fougerais), d'ameublement et menuiserie en 1924 (Le Genêt d'or) et une coopérative de chaussures en 1928 (l'Abeille)[5].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Fougères porte les noms de 52 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale[17].

La Libération fut marquée par les terribles bombardements américano-britannique des 6 et , qui visaient à rendre la traversée de la ville impraticable pour les troupes allemandes : ce bombardement, qui visait principalement le quartier de la gare, tua 256 personnes (voir la plaque commémorative située square Marcel Ménager)[19], en blessa deux fois plus, et détruisit la plupart des équipements publics et industriels[20]. Sous les bombes, l'ancienne usine Cordier, la sous-préfecture, l’Œuvre Saint-Joseph, la gare, le lycée, etc.. furent atteints autant que les logements ouvriers[21].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Treize soldats originaires de Fougères sont morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine et sept pendant la Guerre d'Algérie[17].

Depuis, la ville s'est largement ouverte au tourisme, grâce à son château médiéval et à ses quartiers historiques. À partir des années 1970, l'industrie s'est diversifiée : agro-alimentaire, ameublement, mécanique, verre, électronique, informatique et robotique. Fougères organise également un important marché au bétail.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or à la plante de fougère de trois pièces de sinople, arrachée de sable, au chef soudé d’argent chargé de trois mouchetures d’hermine de sable.

La ville de Fougères étant depuis le 11 novembre 1948 titulaire de la Croix de guerre 1939-1945, cette décoration accompagne depuis la figuration de ses armes.

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Pays de Fougères[modifier | modifier le code]

Pays de Fougères.

Situé au nord-est de l'Ille-et-Vilaine, le Pays de Fougères compte 83 000 habitants. Cette population ne cesse de croître et représente 11,77 % de la population du département qui regroupent 977 449 habitants et 7 pays. Le Pays regroupe 58 communes, réparties dans cinq communautés :

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Fougères est classée ville d'art et d'histoire depuis 1985. Elle abrite 24 monuments historiques et 87 bâtiments inventoriés[22].

Fougères bénéficie du label Tourisme et handicap depuis juillet 2011.

Le château[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Fougères.
Vue générale du château.

Le château de Fougères est occupe une superficie de deux hectares. Il est constitué de trois enceintes en bon état de conservation. Si le logis seigneurial est en ruine, les treize tours sont encore debout. Certaines sont visitables, comme la tour du Hallay, la tour de la Haye (XIIe siècle), la tour Raoul (XVe siècle), ou la tour Mélusine. À l'entrée, on trouve un triple moulin à eau. L'accès à la courtine ouest permet d'observer la ville haute (48° 21′ 13″ N, 1° 12′ 34″ O).

Le château, ainsi que ses abords, a été classé monument historique par liste de 1862, par arrêté du 4 juillet 1928 et par arrêté du 26 février 1953[23].

Un timbre postal représentant le château a été émis le 18 janvier 1960.

Le beffroi[modifier | modifier le code]

Le beffroi.
Article détaillé : Beffroi de Fougères.

C'est le premier à être construit en Bretagne, en 1397. Il symbolise le dynamisme d'une société artisanale civile en quête d'indépendance. Son architecture s'inspire des modèles flamands que les drapiers de Fougères ont découverts lors de leurs voyages en Flandres. Sur la cloche est gravée l'inscription : « En 1397 les bourges de Fougères me firent et m'appellent Roland Chapelle ».

Le beffroi a été classé monument historique par arrêté du 1er septembre 1922[24].

La porte Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Porte Notre-Dame à l'ouest de la ville.
Article détaillé : Porte Notre-Dame (Fougères).

Cette porte du XVe siècle[25] avec un double pont-levis présente de nombreuses défenses dont des douves, des meurtrières, des mâchicoulis, etc., et une Vierge protectrice tournée vers l'extérieur. C'est la seule porte fortifiée de la ville qui subsiste encore.

La porte Notre-Dame a été inscrite monument historique par arrêté du 9 décembre 1946 avec les remparts sud et ouest de la ville[26].

L'église de Bonabry

L'église de Bonabry est du au travail de l'architecte Mellet de Rennes. Les travaux commencèrent le 3 juin 1891 et s'achevèrent par une bénédiction de l'Archevêque de Rennes, Mgr Gonindard le 13 juin 1893[27]. De style néo-romano-byzantin, la façade de l'église est inspirée de Notre-Dame-La-Grande de Poitiers[28]. Le chœur a été reconstruit après les bombardements de 1944. Ses chapiteaux ont été exécutés en 1962 par Eugène Aulnette, sculpteur au Sel de Bretagne[29].

L'église Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Sulpice de Fougères.

L’église Saint-Sulpice a été classée monument historique par arrêté du 26 septembre 1910[30]. S'y trouvent deux remarquables retables médiévaux en granit monumental, avec des décors sculptés : le retable des Tanneurs et le retable de Notre-Dame-des-Marais.

L'église Saint-Léonard[modifier | modifier le code]

L’église a été inscrite monument historique par arrêté du 15 mars 1949[31]. Située tout en haut de la ville haute, elle offre un panorama sur l'agglomération.

Patrimoine religieux et civil[modifier | modifier le code]

Couvent des clarisses urbanistes de Fougères
  • Abbaye Saint-Pierre de Rillé. C'était à l'origine une collégiale de chanoines réguliers augustiniens. Elle fut fondée en 1143 et devint au XVIIe siècle l'abbaye Sainte-Geneviève. Elle fut reconstruite une première fois entre 1724 et 1750, et de nouveau au XIXe siècle. De l'ancien édifice, visible dans sa totalité sur le plan de 1756, il ne reste plus que la tour d'escalier coiffée d'un toit à l'impérial.
  • La cristallerie construite en 1922, par l'architecte Hyacinthe Perrin, restaurée, abrite aujourd'hui des bâtiments administratifs.
  • Église Notre-Dame-de-Bonabry de Fougères.
  • Hôtel de Saint-Brice
  • Hôtel Gefflot de Marigny

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Fougères est située dans la chaîne cadomienne. Les bâtiments les plus anciens utilisent la pierre immédiatement disponible : la cornéenne. Difficile à tailler et d'aspect très divers, elle est très solide. Plus tard est venue l'utilisation du granite de Louvigné, plus homogène. La plupart des bâtiments de la ville sont construits avec ces matériaux locaux. Il a fallu attendre l'arrivée du chemin de fer pour importer d'autres pierres (fin XIXe). En stratégie militaire, on remarquera que le château n'est pas sur la hauteur mais sur un gisement de cornéennes, ce qui empêche les risques d'attaques par minage et souterrains.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lécousse Laignelet (Forêt de Fougères) Laignelet Rose des vents
Lécousse N Beaucé
O    Fougères    E
S
Lécousse Javené La Selle-en-Luitré

Localisation[modifier | modifier le code]

Fougères est situé à :

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2 mars 1893 3 mai 1902 Alfred Bazillon Républicains progressistes Député d'Ille-et-Vilaine du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
1945 mars 1965 Hippolyte Réhault MRP Industriel - sénateur (1946-1948)
mars 1965 mars 1971 Jean Madelain UDF Sénateur (1980-1998)
Conseiller général du canton de Fougères-Nord (1964-1988)
21 mars 1971 13 mars 1983 Michel Cointat RPR Ingénieur agronome
Député (1967 - 1993)
mars 1983 29 juin 2007 Jacques Faucheux PS Travailleur social - conseiller régional (1986-2004)
29 juin 2007[37] en cours Louis Feuvrier DVG Conseiller général du canton de Fougères-Nord (1994-2015)
président de Fougères communauté (de 1983 à 2014)
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ces deux villes sont également jumelées entre elles depuis 1964.

Cartes des jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Fougères

Démographie[modifier | modifier le code]

Fougères est une ville industrielle et son évolution démographique typique le montre très bien. Dans les années 1850, la ville bretonne « s'oriente dans la fabrication de chaussures en cuir pour résoudre une crise dans l'industrie du chausson ». Le succès est au rendez-vous (usine Cordier par exemple) et Fougères voit sa population augmenter de 124 % et passe de 9 344 habitants en 1856 à 20 952 en 1901, soit un gain de population, en moins de 50 ans, de 11 608 personnes (soit plus que la population de Vitré). Au début du XXe siècle, Fougères devient la capitale de la chaussure féminine : « […] plus de 12 000 ouvriers y sont répartis dans 40 usines. En 1946, on y fabrique 10,7 % de la production française pour les usages de ville et fantaisie et 7 % des chaussures de travail » (Jérôme Cucarull). La crise des années 1930 met en difficulté de qu'il faut bien appeler un district industriel, (Florent Le Bot). La fermeture en masse de PME et la concentration de l'emploi dans quelques entreprises (principalement Réhault, JB Martin, Morel et Gâté) offrent un second souffle à l'industrie fougeraise (4 500 salariés en 1966). Le ralentissement de la croissance durant la seconde moitié des années 1960, puis le choc pétrolier de 1973, provoquent une hécatombe dans le secteur de la chaussure, en particulier en février-mars 1976, avec la fermeture de trois entreprises (Réhault, Morel et Gâté, Maunoir) et le licenciement de 1 140 salariés. Depuis 2008 et la fermeture de Hasley, seule la société JB Martin maintient la tradition de la chaussure fougeraise (F. Le Bot, Laurence Héry).


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[38],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 20 189 habitants, en augmentation de 1,86 % par rapport à 2009 (Ille-et-Vilaine : 5,31 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7 177 7 297 7 443 7 600 7 677 9 384 9 182 9 931 9 083
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 344 9 470 9 580 11 201 11 873 14 325 15 578 18 221 20 735
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
20 952 23 537 22 178 21 167 21 061 21 033 20 432 19 281 23 151
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
24 279 26 045 26 610 24 362 22 239 21 779 20 941 19 775 20 189
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Trente Glorieuses ont dynamisé Fougères et la ville a augmenté sa population jusqu’au recensement de 1975, arrivant à presque 27 000 habitants.

En 1975, la ville a profondément souffert de la crise pétrolière de 1973 et en a subi les contrecoups. La ville est sinistrée par des fermetures successives d’usines de chaussures, secteur en crise, et refuse l'implantation de l'entreprise Citroën sur son territoire[réf. nécessaire]. La ville a du mal à s’en remettre et voit sa population baisser. Elle passe de 26 610 en 1975 à 19 820 en 2009 soit une baisse de 26 % en 34 ans, même si la périurbanisation compense cette diminution. Aujourd'hui la chaussure n'offre plus que quelques centaines d'emplois dans la ville : par exemple l'entreprise JB Martin reste à Fougères, même si elle a complètement délocalisé sa production en Asie. La ville est de plus en plus en relation avec Rennes depuis l'inauguration de l'autoroute des Estuaires en 2000 qui permet de rejoindre Rennes en 30 minutes, et connaît un développement satisfaisant basé sur l'essor d'activités économiques plus diversifiées. Plus de 30 hectares de zones d'activités, entre l'autoroute et la ville centre, viennent donner de l'attractivité économique au territoire.

L'aire urbaine de Fougères compte 20 communes regroupant 42 818 habitants (2009) dont 46 % de cette population vient de la ville centre. Ce qui fait de l'aire urbaine fougeraise la 164e des 241 grandes aires urbaines de France.

Économie[modifier | modifier le code]

Fougères était le siège de la chambre de commerce et d'industrie du pays de Fougères jusqu'en 2011, remplacée depuis par une délégation de la chambre de commerce et d'industrie de Saint-Malo-Fougères après la fusion de celles-ci[41].

En 2008, les principaux employeurs fougerais étaient le Centre hospitalier de Fougères, le groupe Sagem-Safran , Carl Zeiss Vision, la Ville de Fougères, les Transports Gelin, Carrefour (Sofodis), l'Association Jean-Baptiste Le Taillandier (AREP, lycées Notre-Dame-des-Marais, Edmond Michelet, Saint-Joseph, et Beau-Lieu), la cité scolaire Jean-Guéhenno, le Groupe Royer, Groom ainsi qu'Otima[42]

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier du Pays de Fougères a achevé sa rénovation en 2013 : il propose l'accès à 13 services de soins, un service d'urgence, une maternité, 16 spécialités et 440 lits.

Les personnes âgées disposent de deux structures adaptées : le foyer-logement Rebuffé, ouvert en 1987 dans les anciens locaux de l'entreprise Morel et Gaté à Bonabry, et le foyer-logement des Cotterêts.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement supérieur est présent à Fougères, notamment dans le domaine de la santé :

  • Institut de formation en soins infirmiers (centre hospitalier)
  • École d'audioprothèse Bertin (pôle formation CCI Fougères)
  • École supérieure d'optique Fizeau (pôle formation CCI Fougères)
  • École de haute horlogerie Charles-Édouard-Guillaume (pôle formation CCI Fougères)
  • Institut de formation de la CCI de Fougères

Maternelles publiques[modifier | modifier le code]

  • Odile Gautry
  • La Forairie
  • Raoul ‖
  • Madeleine-Chattière

Maternelles privés[modifier | modifier le code]

  • St Joseph de Bonabry
  • St Jean Baptiste de la Salle
  • Jean de la Mennais
  • Saint joseph

Écoles publiques[modifier | modifier le code]

  • Duguesclin
  • Odile Gautry
  • Les Bleuets
  • Madeleine-Chattière
  • Raoul ‖
  • La Forairie

Écoles privées[modifier | modifier le code]

  • Saint Joseph
  • Jean de la Mennais

Collèges publics[modifier | modifier le code]

  • Mahatma Gandhi
  • Thérèse Pierre

Collèges privés[modifier | modifier le code]

  • Jeanne d'arc
  • Ste Marie

Lycée public[modifier | modifier le code]

  • Lycée Jean Guéhenno (général, technique et professionnel)

Lycée privé[modifier | modifier le code]

  • Lycée polyvalent Jean-Baptiste Le Taillandier réparti sur 3 sites : Notre Dame des Marais, Edmond Michelet, Saint Joseph.

Urbanisme et cadre de vie[modifier | modifier le code]

La ville compte 38 arbres remarquables. Plusieurs d'entre eux (séquoia, tulipiers, châtaignier, araucaria) sont visibles dans un parc privé boulevard Saint-Germain.

Quartiers[modifier | modifier le code]

À Fougères, cinq conseils de quartiers ont été mis en place :

  • Centre-ville - Urbanistes
  • Forairie - Cotterêts,
  • Paron-Orières - Écartelée - Bonabry,
  • Montaubert - Rillé - Saint-Sulpice,
  • Madeleine - Sermandière - Chattière

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Le jardin public : situé en ville haute, il offre un panorama remarquable sur la ville, surplombant le château et le quartier médiéval autour de l'église Saint-Sulpice.
  • Le Val Nançon : jardin aménagé qui offre de nombreuses ambiances à découvrir au fur et à mesure. Exposition d'œuvres contemporaines notamment L'Œuvre à la Vie de Louis-Marie Catta présente depuis 2000.
  • Le parc des Orières : étendu sur plus de 4 hectares, le ruisseau de Groslay rejoint un petit étang et une aire de jeux. On y trouve également un parcours sportif.
  • Le parc René-Gallais : devant le centre culturel Juliette-Drouet.
Le Val Nançon
  • La carrière du Rocher Coupé, surnommé aussi la carrière de Californie, est un lieu de promenade exceptionnel à proximité du château. Un lac remplace aujourd'hui l'ancienne exploitation de schiste cornéen fonctionnant jusqu'en 1999 et acquise depuis par la ville. Avec ses 60 mètres de profondeur, le lac est de plus un lieu d'entrainement à la plongée subaquatique.
  • Des chemins piétonniers balisés au sol, permettent de découvrir la haute et la basse ville ainsi que ses nombreux monuments. La promenade le long de l'ancienne voie ferrée, depuis le pont de l’Abattoir mène à la forêt de Fougères.

Fleurissement[modifier | modifier le code]

Fougères participe au concours des villes et villages fleuris et obtient le label quatre fleurs (220 villes récompensées en France et cinq en Ille-et-Vilaine) pour la qualité de son aménagement et la gestion des espaces paysagers. Les panneaux l'indiquant sont situés à toutes les entrées de la ville.

Rond-point fougerais.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Ligne Dessertes principales
1
Guénaudière-Flaubert-Carnot-République-Landronnière-Guénaudière
2
Lécousse Bellevue-Coix Dorée-Fougères Croix hamon-Carnot-Moussais-ZI écartelée-Javené Freyssinet
3
Piscine-Paron-Carnot-Bourdon-Fournier-Verrerie-St lô
4
Javené Croix Guérin -Sermendière-Carnot -Bourdon-Baumanoir- Cotterêts
5
Javené Bioagropolis -Chattière-Haras-Carnot-Château-Lécousse Pilais

Ce réseau est appelé le SURF. Il est composé de 9 bus (6 grands et 3 mini). Les horaires s'étendent de 7 heures du matin à 19 h 30 le soir. Ces lignes passent dans tous les quartiers et lieux touristiques de la ville.

Le lieu de correspondance est la Place Carnot.

La fréquence est un bus toutes les 30 minutes en heure de pointe et toutes les heures pour les heures creuses (14 h à 16 h) l'après-midi en semaine et toute la journée le samedi.

Le prix du ticket unitaire est de 1,10 euros.

Fougères est également desservie par le réseau interurbain Illenoo.

Bus Surf

Routier[modifier | modifier le code]

Fougères est desservie par l’autoroute des Estuaires (A84) reliant Caen à Rennes.

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

Depuis l’arrêt du trafic régulier de voyageurs entre Fougères et Vitré en 1972, seuls le fret et quelques trains de pèlerins ont continué à circuler jusqu’en 1991, date de fermeture de la gare de Fougères. Par la suite, le bâtiment a servi comme point de vente SNCF, jusqu'à sa démolition en 2001 pour laisser place à un complexe commercial.

Plusieurs dessertes journalières, Fougères-Laval, sont assurées par un car TER.

Depuis un certain temps, l'idée du retour du train à Fougères commence à naître dans certains esprits[43].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Dans l'ancienne usine Réhault, réhabilitée et rebaptisée les Ateliers, près de la cristallerie, logent de nombreuses associations ainsi que la Maison des associations. Plus de 100 associations sont répertoriées, dans le domaine du sport et des loisirs notamment[44].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreux équipements sportifs municipaux pour permettre aux habitants de pratiquer leur sport dans les meilleures conditions possibles:

  • Complexe sportif de Paron : terrains de football et gymnase
  • Complexe sportif Jean-Manfredi (Paron Sud) : terrains de football, de rugby, piste d'athlétisme, vélodrome, practice de golf, anneaux de rollers, courts de tennis
  • Stade municipal Berthelot : terrain de football
  • Salle de sports Justy-Speker
  • Stade de la Madeleine : terrain de football et piste d'athlétisme
  • Gymnase omnisports des Cotterêts
  • Gymnase omnisports de la Chattière

D'autres équipements complètent l'offre :

  • Centre aquatique Aquatis, de Fougères communauté, inauguré en mai 2010 : bassin sportif et fosse de plongée (intérieur) et ludiques (intérieur et extérieur), aquaboggan, jacuzzi, hammam, sauna, jeux d'eaux[45].
  • Base de plein air de Chênedet (située sur la commune de Landéan) au cœur de la forêt de Fougères, sur la route de Louvigné-du-Désert
  • CRAPA (Circuit rustique d'activités physiques) à Chenedet, près de l'étang

D'autres centres sportifs existent également :

  • Centre hippique Montaubert (appartenant à Fougères communauté)
  • Dojo du Pays de Fougères
  • Tennis Club fougerais
  • Salle de l'Espérance
  • Stand de tir

Quelques clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • AGL-Drapeau Football (depuis septembre 2011) est un nouveau club né de la fusion de deux associations historiques sur la ville[46].
  • AGL Handball
  • Pays de Fougères Basket
  • Espérance Fougères club multiactivités culturelles & sportives (pétanque, tennis, tai chi chuan, aéromodélisme)
  • Tennis Club fougerais (TCF)
  • Fougères Volley Ball
  • Club de natation fougerais et waterpolo depuis les années 1970
  • Fougères Rugby-Club- AGL
  • BCPF Badminton Club du Pays de Fougères
  • Vigilante de Fougères Athlétisme et Gymnastique
  • ASPTT Fougères Athlétisme
  • Judo Club des Marches de Bretagne (JCMB)

Tournoi international de basket féminin[modifier | modifier le code]

Chaque année la ville de Fougères invite quatre nations à participer à un tournoi de Basket. Ce tournoi concerne les U17 (âgées de 17 ans) ou les U16 (âgées de 16 ans) féminines. Pendant trois soirs (jeudi, vendredi, samedi), chaque nation s'affronte. En plus des matchs, a lieu un concours de 3 points où les basketteuses de chaque nation doivent marquer le plus de panier à 3 points.

À l'issue des trois matchs, la joueuse qui a marqué le plus de points est titrée « meilleur marqueuse du tournoi ».

Le premier tournoi fut en 1993, remporté par la Russie. La France a gagné le plus de victoires (7) devant la Russie (6) et l'Australie (3).

Autres manifestations nationales et internationales[modifier | modifier le code]

Le , Fougères a accueilli le Tour de France comme ville départ de la 12e étape. Le , elle est ville d'arrivée de la 7e étape,ainsi que le 4 juillet 2016,ou elle est Ville-étape.

Culture[modifier | modifier le code]

L'association de formation et d'animation populaire[modifier | modifier le code]

L'association de formation et d'animation populaire — ou AFAP — est une association créée en 1976 dont l'objectif est « de rassembler les personnes désireuses de faire connaître et de développer les cultures traditionnelles en pays de Fougères (musique, danse et chant) ». Comptant près de 200 adhérents, elle organise tous les ans le prix Froger-Ferron[47], dont les 25 ans en 2011 sont marqués par la présence de Graeme Allwright.

Bagad Bro Felger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bagad Bro Felger.
Le bagad Bro Felger lors de la grande parade du Festival interceltique de Lorient 2012, arrivée dans le stade du Moustoir.

Le bagad Bro Felger est un ensemble de musique traditionnelle bretonne issu du pays de Fougères, créé à l'automne 2002 à Fougères. Membre de la fédération Bodadeg ar Sonerion, il concourt actuellement en 2de catégorie du championnat national des bagadoù et est présent dans de nombreux festivals en France.

Bagad Raoul II[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bagad Raoul II.

Toujours actif à ce jour[48], il est le premier bagad de la ville et un des premiers de Bretagne, créé en 1954, il a rapidement pris le nom de Raoul II en l'honneur du fondateur de la ville de Fougères[49].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Une école Diwan a été ouverte à la rentrée 2016, où 39 enfants sont inscrits[50], soit 2 % des enfants de la commune scolarisés dans le primaire[51].

Festival Accords et à cris[modifier | modifier le code]

Tous les ans, depuis plus de vingt ans, en juillet se tient dans l'enceinte du château le Festival des Voix de Pays, organisé par le Centre culturel Juliette Drouet, géré par Fougères Communauté. Anciennement intitulé "Voix des pays", le festival a changé de nom en 2015[52].

Médias[modifier | modifier le code]

Les presses de l'agglomération fougeraise sont :

Il existe des magazines d'informations locales édités sur l'agglomération, tels que La Lettre de Fougères communauté.

Il a existé à Fougères plusieurs radios libres qui ont été :

  • Radio des Marches de Bretagne (RMB) : 20 décembre 1983 - 1986. Ses locaux étaient situés 41, rue Nationale. Son slogan est « la radio fruitée ». À la fin des années 1980, l'équipe de RMB se retrouve scindée en deux. Un groupe décide de fusionner avec RCV (Radio Cité Vitré) pour donner naissance à FPB (Fréquence des Portes de Bretagne). L'autre équipe, quant à elle, crée Galaxie[53] ;
  • Fréquence des Portes de Bretagne (FPB) : 1986 - 1997[54] ;
  • Radio Mélusine : 1984 - 1992 [55] : ses locaux étaient situés au 1, rue Nationale, à l'étage de l'actuel théâtre Victor-Hugo, désaffecté à cette époque ;
  • Radio Galaxie : 1986 - 1992[53] : son slogan est « l'onde magique », chanté par les frères Costa qui réalisèrent l'habillage de la station ;
  • Radio Mélusine Galaxie : 1992 - 1997[53] ;
  • Radio des Trois Provinces - Crystal FM - Sensation[56].

Personnalités liées à Fougères[modifier | modifier le code]

Personnalités fougeraises[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant séjourné à Fougères[modifier | modifier le code]

  • François-René de Chateaubriand : il vient souvent à Fougères où habite une de ses sœurs. Il n'en garde pas un très bon souvenir :
    « Chez mes sœurs, la province se retrouvait au milieu des champs. On allait dansant de voisins en voisins, jouant la comédie dont j’étais parfois un mauvais acteur. L’hiver, il fallait subir à Fougères la société d’une petite ville, les bals, les assemblées, les dîners. »
  • Balzac : après avoir découvert Fougères en 1828, il écrira le roman Les Chouans. (Lire le roman sur Wikisource). Un hôtel rue Nationale porte son nom.
  • Victor Hugo a séjourné à Fougères avec sa maîtresse Juliette Drouet en juin 1836.

Huguette Gallais (1921-2016) Commandeur de la légion d'honneur Deportee-resistante 39-45

Galerie de photographies de la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[60].
  1. INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de Fougères.
  2. « Résultats concernant « Fougères » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 29 août 2013).
  3. Il fit par exemple assassiner à Châtillon-en-Vendelais un jeune homme qui avait protesté contre le refus du gouverneur de donner une sépulture chrétienne à sa mère qui était protestante et dont le corps avait été jeté dans l'étang de Châtillon-en-Vendelais
  4. Paul du Breil de Pontbriand, "Histoire généalogique de la maison Du Breil..;", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649718/f231.image.r=Lezargant.langFR et Joseph Chardonnet, "Rennes et la Haute-Bretagne', éditions France-Empire, 1980
  5. a et b Joseph Chardonnet, "Rennes et la Haute-Bretagne', éditions France-Empire, 1980
  6. "Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire", tome 13, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6220813m/f416.image.r=Ch%C3%A2teaubourg?rk=42918;4
  7. Pierrick Chuto, "Le maître de Guengat", Cloître imprimeurs, 2010, (ISBN 978-2-7466-1655-4)
  8. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, cité par Roger Dupuy, De la Révolution à la chouannerie paysans en Bretagne 1788-1794, Paris, Flammarion, coll. « Nouvelle bibliothèque scientifique. », , 363 p. (ISBN 978-2-082-11173-7, OCLC 708297244)
  9. a et b Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », dans Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 397
  10. Dubreuil, Fêtes…, p. 398-399
  11. Dubreuil, Fêtes…, p. 401
  12. Dubreuil, Fêtes…, p. 402
  13. a et b Dubreuil, Fêtes…, p. 406
  14. Joseph Chardonnet, "Rennes et la Haute-Bretagne", éditions France-Empire, 1980
  15. "Histoire de la Bretagne et des pays celtiques de 1789 à 1914", Skol Vreizh, 1980
  16. Jérôme Caracull, L’industrie de la chaussure à Fougères avant 1914 d’après les dossiers de faillite des entreprises, "Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest", 2007, consultable https://abpo.revues.org/602?lang=en
  17. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=35115&pays=France&dpt=35&idsource=346&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
  18. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=2933
  19. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=69846
  20. La vie quotidienne sous les bombardements
  21. http://www.lachroniquerepublicaine.fr/dossiers/6-et-8-juin-1944-dans-fougeres-bombardee-deux-nuits-d%E2%80%99effroi-le-deuil-avant-la-joie_4264/
  22. « Liste des notices pour la commune de Fougères », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Notice no PA00090557, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. Notice no PA00090555, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. Collectif, Le Patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine, Éditions Flohic, Paris, mars 2000, 2 tomes, vol. I, 893p., p. 582, (ISBN 2-84234-072-8).
  26. Notice no PA00090571, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Georges Bougeard, Bonabry, Histoire d'un quartier et de son Eglise, R3CI, , 99 p.
  28. Pascal et Thierry, « Eglise Notre-Dame-de-Bonabry (1891) – Rue de Bonabry. à #Fougères #35 #35300 », sur www.petit-patrimoine.com (consulté le 1er octobre 2016)
  29. Georges BOUGEARD, BONABRY. Histoire d'un quartier et de son église, , 97 p., p. 86
  30. Notice no PA00090560, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. Notice no PA00090559, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Notice no PA00090562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Notice no PA00090569, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Notice no PA00090558, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. Notice no PA00090561, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Notice no PA00090572, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Louis Feuvrier, nouveau maire de Fougères », Fougères ensemble, no 97,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  38. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  39. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  41. Ouest-France, « A 140 ans, la CCI va fusionner avec Saint-Malo », (consulté le 21 janvier 2014)
  42. CCI St Malo Fougères, « Chiffres Clef Fougères »
  43. www.fougeres.maville.com Article « Le retour du train, une idée saugrenue ? » du 12 janvier 2009
  44. Ouest-France, « Ce samedi,113 stands au forum des associations »,
  45. Ouest-France, « Ouverture du Centre Aquatis de Fougères le 17 mai », (consulté le 21 janvier 2014)
  46. Ouest-France, « Football : « AGL-Drapeau, c'est uni pour vaincre » », (consulté le 21 janvier 2014)
  47. Site de l'AFAP Page de présentation
  48. Bagad Raoul II : une vingtaine de représentations Article de Ouest-France du 13 février 2012, consulté le 29 août 2012.
  49. L'histoire du Bagad Site du Bagad Raoul II, consulté le 29 août 2012.
  50. Office public de la langue bretonne, « Fiche sur la rentrée de l'enseignement bilingue en 2013 »,
  51. Dossier sur la rentrée scolaire 2013 - Office public de la langue bretonne
  52. « Fougères. Le festival Voix des pays change de nom » (consulté le 26 septembre 2016)
  53. a, b et c http://www.schoop.fr/histos/marches-bretagne.php
  54. http://www.schoop.fr/histos/cite-vitre.php
  55. http://www.schoop.fr/ficheradio.php?id_radio=286
  56. http://www.schoop.fr/ficheradio.php?id_radio=2461
  57. Le site de l'office culturel
  58. Guéhenno, « mémorialiste » des chaussonniers
  59. Le site du lycée Jean-Guéhenno
  60. « Fougères sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amand Dagnet, Le Patois fougerais (dialecte haut-breton), essai de grammaire. Laval : impr. de Vve Camille Bonnieux, 1890. Comprenant : remarques sur la prononciation des sons et articulations, règles sur les équivalences ou mutations des sons et articulations du français au fougerais, notes philologiques, étymologiques…, les 10 parties du discours et 16 modèles de conjugaison. Suivi d'un vocabulaire français-fougerais et fougerais-français, d'une anecdote et d'une chanson en fougerais. Cet ouvrage a obtenu au concours littéraire et archéologique de Rennes de 1889 le Grand Prix d'Honneur offert par M. le Président de la République Sadi Carnot ;
  • Amand Dagnet, Croyances populaires du pays fougerais. Au pays fougerais : il était une fois, 1re édition dans la Chronique de Fougères, 1899. Réédité en 1923, Rebuffé, Fougères. Réédité en 1988, Rue des scribes, Rennes, (ISBN 2-906064-07-6) ;
  • Amand Dagnet, La Fille de la Brunelas, Idylle fougeraise, pièce patriotique et paysannes en 1 acte publiée dans l'Hermine, Louis Tiercelin, Fougères, 1901, Puis publiée en 3 actes et 4 tableaux, en 1918. Ses représentations en 1927 sous les auspices de la Fédération Régionaliste de Bretagne et, à partir de 1936 par le cercle fougerais « Art et Folklore » de Gaït Corvaisier, firent entrer le patois dans les théâtres des villes.
  • D. Badault, J.-C. Chevrinais, Mémoire en images : Fougères, A. Sutton, Rennes, 2 vol., 1994.
  • Jérôme Cucarull, L'Enquête orale, source de l'histoire industrielle et technique. L'exemple des ouvriers de la chaussure de Fougères, in Geslin (C.) (dir.). La Vie industrielle en Bretagne, une mémoire à conserver, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2001, p. 131-146.
  • Bernard Heudré, Fougères : le pays et les hommes, Coutances, 1980, 216 p.
  • Florent Le Bot, « Les ressorts du développement du district fougerais de la chaussure, XIX-XXe siècle », LESCURE (Michel) (éd.) La mobilisation du territoire. Les districts industriels en Europe occidentale du XVIIe au XXe siècles, Paris, CHEFF, 2006, p. 139-166.
  • Florent Le Bot, Laurence Héry, « La chaussure en France au XXe siècle : la fin d’une industrie ? Comparaison du SPL fougerais et de l’entreprise Noël à Vitré, face aux crises des années 1930 et des années 1970-1980 », Pierre Lamard, Nicolas Stoskopf, Actes du colloque « Une décennie de désindustrialisation (1974-1984) ? », éd. A. et J. Picard, 2009, p. 217-234.
  • C. Le Bouteiller, Notes dur l'histoire de la ville et du pays de Fougères, Rennes, 4 vol., 1912.
  • Jean-Marie Pitois, L'Industrie de Fougères au XIXe siècle, Mœurs et coutumes - Souvenirs d'un vieux fougerais, édité et commenté par Daniel Bouffort, Jérôme Cucarull et Daniel Heudré, Imprimerie Labbé, Lécousse, 1998.
  • Gaston Stéphan, Le Lock-out de Fougères - novembre 1906-février 1907, thèse de doctorat, Imprimerie bretonne, Rennes, 1908.
  • Jean Hérisset, Marc Lemancel, Le Pays de Fougères, éditions Ouest France, 2010.
  • Dominique Badault, Jean-Claude Chevrinais, Fougères, Mémoire en images de poche, éditions Alan Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2006.
  • Fougères et sa forêt, Itinéraires découvertes, Ouest France no 1189 du 30 juillet 1996.